Mémoire création de Andréane Leclerc
du 29 septembre au 1 octobre 2011
Mémoire-création

Dates :
Les 29, 30 et 1er octobre 2011, à 20h.
Lieu :
Studio-d’essai Claude-Gauvreau
405, rue Sainte-Catherine Est
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Conçu comme un tableau scénique, cet essai cherche à déconstruire le spectaculaire de la contorsion, afin de faire de ce langage acrobatique un langage du corps, une matière à représentation, une écriture scénique. La démarche s’est inspirée de tableaux de Francis Bacon, afin de travailler la « logique de la sensation » (Deleuze). Cherepaka cherche à stimuler l’imaginaire du spectateur grâce à une écriture scénique basée sur une réinterprétation de la technique de contorsion. Nous avons déformé ce corps afin de créer un pont reliant la chair de la contorsionniste à la chair du spectateur. Ainsi, le corps évolue sur une trame dramaturgique complexe, en tension entre construction et déconstruction.
Cherepaka représente la mort d’une Tortue. Composée d’une carapace et de chair, la Tortue porte en elle la dualité de l’éternité de sa carapace qui traverse le temps et de la mort de sa chair qui se décompose avec le temps. Cherepaka représente aussi la tension qui habite l’être humain entre sa quête d’éternité (une caracace immortelle) et la mortalité de sa chair animale. L’être se corrompt à partir du moment où il cherche à se construire une carapace (pouvoir, domination, contrôle) qui vise à le rendre invincible face à autrui et à la mort. Il tue ainsi la fragile beauté de l’existence humaine.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $
Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Source : Andreane Leclerc







