de Daniel Danis, mise en scène de Maxime Denommée
du 13 au 22 février 2014
Production dirigée


L'École supérieure de théâtre présente une production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales
Dates :
du 13 au 15 février 2014, à 20h
du 18 au 22 février 2014, à 20h
matinée le 21 février 2014, à 14h
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
405, rue Sainte-Catherine Est
Pavillon Judith Jasmin, UQAM
Entre la quête de l'amour, de la violence des pulsions et de leur exutoire, Le langue-à-langue des chiens de roche illustre l'évolution de neuf personnages qui assistent à l'éclatement de leur univers.
La pièce
Le langue-à-langue des chiens de roche raconte l'histoire de quelques exilées et familles en marge qui crient leur détresse et leur incertitude. Sur une île sans nom, entre vagues agitées et brume nocturne, la famille des Maisonneuve a le cœur en chamaille. Djoukie, 15 ans, cherche l'identité d'un père inconnu. Joëlle, sa mère, se tait dans la résignation et la dureté tandis que Déesse, sa tante de cœur, se perd dans une sensualité débordante.
À quelques pas, la famille des Simard, dont Pa' Léo est le patriarche, protège deux cent quarante-sept chiens de la brutalité des îliens. Niki, son fils de15 ans, cherche l'amour avec Djoukie alors que Charles, le fils aîné, vit avec les remords d'un accident mortel.
Parmi eux, Coyote, éternel fêtard, s'ancre dans le présent, concocte des breuvages aphrodisiaques et organise des «party rage», véritables exutoires pour canaliser les pulsions de certains îliens. Murielle, 19 ans, se joint à ces fêtes où s'entremêlent violence et sexualité «pour devenir une femme». Simon, nouvel arrivant, s'isole tout en cherchant à créer la vie alors qu'il a côtoyé la mort à la guerre.
Lorsque les échos des aboiements se font entendre et que les vents fluviaux se lèvent, une série de face-à-face, de tête-à-tête et de langue-à-langue s'engage pour former des couples du présent, du passé et du futur.
Le metteur en scène
Après avoir complété une formation en jeu au Conservatoire d'art dramatique de Montréal, Maxime Denommée joue notamment dans L'Hôtel des horizons (m.e.s de Claude Poissant, 2000), Félicité (m.e.s de Sylvain Bélanger, 2007 et 2010) et Les muses orphelines (m.e.s Martine Beaulne, 2013). C'est d'abord avec Tête Première, un texte de l'auteur irlandais Marc O'Rowe (2005 et 2008), qu'il s'oriente vers la mise en scène. Par la suite, il met en scène deux textes de l'auteur anglais Dennis Kelly caractérisés par une langue crue et rythmique: Après la fin (2008 et 2010) et tout récemment Orphelins (2012 et 2013).
Pour Le Langue-à-langue des chiens de roche, il s'inspire de l'alchimie du conte et du geste de raconter. Le jeune metteur en scène connaît le potentiel d'évocation poétique que renferme ce texte puisqu'il a participé à la production du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1998 comme comédien finissant. En toute simplicité, il réunit espace, lumières et rythmes sonores propices au déploiement de la langue poétique.
Cette poésie permet aux protagonistes de se révéler à travers une parole parfois débrayée de toute fonction mimétique. Les pulsions de vie et de mort s'organisent dans un chaos «comme au début de l'humanité» au carrefour entre archaïsme et civilisation.
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$
Renseignements et réservations : 514 987 3456











