Dans le petit manoir

Mise en scène d'Antoine Laprise
de Stanisław Witkiewicz, traduit par Erik Veaux
du 14 au 17 novembre 2012

Production dirigée

Production dirigée de l’École supérieure de théâtre, spectacle des étudiants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre

Dates :
du 14 au 17 novembre 2012 à 20 heures
le 16 novembre 2012 à 14 heures
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
pavillon Judith-Jasmin,
405, rue Sainte-Catherine Est

Alors que tout allait si bien, il a fallu que tout se gâte.[1]
Dix jours qu’on l’a enterrée. Et pourtant. Elle revient. Sa vengeance sera terrible. Personne ne pourra l’empêcher. Ni le poète torturé. Ni le mari trompé. Ni l’amant terrorisé. De ces retrouvailles découleront des choses horribles. Alors qu’il devait faire si bon à l’arrivée du soir sous la tranquillité des arbres dans le petit manoir. Les chiennes s’accoupleront avec des bâtards. Il faudra les abattre. On exhumera les poupées enterrées. On servira un souper à saveur de cadavres. On pactisera avec un spectre pour finalement boire son propre destin.

Pourquoi ne sommes-nous jamais proches, mais seulement après la mort unis?[2]
Stanislaw Ignacy Witkiewicz (1885 – 1939) était le fils d’un artiste peintre et essayiste polonais, qui refusa de l’envoyer à l’école : pas question pour lui de faire dresser sa progéniture. À sa sortie des Beaux-Arts de Cracovie, il se fiança à une jeune comédienne. La vie de Witkiewicz semblait se diriger vers la stabilité de la meute lorsque la fiancée fut retrouvée dans une carriole remplie de fleurs, suicidée. L’âme en peine, il s’embarqua pour la Nouvelle-Guinée avec son ami et mentor Bronislaw Malinowski y étudier les comportements des indigènes. La Première Guerre mondiale éclata peu après. Witkiewicz rentra au pays, s’engagea aussitôt dans l’armée de Nicolas II, tsar de Russie, puis fut chassé comme un vulgaire bâtard durant la révolution bolchévique. Quelle Witkie-vie de chien!

C’est à son retour dans la Pologne nouvellement indépendante qu’il produira l’essentiel de son œuvre. Witkiewicz était un être d’exception et son œuvre peut être considérée comme l’expression même de l’originalité à son époque. Son art sera entièrement brut, mal léché, un art qui bave, qui grogne, qui mord!

Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5$
Renseignement et réservation : 
(514) 987-3456


[1]. S.I. Witkiewicz, Théâtre complet – I. Coll. « Théâtre vivant – Œuvres ». Éditions l’Age d’Homme. Lausanne.1969. 199p.
[2]. Ibid., p.

L'École supérieure de théâtre

L'École supérieure de théâtre de l’UQAM se classe parmi les hauts lieux de formation, de recherche et de création en théâtre au Québec et au Canada. À travers ses multiples programmes de premier cycle (jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement de l’art dramatique) et de cycles supérieurs (théâtre de marionnettes contemporain, maîtrise et doctorat), elle forme des artistes, des interprètes, des concepteur·trice·s, des penseur·euse·s et des pédagogues, dont le talent, le travail et l'expérience sont fortement ancrés et recherchés dans le milieu professionnel.

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