mise en scène de Christian Lapointe
Texte d'Anton Tchekhov, traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan
du 6 au 9 novembre 2013
Production dirigée

Production des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l'École supérieure de théâtre
Dates :
Du 6 au 9 novembre 2013 à 20:00, matinée le 8 novembre à 14:00
Lieu :
Studio-théâtre Alfred Laliberté
405, rue Sainte-Catherine Est
Pavillon Judith Jasmin
« Nous n'avons pas de politique, nous ne croyons plus à la révolution, il n'y a plus de Dieu, nous ne craignons plus les apparitions... Qui ne veut rien, n'espère rien et ne craint rien, celui-là ne peut pas être artiste. » - Tchekhov, 1892
Un lac en été, un domaine, une famille à la dérive, des voisins et les intendants. Entre eux se trament amours malheureuses, joutes intergénérationnelles et querelles à propos des formes artistiques. Tous veulent occuper la place centrale, mais personne n'y parvient ; chacun se heurte à son propre vide. L'art nous détruit-il ou nous rend-il plus libre ? Les formes nouvelles menacent les anciennes et à leur tour, les anciennes étouffent les nouvelles. À une époque où le théâtre québécois traverse une crise de succession et où la centaine d'étudiants qui sortent chaque année des écoles de théâtre peinent à se tailler une place dans leur domaine, cette tension mise en exergue par le texte de Tchekhov est d'une actualité indéniable.
La mise en scène de Christian Lapointe nous entraîne sur la voie du détournement de la fiction : d'une part, il explore l'ambivalence féconde qui existe entre l'acteur et la figure et d'autre part, il accuse le jeu de basculement qui s'opère entre le réel et la fiction en contexte de représentation. Il ne s'agit pas d'une réécriture : l'univers tchekhovien demeure quasi-intact, il passe simplement de l'autre côté du miroir... Se côtoient alors la banalité et la gravité, le grotesque et le tragique, la mouette et le corbeau, comme autant de reflets défigurés par la surface lisse du lac. Une réflexion corrosive sur le fragile équilibre à maintenir entre notre nature sensible et les forces obscures qui nous animent. Un théâtre de la lutte acharnée entre les territoires de la frivolité et de l'éternité.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$
Renseignement et réservation : (514) 987-3456










