2015

Autodafé - Traces - Burning

Mémoire-Création de Raymond Marius Boucher
Le 31 mai 2015

Mémoire-création

Plaidoyer pour une préservation de la mémoire de la création scénographique québécoise

Mémoire-création de Raymond Marius Boucher
présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre

Direction de recherche: Anick La Bissonnière et Yves Jubinville

Dates : Le 31 mai 2015, 10h00 à 18h00
Lieu : Place Pasteur, 1430 St-Denis, métro Berri-UQAM

Événement gratuit

Le scénographe Raymond Marius Boucher conçoit son travail en gardant toujours à l'esprit la préservation des processus de création scénographiques. Son rêve serait de pouvoir mettre la scénographie québécoise à l'abri de l'oubli et de la disparition, grâce à la technologie numérique. Face aux difficultés auxquelles est confrontée la profession de scénographe, il a entrepris de sensibiliser ses pairs à l'importance de protéger leur patrimoine afin d'éveiller leur conscience et celle de la colonie artistique.

Lors de l'installation-performance Autodafé – Traces – Burning, Raymond Marius Boucher fera brûler une trentaine de maquettes de décor de théâtre. Ce geste provocateur est un plaidoyer pour la préservation de la mémoire des créations scénographiques québécoises. L'image saisissante de la destruction d'archives par le feu mettra en relief la précarité de ce patrimoine et l'invisibilité du travail qui rend possible cette création. L'événement Autodafé – Traces – Burning constitue l'acte inaugural d'un projet qui doit aboutir à la création d'un guide à l'intention des scénographes facilitant la préservation des processus scénographiques.

L'événement sera appuyé de la parole d'intervenants qui partageront leur vision de la mémoire scénographique. Mario Bouchard, Michel Catudal, Eve-Catherine Champoux, Philippe Cousineau, Danièle Lévesque, Marie-Claude Pion, Myriam Poirier, Eric Mongerson, les étudiants(es) en scénographie de l'École de Théâtre du Cégep de St-Hyacinthe et du Département de théâtre de l'Université Concordia sont au nombre des intervenants lors de cette manifestation. La Fondation Jean-Paul Mousseau, l'APASQ, les Productions Yves Nicol, le collectif Atypik ainsi que le Conseil des Arts du Canada soutiennent l'initiative.

Raymond Marius Boucher présentera les suites de cette installation-performance dans le cadre de la participation québécoise à la Quadriennale de Prague de juin 2015, à titre de commissaire.

Renseignements: 514 987-3000, poste 5081 ou http://www.theatre.uqam.ca/

Clothilde : la rencontre

Mémoire-Création de Justine Hubert
du 11 et 12 juin 2015

Mémoire-création

présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Sous la direction de Dinaïg Stall

Dates :
Jeudi 11 juin, 20h
Vendredi 12 juin, 14h et 20h
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020)
405, rue Sainte-Catherine Est
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin

« Il y a tant de choses qu'il aurait fallu cueillir lorsque les gens vivaient et qui sont disparues pour toujours.» - Adé Hubert, 1980

Certaines origines de Mademoiselle H. sont des Îles de la Madeleine. En cherchant à découvrir l'histoire de ses ancêtres et de leur territoire, elle n'a retrouvé ni la foi dont ses aïeux faisaient preuve, ni les certitudes qui vont avec. S'étant rendue aux îles, elle a rencontré des insulaires qui ont témoigné de rêves, d'usages et d'idées d'un autre temps.

Afin de rétablir la transmission de la mémoire de ses ancêtres féminines, Mademoiselle H. a posé son attention sur une grand-tante, née en 1901, qui par ses œuvres et son caractère a marqué l'imaginaire de nombreux Madelinots : Clothilde Hubert.

Voilà qu'une équipe de créateurs cherche à découvrir comment mettre en mouvement des outils de la marionnette contemporaine pour révéler des bribes de mémoire: une jambe-prothèse, une marionnette appendice, des objets et des ombres sont en relation avec une interprète, Mademoiselle H.

Interprétation : Caroline Tanguay et Lucile Prosper
Assistance à la mise en scène : Carol-Anne Bourgon-Sicard
Direction de production et décor : Charlotte Girard
Marionnette et prothèse : Josée Longuépée
Accessoires et autres objets marionnettiques : Estelle Desrosiers-Rampin
Costumes : Charlotte Gandin
Éclairage : Mathieu Marcil
Son : Benoît Côté

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Faux pas

Atelier public des étudiants de première année en jeu, de Howard Barker, mise en scène de Geneviève L.-Blais

Ateliers et exercices public

Dates :
Les 13 et 14 avril 2015 à 20h
Lieu :
Studio- théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Tragédie grinçante sur fond de fascination et de sensualité, Faux pas nous offre sur un plateau d'argent, un sombre piège à savourer. La pièce a comme prétexte la mort d'un puissant roi à qui le grand maître anatomiste Doja vient offrir une sépulture grandiose. Homme mystérieux et austère, pour qui le corps n'est que de la chair, il éveille pourtant chez ceux qui le côtoient de forts désirs auxquels personne ne semble pouvoir résister. Chacun veut offrir à l'anatomiste une parole, un désir, le nommant Dieu ou ami, l'invitant au plaisir ou à la fuite, l'empêchant de se consacrer pleinement à sa tâche. Rapidement, un jeu plus vicieux se révèle, où le simple pion peut se confondre au roi et où la reine pourrait, d'un claquement de doigts, faire perdre la tête à ses sujets. Doja est peu à peu entraîné dans un tourbillon de pulsions, tentant de prendre soin de la mort du roi comme il se doit, sans savoir que c'est en fait la sienne qui plane au-dessus de lui.

Howard Barker est l'auteur d'une foisonnante œuvre dramatique, en plus d'être peintre, poète, metteur en scène et théoricien du drame. Qualifié par certains de Shakespeare contemporain, il plonge dans les profondeurs de l'homme pour y exposer les complexes rapports entre désir et mort, sublime et horrible, au-delà de la logique et de la morale. De son Théâtre de la catastrophe, il dit qu'il « n'est pas le réconfort d'un monde cruel, mais la cruauté du monde rendue manifeste pour apparaître comme beauté». Prenant le parti de l'art avant celui de la raison, Barker propose des tableaux impossibles qui mêlent fantasme et cauchemar, qui ont tout pour choquer, déranger, remettre en question et surtout, ne laisser personne indemne.

Animée du désir d'évoquer ce dont on n'ose parler et ce qui nous laisse sans voix, Geneviève L. Blais est directrice artistique du Théâtre à corps perdus depuis 2003. Inscrites dans le corps, ses mises en scène jouent avec l'architecture et la matière pour orchestrer des expériences impressionnistes, souvent produites dans des lieux urbains inusités. Avec Faux Pas, elle poursuit son exploration de l'œuvre de Howard Barker, dont elle a mis en scène Judith (l'adieu au corps) dans le stationnement souterrain du marché Jean-Talon en 2011.

Avec: Ariel Antonacci, Michaël Bédard, Anneke Brier, Lauriane Chioini, Guillaume Corbeil, Catherine Côté-Moisescu, Maude Demers-Rivard, Camila Forteza, Jonathan Frédéric, Ahamd Hamdan, David Emmanuel Jauniaux, Marianne Lamarche, Vanessa Landry, Camille Lantagne, Guillaume Létourneau, Anglesh Major, Simon Monette, Thomas Mundinger, Sara-Jeanne Saulnier, Maxime Stabili.

Traduction: Sarah Hirschmuller et Sinéad Rushe
Publié aux Éditions théâtrales en 2009 dans Œuvres choisies, vol. 7
Assistance à la mise en scène: Gabrielle Couillard

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM
Entrée : 5 $


Renseignements et réservations : 514 987-3456

Hamelin

Mise en scène d'Éric Jean
Texte de Juan Mayorga
du 19 au 28 février 2015

Production dirigée

Lieu :
Studio-théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal/Métro Berri-UQAM

Des enfants ont parlé, ils ont dénoncé, mais qu'en est-il des preuves ? Les différents intervenants dans l'affaire doivent agir avec précaution. Les façades s'effondrent, tout dérape, les piliers institutionnels de la clinquante ville d'Hamelin sont ébranlés. L'auteur, philosophe et mathématicien espagnol Juan Mayorga (Himmelweg, Le garçon du dernier rang – récemment adapté au cinéma par François Ozon sous le titre Dans la maison) a peu été monté au Québec. Il transporte ici le spectateur dans un monde complexe, utilisant le théâtre comme plate-forme pour traiter de questions sociales et éthiques. Dans la foulée des grands procès pour pédophilie qui ont eu lieu en Europe, Mayorga critique les institutions soi-disant progressistes et pose un regard aiguisé sur la faillite d'une société à protéger ses propres enfants.

La pièce Hamelin est racontée par le personnage de l'Annoncier, dont la parole se situe à la jonction de l'auteur, du conteur et du narrateur. Le metteur en scène Éric Jean, connu pour ses créations au Théâtre de Quat'sous, qu'il dirige depuis 2004 (Hippocampe, Testament, Opening Night), a engagé les étudiants dans un processus de création où leurs intuitions, portées par la musique, sont placées au premier plan. Poursuivant dans la veine impressionniste et cinématographique qui fait la marque de son travail, le metteur en scène propose, avec Hamelin, de donner vie à l'univers de cette ville suffocante, où règnent les non-dits. Il a choisi de raconter autrement tout en interrogeant les codes théâtraux.

Les finissants de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM ont mis leur créativité et leur talent au service d'un spectacle dont la portée sociale et critique met à mal notre système.

Avec Michel Bertrand, Samuel Bleau, Marie-Noël Cyr, Pascale Drevillon, Thomas Duret, Pascale Labonté, Thierry Leblanc, Pierre-Raphaël Roux et Andréanne Samson.

Assistance à la mise en scène : Carol-Anne Bourgon Sicard
Direction de production : Charlotte Girard
Décor : Camille Barrantes-Parisien
Costumes : Marie-Audrey Jacques et Odessa Bergeron
Éclairages : Manon Guiraud
Son : Damien Daireaux
Accessoires : Claire Renaud
Dramaturgie : Ève-Lyne Bertrand

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM
Adultes 10 $/Étudiants 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

J'ai rêvé d'Alice

Mémoire-Création de Jessica Abdelmoumene
du 28 au 30 mai 2015

Mémoire-création

présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre

Direction de recherche: Geneviève Billette

Texte, installation et mise en lecture:
Jessica Abdelmoumene

Dates :
Les 28, 29 et 30 mai à 20 h
Lieu :
Studio d'essai Claude Gauvreau (J-2020)
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal/Métro Berri-UQAM

« (...) d'un bleu profond, infini, merveilleux, devenant lumière dans la pénombre et réduisant le temps de la respiration. Il faut bien que quelque part, quelque chose scintille vraiment. »

L'origine de ce texte vient d'une impossibilité, au réveil, de laisser à la nuit les images d'un rêve au cours duquel, il fallait mettre en scène Alice au pays des merveilles. La suite est un délire poétique d'écriture s'articulant autour de la logique du rêve et de l'accès à l'Inconscient. Partition inachevée, J'ai rêvé d'Alice se présente sous forme de jeu de cartes, offrant une série de possibles, de juxtapositions, d'agencements multiples, voire infinis. Alice, jeune femme dans la vingtaine, y rencontre des personnages colorés, pour le moins curieux, tantôt inquiétants, tantôt touchants, aux prises avec leurs conditions et positions particulières. On y retrouve, entre autres, un homme vivant sous une jupe immense, un peuple révolté accroché aux semelles d'Alice, un homme cherchant à attraper un visage, ce Monsieur Molière dont la perruque remplit tout son théâtre, etc. Ce texte aux accents absurdes, sollicite ce qui de l'enfance, de ses rapports au monde, ses angoisses, ses émerveillements et sautillements sémantiques, reste dans l'adulte.

Après une brève conférence introductive, cette mise en lecture sous forme d'installation convie le public à déambuler entre des « stations de lecture » occupées par d¬¬es comédiens lecteurs. Données brutes et retravaillées se côtoient pour être exposées à l'œil des invités. Cette présentation est une étape d'une recherche-création qui s'appuie sur les théories psychanalytiques et surréalistes pour relever les enjeux d'une écriture dramatique à partir d'éléments issus de l'Inconscient et prend pour question centrale la logique du rêve et son rapport à l'image. Une invitation à l'autre logique...

Avec Jérémie Aubry, Caroline Courtois Schirmer, Jonathan Cusson, Leslie Mavangui, et Pierre Raphaël Roux.

Texte, installation et mise en lecture: Jessica Abdelmoumene
Assistance à la mise en scène: Mélodie Lupien
Scénographie: Claire Renaud
Éclairages: Nicola Dubois
Conception sonore: travail collectif
Costumes: Odrey Bégin
La petite dessinatrice: Maève Paquette
Photographie et aide à la conception graphique des cartes: Gopesa Paquette

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM au coût de 5 $.
Maximum 35 personnes par soir.
Renseignements et réservations : 514 987-3456

- 30 -

Source : Tzvétélina Jivkova

L'amour Médecin

De Molière, mémoire-Création d'Antoine Beaudoin Gentes
du 11 au 13 juin 2015

Mémoire-création

Adaptation libre du texte de Molière

Mémoire création d'Antoine Beaudoin Gentes
présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre

Dates :
Du 11 au 13 juin à 20h00
Lieu :
Salle Marie-Gérin-Lajoie
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Comédie-ballet écrite en 1665, L'Amour médecin est la première du genre. Elle est présentée à l'occasion de grandes fêtes organisées par Louis XIV à Versailles. Cette adaptation contemporaine transforme le texte en véritable terrain de jeu. Un lieu d'improvisation et de remises en question, afin d'ancrer le comique dans le corps et la parole des comédiens. Une réappropriation qui met en valeur l'esprit festif des comédies-ballets et la dégaine comique des interprètes.

Sur scène, nous assistons à la déchéance de Sganarelle, un bourgeois simplet qui tente de s'accrocher au pouvoir qu'il lui reste, mais tout lui glisse entre les mains. Il est aveugle face à la vie qui se transforme autour de lui. Il y a d'abord sa jeune fille qui vit ses premières pulsions sexuelles, des médecins rapaces venus profiter de la détresse et de l'ignorance du pauvre homme, une servante contestataire sur le point de s'affranchir, ainsi qu'un faux maître reiki venu voler le cœur de l'adolescente lors d'un mariage final grandiloquent. Une occasion de célébrer avec démesure une trop rare victoire contre les maîtres oppresseurs. Un soulagement par le rire dans notre contexte actuel de répression austère.

La mise en scène de ce spectacle est réalisée en intensif, seulement cinq jours avant la première représentation, toutefois un processus de plusieurs laboratoires a été réalisé afin de créer le nouveau texte adapté et d'effectuer de multiples explorations sur les personnages et les chorégraphies. Cette démarche ajoute un caractère expéditif au projet, permettant aux acteurs d'être en mode performance. Les intermèdes dansés sont mis à l'avant-plan, tout comme une présence royale dans le public. Dans le but de démocratiser l'univers de Molière, l'humour de la pièce est mis en valeur, il s'inspire de la culture populaire, laissant libre cours aux débordements scéniques et à la spontanéité du rire. Cette proposition est en rupture avec une certaine vision aseptisée, respectueuse et trop souvent maniérée du répertoire comique classique. La troupe d'acteurs s'abandonne au projet et révèle sa témérité dans une configuration scénique dépouillée, face à la nécessité d'entrer en contact avec le public, de le surprendre, le divertir. 

Distribution : Mathieu Lepage, Laurie Gagné, Christine Goyer, Benjamin Bienvenue Déziel, Gabriel Léger Savard
Dramaturgie et assistance : Guillaume Duval
Directeurs de recherche : Francine Alepin et Robert Drouin
Conception et production : Manon Guiraud, Cédric Delorme Bouchard, Michael-Élliot Verville, Sarah-Jeanne Doré, Caroline Daigle 

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, prix : 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Laboratoire Koltès

Mise en scène de Mélanie Lucas
Les 11 et 12 mai 2015

Production libre

Dates :
Le 11 mai 2015 à 19h00, 20h00, 21h00
Le 12 mai 2015 à 10h00, 11h00, 12h00, 19h00, 20h00, 21h00
Lieu :
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
À l'extérieur, sur la passerelle du clocher, rue Saint-Denis entre la rue Sainte-Catherine et le boulevard De Maisonneuve
Montréal / Métro Berri-UQAM

ENTRÉE LIBRE - SOUS RÉSERVATION

Bernard-Marie Koltès s'est toujours senti étranger dans son pays natal, la France. Malgré ses nombreux voyages, il ne réussit non plus à se reconnaître en l'Autre. Ses œuvres témoignent de cette tension naturelle entre l'envie d'entrer en contact et la peur de ce qui nous est étranger. Ses personnages, souvent durs et fermés, baignent dans la solitude, la fragilité et le besoin d'être compris. Dans la solitude des champs de coton, le dealer et le client échangent quelques phrases avec méfiance sans parvenir à nommer véritablement leurs besoins. Alors que dans La nuit juste avant les forêts, Koltès transmet son désir de s'ouvrir, de tendre la main à l'inconnu. Le personnage, seul sur scène, s'adresse à une personne dont nous ignorons l'identité. Malgré le silence de ce dernier, un échange a lieu, entre cet étranger et cet Autre.

Dans ce laboratoire d'exploration, le spectateur est invité à une rencontre. C'est à travers un processus dramaturgique et une recherche formelle que la représentation crée un rapport intime et théâtral en repoussant ses propres limites. Le spectateur en vient à se demander s'il n'est pas lui-même actant de cette rencontre, lui-même pris avec sa propre solitude.

«Là, que nous sommes seuls, dans l'infinie solitude de cette heure et de ce lieu qui ne sont ni une heure ni un lieu définissables, parce qu'il n'est pas de raison pour que je vous y rencontre ni de raison pour que vous m'y croisiez ni de raison pour la cordialité ni de chiffres raisonnables pour nous précéder et qui nous donne un sens, soyons de simples, solitaires et orgueilleux zéros. »
Koltès, Dans la solitude des champs de coton

Textes : Fragments de La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès
Mise en scène : Mélanie Lucas
Dramaturgie : Caroline Gagné
Interprétation : Jean-Philippe Malaket
Le laboratoire sera présenté à un spectateur à la fois.
Si vous souhaitez y assister, veuillez communiquer avec Mélanie Lucas : m.lucas22@hotmail.ca

Le langage micro-corporel de l'acteur

Mémoire-création d'Amélie Langlais présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dans l'interprétation du texte « Le Pays lointain » de Jean-Luc Lagarce
5 et 6 novembre 2015

Mémoire-création

Mémoire-création d'Amélie Langlais dans le cadre de la maîtrise en théâtre sous la direction de Francine Alepin

Dates :
Jeudi 5 novembre 2015, 20h
Vendredi 6 novembre 2015, 14h et 20h
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020)
405, rue Sainte-Catherine Est
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin

« Je parle avec mon corps, et ceci sans le savoir. Je dis donc toujours plus que je n'en sais » - Lacan -

Ce mémoire-création s'inspire du Langage micro-corporel qui consiste en un vocabulaire non-verbal fondé sur l'observation et l'analyse de la gestuelle inconsciente comme expression observable des émotions. Cette recherche interroge la manière dont ces nouvelles lectures corporelles apportent au jeu réaliste. Des comédiens professionnels ont participé à une exploration gestuelle et expressive, afin de nourrir leur interprétation et favoriser l'émergence et la représentation de l'émotion.

Étudier, analyser, observer l'être humain dans tous ces petits gestes qui trahissent l'émotion. Tenter de comprendre ce que le corps dit avant même que la parole prenne toute la place. S'interroger sur ce que ce vocabulaire corporel peut apporter au jeu réaliste; à l'illusion de la réalité. Aborder un texte : Le Pays Lointain de Lagarce. Une pièce complexe et tragique, où la difficulté du langage côtoie la poésie. Se dire que le corps pourrait communiquer ce qui est refoulé, sous-entendu et exprimer toute cette émotion qui surprend la parole.

Cette conférence-démonstration se penchera sur les approches du jeu réaliste en dialogue avec les théories de la communication non-verbale et du langage micro-corporel. Mais avant tout, elle mettra en lumière le déploiement de l'art de l'acteur dans toute sa rigueur, sa délicatesse et sa virtuosité.

Conférence : Amélie Langlais
Interprétation : Julie Berson, Henri Chassé et Martine Pype-Rondeau
Direction de production : Amanda Perron
Éclairage : Cédric Delorme-Bouchard
Mise en scène de la conférence : Kathleen Aubert et Amélie Langlais

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, prix: 5 $
Renseignements et réservations: 514 987-3456

Les justes / D'autres viendront

D'Albert Camus, mise en scène d'Eve-Lyne Bertrand
du 7 et 8 mai 2015

Production libre

Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre

Dates :
Le 7 mai et 8 mai 2015 à 20h00
Matinée le 8 mai 2015 à 16 h
Lieu :
Atelier de jeu J-2930
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

«Pour un homme sans œillères, il n'est pas de plus beau spectacle que celui de l'intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse. Le spectacle de l'orgueil humain est inégalable.»

Le mythe de Sisyphe, Albert Camus

Le 17 février 1905, un groupe socialiste révolutionnaire procède au meurtre du Grand-Duc Serge, commandant du district militaire moscovite. Ce geste s'inscrit en réponse directe au dimanche rouge soviétique pendant lequel, quelques milliers de manifestants furent abattus froidement par les autorités sur la place du palais. Avec Les Justes, Camus nous situe une semaine avant les évènements du 17 au sein même du groupuscule chargé de jeter la bombe. Les tâches sont attribuées à chacun des quatre camarades constituant l'équipe. C'est Yanek, dit le poète, qui sera délégué pour lancer la bombe sur le régent. Ses convictions seront alors mises à l'épreuve devant le devoir de passer à l'acte. Dans cet état de siège, chacun ira de son avis sur la tâche à accomplir et sur la justification du meurtre servant le bien commun.

Philosophe, journaliste militant, essayiste et dramaturge, Camus livre des œuvres empreintes d'humanisme découlant de deux thématiques principales: l'absurdité de la vie et la révolte. Engagé, ses convictions l'amènent à fortement critiquer le totalitarisme soviétique. Il refuse tout compromis et dénonce férocement, par la voie de l'écriture, les inégalités du siècle dont il est témoin. Camus invite ici, une réflexion autour de l'impact de l'action individuelle sur le plan social : «Je me révolte, donc nous sommes».

Cette production propose une approche singulière: qu'adviendrait-il des Justes si le spectacle se transposait en film américain à succès? En mettant de l'avant les codes cinématographiques propres aux films d'actions et l'iconisation du terrorisme que colportent en partie les médias, il est question de déjouer l'inaction et le lyrisme inhérent au texte original.

Eve-Lyne Bertrand est fascinée par les liens existants entre les médiums cinématographiques, médiatiques et théâtraux. Dans le cadre du travail théâtral, elle tente d'exposer ces liens afin de refléter la complexité du monde contemporain.

Avec: Marie-Luce Gervais, Adrien Lessard, Thierry Leblanc, Jean-Philippe Malaket

Assistance à la mise en scène: Geneviève Bélisle
Dramaturgie : Pierre-Luc Lapointe
Direction de production : Rachel Morse
Éclairage: Lisandre Coulombe
Conseils scénographiques: Camille Barrantes-Parisien
Costumes : Lisandre Coulombe, Camille Barrantes-Parisien

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Les Rêves

D'Ivan Viripaev, mise en scène d'André Perrier
Le 17 avril 2015

Ateliers et exercices public

Exercice public des étudiants du profil d'études théâtrales

Date :
Le 17 avril à 20 h
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Les Rêves d'Ivan Viripaev transporte le spectateur à la frontière du réel et de l'imaginaire. La Fille de Rêves, par l'entremise de quatre personnages emblématiques, nous raconte son rêve en six thématiques et tableaux distincts : la beauté, la liberté, l'amour, le Nirvana, Dieu et l'enfer. Sous les effets de l'héroïne, les discours se tordent en images déconnectées, toujours poétiques, parfois ludiques, mais la plupart du temps, troublantes. Tous tenteront de s'échapper de cet enfer, de cette chambre sans porte ni fenêtre dont ils sont prisonniers si tant est qu'elle existe vraiment...

André Perrier est d'abord comédien, mais se tourne rapidement vers la mise en scène et l'écriture après sa sortie du Conservatoire de Québec en 1982. Figure importante du milieu théâtral québécois et ontarien, il reçoit de nombreux prix autant pour ses mises en scène que pour ses textes. Avec Les Rêves, il plonge à nouveau dans un univers où s'entremêlent réel et imaginaire, poésie et trash et où le mouvement du corps et la mélodie du texte prennent une place majeure.

« Le travail est véritablement passionnant. J'invite les étudiants à prendre part à un voyage créatif où l'exploration, en grande partie physique, vient creuser une dramaturgie contemporaine dont les codes, inhabituels, contradictoires ou absents, doivent être découverts à même l'univers intérieur des personnages. Nous créons dans une grande liberté en favorisant l'instinct et la richesse de l'individualité de chacun des acteurs. L'œuvre prend forme organiquement, fabriquée par un investissement et un abandon important de tous les participants.» André Perrier

Avec Marco Barbeau, Élisabeth Bergeron, Caroline Daigle, Colette Daudelin, Véronique DePetrillo, Annisabelle DeRoy, Joanie Fortin, Geneviève Gagné, Lorie Ganley, Pierre-Olivier Gaumond, Caroline Gignac, Alice Girard Tixidre, Alexandre Lebeau, Laurie Léveillé, Nerly Michel, Alexis Ramière, Maxime Roy MacDonald, Steave Ruel, Simon Trépanier.

Traduction : Élisa Gravelot, Tania Moguilevskaia et Gilles Morel
Texte publié aux Éditions Les Solitaires Intempestifs
Assistance à la mise en scène : Symba-Zoé Tcheff Lauzon

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM
Adultes 10 $ / Étudiants 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Mamu-Ensemble

Mémoire création de Caroline Therriault
les 12 et 13 février

Mémoire-création

Conférence-démonstration sur la création d'une œuvre dramatique à partir des cycles Repère pour le renouvellement des relations entre adolescents innus et allochtones à Sept-Îles

Dates :
12 février à 19 h
13 février à 12 h 45 et à 19 h
Lieu :
Salle des Boiseries (J-2805)
405, rue Sainte-Catherine Est
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin

La ville de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, est située à proximité de deux réserves autochtones de la communauté innue d'Uashat mak Mani-Utenam. Bien qu'ils partagent un territoire commun, les Innus et les Allochtones (non-autochtones) de Sept-Îles tendent à coexister de façon parallèle. La tension sociale est notable et le racisme se manifeste quotidiennement dans les lieux publics, dont les écoles.

Ancré dans une école secondaire de Sept-Îles, le projet de recherche-création Mamu-Ensemble visait à favoriser un rapprochement interculturel entre des jeunes innus et allochtones par la création collective d'une œuvre dramatique. Pour ce faire, le processus de création utilisé, soit les cycles Repère, s'est inspiré des solutions proposées par Bouchard et Vézina dans une étude menée en 2003 portant sur le renouvellement des relations entre autochtones et allochtones.

Pendant 10 semaines, des adolescents innus et allochtones se sont engagés dans un processus de création théâtrale et ont créé une œuvre dramatique dont le thème était la réconciliation des peuples. Au cours de la conférence-démonstration, Caroline Therriault présente le déroulement du projet Mamu-Ensemble et présente les résultats de sa recherche-création. La conférence sera suivie d'une discussion.

« Kutshipanitauat tshetshi mamunaht uikanishuaua. Ui mamuieuat innu-assia. Ui tutamuat tshetshi minupanituniti innua. Ils tentent de réconcilier leur famille. Ils tentent d'unir les villages. Ils tentent de réconcilier les peuples ».
Extrait de la pièce Mamu-Ensemble

Direction de recherche : Carole Marceau

Entrée libre

Œdipe Roi, de Sophocle

Mémoire-création de Ricard Soler i Mallol présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
23 et 24 octobre 2015

Mémoire-création

Sous la direction de Marie-Christine Lesage

Dates :
Vendredi 23 octobre 2015 à 14h et à 20h
Samedi 24 octobre 2015 à 18h et à 20h
Lieu :
Studio-Théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

30 spectateurs à la fois

Œdipe, roi de Thèbes, veut affranchir la ville du fléau qui l'afflige. Cependant, pour la libérer, il faut qu'Œdipe enquête sur la source de ce malheur qui, selon les dieux, est la personne qui a tué l'ancien souverain, Laïos. Sur la place publique de Thèbes, Œdipe s'offre en spectacle à l'humanité rassemblée pour chercher le coupable.

Le théâtre, comme lieu d'où l'on voit (soit à travers le regard, soit à travers l'expérience), peut être un espace de partage et de réflexion communautaire. Je crois à la représentation du mythe d'Œdipe Roi, œuvre fondatrice du théâtre occidental, comme à une façon de construire cet espace de partage et de réflexion sur les valeurs de notre société. Ma recherche-création se veut une exploration d'un dispositif scénique immersif pour une mise en scène qui te propose une nouvelle relation avec l'œuvre de Sophocle, mais qui vous propose également, une façon de partager cette tragédie comme un chœur de spectateurs.

Distribution : François-Olivier Aubut, Antoine Beaudoin Gentes, Sophie Faucher, Alain Fournier, Mariane Lamarre, Didier Lucien, Jean-Frédéric Messier

Mise en scène: Ricard Soler i Mallol
Assistance à la mise en scène: Nicola Dubois
Direction de production: Rachel Morse
Dramaturgie: Andréane Roy
Conception vidéo: Agustina Isidori
Conception sonore: Ariane Lamarre
Conception musicale: Jonathan Léo Saucier
Costumes: Manon Guiraud
Scénographie: Cassandre Chatonnier
Éclairages et intégration vidéo: Hugo Dalphond
Assistant caméra: Daniel Valenzuela et Arnau Cunties
Assistant captation son: Jonathan Cusson
Réplique (Jeu): Lamia Benhacine
Collaborateurs à la recherche: Justine Hubert, Jean-Antoine Charest et Pascal Cousineau.
Collaborateurs au tournage: Claire Renaud, Léa Pennel, Charlotte Gandin

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, prix: 5 $
Renseignements et réservations: 514 987-3456

On attend où ?

Mémoire-Création de Cassandre Chatonnier
du 18 au 20 juin 2015

Mémoire-création

Essai scénographique autour de l'espace dans En attendant Godot de Samuel Beckett

Mémoire-création de Cassandre Chatonnier présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre sous la direction d'Anick La Bissonnière

Dates :
18, 19, et 20 juin 2015 à 20h
Lieu :
Studio-Théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Le processus de création scénographique d'une production théâtrale consiste habituellement de nos jours, à penser et à concevoir les éléments de design tels que le décor ou les costumes avant même que les comédiens ne commencent les répétitions. Le dialogue n'a lieu qu'entre le metteur en scène et le scénographe. De ce fonctionnement, qui s'explique facilement compte tenu des contraintes de production, résulte parfois un collage mal maitrisé de l'intention et du mouvement des comédiens avec l'espace qui les entoure.

Ce constat amène une réflexion quant à la pratique de la création en scénographie. En effet, la scénographie ne semble pas devoir être uniquement pensée comme un espace à voir pour les spectateurs, mais aussi comme un espace à vivre pour les acteurs. Ne serait-il pas nécessaire pour l'acteur d'avoir un décor qui prenne en compte ses sensations et perceptions de l'espace, autant d'un point de vue physique qu'imaginaire? Comment cette prise en considération de la relation que l'acteur entretient avec l'espace peut-elle venir enrichir notre démarche de scénographe?

Nous avons cherché, au travers de ce projet de maitrise, à répondre à ces questions en réalisant une scénographie pour En attendant Godot de Samuel Beckett, selon un processus de création différent, qui prend en compte l'acteur dans sa relation à l'espace, dès le début du processus. Le processus de création développé sera exposé dans son ensemble (journal de recherche, extraits vidéos, maquettes, etc.), et un extrait de la pièce sera présenté dans la scénographie générée par cette démarche.

Distribution : Jonathan Hardy et Sébastien Perron

Scénographie : Cassandre Chatonnier
Direction d'acteurs : Mireille Camier
Éclairages : Hugo Dalphond
Direction technique : Catherine Fournier-Poirier

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, prix : 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Peanuts

Mise en scène de Olivier Kemeid
Texte de Fausto Paravidino
du 12 au 21 février 2015

Production dirigée

Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Peanuts de Fausto Paravidino, s'inspire des soulèvements survenus lors du contre-sommet de Gênes en 2001. La violence de la répression policière, la frustration et la peur des manifestants ont connu une telle escalade qu'elle s'est soldée par la mort d'un homme, Carlo Giuliani, tué arbitrairement par un carabinier. Pour présenter ces événements dans toutes leurs nuances, Paravidino récupère les célèbres personnages de Charlie Brown créés par Schulz, donnant vie à une bande d'ados aussi colorés que peu politisés. Construite en deux parties, l'avant et l'après sommet, la pièce remet en perspective la place de chacun au sein de la bande. Les frères se transforment en bourreaux, le meilleur ami peut subitement représenter une menace à la survie. Quand le groupe ne s'entend pas sur la marque de boisson qu'il faut acheter, ou sur la conséquence à infliger à celui qui a couvert le divan de boue, c'est en fait la question du vivre-ensemble démocratique qui surgit.

Fausto Paravidino a su créer une œuvre qui a des échos directs pour la jeunesse du Québec post « Printemps érable ». Partie positive et comique du binôme formé avec Gênes 01, autre pièce de l'auteur écrite la même année, Peanuts tente une réconciliation imaginaire en se demandant « Si alors [on avait] fait comme ça ».

Olivier Kemeid œuvre au sein du milieu théâtral québécois en tant qu'auteur et metteur en scène depuis une quinzaine d'années, en proposant autant des réécritures que des créations originales, où s'entremêlent politique et poétique. Peanuts s'inscrit parfaitement dans son parcours de création, avec à la fois un pied dans le réel et un autre dans les idées.

Avec Mathieu Beauséjour, Lamia Benhacine, Léalie Ferland-Tanguay, Solo Fugère, Marie Fannie Guay, Francis Jacques, Marie-Pier Lefebvre, Adrien Lessard, Camille Léonard, Jean-Philippe Malaket et Olivier Turcotte.

Traduction : Philippe di Meo
Pièce représentée par L'Arche éditeur
Assistance à la mise en scène : Ariane Lamarre
Direction de production : Philippe Dumas
Décor : Amanda Perron
Costumes : Zoé Burns-Garcia
Éclairages : Lisandre Coulombe
Son : Charlotte Gandin
Accessoires : Nicola Dubois
Dramaturgie : Rachel Morse

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM
Adultes 10 $ / Étudiants 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Quand je pense à eux, encore maintenant je pleure

Mémoire-Création de Sophie Deslauriers
du 21 au 23 mai 2015

Mémoire-création

Mémoire-création présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Direction de recherche: Marthe Adam et Angela Konrad

Dates :
Le 21 et 22 mai 2015 à 20h00
Matinée le 23 mai 2015 à 16h00
Lieu :
Studio-théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Cette recherche-création s'intéresse aux rapports entre la bande dessinée et le théâtre de marionnette. En effet, les questions liées au texte dans les dramaturgies marionnettiques s'apparentent fortement aux structures narratives de la bande dessinée, c'est-à-dire une narration qui prend appui sur les images. Il s'agit alors d'explorer comment la marionnette peut puiser dans le vocabulaire de la bande dessinée afin de servir à un nouveau type de dramaturgie.

Le but de cet essai scénique est donc d'adapter certains principes inhérents à la bande dessinée, comme les cadres, les changements d'espace, les apparitions/disparitions, l'accès aux pensées des personnages, les ellipses, les retours en arrière, etc. Ces principes narratifs permettent donc de mettre en lumière la façon dont la marionnette peut être mise en scène.

Pour explorer ces questionnements, cette création s'est librement inspirée de MAUS d'Art Spiegelman en préservant sa structure narrative basée sur les trois différentes temporalités de cette bande dessinée : le passé historique de la Shoah, le présent de la transmission et le temps de la création. À cet égard, la marionnette s'avère un médium propice à la transmission de l'Histoire et, par le fait même, de l'Holocauste. Comment la forme marionnettique peut se révéler être un outil pour représenter la catastrophe humaine?

Avec: Jérémie Desbiens, Alix Mouysset, Alex Trahan

Mise en scène et conception des marionnettes: Sophie Deslauriers
Assistant à la mise en scène: Ricard Soler Mallol
Conseillère à la dramaturgie : Émilie Lessard-Malette
Éclairage: Charlotte Hoffman
Décor: Gabrielle Carrère
Costume: Charlotte Girard
Son: Ariane Lamarre
Musique: Samuel Carrier
Direction de production: Amanda Perron

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

Sans étiquette

Mémoire-création d'Ana Pfeiffer Quiroz
du 4 au 6 juin 2015

Mémoire-création

affiche

Mémoire-création d'Ana Pfeiffer Quiroz présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre

Direction de recherche: Geneviève Billette

Dates :
Du 4 au 6 juin 2015 à 20h00
Lieu :
Studio-théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

« Le théâtre nous permet aussi de rêver l'autre. Et au travers du rêve de l'autre, de réévaluer sa propre identité de rêveur. » - André Helbo

Sans étiquette est né de la nécessité de questionner le rapport entre la présence de la diversité culturelle propre à la ville de Montréal et sa représentation sur la scène théâtrale. Cet essai scénique dévoile le témoignage de 12 artistes montréalais, issus de différents horizons culturels, auxquels on a posé les mêmes questions. C'est ainsi qu'une mosaïque de récits, une polyphonie de langues et d'accents s'installent et permettent à une parole, fruit d'un partage intime, de voyager et de résonner dans la sphère publique. Le va-et-vient entre la fiction et la réalité, la vidéo et la présence physique est constante dans cette création et façonne l'imaginaire et les questionnements sur l'interculturalité au sein du théâtre montréalais.

Ce sont l'intime et le politique au théâtre qui hantent l'esprit d'Ana Pfeiffer Quiroz, comédienne, metteure en scène et professeure de théâtre d'origine péruvienne. Son écriture scénique, espiègle et raffinée, prend un malin plaisir à résister à toutes catégories. Pfeiffer Quiroz entremêle la poésie et le quotidien avec une rare liberté, permettant de poser un regard minutieux sur la complexe relation existant entre nos paroles et nos actes.

Sans étiquette est un rendez-vous avec l'autre, un dialogue franc et fragile dans cet espace commun qu'aujourd'hui nous appelons théâtre.

Mise en scène et dramaturgie: Ana Pfeiffer Quiroz
Assistance à la mise en scène et direction de production: Anne-Marie Spénard

Distribution: Lyne Labrie, Thomas Leblanc, Manuel Aranguiz, Peter Batakliev, Ligia Borges, Fayolle Jean Jr., Émilie Monet, Alexander Peganov, Patricia Perez, Sorachny Tan, Cynthia Trudel et Tatiana Zinga
Conception vidéo: Pascal Cousineau
Conception sonore: Ariane Lamarre
Éclairages: Hugo Dalphond
Régie: Josianne Dulong-Savignac

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $.
Maximun 41 personnes par soir.
Renseignements et réservations : 514 987-3456

vies et morts DANS UN FOOD COURT

Mise en scène Solo Fugère et Marie Fannie Guay
du 6 au 9 mai 2015

Production libre

Dates :
Du 6 au 9 mai 2015 à 20 h
Matinée le 8 mai 2015 à 14 h
Lieu :
Studio-d'essai Claude-Gauvreau
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

Création librement inspirée des textes de Chaque automne j'ai envie de mourir de Steve Gagnon et Véronique Côté
Mise en scène Solo Fugère et Marie Fannie Guay
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Studio-d'essai Claude Gauvreau

« Ce qui rend la société de masse si difficile à supporter, ce n'est pas, principalement du moins, le nombre de gens ; c'est que le monde qui est entre eux n'a plus le pouvoir de les rassembler, de les relier, ni de les séparer. » (Arendt, 1961)

Un gros monsieur mange son hamburger seul. Une vieille madame gratte frénétiquement une liasse de gratteux. Un jeune garçon ferme ses yeux et lance de toutes ses forces un cenne noir dans une fontaine. Ils sont tous là, dans les entrailles d'un immense centre d'achats. Ils sont pâles, ils sont gris, ils sont ternes. Ils sont épuisés, aliénés, pressés, esseulés, siphonnés. Ils sont : les habitants du food court. Une masse imprécise de consommateurs déshumanisés et pathétiques.

Or, que se passerait-il s'ils se mettaient à parler? À raconter des histoires – des vraies, les leurs? À nous regarder dans les yeux et à nous confier leurs secrets les plus intimes? Comble de l'improbable, à s'appeler les uns les autres, à se découvrir et à se toucher?

vies et morts DANS UN FOOD COURT s'inspire d'abord et avant tout de l'univers désolé des foires alimentaires des centres commerciaux. Icônes incontestés de notre société nord-américaine, ces lieux sont particulièrement emblématiques de notre difficulté à nous réunir aujourd'hui, dans notre royaume du dollar et de la marchandise. Lors de cette résidence de création, nous avons pourtant cherché, par-delà les néons colorés, les distributrices de boissons gazeuses et les bruits de caisse enregistreuse, l'aspect festif et rassembleur que cachent les haltes-bouffe. Ne sont-elles pas, après tout, les descendantes des marchés romains et des foires médiévales?

C'est avec joie que nous vous convions à nous rejoindre dans notre food court déluré, en espérant que nous arriverons, ne serait-ce que l'espace de quelques minutes, à être ensemble.

Avec Lamia Benhacine, Samuel Bleau, Thomas Duret, Francis Jacques, Pascale Labonté, Marie-Pier Lefebvre, Camille Léonard et Olivier Turcotte.

Assistance à la mise en scène : Jonathan Riverin
Direction de production et direction technique : Amanda Perron
Scénographie : Carol-Anne Bourgon-Sicard
Costumes : Charlotte Gandin et Manon Guiraud
Éclairages : Nicola Dubois
Son : Charlotte Hoffmann A.
Dramaturgie : Marie-Ève Lussier

Billets en vente à la billetterie de l'UQAM
Adultes 10 $ / Étudiants 5 $
Renseignements et réservations : 514 987-3456

West Side Story

de Leonard Bernstein, Arthur Laurents et Stephen Sondheim
mis en scène par Angela Konrad
du 27 au 29 mars prochain

Production dirigée en collaboration avec le département de danse et de musique

West Side Story, spectacle que présente la Faculté des arts de l'UQAM, en collaboration avec l'Orchestre philharmonique des musiciens de Montréal (OPMEM), à la salle Pierre-Mercure du 27 au 29 mars prochain.

Le chef d'œuvre de Leonard Bernstein, Arthur Laurents et Stephen Sondheim est mis en scène par Angela Konrad, professeure à l'École supérieure de théâtre. Manon Oligny, chargée de cours au Département de danse, signe la chorégraphie, et Philippe Ménard, chargé de cours au Département de musique et directeur artistique de l'OPMEM, assure la direction musicale. La production met en scène 40 étudiants du Département de musique, du Département de danse et de l'École supérieure de théâtre, accompagnés par l'OPMEM, avec la participation d'un chœur d'employés de l'UQAM. Ce sont donc 90 choristes, musiciens et comédiens-chanteurs-danseurs qui incarnent ce classique du théâtre musical mêlant amour impossible, drame et rêve américain.

Avec en arrière-plan l'annexion de Porto Rico et l'immigration massive aux États-Unis, West Side Story raconte l'histoire tragique de Tony et Maria, Roméo et Juliette du Upper West Side de Manhattan. Lui, fils d'immigrant polonais membre des Jets, et elle, portori

caine et sœur du chef des Sharks, sont foudroyés par un amour rendu impossible par la rivalité des deux clans. Aussi beau et innocent qu'il puisse paraître, cet amour, se croyant plus fort que tout, fonce vers la mort les yeux grands ouverts. Tout se joue alors dans un jeu de miroir entre la fureur de vivre et la mort violente.

L'École supérieure de théâtre

L'École supérieure de théâtre de l’UQAM se classe parmi les hauts lieux de formation, de recherche et de création en théâtre au Québec et au Canada. À travers ses multiples programmes de premier cycle (jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement de l’art dramatique) et de cycles supérieurs (théâtre de marionnettes contemporain, maîtrise et doctorat), elle forme des artistes, des interprètes, des concepteur·trice·s, des penseur·euse·s et des pédagogues, dont le talent, le travail et l'expérience sont fortement ancrés et recherchés dans le milieu professionnel.

Coordonnées

École supérieure de théâtre
Local J-2301
1400, rue Berri
Montréal (Québec) H3C 3P8