2014

Cœur de bœuf

Mémoire-création de Stéphane Séguin
Lecture publique les 13, 14 et 15 mars 2014

Mémoire-création

Écriture et mise en lecture d’un texte dramatique conçu à partir d’entrevues réalisées auprès de personnes âgées et d’adolescents.

Dates :
Du 13 au 15 mars 2014, à  20h00
Lieu :
Studio-d’essai Claude-Gauvreau
405, rue Ste-Catherine Est
UQAM, Pavillon Judith Jasmin

Un cœur de bœuf comme une bombe. Une bombe qui éclate l’amour, qui éclate la mort.

1935, à l’Anse-aux-rats, petit village au nord du Québec, un cœur de bœuf pousse dans la poitrine de François, le missionnaire sauvé des eaux. Un Homme-Orignal est sorti des bois pour le rescaper. Il fera la rencontre de Marguerite, l’infirmière du Grand Nord, qui cherche un homme à embrasser. C’est le coup de foudre, mais l’Homme-Orignal est un animal libre et libertin. Saut dans le temps : 1967. À l’Exposition universelle de Montréal, l’Homme-Orignal, devenu un sculpteur réputé, fait la rencontre d’Inês, une chanteuse portugaise. Bien qu’il n’ait jamais oublié Marguerite, dévorée par les loups, il est séduit par la candide Inês. Nouveau saut dans le temps : 2013. À l’hôpital Notre-Dame, Mathieu (Matou), arrière-petit-fils de François et triste héritier du cœur de bœuf, est hospitalisé, dans le coma. Mathieu, amoureux à bout de souffle, a trop couru après sa voisine Océane, belle comme une antilope de lumière. Océane qui fuit l’amour, qui fuit la mort…

Cœur de bœuf est une pièce à la fois poétique, comique, dramatique, tragique. À travers les époques, on suit les effets du cœur de bœuf (maladie où le cœur se met à grossir) sur les personnes atteintes et leur entourage. On part du réel, mais on arrive aux mythes. Les esprits visitent les vivants. Les comateux parlent au public et se disputent avec les morts.

Pour écrire la pièce, je suis parti d’histoires réelles récoltées lors d’entrevues avec des personnes âgées et des adolescents. Histoires que j’ai par la suite tissées, métamorphosées, gonflées, éclatées. Ma démarche visait à amener sur scène la parole de gens qu’on n’entend presque jamais. Je suis parti du principe que « les gens ordinaires n’existent pas » et que, dans toute vie, il y a des éléments extraordinaires, cocasses, touchants qui peuvent être le ferment de personnages, de situations théâtrales et de mythes.

Une discussion suivra la représentation du vendredi 14 mars.

Distribution : Martin Boileau / Élisabeth Locas / Guy Thauvette / Isabel Dos Santos / Roxanne Depratto Tremblay / Pierre-Raphaël Roux

Directrice de recherche : Geneviève Billette
Source : Stéphane Séguin / stesebo@hotmail.com
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00$
Renseignement et réservation : (514) 987-3456

Lien vers le programme

Dispositif scénographique : réorganisation de l’espace théâtral dans la relation du rapport spectateur-acteur

Mémoire-création de Hugo Dalphond
du 18 au 20 novembre 2014

Mémoire-création

Studio Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Ce mémoire-création interroge le geste créateur du scénographe : comment repenser la relation spectateur-acteur à travers un dispositif qui permettrait un transfert de l'expérience sensorielle vers le spectateur ? Concrètement, le public est invité à visiter trois pièces immersives avant de cheminer vers un point de vue sur la performance. Par la réorganisation des éléments de l'espace théâtral et l'expérience directe des installations scénographiques par le spectateur, les sensations éprouvées durant la représentation devraient s'en trouver exacerbées.

Performeurs : Erin Drumheller et Alex Trahan
Directrice de recherche : Anick La Bissonnière

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Pour chaque soir, il y a 15 billets pour 19h30 et 15 billets pour 20h15, il est donc fortement conseillé de réserver d'avance avec la billetterie.
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Et quand vient le silence…

(on se rend compte que personne n'avait rien d'important à raconter)
Création collective mise en œuvre par Joanie Poirier et Jonathan Léo Saucier
du 30 avril au 3 mai 2014

Production libre

Dates :
30 avril et du 1er au 2 mai, à 20h
3 mai, à 16h et à 20h30
Lieu
 :
Studio-d’essai Claude-Gauvreau,
Pavillon Judith-Jasmin,
405, rue Sainte-Catherine Est

Alors personne supporte le silence : personne se rend compte qu’il trahit des tristes vies vides.  On dirait que tous ces gens peuvent pas s’exprimer autrement que sous la musique.  Et quand vient le silence, on se rend compte que personne n’avait rien d’important à raconter. - Rodrigo Garcia

De notre corps à corps avec les appareils de télécommunication, l’argent, la publicité et la consommation effrénée, il semble que nous ne ressortions pas indemnes et que notre nature ontologique s’en trouve altérée. Or, existe-t-il réellement une chose telle que la nature ontologique de l’être ? Sommes-nous condamnés à la récurrente nostalgie rousseauiste du « bon sauvage » ? Est-ce que l’essentiel de nos vies réside dans ce que l’on voit et dit ou dans ce que l’on cache ? Il ne s’agit pas ici d’apporter des réponses définitives, mais plutôt de relayer la voix du dramaturge Rodrigo Garcia afin que continuent de résonner ces questions essentielles. Avec Et quand vient le silence (on se rend compte que personne n’avait rien d’important à raconter), le collectif de création cherche à témoigner de notre inaliénable besoin de beauté, celle qui transcende l’image, ainsi que de notre quête de réappropriation de soi et de réconciliation avec le vivant dans un monde régi et modelé par les nombreux dispositifs que nous avons créés et qui nous agissent, depuis le langage jusqu’au téléphone portable[1].

Initié par Joanie Poirier et Jonathan Saucier, tous deux respectivement finissants des profils jeu et scénographie, Et quand vient le silence… est une création collective élaborée à partir de fragments choisis de l’œuvre de Rodrigo Garcia.  Portée à la scène pour la première fois à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, la dramaturgie de Garcia oscille entre les registres du ravissement poétique et de la monstruosité consumériste excessive. La parole à la fois caressante et incisive de l’écrivain de plateau espagnol sert ici de port d’ancrage pour aborder la question de notre rapport au vivant qui est altéré.  Conjuguant installation vidéographique et approche performative du jeu d’acteur, le spectacle s’est construit dans un effort concerté des scénographes et des acteurs.

Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$
Renseignements et réservation : (514) 987-3456


[1] Giorgio Agamben. 2007. Qu’est-ce qu’un dispositif ? Éditions Payot et Rivages, p. 31

Fataro : la marionnette métissée

Mémoire-création de Geneviève Besnier
du 4 au 6 décembre 2014

Mémoire-création

Adaptation d'un conte mandingue pour marionnettes de type Bunraku.
La représentation sera précédée d'une conférence de quinze minutes portant sur les éléments fondamentaux de la recherche.
Il y aura une discussion avec le public suite aux représentations.

Dates :
Le 5 décembre 2014 à 14 h et 20 h
Le 6 décembre 2014 à 16 h
Lieu :
Studio-théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Est-il possible d'emprunter les codes de représentation d'un genre théâtral très spécifique à une culture donnée, ici le bunraku japonais, pour révéler le sens d'une autre culture, soit celle des Mandingues d'Afrique de l'Ouest ? Le paradigme de l'une peut-il devenir le cadre révélateur de l'autre ? Cette recherche-création propose d'articuler ce questionnement autour de deux axes indicatifs de la culture mandingue soit le conte et le langage du corps.

L'essai scénique Fataro : la marionnette métissée servira à valider, ou non, une proposition qui est le passage, le chemin d'une culture vers une seconde. Révéler la culture mandingue par le truchement du Bunraku. Fataro, en langue mandingue, signifie tissu. Comme tissu social, enchevêtrement de fils d'origines diverses qui, s'organisant dans un sens, puis dans l'autre, finissent par donner à voir un ensemble cohérent. Une courtepointe métissée et colorée sur laquelle échangeront ensemble concepts et esthétiques d'Occident, d'Orient et d'Afrique.

Équipe de création : Zal Idrissa Sissokho, Anne-Marie Spénard, Estelle Richard, Stéphane Heine, Guillaume Ethier et Geneviève Besnier
Directrice de recherche : Marthe Adam

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Je voudrais qu'on me dise depuis combien de temps je suis mort

Mise en scène de Jacques Lessard
du 20 février au 1er mars 2014

Production dirigée

Jacques Lessard

L'École supérieure de théâtre présente
Une création collective à partir de poèmes de Jean Cocteau, mise en scène de Jacques Lessard
Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l'École supérieure de théâtre

Dates :
du 20 au 22 février 2014, à 20h
du 25 au 28 février 2014, à 20h
le 1er mars 2014, à 20h30
matinée le 28 février 2014, à 14h
Lieu :
Studio-théâtre Alfred-Laliberté
405, rue Sainte-Catherine Est
Pavillon Judith Jasmin, UQAM

La création collective peut mener loin. Grâce aux cycles Repère qu'il a mis au point il y a plus de 30 ans, Jacques Lessard et 9 acteurs, accompagnés de 8 concepteurs, ont fait voyager quelques poèmes de Jean Cocteau issus du Discours du Grand Sommeil. Le poète engagé comme infirmier pour participer à la Grande Guerre devient un photographe égaré, en quête de reconnaissance, qui décide de suivre un groupe de soldats au Moyen-Orient. Il y découvre des réalités nouvelles, brutales, révélatrices. En émerge un double questionnement : comment vivre avec des disparitions aussi subites? Et comment transformer les dommages de la guerre en art?

L'histoire du photographe et des militaires qu'il rencontre s'est façonnée en plusieurs temps. Après avoir accompli une première étape de création essentiellement constituée d'improvisations où les acteurs ont adapté les derniers vers du poème de Cocteau à notre réalité contemporaine, le travail d'écriture s'est ensuite amorcé en vue d'aboutir à un récit. Une tâche ardue, d'écriture à beaucoup de mains, de corps, de têtes ; aux interrogations multiples et aux esquisses de réponses parfois contradictoires. Les différentes trajectoires de photojournalistes comme Tim Hetherington, Rafael Gerszak, Alexandra Boulat, Ron Haviv et Adam Ferguson ont servi à alimenter la création, mais ce sont surtout leurs images qui ont été essentielles au développement des personnages et de l'histoire. Le travail s'est alors concentré sur des questions relatives aux zones de conflits, ainsi qu'aux problématiques reliées à la photographie dans ce type de situation, autant sur le plan éthique qu'émotif. Tout cela sans perdre de vue le poète à l'origine du projet, ses mots, son univers.

Ainsi s'est progressivement dessiné le récit de la naissance d'un artiste. En apprenant son métier, le photographe cherche aussi à accoucher d'une œuvre, de quelque chose qu'il considère comme étant de l'art. Il s'efforce d'être créateur et en vient à se demander quels peuvent être l'importance, la nécessité, et parfois les pièges de l'inspiration dans une entreprise artistique. Faisant ainsi écho à l'une des questions rencontrées lors de ce processus de création : quelle est la place de l'inspiration au sein de cet effort collectif ?

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$
Renseignements et réservations : 514 987 3456

Lien vers le programme

Kliniken

de Lars Norén
mise en scène de Gill Champagne
du 5 au 8 novembre 2014

Production dirigée

Gill Champagne

L'École supérieure de théâtre présente une production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales
Texte de Lars Norén, traduction d'Arnau Roig-Mora, Jean-Louis Martinelli et Camilla Bouchet

Dates :
du 5 au 8 novembre 2014, à 20h
matinée le 7 novembre 2014, à 14h
Lieu :
Studio-théâtre Alfred-Laliberté
405, rue Sainte-Catherine Est
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM

Qui est à l'abri de la folie ?

Cette question frappe en pleine figure lorsqu'on se retrouve face aux dix personnages de Kliniken. L'aile perdue de l'hôpital psychiatrique est pour eux une prison, mais aussi un refuge contre le rejet, l'incompréhension et la solitude qui les guettent à l'extérieur. Aujourd'hui, la porte s'ouvre brutalement sur leur réalité. Saisis, les spectateurs ne peuvent qu'osciller entre empathie et malaise, sans aucune possibilité d'échappatoire.

Quand vous êtes assis dans un théâtre et que vous regardez ce qui se passe sur la scène, vous n'avez pas de défense.
- Lars Norén

Lars Norén, encore une fois, dépeint crûment le quotidien des exclus sociaux. L'urgence de donner une voix à ces gens cassés, miroirs d'une société malade, traverse ses œuvres. L'auteur nous rappelle, avec Kliniken, toute l'humanité qui se cache derrière la maladie.

Emballé par l'invitation à monter une pièce de répertoire avec les finissants de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM, le metteur en scène Gill Champagne choisit de s'attaquer à Kliniken de Lars Norén : « C'est un matériau extrêmement riche pour les interprètes, pour la construction de chacune des personnalités. Il s'agit de provoquer chez eux une recherche pertinente et percutante. » Bien qu'il s'agit d'une première pour les spectateurs montréalais qui viendront voir la pièce sous sa signature, Champagne monte Kliniken pour la troisième fois en sa carrière : « Cette fois, on va plus loin dans le rapport spectateur-interprète. Le spectateur est toujours là, il est actif. Pour moi le spectateur est un acteur. »

Avec Lamia Benhacine, Samuel Bleau, Pascale Drevillon, Thomas Duret, Léalie Ferland-Tanguay, Solo Fugère, Marie Fannie Guay, Francis Jacques, Jean-Philippe Malaket et Andréanne Samson

Traduction : Arnau Roig-Mora, Jean-Louis Martinelli et Camilla Bouchet
Pièce représentée par L'Arche éditeur

Assistance à la mise en scène : Caroline Gagné
Direction de production : Claire Renaud
Décor : Carol-Anne Bourgon-Sicard
Costumes : Charlotte Gandin
Éclairages : Colin St-Cyr Duhamel
Son : Odessa Bergeron
Accessoires : Charlotte Hoffmann
Dramaturgie : Mélanie Lucas

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM
Adultes 10 $ / Étudiants 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Lien vers le programme

L’envers des îles blanches

Mémoire-création de Claudia Bernal
du 23 au 25 octobre 2014

Mémoire-création

Une installation performative de Claudia Bernal
D'après trois nouvelles du recueil Yeux de chien bleu de Gabriel García Márquez

Mémoire-création présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre

Date :
Les 23, 24 et 25 octobre 2014, à 20 h
Lieu :
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM 

Entre arts visuels, performance et théâtre, L'envers des îles blanches se présente sous la forme d'un univers onirique où s'agencent images, mots, danse, son, écriture. S'inspirant librement de trois nouvelles du Nobel de littérature colombien Gabriel García Marquez, l'artiste interdisciplinaire Claudia Bernal livre sa vision de La douleur des trois somnambules, La femme qui venait à six heures et Ève à l'intérieur de son chat, en invitant à une déambulation dans des espaces riches en images, où la vie, la mort, la naissance, la putréfaction, le songe et la réalité ne sont qu'une seule et même chose ; où le temps et l'espace sont définitivement déréglés. L'univers de García Márquez accompagne Claudia Bernal depuis son enfance, et c'est grâce à la puissance littéraire et poétique de l'écrivain que cette artiste donne corps à l'écriture de cet auteur marquant, récemment décédé. Ensemble, ils font sans cesse passer le spectateur de « l'autre côté », celui de la mort, celui des songes, mais sans tristesse, ni dépit.

Dans cette installation performative, Claudia Bernal s'intéresse particulièrement à l'intégration du texte en tant que matériau plastique dans l'œuvre interdisciplinaire. L'artiste tient à remercier le FRQSC (Fond de recherche du Québec -Société et culture-), le SRI (Service de relations internationales, UQAM) et la Fondation de l'UQAM pour leur soutien.

Avec : Claudia Bernal, Luis Alberto Cabanzo et Danae Serinet
Conception et réalisation de l'installation : Claudia Bernal
Adaptation des textes et mise en scène : Claudia Bernal
Conseiller à la mise en scène : Michel Chapdelaine
Composition électroacoustique et spatialisation sonore : Thierry Gauthier
Éclairages : Cédric Delorme Bouchard
Assistant à la réalisation vidéo : Andrés Salas

Directrice de recherche : Marie-Christine Lesage

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Places limitées à 35 spectateurs par soir
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Lien vers le programme

La montagne rouge (SANG)

De Steve Gagnon
Mise en scène d'Adam Faucher
du 7 au 10 mai 2014

Production libre

Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre

Dates :
Du 7 au 10 mai à 20h00,
9 mai à 14h00
Lieu :
Studio-théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, Sainte-Catherine Est

« Ça existe encore ça, la lumière. »

« Pour toi, j'veux que ce soit une preuve d'amour. Qu'on soit Roméo et Juliette.
Les millièmes, mais les plus beaux. Prouver qu'on peut encore mourir d'amour pour quelqu'un l'espoir que c'est possible d'aimer quelqu'un à ce point-là. Pour mes parents
c'est une vengeance pour m'avoir mis au mon de pour s'être fait confiance pour m'avoir fait confiance.
Pour les autres
j'veux que ce soit un geste de dégoût pis d'mépris envers leur superficialité pis leur face pâle de mort vivant dans un 5 à 7.
J'comprends pas l'plaisir de faire d'la plongée sous-marine dans une piscine. »

Un an après la perte de son amoureux, une Jeune Femme retourne sur la montagne rouge afin d'accomplir son deuil qu'elle n'a pu vivre. Cette montagne rouge, c'est le sanctuaire qu'elle et le Jeune Homme avaient inventé pour s'extraire de la brutalité et de la vitesse du monde urbain et de la vie sociale. C'est leur « cent pieds carré de gazon inconnu. » Elle retourne à ce lieu, pleine d'amertume, de rage, de tristesse, et elle le convoque pour une dernière rencontre. Il faut qu'elle lui parle, qu'elle lui avoue, qu'elle lui montre sa déchirure. Dans sa rencontre avec le Jeune Homme, la Jeune Femme va tenter de se débarrasser de la nuit et de la honte qui l'habitent.

La montagne rouge (SANG), c'est le rite funèbre que le Jeune Homme n'avait pas encore vécu.

La montagne rouge (SANG), c'est aussi une réflexion sur la question du couple et sur la rupture. C'est une critique de notre société qui s'est emmêlée les jambes dans sa trop grande vivacité à vouloir rejeter le sombre passé religieux et qui, en tombant, a cassé la symbolique rituelle et funéraire, pour n'en garder que des éclats insignifiants.

C'est enfin une exploration de la mise en chair des mots, de leur force d'évocation. Ce sont deux corps perdus dans l'immensité d'une scène nue. C'est la puissance de la langue riche, complexe et charnelle de Steve Gagnon.

Mise en scène: Adam Faucher / Texte: Steve Gagnon / Interprétation: Marie-Christine Raymond et Kevin Sauvageau / Assistance à la mise en scène: Anne-Marie Spénard / Conseiller à la dramaturgie: William Durbau / Conseillère au mouvement: Jeimy Oviedo-Quesada / Conception d'éclairages: Cédric Delorme-Bouchard / Conception sonore;: Kristelle Delorme / Vidéo;: David Poisson / Accessoires: David Poisson et Caroline Daigle / Costumes et direction de production;: Caroline Daigle

Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$
Renseignement et réservation : (514) 987-3456

La Petite Sirène

Mémoire-création de Patricia Bergeon
du 29 au 31 mai 2014

Mémoire-création

Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Direction de recherche : Marthe Adam

Une étude des procédés esthétiques qui président à l'élaboration de relations dramatiques entre un marionnettiste-danseur et ses marionnettes-appendices dans la création d'une œuvre de théâtre-danse.

Dates :
Les 29, 30 et 31 mai à 20h00
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
405, rue Sainte-Catherine Est
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM

La Petite Sirène est un essai scénique de danse-marionnette, librement inspiré du conte d'Hans Christian Andersen, qui met en scène une actrice-marionnettiste avec ses marionnettes appendices, c'est-à-dire des marionnettes qui s'inscrivent dans le prolongement de son corps. Par cette présentation, Patricia Bergeron cherche à montrer le fruit de ses recherches permettant de faire croire que les deux personnages auxquels elle donne vie simultanément sur scène appartiennent à un même univers dramatique. Comment brouiller la frontière entre le corps vivant de l'acteur et celui inerte de sa marionnette? Quels sont les procédés de jeu qui doivent être mis en place pour diriger le regard du spectateur? Comment le langage gestuel influence-t-il le travail d'hybridation du corps de l'acteur avec celui de la marionnette? Quels sont les procédés esthétiques qui président à la dramaturgie et aux relations dramatiques entre le marionnettiste-acteur et ses marionnettes-appendices? Voilà quelques-unes des questions qui se situent au cœur de cette recherche et qui seront abordées sous un angle pratique dans cette adaptation de La Petite Sirène.

Adaptation du texte et mise en scène : Patricia Bergeron

Interprétation : Patricia Bergeron, Vuyo Dumisizwe Bhembe, Maryse Poulin

Collaborateurs : Chantal Bergeron, Sandy Bessette, Vuyo Dumisizwe Bhembe, Lucile Prosper, Maryse Poulin, Émilie Racine, Lynn Katrine Richard, Colin St-Cyr-Duhamel, Sandra Turgeon.

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00$
Renseignement et réservation : (514) 987-3456

Le Bureau de Tabac

Mémoire-création de Marina Sousa
du 27 au 29 novembre 2014

Mémoire-création

D'après l'œuvre de Fernando Pessoa

Mémoire-création présenté dans
le cadre de la maîtrise en théâtre

Date :
Les 27, 28 et 29 novembre 2014, à 20 h
Lieu :
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Toutes les nuits, Fernando Pessoa tente d'écrire une lettre à son amoureuse Ofélia Quieroz, mais des centaines de voix intérieures le hantent et l'empêchent de terminer. Lors d'une nuit, qui n'est pourtant pas si différente de toutes les autres, deux de ces voix vont prendre une apparence humaine pour lui rendre visite, sous les noms d'Álvaro de Campos et d'Alberto Caeiro. Son appartement deviendra alors le huis clos d'une confrontation où les réflexions existentielles de chacun vont tirailler sa propre pensée. Dans ce délire nocturne, seulement la lumière clignotante du bureau de tabac face à sa fenêtre lui rappellera qu'une autre réalité existe en dehors de son appartement.

De son vivant, l'auteur portugais Fernando Pessoa a fait appel à l'hétéronymie, c'est-à-dire à des figures qui correspondent à plusieurs facettes de lui-même, représentant toute la complexité de sa personne. Ainsi, ses hétéronymes étaient dotés non seulement d'une biographie, mais également d'un style d'écriture, d'une pensée philosophique et d'une esthétique qui leur étaient propres. Pessoa les utilisait tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle et amoureuse, comme en témoigne sa correspondance avec Ofélia Queiroz. La fragmentation de sa personne l'a donc rendu étranger à lui-même et à ce qui l'entourait, l'enfermant dans un malaise existentiel à l'intérieur des murs de son appartement.

S'inspirant du Bureau de tabac (poème écrit par Pessoa, sous le nom de son hétéronyme Álvaro de Campos), le mémoire-création de Marina Sousa explore les thématiques qui y sont contenues, c'est-à-dire le malaise du poète à se sentir vivre dans un monde où il ne distingue pas la fiction et de la réalité. En joignant des références à la vie personnelle de l'auteur et à ses autres œuvres, cet essai scénique a pour but de confronter l'intimité réelle de Fernando Pessoa à la réalité extérieure, que représente le bureau de tabac, et qui a tant influencé son œuvre poétique.

Adaptation et mise en scène : Marina Sousa
Assistance à la mise en scène : Valery Drapeau

Acteurs : Camélie Boucher, Michel Bertrand, Mickaël Tétrault-Ménard et Pierre-Raphaël Roux

Conseillère dramaturgique : Émilie Lessard-Malette
Direction de production : Marjolaine Morasse
Décor : Claire Renaud
Éclairages : Cédric Delorme Bouchard
Son : Lynn Katrine Richard
Costumes : Gabrielle Martel-Brassard
Accessoires : Gwenaëlle L'Heureux-Devinat

Directeur de recherche : Alain Fournier

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Le langue-à-langue des chiens de roche

de Daniel Danis, mise en scène de Maxime Denommée
du 13 au 22 février 2014

Production dirigée

Maxime Denommée

L'École supérieure de théâtre présente une production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales

Dates :
du 13 au 15 février 2014, à 20h
du 18 au 22 février 2014, à 20h
matinée le 21 février 2014, à 14h
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
405, rue Sainte-Catherine Est
Pavillon Judith Jasmin, UQAM

Entre la quête de l'amour, de la violence des pulsions et de leur exutoire, Le langue-à-langue des chiens de roche illustre l'évolution de neuf personnages qui assistent à l'éclatement de leur univers.

La pièce

Le langue-à-langue des chiens de roche raconte l'histoire de quelques exilées et familles en marge qui crient leur détresse et leur incertitude. Sur une île sans nom, entre vagues agitées et brume nocturne, la famille des Maisonneuve a le cœur en chamaille. Djoukie, 15 ans, cherche l'identité d'un père inconnu. Joëlle, sa mère, se tait dans la résignation et la dureté tandis que Déesse, sa tante de cœur, se perd dans une sensualité débordante.

À quelques pas, la famille des Simard, dont Pa' Léo est le patriarche, protège deux cent quarante-sept chiens de la brutalité des îliens. Niki, son fils de15 ans, cherche l'amour avec Djoukie alors que Charles, le fils aîné, vit avec les remords d'un accident mortel.

Parmi eux, Coyote, éternel fêtard, s'ancre dans le présent, concocte des breuvages aphrodisiaques et organise des «party rage», véritables exutoires pour canaliser les pulsions de certains îliens. Murielle, 19 ans, se joint à ces fêtes où s'entremêlent violence et sexualité «pour devenir une femme». Simon, nouvel arrivant, s'isole tout en cherchant à créer la vie alors qu'il a côtoyé la mort à la guerre.

Lorsque les échos des aboiements se font entendre et que les vents fluviaux se lèvent, une série de face-à-face, de tête-à-tête et de langue-à-langue s'engage pour former des couples du présent, du passé et du futur.

Le metteur en scène

Après avoir complété une formation en jeu au Conservatoire d'art dramatique de Montréal, Maxime Denommée joue notamment dans L'Hôtel des horizons (m.e.s de Claude Poissant, 2000), Félicité (m.e.s de Sylvain Bélanger, 2007 et 2010) et Les muses orphelines (m.e.s Martine Beaulne, 2013). C'est d'abord avec Tête Première, un texte de l'auteur irlandais Marc O'Rowe (2005 et 2008), qu'il s'oriente vers la mise en scène. Par la suite, il met en scène deux textes de l'auteur anglais Dennis Kelly caractérisés par une langue crue et rythmique: Après la fin (2008 et 2010) et tout récemment Orphelins (2012 et 2013).

Pour Le Langue-à-langue des chiens de roche, il s'inspire de l'alchimie du conte et du geste de raconter. Le jeune metteur en scène connaît le potentiel d'évocation poétique que renferme ce texte puisqu'il a participé à la production du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1998 comme comédien finissant. En toute simplicité, il réunit espace, lumières et rythmes sonores propices au déploiement de la langue poétique.

Cette poésie permet aux protagonistes de se révéler à travers une parole parfois débrayée de toute fonction mimétique. Les pulsions de vie et de mort s'organisent dans un chaos «comme au début de l'humanité» au carrefour entre archaïsme et civilisation.

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$
Renseignements et réservations : 514 987 3456

Lien vers le programme

Le Zébrin de l’arc-en-ciel

Mise en scène de Christian Vézina
le 16 et 17 avril 2014

Ateliers et exercices public

Collage de textes de Claude Gauvreau par Michel Garneau
Exercice public des étudiants de 1ère année en études théâtrales
Studio-d'essai Claude-Gauvreau

Dates :
Les 16 et 17 avril 2014 à 20h
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
405, rue Sainte-Catherine Est
Pavillon Judith-Jasmin, métro Berri-UQAM

«L'amour, c'est courir nu dans la forêt où les sorciers baroques nous épient...»

Claude Gauvreau est l'un des poètes québécois les plus reconnus du 20e siècle. Un des plus singuliers aussi. Bachelier en philosophie, il se découvre, au contact de Paul-Émile Borduas, un intérêt pour l'écriture surréaliste et automatiste. Claude Gauvreau est d'ailleurs l'un des signataires du Refus Global. Il publiera des poèmes, des romans, mais également des pièces de théâtre dont Les oranges sont vertes, L'asile de la pureté et La charge de l'orignal épormyable. Gauvreau inventera même un langage, l'exploréen, feu d'artifice d'étymologie et d'onomatopées, qu'il utilise dans plusieurs de ses œuvres. Celles-ci, quoique riches et colorées, laissent clairement apparaître les tourments de l'auteur, étouffant dans le conformisme ambiant et souffrant de troubles psychologiques. La veille des premières répétitions de la pièce Les oranges sont vertes, Gauvreau décède en tombant du toit de son domicile, dans des circonstances plutôt nébuleuses. Il avait 45 ans.

Michel Garneau est un grand poète, dramaturge et homme de théâtre; ami de Gauvreau, il a réalisé la première version de ce collage « par pure affection » pour l'auteur et l'a ensuite confiée à Christian Vézina, également poète et dramaturge.

Le zébrin de l'arc-en-ciel présente, en quelques tableaux symboliques et poétiques, l'histoire de Frédéric Ivirnig Claude Chir de Houppelande et de sa muse, Cégestelle. L'oppression morale y est représentée par un Cardinal obséquieux et par le Mari. Il s'agit donc d'un quatuor auquel s'ajoute un chœur, celui des témoins de cette belle et triste histoire.

Passant du comique au tragique sans jamais délaisser sa poésie, Le Zébrin de l'arc-en-ciel est une pièce de théâtre insolite et pleine de vigueur exaltant liberté et créativité. Inspiré de la passion de Gauvreau pour la comédienne Muriel Guilbeault, Le Zébrin de l'arc-en-ciel est un cri de révolte et de joie qui nous rappelle que le grand amour trouve toujours un moyen d'inventer l'éternité.

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00$.

Léger, lourd et très lourd

Mise en scène de Normand Canac Marquis, textes de Catherine Léger
11 et 12 décembre 2014

Ateliers et exercices public

Extraits de textes de Catherine Léger, mise en scène de Normand Canac Marquis
Exercice public et pratique pédagogique des étudiants du profil enseignement
Présenté au Studio-d'essai Claude-Gauvreau

« Nous sommes 21. Devant vous, 21 futurs enseignants en art dramatique, pas des acteurs professionnels mais plutôt des passionné(e)s de théâtre. Comme projet final, nous avons opté pour une expérience d’interprétation. Pour ce faire, nous avons fait le choix du metteur en scène, Normand Canac-Marquis, et nous nous sommes tous engagés dans le processus à notre manière.

Résultat ? À travers les conflits d’horaire, les nombreuses heures de répétition, les coupures de texte déchirantes, s’est tissé un spectacle qui nous rend fiers. C’est avec énergie et plaisir que nous avons trouvé ce que nous cherchions en tant qu’individus et en tant que groupe. Nous espérons vous transmettre, par le biais de la représentation, une parcelle de notre passion commune, le jeu. »

Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Lumière sur... !

Production théâtrale en milieu scolaire et communautaire du groupe Mozaïque du projet Hors les murs.
Présentation publique du travail des étudiants du baccalauréat en art dramatique, profil enseignement.
Sous la direction de Gilles-Philippe Pelletier

Type de production

Dates :
Le jeudi 16 décembre 2014, à 19 h
Lieu :
Salle Marie-Gérin-Lajoie
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Les étudiants de troisième année en Enseignement de l'art dramatique de l'UQAM rassembleront plus d'une quarantaine de comédiens amateurs sur la scène de la salle Marie-Gérin-Lajoie.

En neuf courtes scènes variées, toutes plus surprenantes les unes que les autres, ces derniers relèveront le défi de monter sur une scène professionnelle, et ce, devant public !

« Le plaisir dans la rigueur ! », tel fut le mot d'ordre des étudiants dans les dernières semaines.

Venez encourager leur travail, saluer le courage des comédiens et partager le plaisir de chacun !

Marie-Ève Brunet, Gabrielle Cadot, Marie-Pascale Champagne, Catherine Cléroux, Sophie Daunais-Ouimet, Gabriel Frappier, Isabelle Grenier, Émily Jutras, Isabelle Hogue, Sara Hurley, Marilou Lachance, Nicolas Lamonde-Boisvert, Hélène L'Écuyer, Vincent Michaux-St-Louis, Laurence Perron-Girard, Laurie Pleau-Bronsard, Sara Renaud Poirier, Laurence Stampfler et Julie St-Marseille

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Place des héros

de Thomas Bernhard
mise en scène d'Alice Ronfard
du 12 au 15 novembre 2014

Production dirigée

Alice Ronfard

L'École supérieure de théâtre présente une Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales

Texte de Thomas Bernhard
Adaptation libre et mise en scène d'Alice Ronfard

Du 12 au 15 novembre 2014 à 20 h
Matinée le 14 novembre 2014 à 14 h

Studio-d'essai Claude-Gauvreau
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Présentée à l'occasion du 50e anniversaire de l'annexion de l'Autriche à l'Allemagne, Place des héros a soulevé une grande polémique lors de sa création. La pièce exhibe la stupéfaction et la désolation que vivent les proches du Professeur Schuster, après que celui-ci se soit jeté dans le vide depuis la fenêtre de son appartement situé en plein cœur de Vienne, là même où Hitler a été acclamé par des milliers d'Autrichiens en 1938. Geste prémédité ou coup de tête, ce suicide ébranle intimement les membres de son entourage et les amène à faire le point sur l'état des choses en Autriche. Le constat est pessimiste et troublant.

Dans cette œuvre testament, bouleversante d'actualité, Thomas Bernhard crache sa haine et son dégoût pour l'Autriche et dénonce durement le refus des Autrichiens de faire face à leur passé. Il n'épargne personne : les politiciens, les artistes, les membres du clergé, tous goûtent à la virulence et à la critique de l'auteur. Le texte soulève de nombreux thèmes, qui ont une résonance immédiate avec ce qui se passe actuellement un peu partout dans le monde, ce qui ne manque pas de nous rappeler avec brutalité que l'Histoire ne cesse de se répéter.

Alice Ronfard propose, depuis près de vingt-cinq ans, des mises en scène singulières et audacieuses, tant à partir de textes classiques et du répertoire que de créations québécoises. Elle a récemment offert sa vision d'Une vie pour deux, un texte d'Evelyne de la Chenelière inspiré du roman de Marie Cardinal, qui a été présenté à Espace Go, mais dont elle a aussi fait un film. Elle pose sur la dernière œuvre de Bernhard un regard sensible, franc et désinvolte et l'aborde avec une liberté de création qui aurait certainement plu à l'auteur.

Avec Mathieu Beauséjour, Marie-Noël Cyr, Pascale Labonté, Thierry Leblanc, Marie Pier Lefebvre, Adrien Lessard, Camille Léonard et Olivier Turcotte

Traduction : Claude Porcell
Pièce représentée par L'Arche éditeur

Assistance à la mise en scène : Zoé Burns-Garcia
Direction de production : Amanda Perron
Décor : Lisandre Coulombe
Costumes : Manon Guiraud
Éclairages : Nicola Dubois
Son : Camille Barrantes-Parisien
Accessoires : Marie-Audrey Jacques
Dramaturgie : Geneviève Bélisle

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM
Adultes 10 $ / Étudiants 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Rivages

Montage et mise en scène de Sofia Brault et Marie-Ève Lussier
du 30 avril au 3 mai 2014

Production libre

Collage de textes de Nelly Arcan, Alessandro Baricco, Sofia Brault, Marie Cardinal, Evelyne de la Chenelière, Louise Dupré, Marie-Ève Lussier et Heiner Müller.

Production initiée et créée par des étudiants en jeu, en scénographie
et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre.

Dates :
30 avril, 1er, 2 et 3 mai 2014, à 20h00
2 mai, à 14h00
Lieu :

Salle Marie-Gérin-Lajoie,
entrée par le sous-sol, J-S600
Pavillon Judith-Jasmin,
405 rue Sainte-Catherine Est

Montréal, le mardi 25 mars 2014 - Puisant dans les œuvres littéraires et dramatiques d’auteurs de plusieurs générations, Sofia Brault et Marie-Ève Lussier témoignent, avec leur collage dramatique, d’un refus de « prétendre à de nouvelles idées », ou d’ajouter à la « cadence effrénée de nouveaux textes dramatiques » (Evelyne de la Chenelière, 2012). Avec cette création qui fait le pont avec leurs réflexions sur le féminin, les deux finissantes en études théâtrales raniment la nécessité de prendre la parole en tant que femmes, et ce, dans un contexte où la question du féminisme est trop souvent considérée comme une lutte appartenant au passé.

Pour interroger le féminin, les créatrices ont décidé de se pencher sur la relation mère-fille. Fille et Mère. Deux carcans qui persistent à créer un phénomène d'enfermement de l'identité des femmes. Le montage dramatique en fait état en faisant résonner une série de paroles de femmes à travers des tableaux anecdotiques et à caractère mythique. Des femmes qui désirent être aimées de leur mère, tout en refusant de devenir cette dernière. Malgré leurs aspirations, certaines idées semblent se perpétuer de génération en génération, de mères en filles, faisant naître une douleur chez ces femmes. Au fil du temps, ce sentiment douloureux entrave les relations qu’elles tentent d’entretenir avec les hommes, et ce, jusqu’au moment où elles décident de panser cette blessure. Mais comment y arriver ? Comment s'affranchir de ces rôles, de ces idées figées dans le temps, douloureuses, insupportables, devenues destructrices, inscrites dans la lignée immémoriale des femmes? Comment les mères et les filles peuvent-elles quitter les rivages sur lesquels elles attendent les hommes partis au large depuis un temps désormais oublié? Pour qu’enfin elles deviennent des femmes épanouies, libres. Rivages questionne l'identité féminine, mais c'est aussi la nature humaine même qui se trouve à être interrogée dans ce texte.

Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$
Renseignements et réservation :(514) 987-3456

Lien vers le programme

Roméo + Juliette

Mise en scène de Louis-Karl Tremblay
les 15 et 16 avril 2014

Ateliers et exercices public

affiche

De Shakespeare, traduction française de Normand Chaurette
Atelier public des étudiants de 1ere année en jeu
Studio-Théâtre Alfred-Laliberté

Dates :
Les 15 et 16 avril 2014, 20h00
Lieu :

Studio-Théâtre Alfred-Laliberté
405, Sainte-Catherine Est
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM

«Ce que l’amour veut l’amour l’obtient.»

Vérone.
Deux familles ennemies :
Capulet, Montaigu.
Un amour voit le jour malgré des destins contraires.

Dans une ville où la guerre et la haine prévalent, une passion dévorante naît entre deux jeunes amants. Oubliant ce climat hostile, Roméo Montaigu tombe follement amoureux de Juliette, fille unique des Capulet. Leur union pourrait réconcilier leur deux familles et calmer la violence qui règne sur Vérone.

Inspirée du mythe de Pyrame et Thisbé, la pièce Roméo et Juliette de Shakespeare a marqué l’histoire ! Inépuisable source d’inspiration pour nombre de ballets, comédies musicales, films, mangas, toiles, sculptures, photos, cette œuvre, traduite dans une centaine de langues, a traversé les frontières temporelles et culturelles pour se tailler une place dans l’inconscient collectif. L’Atelier public témoigne de plusieurs adaptations du mythe original et de la célèbre pièce de Shakespeare.

Assistance à la mise en scène et régie: Symba-Zoé Tcheff Lauzon
Aide technique à la production et éclairage : Sandra Turgeon

Avec : Marie-Pier Audet, Mylene Baril-Mantha, Jean-Simon Bilodeau-Coulombe, Camille Boullé, Emanuelle Caron, Mélanie Chouinard, Jonathan D’amour, Roxanne Depratto Tremblay, Arnaud Doiron-Barbant, Jean-Michel Duchaine, Paméla Dumont, Bruno Forest, Myriam Fugère, Olivier Lalancette, Simon Lemay, Leslie Mavangui, Sébastien Neault, Benoit Patterson, Emilie Ramway, Maïté Sinave.

Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00$.

Sacré sucre

Mémoire-création de Karina Bleau
du 10 au 11 avril 2014

Mémoire-création

Conférence-démonstration présentée dans le cadre  de la maîtrise en théâtreDirection de recherche : Martine Beaulne et Anick La Bissonnière

Une étude sur la matière et son mouvement pour interroger la notion de présence augmentée de la marionnette. 

Dates :
10 avril 2014 à 20h
11 avril 2014 à 14h et 20h
Lieu :

Studio-d’essai Claude-Gauvreau
405, rue Sainte-Catherine Est
UQAM, Pavillon Judith Jasmin

Enfant, un questionnement s’imposait à moi lorsque mon regard naïf se posait sur le paysage transformé qu’on me présentait comme mon espace à habiter : « Mais ça ne peut pas être que ça la vie? Que veut dire la vie en gris, en cube et en béton? Que pensent les animaux et les arbres de tout ça? Mais quel est ce lieu que l’on nomme Québec? » Aujourd’hui, je me demande ce que proposent ces lieux indéterminés, développés sur des intérêts économiques? Quelle poésie recèlent-ils?

Nourri de ces questionnements, Sacré sucre invite le spectateur au cœur de la matière en mouvement, de la plus petite particule à la plus grosse, pour susciter la sensation de présence, une présence à la magie, aux beautés cachées derrière ce que l’on croise au quotidien, ces trouvailles qui émeuvent, qui éveillent l’animal sauvage qui se terre au fond de chacun de nous!

Équipe : Félix Boisvert, Daniel Delisle,  Cédric Delorme-Bouchard, Justine Macadoux, Antonin Monmart, Annick Prémond, Ranjan Roy, Karine Sauvé.

Billet en vente à la billetterie UQAM au coût de 5,00$
Renseignements et réservation (514) 987-3456

Trois exercices d'exploration en théâtre et gigue à partir du texte Le Chemin des passes-dangereuses de Michel Marc Bouchard

Mémoire-création de Menka Nagrani
les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2014

Mémoire-création

Cette recherche consiste à explorer le potentiel dramatique de la gigue. En prenant appui sur la pièce Le chemin des passes dangereuses de Michel Marc Bouchard, il y aura création d'une mise en scène dansée en utilisant la gigue traditionnelle québécoise comme point de départ d'un langage chorégraphique percussif ; notre bagage traditionnel québécois sera réinvesti dans une démarche de création contemporaine.

Direction de recherche : Robert Drouin et Marie-Christine Lesage

Dates :
Les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2014 à 20 h
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
Pavillon Judith-Jasmin, UQAM (405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal)

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Renseignement et réservation : 514 987-3456

Un petit pas vers le théâtre

Production théâtrale en milieu scolaire - Niveau primaire.
Présentation publique du travail des étudiants du baccalauréat en art dramatique, profil enseignement.
Sous la direction de Gilles-Philippe Pelletier.

Production théâtrale en milieu scolaire

Dates :
Le jeudi 11 décembre 2014, à 12 h 15
Lieu :
Salle Marie-Gérin-Lajoie
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

C'est avec ardeur et après un travail soutenu que sous leurs petits pas ils arriveront sur la grande scène. En effet, c'est dans le cadre du cours « Production théâtrale en milieu scolaire », que certains de nos futurs enseignants formés à l'UQAM ont aidé des classes du primaire à monter un spectacle. Ainsi, les élèves des écoles primaires Notre-Dame-des-sept-Douleurs, Saint-Anselme, De la Petite-Bourgone et Coeur-Immaculé-de-Marie, assistés des étudiants de troisième année en enseignement de l'art dramatique, vous convient cordialement à la présentation de leur spectacle Un petit pas vers le théâtre.

Au travers de six petites créations, ces enfants sauront vous émerveiller et vous en mettre plein la vue ! Ils y mettent effort et temps depuis le mois d'octobre dernier. Ne leur posez pas un lapin, car ce sont les souliers remplis de trac et les yeux inondés de courage qu'ils joueront sur la grande scène juste pour vous !

Andrée-Anne Paquette Corriveau, Jany Bergeron, Marie-Claude Fortier, Marie-Michèle Paradis, Myriam Huard et Frédérik Todd.

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

L'École supérieure de théâtre

L'École supérieure de théâtre de l’UQAM se classe parmi les hauts lieux de formation, de recherche et de création en théâtre au Québec et au Canada. À travers ses multiples programmes de premier cycle (jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement de l’art dramatique) et de cycles supérieurs (théâtre de marionnettes contemporain, maîtrise et doctorat), elle forme des artistes, des interprètes, des concepteur·trice·s, des penseur·euse·s et des pédagogues, dont le talent, le travail et l'expérience sont fortement ancrés et recherchés dans le milieu professionnel.

Coordonnées

École supérieure de théâtre
Local J-2301
1400, rue Berri
Montréal (Québec) H3C 3P8