De l'acteur-interprète à l'acteur-créateur

Conférence-démonstration de Jacques Baril présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
13 mai 2016

Conférence-démonstration

Vers une technique d’improvisation dirigée fondée sur la notion de l’acte d’empathie chez Édith Stein

Sous la direction d'Agela Konrad

Dates : le 12 mai à 20h et le 13 mai 2016 à 16h et 20h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal/Métro Berri-UQAM

« Toutes ces donations du vivre étranger renvoient à une espèce fondamentale d’actes, dans lesquels on saisit le vivre étranger et que nous voulons maintenant définir – en faisant abstraction de toutes les traditions historiques attachées à ce mot – comme l’empathie. » Édith Stein

Trop souvent, nous sommes portés à considérer la prestation d’un acteur comme étant le fruit exclusif de son travail et de son talent. Nous oublions qu’elle est également le fruit de relations humaines qui ont jalonné le processus de création au cours des répétitions et plus particulièrement celles que l’acteur aura tissées avec le metteur en scène. Ce que nous appelons « personnage » sera aussi le résultat d’un travail où les relations humaines auront eu leur influence sur la création.

Cette conférence-démonstration abordera donc la question de la relation entre directeur, metteur en scène, professeur, coach, acteur, etc. L’improvisation dirigée, telle qu’elle a pu être observée et expérimentée au cours d’une pratique artistique, repose sur des données semblables à ce que la philosophe Édith Stein définissait comme étant un acte d’empathie; considérant celui-ci ontologiquement lié aux relations humaines. Or, comment l’acte d’empathie, selon Édith Stein, permet-il d’enrichir les capacités d’expression de l’acteur? Un acte d’empathie, devenant une donnée essentielle lors d’une improvisation dirigée, exige-t-il de la part du directeur une écoute, voire une acuité particulière à l’égard de l’acteur improvisant? Quelles en sont les modalités? Cette « expérience du vécu de l’autre » ne nous ramène-t-elle pas à la connaissance de soi?

Le volet pratique de cette recherche se réfère à la méthode de création des Cycles Repère et aux enseignements de Marc Doré et Blanche Salant pour lesquels, l’improvisation aura été au centre de leur pédagogie. Cette triade « Doré-Salant-Repère » marque la synthèse de parcours de Jacques Baril, diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec. Depuis plus de trente ans, il sillonne les scènes du Québec et partage son temps entre l’interprétation, l’écriture, la mise en scène et l’enseignement. Boursier, il a effectué un stage de perfectionnement à Paris auprès de Blanche Salant et Paul Weaver afin d’explorer la méthode de l’Actors Studio. Au théâtre, il a interprété de nombreux personnages du répertoire classique et contemporain; il est nominé en 1998 pour le prix du public, pour le rôle de Mireno dans Le timide au palais.

Conférencier : Jacques Baril
Comédiennes : Marie-Christine Lalande, Marie-Pierre Poirier
Direction de production : Nicola Dubois
Assistance à la production : Anne Bédard
Scénographie et accessoires : Amanda Perron
Éclairage : Cédric Delorme-Bouchard
Captations vidéo : Alexandre Grégoire

Billetterie (du mercredi au vendredi de 12h30 à 17h30) : 514-987-3456

L'École supérieure de théâtre

L'École supérieure de théâtre de l’UQAM se classe parmi les hauts lieux de formation, de recherche et de création en théâtre au Québec et au Canada. À travers ses multiples programmes de premier cycle (jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement de l’art dramatique) et de cycles supérieurs (théâtre de marionnettes contemporain, maîtrise et doctorat), elle forme des artistes, des interprètes, des concepteur·trice·s, des penseur·euse·s et des pédagogues, dont le talent, le travail et l'expérience sont fortement ancrés et recherchés dans le milieu professionnel.

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