Mise en scène de Steve Giasson
Texte de Heiner Müller
Les 7, 8 et 9 mai 2009, à 19h00
Mémoire-création

Dans une pièce blanche percée de fentes, quatre performeurs : une danseuse, un comédien, une éclairagiste, un musicien. Ils n’incarnent pas le texte de Heiner Müller, Bildbeschreibung (Paysage sous surveillance) – longue phrase de neuf pages qui décrit une image, un meurtre ou un coït, des résurrections, un éternel retour, mais où tout est toujours remis en cause – Bien plutôt, ils le laissent filtrer à travers leurs mouvements, leurs regards, leur musique, leur lumière. Les spectateurs demeurent à l’extérieur de cette pièce blanche, debout.
Cette création met en scène une fluctuation de regards et de mouvements : ceux des spectateurs comme ceux des interprètes. Les mouvements de ces derniers y sont d’ailleurs répétés, variés, contredits, superposés jusqu’à l’épuisement des corps, jusqu’à renoncer à signifier parfois, pour ensuite s’y atteler à nouveau. Cet épuisement compose, néanmoins, il fait image.
S’imposent alors des questionnements, sur l’image bien sûr et sur la nuit qui la creuse, sa part d’irreprésentable. Sur la violence aussi, commune, reconnue. Sur le dialogue avec les morts – une des fonctions du théâtre pour Müller – visant à déceler « la part d’avenir enterrée avec eux ».
Les 7, 8 et 9 mai 2009, à 19h00
STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ
UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Ste-Catherine Est à Montréal
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM
au coût de 5,00 $
Renseignements et réservations : (514) 987-3456
Pour un programme double, voyez « Toujours déjà tombé »,
la conférence indisciplinée d'Ilya Krouglikov présentée ces mêmes soirs à 20h30
au Studio-d'essai Claude-Gauvreau.
Source : Steve Giasson, 514-525-9979











