De Marius von Mayenburg traduit par Mark Blezinger, Laurent Muhleisen et Gildas Milin
Mise en scène de Josianne Dulong-Savignac et Solène Paré
du 8 au 11 mai 2013
Production libre

Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Dates :
du 8 au 11 mai 2013 à 20h
et le 10 mai 2013 à 14h et à 20
Lieu :
Studio Alfred-Laliberté
pavillon Judith-Jasmin,
405, rue Sainte-Catherine Est
« C’est quoi comme état, ça? C’est un état de siège, ça. La terreur dans ses propres murs. »
Kurt et Olga, frère et sœur humiliés dès leur naissance, amants des nuits de l’âge ingrat et rebelles de la maisonnée forment à eux deux une union destructrice. Au seuil de la maturité, pris entre l’ignorance de l’enfance et la résignation de l’âge adulte, ils provoquent une crise, un renversement de l’autorité dans la cellule familiale. Ils ne veulent plus être les enfants de qui que ce soit. Le rejet est brutal. Les parents tiennent leur rôle, mais usent leur autorité à force de vouloir garder le contrôle. À l’arrivée de Paul, le nouvel amoureux d’Olga, les choses s’enveniment. La jalousie de Kurt fait trembler le sol. Son silence est absolu. Il se met à lire des fragments prophétiques d’Héraclite et sa pyromanie prend violemment de l’ampleur en dehors des murs du foyer.
« Ça se rapproche et se pose sur mon visage. D’abord je respire à fond la fumée verte, et je remarque comment ça fusionne avec ma peau. Il ne me reste qu’à balayer les cendres de mon visage. La douleur vient après. »
*
Marius von Mayenburg avec une langue subversive, entrelace la vérité quotidienne, violente dans sa banalité, aux détours de l’image poétique. Entre les deux, dans l’interstice, surgit l’humour noir, incisif, unique à la plume de l’auteur, qui témoigne du passage vers l’insensé et l’horreur.
Toujours on revient à l’intime. Le théâtre dit « du quotidien » et les histoires de famille traversent le théâtre de tout temps car c’est de là que germent les plus grandes tragédies. Visage de feu peut être aussi lu comme une prise de parole pour la jeunesse allemande sous le règne d’Helmut Kohl, une jeunesse post-apocalyptique née des cendres de leurs pères à laquelle est liée l’auteur.
M. von Mayenburg est l’un des auteurs contemporains de langue allemande les plus prolifiques appartenant à la « nouvelle génération » d’écrivains du pays. Entre 1994 et 1998, il suivra le cursus « Écriture scénique » de l’Universität der Künste (Université des Arts) de Berlin. Cette formation implique un travail d’écriture plus actif, en relation directe avec le plateau de théâtre et les metteurs en scène. L’auteur est alors sensibilisé par les différentes perspectives du plateau, son regard devient pluriel et cela lui permet d’explorer de nouvelles formes dramaturgiques. Il écrira Feuergesicht (Visage de feu) en 1997, à même sa formation, et la pièce sera mise en scène l’année suivante par le réputé Thomas Ostermeier.
Visage de feu c’est 94 courts tableaux. Des duels, des monologues, des témoignages, des récits, des scènes classiques et d’autres plus grotesques qui s’entrechoquent dans un assemblage cinématographique où lieu et temps s’enchevêtrent, se répondent et font subir quelques contorsions à la fable classique. C'est donc avec joie que nous vous convions à venir assister au déploiement de ce fascinant texte étranger sur scène, une création des finissants-es de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM.
L’Arche est agent et éditeur de ce texte théâtral.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$
Renseignement et réservation : (514) 987-3456







