Le corps haut-parleur

Exploration d’une gestuelle pour l’acteur qui travaille derrière un micro à partir d’extraits de la pièce Une nuit arabe de Roland Schimmelpfennig
Conférence-démonstration de Mariane Lamarre présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
4 et 5 février 2016

Conférence-démonstration

Sous la direction de Francine Alepin et Marie-Claude Lefebvre

Dates : Jeudi 4 février 2016, 20h
Vendredi 5 février 2016, 16h et 20h
Lieu : Salle Marie-Gérin Lajoie
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
405, rue Sainte-Catherine Est
Montréal / Métro Berri-UQAM

« La voix est un sismographe du sentiment de soi, un révélateur parfois des fractures d’existence. »
David Le Breton

Lorsqu’il se trouve en situation de jeu derrière un microphone sur pied et qu’il n’est pas vu du spectateur/auditeur, l’acteur ne peut pas se fier à son langage corporel pour faire voir son état au spectateur; tout doit être révélé par la voix. Véritable reflet du corps qui la génère, la voix s’exprime à travers lui, elle en émane. Dans ce contexte particulier d’interprétation, l’acteur n’a comme latitude pour bouger que le champ de captation du microphone. Il ne projette pas sa voix dans l’espace jusqu’à l’oreille du spectateur; l’outil technologique la diffuse à sa place.

En nous basant sur les émotions et les actions contenues dans la pièce Une nuit arabe de Roland Schimmelpfennig, sur l’oscillation entre l’univers réaliste et l’univers onirique de cette œuvre et sur la structure lexicale même de la pièce, les acteurs explorent la gestuelle à amplitude réduite que requiert le jeu derrière un microphone. L’objectif derrière cette démarche est de fournir à l’acteur qui œuvre avec cet outil technologique des moyens d’enrichir sa présence à travers sa voix, de l’aider à s’éloigner du cliché voulant que le travail vocal prenne forme uniquement dans la gorge et la bouche et d’aborder son travail dans la globalité d’un corps actif.

Une nuit arabe se déroule dans un immeuble, par une journée chaude. Il y a un problème : l’eau ne monte pas plus haut que les tuyaux du septième étage. De cette prémisse tirée du quotidien, l’auteur Roland Schimmelpfennig fait basculer dans un univers onirique cinq personnages, qui se rencontrent, se désirent, se détruisent, et deviennent eux-mêmes les personnages d’un conte inspiré des Mille et une nuits.

Interprétation : Samuel Bleau, Mireille Camier, Maxime Desjardins, Solo Fugère et Camille Léonard
Bruitage : Nicolas Gagnon
Assistance à la mise en scène et direction de production : Rachel Morse
Dramaturgie : Émilie Lessard-Malette
Son : Charlotte Gandin
Lumière : Thomas Godefroid
Collaboratrices à la production : Laurence Boutin-Laperrière, Marie-Audrey Jacques
Collaborateurs à la recherche : Danièle Panneton et René Gagnon
Photo de l’affiche : Christian Perreault
Infographie : David Chassé

Réservations : corpshautparleur@gmail.com

L'École supérieure de théâtre

L'École supérieure de théâtre de l’UQAM se classe parmi les hauts lieux de formation, de recherche et de création en théâtre au Québec et au Canada. À travers ses multiples programmes de premier cycle (jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement de l’art dramatique) et de cycles supérieurs (théâtre de marionnettes contemporain, maîtrise et doctorat), elle forme des artistes, des interprètes, des concepteur·trice·s, des penseur·euse·s et des pédagogues, dont le talent, le travail et l'expérience sont fortement ancrés et recherchés dans le milieu professionnel.

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