Texte et mise en scène de Stéfan Cédilot Les 28, 29 et 30 mai 2009 à 19h00
Mémoire-création
Les 28, 29 et 30 mai 2009 à 19h00 STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405, rue Ste-Catherine Est à Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : (514) 987-3456 Source : Natacha Brouillette
Après l’histoire du blues racontée à travers la musique du groupe rock Led Zeppelin, Stéfan Cédilot et Théâtre Sans Fond / Stadium Tour, créateurs de la performance Zeppelin c’t’un coverband, abordent un nouveau chapitre théâtral de l’histoire du rock, en anglais cette fois, reprenant là où la carrière du mythique groupe de Jimmy Page tirait à sa fin.
Irlande, 1976. Paul, David, Adam et Larry, quatre étudiants d’une école secondaire de Dublin, forment un groupe. Les deux premiers ont des surnoms assez étonnants : Bono et The Edge…
À mi-chemin entre la conférence, le conte et la performance théâtrale, All I Want Is U2 interroge l’évolution scénique du groupe rock irlandais U2, des premiers spectacles dans les pubs de Dublin jusqu’aux conceptions visuelles à grand déploiement de leurs tournées majeures des vingt-cinq dernières années.
Présentation des projets des étudiants finissants DESS en théâtre de marionnettes contemporain, sous la direction de Marthe Adam et de Patrick Martel Juin 2009
DESS en théâtre de marionnettes contemporain
Les 17, 18 et 19 juin 2009 à 19h00 Le 19 juin 2009 à 13h30
STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405, rue Ste-Catherine Est à Montréal
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : (514) 987-3456
Mise en scène de Germain Pitre Texte de David Mamet, adaptation française de Pierre Laville Du 1er au 4 avril 2009
Production libre
Du 1er au 4 avril 2009 à 20 heures Matinée le 3 avril 2009 à 14 heures STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405 rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation: (514) 987-3456
Source : Sabrina P. Godin, directrice de production 514-349-2217 ou 514-523-9334
Edmond travaille sagement chez Sterns et Harrington et porte costume-cravate. Mais il n’est pas fait pour la vie qu’il mène. «C’est vrai pour tout le monde» lui dit une voyante rencontrée au hasard d’une rue, «mais pour vous encore plus». Voilà qui déclenche chez lui une quête initiatique que rien ne pourra arrêter, dans les rues d’une Amérique plus cauchemardesque que rêvée. Comme Woyzeck, Edmond erre dans cette société dont il saisit mal les codes, la regardant en face pour la toute première fois. La plongée sera brutale, définitive et libératrice.
Dans cette pièce écrite en 1982, au tout début des années Reagan, Mamet dénonce les dérives d’un capitalisme redoutable. Avec une impitoyable acuité, il expose la réalité des laissés-pour-compte du système et les cicatrices douloureuses du conservatisme ambiant. Fidèle à ses habitudes, le prolifique auteur a construit des dialogues musclés qui dévoilent la contamination des relations sociales par le jargon commercial. Ces joutes verbales dans lesquelles la parole répond à une logique quasi guerrière, Mamet les met ici au service d’une observation rigoureuse de l’urbanité états-unienne contemporaine.
Alors que l’élection de Barack Obama présage la fin du règne idéologique reaganien aux Etats-Unis, la mise en scène de Germain Pitre suggère d’observer cette récente période de l’histoire à la lumière du passé. En choisissant de faire évoluer Edmond dans un univers inspiré de l’american way of life des années 20, le metteur en scène veut démontrer que les politiques rétrogrades du président-acteur et son influence déterminante sur ses successeurs ont indirectement mené les Etats-Unis et le monde occidental à une inquiétante crise économique, comme ce fut le cas en 1929. Soucieux d’accentuer le caractère tragique de l’œuvre, il souhaite mettre en branle un spectacle fluide dans lequel le mouvement économique surpasse l’homme et prédétermine ses interactions.
Quatre acteurs s’y partagent les rôles de 28 personnages et se soumettent à cœur joie aux lois implacables du dialogue mamettien. Une occasion unique pour ces comédiens de travailler une langue rythmée et calculée, aux limites de la violence humaine.
Mise en scène de Steve Giasson Texte de Heiner Müller Les 7, 8 et 9 mai 2009, à 19h00
Mémoire-création
Dans une pièce blanche percée de fentes, quatre performeurs : une danseuse, un comédien, une éclairagiste, un musicien. Ils n’incarnent pas le texte de Heiner Müller, Bildbeschreibung (Paysage sous surveillance) – longue phrase de neuf pages qui décrit une image, un meurtre ou un coït, des résurrections, un éternel retour, mais où tout est toujours remis en cause – Bien plutôt, ils le laissent filtrer à travers leurs mouvements, leurs regards, leur musique, leur lumière. Les spectateurs demeurent à l’extérieur de cette pièce blanche, debout.
Cette création met en scène une fluctuation de regards et de mouvements : ceux des spectateurs comme ceux des interprètes. Les mouvements de ces derniers y sont d’ailleurs répétés, variés, contredits, superposés jusqu’à l’épuisement des corps, jusqu’à renoncer à signifier parfois, pour ensuite s’y atteler à nouveau. Cet épuisement compose, néanmoins, il fait image.
S’imposent alors des questionnements, sur l’image bien sûr et sur la nuit qui la creuse, sa part d’irreprésentable. Sur la violence aussi, commune, reconnue. Sur le dialogue avec les morts – une des fonctions du théâtre pour Müller – visant à déceler « la part d’avenir enterrée avec eux ».
Les 7, 8 et 9 mai 2009, à 19h00 STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est à Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : (514) 987-3456
Pour un programme double, voyez « Toujours déjà tombé », la conférence indisciplinée d'Ilya Krouglikov présentée ces mêmes soirs à 20h30 au Studio-d'essai Claude-Gauvreau.
Mise en scène de Martin Desgagné Texte d'Yvan Bienvenue Du 10 au 19 décembre 2009
Production dirigée
Indigents du pays est une pièce créée spécifiquement pour l'École supérieure de théâtre de l’UQAM. En ce jour de la fête du Canada, alors qu’une partie de la ville de Mourial déménage, une autre attend la parade annoncée en grande pompe. Sur scène, deux blocs appartements d’un quartier pauvre se font face. Tandis que s’écoulera la vie ordinaire, les solitudes se côtoieront et au milieu de cette faune urbaine si loin et si proche du monde naîtra une histoire d’amour. Impossible ?
Du 10 au 19 décembre 2009 à 20h Matinée le 18 décembre 2009 à 14h STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-M400) 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal Billet en vente à la billeterie de l’UQÀM au coût de 5,00$ Renseignements et réservation : 514-987-3456
Les productions dirigées sont assumées par des professeurs-es internes ou par des chargés-es de cours. Celles-ci font partie intégrante de la formation des étudiants-es. Elles sont une étape obligatoire dans leur cheminement au baccalauréat en art dramatique.
Source : Sophie Duchesneau, directrice de production 514-759-5450
Mise en scène de Robert Dion Texte de John Synge Traduction de Jean-Michel Déprats Du 8 au 11 avril 2009
Production dirigée
Cette œuvre majeure de la dramaturgie irlandaise crée un scandale à sa création, en 1907, puisque l’auteur y représente une réalité sociale dérangeante, celle des paysans accablés par la pauvreté.
Ainsi, cette comédie aux accents tragiques trouve sa source dans la misère ordinaire d’un peuple tentant de se distraire d’un quotidien trop lourd. Un étranger mystérieux bouleverse les habitudes de la petite communauté : avec une violente histoire de parricide, l’homme séduit les habitants de l’endroit.
À travers ses personnages colorés, la pièce invite à une réflexion sur la place donnée à l’étranger, tout en confrontant les légendes à la réalité.
Du mercredi 8 avril au samedi 11 avril 2009, à 20 heures Matinée le vendredi 10 avril 2009, à 14 heures STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-M400) 405, rue Ste-Catherine est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : 514-987-3456
Les productions dirigées sont assumées par des professeurs-es à l’interne ou par des chargés-es de cours. Celles-ci font partie intégrante de la formation des étudiants-es. Elles sont une étape obligatoire dans leur cheminement et se font au cours de la deuxième année du baccalauréat en art dramatique.
Source : Evelyne Nadeau, directrice de production, 514-544-4748
Texte et mise en scène de Suzanne Lemoine Les 4, 5 et 6 juin 2009, à 19h00 et 21h30
Mémoire-création
Le Jardin de Bob et Alice est une allégorie du Jardin d’Eden de la Genèse, dans une adaptation libre visant une exploration métaphorique de l’origine de l’humanité. Ce thème biblique, entrevu ici par le biais des textes gnostiques, peut être éclairé aussi par une certaine science moderne qui renoue avec des notions poétiques sur notre lien avec l’univers.
Le projet propose donc un tour au Paradis à travers l’expérience de ce mythe de création réactualisé. Il faudra en passer par l’Enfer et le Purgatoire, mais cela sera bref grâce à des âmes chaleureuses qui guideront les visiteurs dans ce voyage à travers leur propre rite initiatique.
Suzanne Lemoine fut de la mémorable aventure de Cabaret Neiges Noires, mis en scène par Dominic Champagne. Elle était du duo d’À Quelle heure on meurt? adapté et mis en scène par Martin Faucher, qui la dirigea aussi dans Les Quatre morts de Marie de Carole Fréchette. Elle a fait partie du groupe des Secrétaires Percutantes dont elle fut la co-fondatrice, suite à sa mise en scène de Soleil de Pascale Rafie.
Ces dernières années, elle a été la protagoniste de L’Arche de Noémie de Jasmine Dubé, mis en scène par Gill Champagne, en tournée au Québec et en Europe, et celle de Comme en Alaska de Pinter au Quat’Sous. Elle campa Lady Macbeth dans une mise en scène de Michel Bérubé et elle était de la distribution de Là de Serge Boucher, orchestrée par René-Richard Cyr. Elle collabora avec le chorégraphe-interprète Jean-Martin Bernier dans le duo de danse-théâtre À corps défendant. Au cinéma, elle était la mère dans Le Ringd’Anaïs Barbeau-Lavallette et Josée dans Le Neg’ de Robert Morin.
Les 4, 5 et 6 juin 2009, à 19h et 21h30 STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est à Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQÀM au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : (514) 987-3456
Mise en scène de Philippe Lambert Texte de Maxime Gorki, traduction française de Pierre-Yves Lemieux Du 22 au 25 avril 2009
Production dirigée
Au seuil d’une nouvelle Russie, les Bassov, les Souslov, les Doudakov s’adonnent aux festivités oisives. Ces nouveaux bourgeois s’invitent à regarder le cours de leur vie, dans un lieu habité de leur présence indécise, fébrile, déloyale : «Tout est empreint de lenteur; la nature et les hommes vivent lourdement, paresseusement, mais, derrière la paresse, semble tapie une force énorme, une force irréductible encore inconsciente, encore ignorante de ses propres désirs et de ses buts…» (M. Gorki)
Du mercredi 22 avril au samedi 25 avril, à 20 heures Matinée le vendredi 24 avril, à 14 heures STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-M400) 405, rue Ste-Catherine est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQÀM Au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : 514-987-3456
Les productions dirigées sont assumées par des professeurs-es à l’interne ou par des chargés-es de cours. Celles-ci font partie intégrante de la formation des étudiants-es. Elles sont une étape obligatoire dans leur cheminement et se font au cours de la deuxième et de la troisième année du baccalauréat en art dramatique.
Source : Jennifer Arsenault, directrice de production, 514-510-5356
Texte et mise en scène de Lucie Tremblay présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre Le 22 et 23 mai 2009
Mémoire-création
Cet essai scénique est le résultat d’une exploration en ateliers avec une trentaine d’élèves de 5e secondaire. L’objet de notre recherche est d’amener les jeunes acteurs à délaisser leurs habitudes physiques quotidiennes pour adopter un comportement scénique qui capte l’attention des spectateurs. Le corps, l’espace et le regard des spectateurs constituent les matières premières de cet essai.
C’est sous forme de tableaux et par des rituels démesurés que les passages de la personne quotidienne à l’acteur, puis de l’acteur au personnage, s’opèrent à la vue des spectateurs. Les textes demeurent des prétextes et sont constitués d’un collage à partir d’œuvres du XXe siècle.
Au fil des partitions physiques, on voit les acteurs décrocher subitement ou lentement, reprendre leur manière quotidienne de bouger puis reconquérir leur territoire : le corps, la scène et les regards captifs des spectateurs.
Le 22 mai 2009 à 10h30 et 20h Le 23 mai 2009 à 20h STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est à Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations :(514) 987-3456
Mise en scène de Francine Alepin Texte de Larry Tremblay Texte publié chez Lansman Éditeur Du 3 au 12 décembre 2009
Production dirigée
Téléroman met en scène un groupe de jeunes gens choisis pour danser Cheval, une chorégraphie « expérimentale et visionnaire » imaginée par Christophe, un « grand » chorégraphe. Or, ils ont été sélectionnés pour leur fougue, leur beauté, leur vitalité, mais encore plus pour leur déséquilibre émotif, leur insécurité et leurs problèmes affectifs. Rapidement, en marge des répétitions, leurs discussions convergent vers les dernières intrigues de Piscine municipale, un téléroman qu’ils suivent tous religieusement. Ils sont attirés, obnubilés par les personnages de la télévision auxquels ils s’identifient.
Sous le couvert du rire, le texte de Larry Tremblay dépeint une société avide de télévision, sublimant sa vie à travers les histoires banales des feuilletons cheap. Sur scène, Téléroman devient une pièce hybride où les destins des jeunes et de leurs personnages favoris se rapprochent et se brouillent. La production mêle théâtre et danse dans une oeuvre déjantée et grinçante. La mise en scène agit comme un verre grossissant sur une jeunesse animée par un furieux besoin de parler. Elle se construit sur un aller-retour constant entre la réalité et la fiction, mettant en doute l’image, le corps, le verbe.
Du 3 au 5 décembre 2009, à 20h00 Du 8 au 12 décembre 2009, à 20h00 Matinée le 11 décembre 2009, à 14h00 STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : 514-987-3456
Les productions dirigées sont assumées par des professeurs-es à l’interne ou par des chargés-es de cours. Celles-ci font partie intégrante de la formation des étudiants-es. Elles sont une étape obligatoire dans leur cheminement et se font au cours de la troisième année du baccalauréat en art dramatique.
Source : Edith Tardif-Paulin, directrice de production 438-275-6585
Mémoire-création d'Ilya Krouglikov du 7 au 9 mai 2009, à 20h30
Mémoire-création
MÉMOIRE-CRÉATION CONFÉRENCE INDISCIPLINÉE
Dates : Les 7, 8 et 9 mai 2009, à 20h30 Lieu : Studio d’essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Comment faisaient-elles, les muses, pour partager le même Parnasse? Comment les arts entre eux peuvent-ils se rencontrer dans l’hétérogène, l’impur, l’hybride du spectacle vivant, sans perdre leur spécificité? Quel rythme adopter : singulier, collectif, universel? Comment s’établir dans le désaccord?
Fidèle à un protocole de recherche artisanal et entouré de sujets savants (acteurs, danseurs, acrobates, musiciens), le conférencier traitera de considérations interartistiques et du temps qu’il fait. Anticipez l’imprévisible météo des rythmes : temps étiré ou comprimé, haletant ou ralenti, parfois suspendu pour quelques raccords. Au risque de casser des œufs, l’équipe scientifique est déterminée à provoquer des collisions. Par précaution, les spectateurs devront attendre la période de questions pour réagir.
Prenez vos aises, suivez le rythme. Seriosoma non troppo.
Texte et mise en scène de Daniel Roy Les 5, 6 et 7 novembre 2009, à 20h00
Mémoire-création
On associe souvent la voix humaine au langage parlé. Pourtant, au-delà de sa fonction de support à la parole, la voix est aussi un mode de manifestation du corps. Elle porte la trace des émotions passées et laisse transparaître celles vécues au présent. Elle transmet non seulement des émotions, mais aussi des intuitions, des états, des sensations. S’il est vrai que la voix émerge du corps, il est tout aussi vrai que le corps émerge de la voix, révélant par elle une grande part de ce qu’on ne voit pas. Ainsi, avant même de dire quoi que ce soit par le biais de la parole, la voix raconte une histoire.
Récit vocal d’une journée particulière dans la vie d’un jeune couple, Une petite longueur d’onde explore la potentialité de la voix à dire au-delà des mots et à s’ériger en tant que langage à la scène. Et ce, tant dans la capacité de la voix à révéler l’intériorité du corps que dans la possibilité qu’elle offre, en tant que matière sonore, d’être modelée et transformée, afin d’évoquer tout autre chose.
Les 5, 6 et 7 novembre 2009, à 20h00 STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00$ Renseignements : Natacha Brouillette 514-987-4116
Mise en scène de Louis-Philippe Labrèche Texte d’Yves Sauvageau Du 15 au 18 avril 2009
Production libre
Que faire quand vous avez envie d’aller aux toilettes mais que tout s’y oppose ? Dans cette triste situation, Daniel devra confronter tant ses démons intérieurs que les archétypes du quotidien afin de parvenir à son apaisante félicité.
Cette « machinerie-revue », comme la qualifie son auteur, est une œuvre majeure de notre histoire théâtrale mais demeure pourtant trop méconnue du grand public. Fruit de la Révolution tranquille, elle porte toujours le grand souffle de la jeunesse et l’ardent désir de changer les choses. À la fois un extraordinaire périple dans la psyché d’un être humain et un vaste panorama de notre société, Wouf Wouf parle de tous les sujets et se joue de toutes les conventions.
Du 15 au 18 avril 2009 à 20 heures Matinée le 17 avril 2009 à 14 heures STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405 rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation: (514) 987-3456
Création présentée dans le cadre du cours Production libre et réalisée par des étudiants-es des profils Études théâtrales, Scénographie et Jeu, sous la supervision d’un professeur.
Source : Magalie Dufresne, directrice de production 514-380-8199
Mise en scène de Christian Lapointe Texte de Martin Crimp Du 2 au 11 décembre 2010
Production dirigée
Qui est Anne? Une terroriste, une star porno, une idéaliste, une marque d'auto? Et que sommes-nous pour elle? Des cibles, des spectateurs, des assassins, des consommateurs? Anne est insaisissable, Anne est multiple. Anne est aussi le produit créatif de jeunes artistes, d'une troupe d'acteurs qui tente de rassembler les morceaux d'un tableau éclaté. Mais chacune de leurs tentatives est une atteinte à son identité déjà fragile, une atteinte à sa vie. Plus les acteurs travaillent à dessiner son portrait, moins Anne semble visible. Elle se dilue et perd ses couleurs. Retour à la case départ: qui est Anne?
Christian Lapointe, auteur, acteur, metteur en scène et directeur artistique du Théâtre Péril, a souvent axé son travail sur le rapport entre présence et absence au théâtre. On a pu l'observer déjà dans Le cycle de la disparition où figuraient C.H.S. (combustion humaine spontanée)(2007), Anky ou la fuite/Opéra du désordre (2008) et Trans(e)(2010). Il signe ici la mise en scène de la pièce la plus marquante de l'oeuvre de l'auteur Britannique Martin Crimp. Un texte résolument moderne qui questionne la raison même de faire du théâtre et qui ébranle ses fondations connues: plus de fable, plus de personnages, plus de fausses illusions, rien que du brut, rien que du vif. Atteintes à sa vie parle de notre monde d'aujourd'hui, insaisissable et multiple, et nous oblige à revoir notre propre identité. Que sommes-nous ici? Des cibles, des spectateurs, des assassins ou des consommateurs?
Mise en scène de Lucie Tremblay Texte de Evelyne de la Chenelière Le 16 et le 17 décembre 2010 à 20h
Exercice public
L’École supérieure de théâtre de l’UQAM présente Exercice public des finissants du profil enseignement sous la direction de Lucie Tremblay.
Dates : Les 16 et 17 décembre 2010, à 20h. Lieu : Studio-d’essai Claude Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Aujourd'hui, c'est activité pêche. Ils sont là, assis sur le bord du quai. Ils attendent, mais qu'attendent-ils au juste? Le coup de sifflet qui leur indique l'heure des repas ? Celui qui leur dicte l'heure de la sieste ? Ou encore celui qui leur rappelle quand bouger, quand parler? Lorsque le sifflet disparaît, leur existence prend un tout nouveau sens. La liberté, renouvelée, est à la fois euphorisante et insupportable.
Dans la version originale de ce texte d’Évelyne de la Chenelière, les personnages sont âgés. Cependant, loin de composer un jeu basé sur la vraisemblance de l’âge, les acteurs partent de leur corps pour se transformer en s’inspirant de l’essentiel de ce que le texte et les personnages suggèrent. Le jeu s’évertue à nous éloigner du quotidien et nous laisse en suspend entre l’énergie de la jeunesse et l’idée qu’on se fait de la vieillesse. La poésie qui en résulte est étonnante.
Lucie Tremblay a dirigé les finissants au baccalauréat en enseignement de l'art dramatique dans ce processus.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Source : Simon Charron, Véronique Fortin et Benoit Messier
La Colonie suivie de L’Ile des esclaves de Marivaux Mise en scène de Markita Boies Du 14 au 17 avril 2010
Production dirigée
La Colonie suivie de L’Ile des esclaves de Marivaux Production dirigée de l'École supérieure de théâtre
Deux pièces en un acte de Marivaux Mises en scènepar Markita Boies
Dans La Colonie, Marivaux met en scène un groupe d’hommes et de femmes qui, chassés de leur pays par l’envahisseur, échouent sur une île où ils projettent d’établir une société nouvelle. Au moment d’élire des représentants et de rédiger un code de lois, les femmes annoncent qu’elles veulent avoir leur mot à dire. Lorsque les hommes s’y opposent, une rébellion féminine éclate.
L’Île des esclaves raconte le naufrage d’Iphicrate et d’Euphrosine sur une île habitée par des esclaves. Ils sont accompagnés de leurs valets Arlequin et Cléanthis. Trivelin, le maître des insulaires et descendant d’une lignée d’esclaves révoltés, accueille les nouveaux venus en les sommant d’échanger leurs rôles. Les deux laquais profiteront de la situation, mais non sans ressentir un certain inconfort.
Le thème de l’insularité, prétexte classique à l’invention d’un monde qui renverse l’ordre établi, offre à Marivaux la possibilité de se moquer un brin des manies de ses contemporains. À une époque, la nôtre, où l’égalité entre hommes et femmes demeure un sujet chaud, ces œuvres sont d’une actualité étonnante et tout à fait à propos. Mêlant humour et désespoir, grandiose et ridicule, La Colonie et L’Île des esclaves rappellent que rien n’est acquis et que la lutte des classes et des sexes dure depuis des siècles. La mise en scène s’attarde aux relations interpersonnelles qui, passant par une large gamme d’émotions, montrent que derrière l’injustice et le souci de l’apparence peuvent se cacher de grands sentiments.
Du 14 au 17 avril 2010 à 20h Matinée le vendredi 16 avril 2010 à 14h
STUDIO D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQAM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00$ Renseignements et réservations: 514-987-3456
Les productions dirigées I sont assumées par des professeurs-es à l’interne ou par des chargés-es de cours. Celles-ci font partie intégrante de la formation des étudiants-es. Elles sont une étape obligatoire dans leur cheminement et se font au cours de la deuxième année du baccalauréat en art dramatique.
Sous la direction de Gilles-Philippe Pelletier Le 17 décembre 2010
Production théâtrale en milieu scolaire
La classe du cours Production théâtrale en milieu scolaire vous invite chaleureusement à venir assister à leur exercice public intitulé EST5061: Fragments.
EST5061: Fragments présente les extraits des projets de mises en scène des étudiants et étudiantes en enseignement de l’art dramatique sous la supervision de Gilles-Philippe Pelletier. Six courtes formes divertissantes et colorées qui vous seront présentées en rafale avec passion, fougue et énergie.
À la une! Du théâtre d’ombres au défilé de mode, de la marionnette à la danse, une magnifique expérience effectuée par des enfants, présentée sur grand écran.
Un mot pour un autre(Tardieu) Oùdes fous sont appelés tels quels, parce qu’on ne comprend pas leur langage.
Bouffon un jour, bouffon toujours Bouffonneries, bastonnades et baragouinages, le défi est lancé!
Clowns-tu? Rencontre clownesque sur grand écran autour de formidables découvertes effectuées par des enfants talentueux.
Banalités Le quotidien, les listes, le transport en commun, la pluie, le beau temps, la politesse, la corruption. Quoi de plus banal!
2222 : la bande-annonce Un monde postapocalyptique où tout sentiment a été annihilé pour le bien des quelques survivants de l’humanité.
Vendredi 17 décembre 2010 à 14h et à 20h. Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM - Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est Métro Berri UQAM billets : 5 $
Mise en scène d'Aglaïa Romanovskaïa Le 22 avril 2010 à 14h Le 23 avril 2010 à 20h
Ateliers et exercices public
Exercice public des étudiants du profil études théâtrales
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Une question d’argent. L’argent à travers la famille, les enfants et les futures mères. Des questions d’héritage, de liberté, de solitude et de lave-vaisselle.
Puis il y a le Père Noël, figure imaginaire du Père Cadeaux, celui qui nous apporte ce dont on rêve depuis longtemps, celui qui nous aime inconditionnellement. C’est aussi le Père Éternel en qui on peut croire et qui amène de la lumière dans nos vies…
Un patchwork touffu d’atmosphères, de genres et de styles, issu d’un recueil de textes sur le thème de «l’Argent» écrits par des étudiants du profil Études théâtrales. En filigrane de ces textes, réside une parole vivante et authentique entendue par nous et autour de nous, ici à Montréal.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire création de Marc Labelle Du 4 au 6 novembre 2010 à 20h
Mémoire-création
L’École supérieure de théâtre du Québec présente les 4, 5 et 6 novembre prochains, le mémoire-création de Marc Labelle intitulé « Fūkei [Paysages]: développement et mise en espace d’une création sonore inspirée de la fiction de Haruki Murakami. »
À l’instar d’autres écrivains de sa génération, Haruki Murakami procède de plusieurs expérimentations dans l’élaboration de ses textes. Les conventions de lecture sont subverties. La langue elle-même, de même que les procédés syntaxiques, deviennent des facteurs cruciaux dans la construction du sens. Fūkei [Paysages] propose un redéploiement des techniques d’écriture et des stratégies littéraires de l’auteur dans une poésie sonore et scénique qui explore les différents niveaux d’une archéologie des paysages.
Le concept clé de ce mémoire-création est dans l’approche de la poésie de Murakami par un travail qui en concerne plutôt la façon et la forme. C’est donc cette dialectique même entre la forme et le fond qui se pose comme l’un des points focaux du projet qui met en relief les relations entre les techniques et procédés de représentation, le discours de l’œuvre et sa réception.
Les 4, 5 et 6 novembre 2010, à 20h00 STUDIO-THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est à Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM Au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : (514) 987-3456
Texte d'Anaïe Dufresne, mise en scène d'Anaïe Dufresne et Émilie Cormier Du 5 au 8 mai 2010
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre Dates : du 5 au 8 mai 2010, à 20h, et le 7 mai à 14h
Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal
«Tout est terminé maintenant. Nos coeurs sont dépaquetés et nos corps dégrisent encore de ces hiers à demi échoués, de ces heures à demi ensevelies. Nous voudrions tous les quatre pouvoir dire que cette prière nous ne la connaissons pas, que la rythmique de ces mots est celle des jours à venir et que cette langue que nous avons parlée nous ne l’avons pas encore apprise. Mais cette histoire est celle des hiers et elle reste sur nos doigts et dans nos cheveux comme pour nous dire que demain n’existera pas. Elle reste là comme un ciel déchargé et l’addition de sa décharge ne se paye pas. » G ROUND
La pièce cherche à susciter une réflexion critique face à la réalité des grandes villes et propose un regard à la fois lucide et poétique sur les relations interpersonnelles. En situant l'action dans les trois Amériques, la pièce se veut un écho à cette société qui voyage, se déplace et communique à travers le monde. G ROUND est un projet sur la réalité d'ici et maintenant, sur notre urbanité, mais aussi sur notre sensibilité.
Création présentée dans le cadre du cours Production libre et réalisée par des étudiant-es des profils Scénographie et Jeu, sous la supervision d'un professeur.
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : 514-9873456
Source : Andréane Bernard, directrice de production, 514-452-2311
Mise en scène de Mylène Bérubé Texte de Sergi Belbel,traduction de Christilla Vasserot (édition Théâtrales) Du 7 au 10 avril 2010
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Production libre réalisée par des étudiants-es des profils Études théâtrales, Scénographie et Jeu, sous la supervision d'un professeur
Dates : Du 7 au 10 avril 2010, à 20h Matinée le 9 avril 2010, à 14h Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté (J-M400) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Planck va mourir. Autour de lui gravitent sa femme Sara, ses quatre filles, Laura, Rosa, Anna et Maria, ainsi que Max, le jeune voisin pour qui il nourrit une affection particulière. Dans la chaleur de la maison familiale, les effluves des bons petits plats embaument l'air et la veillée funèbre promet d'être houleuse. Car dans cette famille imparfaite et criarde, rarement réunie, on se déchire autant qu'on se console de cette soudaine cohabitation et des sensations qu'elle fait renaître. Soudain, le temps se fige, se contracte, se déréalise, pour laisser éclater les violences et les rapprochements qui sommeillent, mais surtout pour laisser voir les multiples réalités et réseaux d'interaction qui grondent au sein de cette famille écartelée entre le passé, le présent, le futur et l'imaginaire. Chez les Planck, la réalité ne se perçoit jamais de façon linéaire, surtout pas quand la mort approche et qu'avec elle renaît l'urgence de vivre et le désir de comprendre le monde dans toute sa complexité.
Au cœur de cet univers ambigu et vaporeux, Belbel fait interagir des personnages sous tension, complexes, sensuels et fragiles. L'humour y sert d'exutoire et de révélateur, dévoilant les émotions exacerbées et le rapport à la mort et l'amour. Une humanité que la mise en scène de Mylène Bérubé s'attarde à traduire de manière sensible, mais qu'elle fera se déployer dans une théâtralité ouverte, cherchant à développer un espace scénique évocateur de la multiplicité des espaces-temps et des différentes perspectives. Une plongée au cœur de l'incertitude, dans laquelle les acteurs doivent constamment jongler avec l'irrationnel et les ruptures de ton.
Mise en scène de Alice Ronfard Texte de Goldoni, traduction de Marco Micone Du 21 au 24 avril 2010
Production dirigée
Production dirigée de l'École supérieure de théâtre
Dates : Du 21 au 24 avril 2010, à 20h Matinée le 23 avril 2010, à 14h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté 405, rue Sainte-Catherine EST UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
«J’avais le choix entre un Milanais et un Viennois. Finalement, je n’ai pas choisi!» - Felicita -
Le carnaval : l’époque de l’année où Venise se livre au libertinage, à la moquerie et à la tromperie. Masquées en permanence, les femmes de bonne humeur de Goldoni s’autorisent plus de liberté qu’à l’habitude. C’est dans cet état d’esprit que deux d’entre elles entreprennent de jouer un tour au comte Rinaldo, un bel étranger à qui l’on promet une rencontre avec la femme pour qui son cœur bat. Celles-ci seront, par contre, prises à leur propre jeu, car l’homme se retrouvera en présence de cinq courtisanes prêtes à tout pour lui. La blague mènera alors à une confusion où s’entremêlent séduction, érotisme et sensualité. Une fois les masques tombés, la duperie laissera place à une réalité que ces femmes cherchaient à fuir.
Alice Ronfard, avec ce Goldoni, fait se côtoyer le style classique et le style moderne tout en restant fidèle à l’esthétique de l’auteur. N’oubliant jamais que l’essence de cette comédie est la moquerie, cette femme de théâtre s’inspire de toute la liberté qui prend place durant la saison du carnaval de Venise pour créer sa mise en scène. Autant dans le jeu des comédiens que dans les idées de conception, Alice Ronfard montre l’extravagance de cette époque de l’année où tout est permis.
D'Albert Camus, mise en scène d'Eve-Lyne Bertrand du 7 et 8 mai 2015
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Dates : Le 7 mai et 8 mai 2015 à 20h00 Matinée le 8 mai 2015 à 16 h Lieu : Atelier de jeu J-2930 UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
«Pour un homme sans œillères, il n'est pas de plus beau spectacle que celui de l'intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse. Le spectacle de l'orgueil humain est inégalable.»
Le mythe de Sisyphe, Albert Camus
Le 17 février 1905, un groupe socialiste révolutionnaire procède au meurtre du Grand-Duc Serge, commandant du district militaire moscovite. Ce geste s'inscrit en réponse directe au dimanche rouge soviétique pendant lequel, quelques milliers de manifestants furent abattus froidement par les autorités sur la place du palais. Avec Les Justes, Camus nous situe une semaine avant les évènements du 17 au sein même du groupuscule chargé de jeter la bombe. Les tâches sont attribuées à chacun des quatre camarades constituant l'équipe. C'est Yanek, dit le poète, qui sera délégué pour lancer la bombe sur le régent. Ses convictions seront alors mises à l'épreuve devant le devoir de passer à l'acte. Dans cet état de siège, chacun ira de son avis sur la tâche à accomplir et sur la justification du meurtre servant le bien commun.
Philosophe, journaliste militant, essayiste et dramaturge, Camus livre des œuvres empreintes d'humanisme découlant de deux thématiques principales: l'absurdité de la vie et la révolte. Engagé, ses convictions l'amènent à fortement critiquer le totalitarisme soviétique. Il refuse tout compromis et dénonce férocement, par la voie de l'écriture, les inégalités du siècle dont il est témoin. Camus invite ici, une réflexion autour de l'impact de l'action individuelle sur le plan social : «Je me révolte, donc nous sommes».
Cette production propose une approche singulière: qu'adviendrait-il des Justes si le spectacle se transposait en film américain à succès? En mettant de l'avant les codes cinématographiques propres aux films d'actions et l'iconisation du terrorisme que colportent en partie les médias, il est question de déjouer l'inaction et le lyrisme inhérent au texte original.
Eve-Lyne Bertrand est fascinée par les liens existants entre les médiums cinématographiques, médiatiques et théâtraux. Dans le cadre du travail théâtral, elle tente d'exposer ces liens afin de refléter la complexité du monde contemporain.
Assistance à la mise en scène: Geneviève Bélisle Dramaturgie : Pierre-Luc Lapointe Direction de production : Rachel Morse Éclairage: Lisandre Coulombe Conseils scénographiques: Camille Barrantes-Parisien Costumes : Lisandre Coulombe, Camille Barrantes-Parisien
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Texte et mise en scène de Solen Chénier-Charette Du 11 au 13 février 2010 à 20h00
Mémoire-création
Du 11 au 13 février 2010 à 20h00 STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : 514-987-3456
Essai scénique autour de la dialectique du corps et du texte, d'après Cyrano de Bergerac
L’histoire qui vous sera racontée est celle, imaginée par Rostand, d’un triangle amoureux bien connu. Cyrano aime Roxane, mais Roxane rêve d’un héros aussi beau qu’habile avec les mots. Or, Cyrano, bien que la poésie soit son arme de prédilection, ne peut se résoudre à avouer ses sentiments, lui qui se croit défiguré par un nez énorme. Même Christian, dont le physique semble pourtant taillé pour l’emploi, se rend compte qu’il n’est pas à la hauteur de l’imagination de Roxane. Chacun devra alors accepter la présence d’un double, d’un complément, pour réussir à créer l’être imaginaire qui séduira la belle.
Cet essai scénique inspiré de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand met en place l’équilibre des moyens d’expression du texte et du corps dans la mise en scène des discours intérieurs des personnages. La perception identitaire du corps et les relations impliquées par le triangle amoureux servent notamment de lien avec le texte de Rostand. Le corps des acteurs soutient donc un discours parallèle, divergent ou agissant comme appui pour le texte, pour en révéler la plurivocité. Les mouvements chorégraphiés évoquent des intentions sous-entendues par le texte dramatique et mis en lumière par les choix de la mise en scène. Entre langage textuel et langage du corps s’établit ainsi une dialectique équilibrée.
Mise en scène par Sophie Clermont Texte de Simon Boulerice Du 31 mars au 1er avril 2010
Production libre
«T’as peur des pirates ? Des crabes qui arrachent les yeux ? T’as peur des monstres marins ?»
Nathan est un enfant comme les autres : il aime les bateaux, les trophées, les histoires de fantômes et les combats à l’épée. Mais, du haut de ses neuf ans, il garde un grand secret, ce genre de secret qu’on ne peut pas toujours cacher « en dessous » : il urine au lit. Grâce à la rencontre du mystérieux Monsieur IGA, Nathan découvre que les vraies aventures sont possibles, que les monstres ne sont pas tous méchants, mais surtout, qu’il peut faire confiance aux autres pour apprendre à mieux naviguer.
Simon Boulerice, qui a déjà signé Qu’est-ce qui reste de Marie Stella ? et Simon a toujours aimé danser, nous invite à plonger dans l’imaginaire merveilleux de Nathan et Chloé, deux enfants débordants de créativité. La pièce Les Monstres en dessous propose un univers ludique où se côtoient des vrais, des faux, des moitiés de pirates, des malles pleines de souvenirs et des canettes où on entend la mer.
STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : 514-987-3456
Source : Édith Tardif-Paulin, directrice de production, (438) 275-6585
Mise en scène de Bernard Meney Texte de Denise Bonal Le 21 et 22 avril 2010 à 20h
Ateliers et exercices public
Atelier public des étudiants de 1ere année en jeu
Dates : Les 21 et 22 avril 2010, à 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Dans le vacarme heureux des arrivées, au beau milieu des déchirements-départs de ces milliers de pas moins perdus qu’on ne le croit voici la gare ; ses attentes, ses larmes, ses habitants comme réfugiés au seuil d’une guerre passée ou à venir, passagers d’un asile aux espoirs sans fin devant l’absurdité des horaires où les amours déraillent, où la parole annonce l’imminence d’un ailleurs onirique.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Causerie avec Colette Garrigan Mercredi 6 octobre 2010 à 12h45
DESS en théâtre de marionnettes contemporain
Collette Garrigan oeuvre dans le théâtre de marionnettes depuis plus de 10 ans. Son travail est intimement lié aux lieux où elle a vécu est aux communautés qu’elle a fréquentées. Faut-il s’étonner qu’elle ait choisi cette forme, le théâtre d’ombres et d’objets, qui inspire l’idée d’un «retour aux sources», d’une sorte de théâtre de la simplicité? Dans cette démarche qui s’accompagne d’un intense travail de recherche, Collette Garrigan élabore des objets scéniques en prise direct sur le réel et témoignant d’un regard aiguisé sur les turpides du monde contemporain. À l’exemple d’autres spectacles produits ces dernières années, Crowing Glory, présenté à La Chapelle du 5 au 9 octobre 2010, navigue entre le privé et le public, le mythe et le fantasme. Dans la figure de la Petite Fille qui aspire à devenir Reine, Garrigan poursuit une quête personnelle et ne même temps qu’artistique.
La compagnie AKSELERE a été fondée en 1999 par Colette Garrigan et Franck Bourget au Plate St-Leu à l’Île de la Réunion, puis s’est installée en Normandie en 2007. Spécialisé dans les arts de la marionnette, la compagnie a créé Après la pluie en 1999, Cent ans dans le forêt en 2002, puis Sleeping Beauty en 2004, qui a connu un succès international, en Europe, en Amérique et en Australie. Colette Garrigan est née à Liverpool de parents irlandais ; elle a étudié les arts visuels et la scénographie avec d’obtenir son diplôme de l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières en 1993. Crowing Glory est sa toute dernière création, soutenue par la Direction régionale des affaires culturelles, le Conseil régional et le Département de la Basse Normandie. (sources : La Chapelle, scènes contemporaines)
Date : Mercredi le 6 octobre 2010, de 12h40 à 14h00 Lieu : Foyer du Studio-Théâtre Alfred-Laliberté (J-M500) 405, rue Ste-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Entrée libre Source : Marthe Adam, (514) 987-3000, poste 8456
Mise en scène d'Olivier Coyette Texte de Jean-Luc Lagarce Du 9 au 18 décembre 2010
Production dirigée
«En jouant la comédie, vous ne le savez pas, mais vous ferez la Guerre aussi et plus sûrement, avec plus de force que vous ne pouvez l’imaginer» - La Mère -
Dans ce qu’il reste d’un théâtre, une troupe sort de scène. Comme à l’habitude on se raconte les mêmes histoires, on se dispute, on vit sans réponses… Mais ce soir, c’est un soir particulier, on célèbre des noces, on prépare un dîner. Un des comédiens épouse sans amour la fille du directeur de la troupe. Pourtant, rien ne change. L’union qu’on espérait ne se produit pas, l’incompréhension persiste entre les générations, et les relations se disloquent. Il n’y a que la peur qui insiste et qui paralyse. Alors face à ce vide, comment rester digne ? Tricher moins, prendre une décision, s’en aller. Et après, peut-être, pouvoir dire « Je ferai ça quand je reviendrai… »
Acteur, auteur et metteur en scène d’origine belge, Olivier Coyette a monté Terrorisme aux Écuries en 2009. Cette fois, avec Nous, les héros, le metteur en scène souhaite nous faire découvrir l’humour, le doute et la tendresse d’une humanité dépeinte par Lagarce. Il cherche à aller contre le raisonnable et à créer l’inattendu, imposer le mouvement et briser la frontière entre fiction et réel.
Billet en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire création de Florence Ricaud Les 14, 15 et 16 octobre 2010, à 20h
Mémoire-création
Essai scénique inspiré des particularités physiques des malvoyants
Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Les malvoyants sont régulièrement conviés au théâtre, mais uniquement à recevoir la création grâce au principe de l’audio description. Selon cette logique, il en reviendrait à dire qu’ils ne seraient capables d’apprécier la littérature que par l’unique biais du livre audiophonique, et le théâtre, par le biais de la didascalie. Suivant le principe du braille adopté pour le livre, quelle forme pourrait prendre une conception théâtrale inspirée des particularités physiques des malvoyants?
Puisqu’il y a de multiples mal visions, Suzie ne se prétend pas créer un théâtre pour malvoyants. Suzie a simplement pris vie en s’appuyant sur les conditions générales qui permettent de vivre avec la malvision (dans le visuel, maximiser les contrastes, éviter l’éblouissement, stimuler les images auditives…)
Jouant sur une scénographie immersive et sur une volonté de reconsidérer les standards sensoriels de la réception théâtrale, Suzie s’est donné pour mandat de plonger le spectateur au creux de ses sensations, de ses émotions et de ses représentations mentales. Maximiser l’utilisation des sens dits «seconds», comme l’entendre, le sentir, le toucher favorisera la naissance d’un espace théâtral sensible.
Lieu de rassemblement et d’humanité par excellence, le théâtre, transposé par Suzie, tentera de vous faire vivre une expérience singulière et visiblement marquante.
Les 14, 15 et 16 octobre 2010, à 20h STUDIO-D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin (local J-2020) 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : 514-987-3456
Mémoire-création de Martine Garneau Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre du 3 au 5 juin 2010
Mémoire-création
Dates : Les 3, 4 et 5 juin 2010, de 18h à 21h Durée du parcours : 30 à 45 minutes Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté (J-M500) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Ce mémoire-création est un travail de transposition dans un contexte de théâtre contemporain d’un grand texte écrit au IVe siècle : Les Confessions de Saint-Augustin.
Il aborde l’expérience mystique de Saint-Augustin d’un point de vue formel et la considère comme une odyssée personnelle, un voyage intime dans le temps et la mémoire de soi. C’est dans cet espace qu’Augustin va à la rencontre de Dieu et découvre sa véritable identité.
Le spectateur est invité à une pérégrination à travers les couloirs et méandres d’un labyrinthe interactif, soit un parcours à l’image des errements et approximations successives du cheminement spirituel d’Augustin.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Conférence-démonstration Mémoire-création Sebastian Samur
Mémoire-création
Dates : Jeudi, 15 décembre 15h et 20h Vendredi 16 décembre 20h Lieu : J-2960 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Dans le cadre de son mémoire-création en théâtre, Sebastian Samur présente une conférence-démonstration sur le travail entre acteur et technologie.
Au cours duXXe siècle, l’utilisation de la technologie au théâtre a souvent été caractérisée par une relation d’opposition entre ceux qui favorisent son utilisation pour des raisons esthétiques et ceux qui s’y opposent, privilégiant le jeu d’acteur. Toutefois, lorsqu’on travaille avec la technologie, mais centrée sur le jeu d’acteur, est-ce qu’un compromis est possible?
Dans cette conférence-démonstration, Sebastian discute des applications et des limites de la projection comme costume interactif, s’inspirant du travail du masque neutre et du mime.
La conférence débutera par une brève mise en situation historique et théorique, suivie par des démonstrations pratiques. Elle se terminera par une mini-création, utilisant quelques-unes des techniques discutées, qui pourraient être incorporées au théâtre, en danse, en performance ou autrement.
Directeur de recherche Alain Fournier Assistance de Fiona Beckett
Mémoire création de Andréane Leclerc du 29 septembre au 1 octobre 2011
Mémoire-création
Dates : Les 29, 30 et 1er octobre 2011, à 20h. Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Conçu comme un tableau scénique, cet essai cherche à déconstruire le spectaculaire de la contorsion, afin de faire de ce langage acrobatique un langage du corps, une matière à représentation, une écriture scénique. La démarche s’est inspirée de tableaux de Francis Bacon, afin de travailler la « logique de la sensation » (Deleuze). Cherepaka cherche à stimuler l’imaginaire du spectateur grâce à une écriture scénique basée sur une réinterprétation de la technique de contorsion. Nous avons déformé ce corps afin de créer un pont reliant la chair de la contorsionniste à la chair du spectateur. Ainsi, le corps évolue sur une trame dramaturgique complexe, en tension entre construction et déconstruction.
Cherepaka représente la mort d’une Tortue. Composée d’une carapace et de chair, la Tortue porte en elle la dualité de l’éternité de sa carapace qui traverse le temps et de la mort de sa chair qui se décompose avec le temps. Cherepaka représente aussi la tension qui habite l’être humain entre sa quête d’éternité (une caracace immortelle) et la mortalité de sa chair animale. L’être se corrompt à partir du moment où il cherche à se construire une carapace (pouvoir, domination, contrôle) qui vise à le rendre invincible face à autrui et à la mort. Il tue ainsi la fragile beauté de l’existence humaine.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Présentation des projets des étudiants finissants DESS en théâtre de marionnettes contemporain, sous la direction de Patrick Martel et d'André Laliberté. Juin 2011
DESS en théâtre de marionnettes contemporain
Exercice théâtral présenté par les étudiants du DESS en théâtre de marionnettes contemporain.
Six petites formes qui sont le résultat de recherches et de processus de création mis en forme pendant les deux derniers cours de leur formation.
Date : Du 16 au 18 juin 2011, à 19h Matinée le 17 juin, à 13h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Le Diplôme d’études supérieures spécialisées créé par l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal en 2006, a accueilli cette deuxième cohorte d’étudiants en septembre 2009. Pendant leur formation, ceux-ci ont travaillé avec de nombreux artistes professeurs, dont Marthe Adam, la directrice du programme, Michel Fréchette (du Théâtre de l’Avant-Pays), Patrick Martel et Marie-Pierre Simard, Francine Alepin, André Laliberté (du Théâtre de l’œil), Fabrizio Montecchi (du Teatro Gioco Vita), Irina Niculescu, metteure en scène, Neville Tranter (du Stuffed Puppet Theatre) et Duda Paiva.
Le spectacle intitulé COURTES FORMES représente l’ultime étape, celle d’une présentation publique au terme de deux années de formation. Vous serez témoins de l’aboutissement de recherches individuelles et collectives sur le rôle de la marionnette, sur les liens entre texte ou propos et mise en scène et sur le jeu avec la marionnette. Les étudiants, scénographes, metteurs en scène ou interprètes ont choisi des extraits de textes dramatiques ou développé une écriture scénique à partir de sujets qui les passionnent. Ils ont créé des marionnettes et des espaces scénographiques, ont inventé de brefs spectacles. Les propositions sont variées et chacune correspond aux aspirations esthétiques actuelles de leurs créateurs.
Les étudiants du DESS en théâtre de marionnettes contemporain accueilleront le public et ses commentaires avec un immense plaisir. Après la première, vous êtes invités à rester sur place pour un vin d’honneur et quelques bouchées à partager avec les créateurs et des professeurs de l’École supérieure de théâtre.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation: (514) 987-3456
D’après l’œuvre Masse et puissance d’Élias Canetti Exercice public des étudiants du profil études théâtrales Studio-d'essai Claude Gauvreau
Date : Le 22 avril 2011, à 14h et 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Élias Canetti (1905-1992) a mis 20 ans à écrire Masse et puissance. C’est un des livres les plus significatifs du XXe siècle. Canetti traite du phénomène des masses en adoptant un regard phénoménologique dans une langue à la fois incisive et poétique. Il révèle les tonalités affectives des foules, leurs manières de se constituer, le climat de chaque formation, et la puissance vertigineuse qu’elles peuvent déployer.
Dirigés par Guy Beausoleil, les étudiants en études théâtrales (première année) ont créé un objet théâtral hybride où les idées de Canetti alimentent l’imagination corporelle du groupe. La parole, rare et aphoristique, vient ponctuer les configurations, jeter des lueurs fugitives sur les pulsions collectives. Ici, corps et parole s’organisent en un contrepoint évoquant la coulée de l’Histoire, ce fleuve de chair humaine.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation: (514) 987-3456
Mémoire-création de François Marquis du 15 au 17 septembre 2011
Mémoire-création
Dates : Les 15,16 et 17 septembre 2011, à 20h. Lieu : Studio d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Venez assister à l'enregistrement de l'émission Dialogue sur le théâtre, où le docteur Crête reçoit un auteur avec qui il discute de la création de sa nouvelle pièce en chantier. Dans les studios d'enregistrement du Canal éducatif, le digne représentant de l'intelligentsia théâtrale porte un regard sur la pièce « Une galaxie spirale dans la chevelure de Bérénice ». Des extraits inédits seront joués devant vous. Faites vite, le nombre de places est limité.
La représentation théâtrale est une parole adressée. Ce mémoire création donne un rôle aux spectateurs (celui de l'auditoire d'une émission de télévision) pour pouvoir lui parler sans quatrième mur. L'utilisation de ce subterfuge (ce contexte d'énonciation) permettra (enfin, c'est l'hypothèse) une qualité particulière de la relation théâtrale.
Texte et mise en scène : François Marquis
Interprétation : Danny Boudreault, Guillaume Chouinard, Stéphane Crête, Éric Forget, Guillermina Kerwin, Ariane Lavery, Marika Lhouneau, François Marquis, Machinistes : Cléo Toupin et Léa Parent-Pothier Conceptrices : Stéphanie Beaubien, Marie-Michèle Bergeron, Sylvianne Binette Direction de production : Ariane Lamarre
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Théâtre documentaire Mémoire-création de Milena Buziak du 8 décembre au 10 décembre 2011
Mémoire-création
L’École supérieure de théâtre de l’UQAM présente Grains de sable Mémoire-création de Milena Buziak Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Les 8, 9 et 10 décembre 2011, à 20h. Lieu : Studio-théâtre Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
«Faire des généralisations sur la guerre, c’est comme faire des généralisations sur la paix. Presque tout est vrai. Presque rien n’est vrai.» - Tim O’Brien, À propos du courage
Cette année marque le 10ième anniversaire de la plus récente guerre en Afghanistan, guerre offensive dans laquelle notre pays s’est engagé dès le début du conflit. Le bilan de notre participation se traduit en chiffres, en dollars dépensés, en nombre d’écoles construites, en nombre de soldats morts, en kilos de pavots récoltés, en kilomètres de routes déminées et re-minées chaque jour…
Les vérités sont contradictoires.
Comment réintégrer, ici, la société quand on a participé, là-bas, à cette mission ? Comment partager son expérience quand on est blessé dans l’âme ou dans le corps? Quelle est la réalité d’une épouse qui attend le retour de son guerrier? Comment entendre les expériences des autres, nous qui vivons si loin de ces réalités?
Presque tout est vrai. Presque rien n’est vrai.
Dans ce laboratoire public, je confronte le documentaire et la théâtralité. Le texte, construit à partir d’entretiens que j’ai menés avec des militaires et des épouses de militaires, sert à présenter et à représenter des situations de vie, des paradoxes et des contradictions, des vérités humaines différentes pour chacun. Les questions se multiplient et les réponses dépassent nos préjugés. Comment utiliser les contraintes des mots enregistrés pour en faire un objet théâtral, sensible? Comment respecter la confiance des interlocuteurs qui m’ont donné leur temps, leurs paroles, leurs histoires, sans trahir mes propres convictions? Comment évoquer sans souligner, sans juger? Quel est mon rôle: passeur ou interprète?
Milena Buziak
La représentation sera suivie d’une discussion avec la metteure en scène.
Interprètes: Kathleen Aubert, Jean Belzil-Gascon, Jean-Guy Bouchard, Alexis Gareau, Christel Marchand et Isabelle Montpetit.
Équipe de production: Dramaturge: Priscille Amsler Costumes: Amélie Jodoin et Mélissa Perron Décors : Anne-Frédérique Préaux Éclairages : Hugo Dalphond Son et spatialisation: Calvin Clarke, Tristan Henry et Julien Éclancher Direction de production: Anne-Sara Gendron
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation :(514) 987-3456
Les territoires de l’acteur en scène:essai scénique suivi d’une étude proxémique des corps dans un espace scénographique dépouillé.
Dates : Les 12,13 et 14 Mai 2011, à 20h. Lieu : Studio-Théâtre Alfred Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith Jasmin
La guerre est terminée. Le père rentre du front, tandis que chez lui, femme et enfants ont survécu à l’horreur. Personne n’a subi la même guerre. Ce revenant que l’on a cru et espéré mort surgit comme un étranger. Alors, tout bascule. La famille éclate. Du conflit à la fuite, il n’y a qu’un pas. Au cœur de cette explosion, les personnages vont tour à tour s’affronter, se désirer, s’éviter, jusqu’à tenter de fuir un huis clos infernal. Intimité trahie; parole sectionnée; action avortée. Une survie sur un même territoire tour à tour défendu, souillé, violé, abandonné. Vers une impossible résolution.
La pièce de Lars Norén, Guerre, est le support idéal pour entreprendre une étude basée sur les dynamiques des corps dans l’espace théâtral.
La notion de territorialité connote l’instauration de zones de défense, de fuite, de conflit, de désir, ou d’attente. Entre lignes unificatrices et frontières séparatrices, les être humains sont amenés à créer leurs propres limites de survie.
Au théâtre, l’espace scénique est un territoire sur lequel évoluent des corps. Des cloisons imaginaires s’érigent, des zones invisibles se dessinent. Au spectateur d’en voir les contours.
Le mémoire-création Guerre tente de rendre visible la fameuse «dimension cachée» dont parle Edward T. Hall, précurseur de la proxémie, l’un des fondements de notre recherche.
La représentation sera suivie d'une discussion avec la metteure en scène.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5, 00 $ Renseignements et réservation: (514) 987 3456 Source: Priscille Amsler, dramaturge Informations : Amélie Bourque Gagnon, directrice de production 514-434-6424
Mise en scène de Philippe Lambert du 20 et 21 avril 2011, 20h
Ateliers et exercices public
De Frank Wedekind, traduction de Jean-Luc Denis Atelier public des étudiants de 1ere année en jeu
Date : Le 20 et le 21 avril 2011, 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
L’Éveil du printemps met en scène des adolescents confrontés à un corps qui se métamorphose et à l’éveil de désirs sur lesquels il leur est difficile de mettre un nom. C’est face à une avalanche de questions sur le monde et sur leur place dans ce monde ainsi qu’à des angoisses de plus en plus intenses, qu’ils vont tenter de se frayer un chemin vers le monde des adultes, adultes pourtant en apparence si lointains et incapables de trouver des réponses qui apaisent. Entre jeunes, ils se confient, confrontent ce qu’ils savent, ce qui les questionne, commencent à éprouver la notion de limite et d’autorité. Tiraillés entre les études, les contraintes religieuses et morales et un désir de comprendre constamment réfréné par le silence du tabou, ils seront amenés à vivre des expériences sur le mode de la transgression du secret.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation: (514) 987-3456
Mémoire-création de Nathalie Derome du 8 décembre au 10 décembre 2011
Mémoire-création
Une contemplation par et pour les sens Mémoire-création de Nathalie Derome
Dates : Les 8, 9,10 décembre 2011, à 20h. Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Dans le cadre de son mémoire création, Nathalie Derome présente L’Insoumise, une première étape de recherche menant à la création d’un spectacle interdisciplinaire. Ce laboratoire s’inspire librement de la vie de l’activiste, conférencière et artiste de cabaret Helen Keller (1880-1968) qui était sourde, aveugle et muette. Elle devient, ici, le guide métaphorique d’un questionnement sur l’appropriation des langages et l’acte de communication.
Jusqu’à l’âge de 7 ans, avant qu’elle n’apprenne le langage signé et le braille, Helen Keller prétend avoir vécu dans un non-monde. C’est cet état particulier où il n’y a pas de temps, que nous avons exploré, de façon insoumise, en restant à l’orée de la communication et de l’esthétisme formel. Nous partageons avec les spectateurs une grande improvisation sonore et visuelle, une contemplation par et pour les sens qui jumellera théâtre, musique, vidéo, mouvement dansé et installation.
Comme Helen Keller, nous croyons que « la vie est une aventure audacieuse ou elle n’est rien ». Nous fomentons un rêve ambulant en faisant confiance à la logique de l’inconscient. Nous créons des images sonores et visuelles volatiles en rendant visible et audible, le monde dans toute sa complexité mais avec la spontanéité et la curiosité des premières fois.
La représentation sera suivie d’une discussion avec la metteure en scène Nathalie Derome autour du processus de création.
Idée originale : Nathalie Derome
Interprètes et concepteurs : Nathalie Derome, Louise Dubreuil, Jez, Kathy Kennedy, Eric Larose, Karine Sauvé et Pascale St-Jean. Aide à la création : Amélie Dumoulin Direction de production : Ariane Lamarre Décor : David Poisson Costumes : Marielle Agboton Son, conception : Jez Vidéo, conception : Eric Larose Éclairage : Caroline Daigle
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mise en scène de Frédéric Dubois Texte de Jacob Wren, traduction de Christophe Bernard du 17 au 19 et du 22 au 26 novembre 2011
Production dirigée
L’école supérieure de théâtre de l’UQAM présente une production des finissants des profils Jeu, Scénographie et Études théâtrales.
Texte de Jacob Wren, traduction de Christophe Bernard Mise en scène Frédéric Dubois
Dates : Du 17 au 19 novembre et du 22 au 26 novembre 2011, à 20h Matinée le 25 novembre 2011, à 14h Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
"Comment allez-vous ? N’y pensez plus. Vous voulez une famille ? Bien sûr que oui. Et une maison ? Elle est devant vous. Vous voyez sa fenêtre ? Approchez. Regardez. Il y a le père, la mère, la fille. Est-ce la famille parfaite? Idéale? Tout porte à le croire. Maintenant, regardez mieux. Il y a cet homme, à côté. Qui est-il ? Un agent double paranoïaque? Un hypermoderne ? Un fanatique de mauvais rock ? Ou tout simplement un théoricien du complot ? Et cette vanne blanche, toujours, là, derrière, partout, existe-t-elle vraiment ? Prémisse d’une comédie de situation grinçante: La famille se crée en copulant ! Voyez-les perdre leurs repères, sombrer et s’embrouiller, se dédoubler et se rattraper! Comme les pires clichés de film hollywoodien qu’on puisse imaginer. Exactement comme vous les aimez.
Dans le coin gauche : Jacob Wren, l'auteur et polémiste à la plume acérée. Celui qui, par ses textes comme par les performances de PME-ART, groupe interdisciplinaire dont il est codirecteur artistique, pose des bombes dans le statu quo théâtral et social. Dans le coin droit: Frédéric Dubois, le metteur en scène audacieux. Celui qui, avec sa compagnie, le Théâtre des Fonds de Tiroirs, insuffle à la scène une poésie vive et ludique. La mèche est enflammée, la déflagration est imminente. Voyez, au cœur du ring, une rencontre-choc entre deux artistes engagés, alors que les mots de l’un seront empoignés par les mains d’un autre. Soyez-y. Ou vous n’aurez rien vu."
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation: (514) 987-3456
Texte de Howard Barker, traduit de l’anglais par Cécile Menon (éditions Théâtrales) Mise en scène Claude Lemieux Du 10 au 19 novembre 2011
Production dirigée
L’école supérieure de théâtre de l’UQAM présente une production des finissants des profils Jeu, Scénographie et Études théâtrales.
Dates : Du 10 au 12 novembre et du 15 au 19 novembre 2011, à 20h Matinée le 18 novembre 2011, à 14h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Blanche-Neige, la Reine, le miroir... à tous ça nous rappelle quelque chose. Mais chez Barker, pas d’animaux chantants ni de féérie. Résolument ancré dans le monde contemporain, Le Cas Blanche-Neige (Comment le savoir vient aux jeunes filles) traite de pouvoir, de séduction et de la conjugaison des deux. La Reine charme, baise et manipule. En quête d'identité, Blanche-Neige l'imite. Le Roi, impuissant, tente de calmer le jeu. Un lieu où les rapports humains sont tordus, conflictuels et dérangeants; où les dialogues sont des joutes verbales fondées sur le double sens et le cru.
Associé au Groupe de la Veillée, l'acteur et metteur en scène Claude Lemieux a récemment porté à la scène Yel, Yaacobi et Leidental de l'Israélien Hanokh Levin (2004) et Démons du suédois Lars Norén (2010). Avec Le Cas Blanche-Neige de Howard Barker, il montre encore une fois son intérêt marqué pour les auteurs aux signatures uniques. Barker est l'un des plus éminents écrivains du paysage théâtral actuel. Son théâtre se distingue par une langue à la fois obscène et musicale, qui mêle la trivialité à des élans presque shakespeariens. Son « théâtre de la catastrophe » met en scène des personnages imprévisibles pour qui la délivrance est impossible. Barker bannit la morale et se plaît à lancer au public des questions surprenantes, presque inquiétantes. Comment le savoir vient aux jeunes filles? Et quel est donc ce fameux savoir?
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mise en scene de Mireille Camier Texte de Marius von Mayenburg, traduction de Hélène Mauler et René Zahnd du 2 au 5 mars 2011
Production libre
Dates : Du 2 au 5 mars 2011, à 20h Matinée le 4 mars 2011, à 14h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté (J-M500) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Une chaude nuit d’août. M bascule soudain dans les rues d’une ville étrange. Pas de signe de vie, en apparence, si ce n’est un homme qui surgit dans la lumière, ou une femme qui se dessine parmi les ombres. Dans le silence, des chiens hurlent. Sous les pas, du sable crisse, soufflé par le vent. Il n’y a plus d’eau qui coule des tuyaux, ni de nourriture pour servir aux repas. Ici, chacun est une proie. Ici, chacun a faim. Un couteau apparaît, comme si M devait s’en servir. Car dans cette nuit inquiétante, c’est la loi de la jungle : manger, ou être mangé. M doit trouver une issue à ce cauchemar, entre les canines des hommes et celles des chiens, entre les tentations et les menaces, entre les fous et les rapaces. En attendant que le jour se lève, M doit survivre.
Les étudiants de l’École supérieure de Théâtre de l’UQAM présentent ce texte clé de l’auteur allemand contemporain Marius von Mayenburg. Mireille Camier, finissante et interprétation, assume ici une mise en scène qui allie travail d’organicité de l’acteur, fine analyse dramaturgique et exploration spatiale au rythme d’un environnement musical en direct. Le spectacle se construit à la manière d’un voyage initiatique dans cet univers onirique et dénaturé propre à l’auteur, au ton à la fois cynique et ludique. Univers sans doute analogue au nôtre, où la race humaine est devenue sa pire menace.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $
Mise en scène d’Aglaïa Romanovskaïa du 20 au 23 avril 2011
Production dirigée
Texte de Nicolaï Erdman, traduction de Michel Vinaver Production dirigée des finissants de l'École supérieure de théâtre Une production dirigée réalisée par les étudiants-es des profils Jeu, Scénographie et Études théâtrales.
Dates : Du 20 au 23 avril 2011, à 20h Matinée le 23 avril 2011, à 14h Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté (J-M400) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Simon Podsékalnikov, un chômeur honteux de vivre aux crochets de sa femme et de sa belle-mère, menace de mettre fin à ses jours. Aussitôt, la rumeur de sa mort prochaine se répand et les tentatives d’instrumentaliser l’acte funeste se multiplient : tous et toutes reconnaissent au futur défunt le droit de mourir… à condition qu’il meure pour une bonne cause.
La comédie de l’auteur russe Nicolaï Erdman, écrite à la fin des années 1920, fut longtemps interdite en URSS, en raison de son irrévérence vis-à-vis du régime soviétique. Elle sera revisitée par Aglaïa Romanovskaïa, qui proposera une mise en scène fidèle au potentiel subversif du texte, davantage qu’à son contexte historique. Dix étudiant-es de deuxième année du profil Jeu, initié-es à la biomécanique de Meyerhold – une approche très physique – donneront vie à un Suicidé composite où «personne ne chôme dans les coulisses»; où la Maison Blanche trinque avec le Kremlin; où masculin et féminin s’enchevêtrent; où la scène oublie ses frontières; où le public dévore l’intime.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $
D'après Les oiseaux, d'Aristophane Mise en scène Gabriel Léger-Savard du 16 au 19 mars 2011
Production libre
Réadaptation du texte par Guillaume Duval, Gabriel Léger-Savard et Vincent Pascal
Dates : Du 16 au 19 mars 2011, à 20h Matinée le 18 mars 2011, à 14h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est
«Vous pouvez rire, vous avez le droit ; on fait une comédie. Mais écoutez-moi au moins! C’est important ce que j’ai à vous dire. Il faut que je vous raconte notre histoire» – Evelpidès –
Fatigués de la bêtise humaine et cherchant un coin tranquille pour finir en beauté, deux vieillards décident de tout abandonner pour aller retrouver une ancienne rock star dévoreuse d’enfants, maintenant devenue une huppe. Impressionnée par la vie chez les oiseaux, les deux vieux décident d’en devenir eux aussi. L’assemblée des oiseaux est alors convoquée et l’idée de construire une immense cité dans le ciel prend forme. Comédie satirique et poétique, Les Oiseaux glorifie l’imagination, présente l’élaboration d’une utopie, et se moque sans retenue des travers de l’humanité.
Inspiré par l’esprit ludique d’Aristophane, le metteur en scène Gabiel Léger-Savard s’est entouré de Vincent Pascal et de Guillaume Duval afin de créer son adaptation des Oiseaux; une adaptation basée sur la satire, le comique des situations, et sur l’aspect populaire de l’œuvre d’Aristophane. Scéniquement, la mise en scène propose un imaginaire en construction, un travail de manipulation de l’ombre et de la lumière et donne à voir la puissance d’un chœur.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire-création de Philippe Cyr Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Les 2, 3 et 4 juin 2011, à 20h. Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté (J-M500) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Mère Courage et ses enfants, chronique de la guerre de 30 ans de Bertolt Brecht raconte l’histoire d’Anna Fierling, cantinière parcourant les routes d’Europe, durant cette guerre qui ravagea le continent de 1618 à 1648. Accompagnée de ces trois enfants, Eilif, Schweizerkas et Catherine (sa fille muette), elle tire sa charrette suivant les traces du conflit. Toujours prête à faire une bonne affaire, elle ne renonce devant rien pour tirer profit de cette dévastation. Durant 12 ans, elle ne quittera jamais sa charrette, sa seule garantie.
Brecht dénonce ici l’absurdité de la guerre, la machination de ses instigateurs et la souffrance de ses victimes. Dans cette épopée, il utilise un nombre important de procédés dramaturgiques qu’il nommera la distanciation, un principe bien connu qui teinte abondamment le discours théâtral et l’esthétique actuelle. Ces procédés s’inscrivent dans une volonté de provoquer chez les spectateurs une prise de conscience. Or, on pourrait affirmer que les spectateurs d’aujourd’hui ont acquis des compétences communicationnelles multiples et qu’il est impossible d’enclencher le dialogue scène/salle de la même manière qu’autrefois. Si les principes et les thèmes énoncés par Brecht sont toujours d’actualité, qu’en est-il de la forme de son discours?
C’est avec cette hypothèse de départ que nous vous proposons Mère Courage et ses enfants. Six acteurs-narrateurs dans une ultime tentative de vous raconter cette épopée reformatée en un grand spectacle de 60 minutes. Divertissant, conquérant et bref sont les mots d’ordre pour vous transmettre cette longue œuvre du mythique Bertolt.
Mise en scène : Philippe Cyr Assistance à la mise en scène : Karine Cusson Avec : Julie Berson, Maxime Carbonneau, Stéphanie Cardi, Frédéric Lavallée, Sylvianne Rivest-Beauséjour et Yan Rompré. Conception : Sylvain Genois, Marie-Ève Pageau et Pierrick Paradis.
Date : Le mardi 13 décembre 2011 à 13h30 Lieu : Salle Marie-gerin-Lajoie Pavillon Judith-Jasmin 405 rue Ste-Catherine Est Local J-M400 (niveau Métro) Métro Berri-UQAM
Coût des billets : 5$
Méli-mélo, présentation publique du travail des étudiants du baccalauréat en art dramatique, profil enseignement sous la direction de Gilles-Philippe Pelletier.
Le Bruit des mots, Vol dans la cité d’or, La Grève, L’Imposteur, Ludique de la tête au nez!
À quoi peut bien ressembler la poésie en langage fourmis? Avez-vous déjà assisté à la fête du jus d’Orange dans la cité d’Or? Et si Colombine se mettait en grève? Qui sera l’imposteur qui se cache sous le masque d’Arlequin? Et puis… qu’est-ce qui fait courir tous ces petits clowns? Méli-mélo réunit quatre courtes formes théâtrales jouées par les élèves des écoles primaires de Sainte-Jeanne-d’Arc et de La Mennais sous la direction des étudiant(e)s du cours Production théâtrale en milieu scolaire.
Prochaine station… Théâtre-Québec !
Date : Le jeudi 15 décembre 2011 à 16h et 20h Lieu : Salle Marie-gerin-Lajoie Pavillon Judith-Jasmin 405 rue Ste-Catherine Est Local J-M400 (niveau Métro) Métro Berri-UQAM
Coût des billets : 5$
Prochaine station… Théâtre-Québec !, présentation publique du travail des étudiants du baccalauréat en art dramatique, profil enseignement sous la direction de Gilles-Philippe Pelletier.
Hollywood PQ (en deux parties), Félicité, Don Quichotte, Les muses orphelines, Langue à langue des chiens de roche.
Stations Hollywood, Céline Dion, Don Quichotte, Les muses, Niki et Djoukie! Oubliez Métro-boulot-dodo et songez plutôt à parodies, magouilles, mensonges, horreurs et délires! Différents extraits du théâtre québécois contemporain interprétés par les élèves des écoles secondaires Georges-Vanier et Saint-Louis sous la direction des étudiant(e)s du cours Production théâtrale en milieu scolaire.
Mémoire création de Catherine Dumas du 19 au 21 mai 2011
Mémoire-création
Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Variation scénique portant sur l’instant photographique, s’inspirant d’une partie de la série Untitled Films Stills de Cindy Sherman, en regard de la notion de théâtre performatif.
Dates : Les 19, 20 et 21 Mai 2011, à 20h. Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 450 rue Ste-Catherine Est Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Le projet Still Untitled/Encore sans titre s’inspire des impressions à la fois familières et étranges qui se dégagent des clichés de l’illustre série photographique Untitled Film Stills de l’américaine Cindy Sherman. Ces images, qui procurent un effet de déjà-vu, sans pourtant donner la possibilité d’identifier la référence exacte qu’elles mettent en scène, nous ont donné l’envie d’élaborer un jeu qui permette de présumer ce qui aurait pu les constituer de prime abord.
En ayant recours à une multitude de clichés musicaux, cinématographiques, télévisuels ou quotidiens, notre pièce propose une reconstitution fabulée des éléments de la culture populaire qui auraient pu influencer le contenu des images de l’artiste. En s’inspirant des états et ambiances promus par les images de Sherman, notre essai scénique mettra en lumière l’idée que les signes et codes de la scène performative théâtrale deviennent la source d’une dualité sans cesse réitérée entre le réel et le factice.
Tout comme le jeu du faire-croire, qui est aux prémisses du travail de la photographe, la scène théâtrale performative actuelle a souvent recours à la mise en place d’éléments de réel et d’artifice, revendiqués comme tel. C’est ainsi qu’en opérant une « juxtaposition de comparutions[i] » quant aux images de Sherman, nous recréerons sur la scène ce jeu ressenti, qui se trame à l’intérieur même de l’instant photographique chez l’artiste.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00$ Renseignements et réservations : (514)-987-3456
Mise en scène d’Éric Yelle Exercice public des étudiants du profil enseignement les 15 et 16 décembre 2011
Ateliers et exercices public
L’École supérieure de théâtre présente TRACES HUMAINES
Exercice public réalisé par les étudiants-es en Enseignement de l’art dramatique.
Création collective inspirée de textes de Guy Foissy Mise en scène par Éric Yelle
« Le comportement humain vise à la réalisation de but… »
Dates : Les 15 et 16 décembre 2011, à 20h00 Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal Pavillon Judith-Jasmin
Traces Humaines vous présente une création collective en tableaux, mettant en scène les différents parcours que l’on peut prendre dans une vie. On y met l’accent sur les traces que nous laissons derrière, révélant le comportement humain sous diverses motivations. Les comédiens vous transporteront dans un univers essentiellement comique, à saveur sociologique, recoupant toutefois quelques scènes dramatiques. On traite du fonctionnement de la société qui interfère sur les choix des êtres humains. On se questionne aussi sur la possibilité de faire des choix personnels plutôt que sociétaires. On remet en question les automatismes acquis pour voir où une société sans ceux-ci pourrait nous mener. Traces humaines : la quête d’identit
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire création d’Andréa Ubal Studio-d'essai Claude Gauvreau du 5 au 7 mai 2011
Mémoire-création
Traces est un voyage sensible à travers les strates de la mémoire des femmes chiliennes ayant vécu le coup d’État du 11 septembre 1973. Presque quarante ans plus tard, leur corps n’a pas oublié toutes les conséquences qui ont bouleversé le cours de leur vie ; les souvenirs, les sensations, les émotions refont surface. Les valises, l’exil, la patrie, les enfants, la peur, la joie, les rêves, les morts, les odeurs, les couleurs, les sons sont autant de traces qui ont marqué à jamais leur vie.
Créée à partir de récits véridiques, par le corps et la parole, Traces redonne chair et souffle à l’histoire de ces femmes chiliennes. Cet essai scénique sur la mémoire du corps souhaite renforcer l’idée du théâtre comme territoire de rencontre, véhicule de connexion avec les sensations des autres, participant ainsi à la construction d’une mémoire collective. Le corps, les gestes et les mouvements sont perçus comme objets tangibles, liés au présent et aussi comme objets intangibles, liés au passé. Sur scène ils deviennent porteurs d’une charge biographique et culturelle, créant ainsi une corporéité particulière.
Après chaque représentation, une discussion aura lieu avec Andrea Ubal autour du processus de création de Traces.
Dates : Les 5, 6 et 7 mai 2011 à 20 h. Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM au coût de 5$ Renseignements et réservations au 514-987-3456
Mise en scène de Peter Batakliev du 13 au 16 avril 2011
Type de production
Texte de Ivan Tourgueniev, traduction de Georges Daniel Production dirigée de l'École supérieure de théâtre
Dates : Du 13 au 16 avril 2011, à 20h Matinée le 15 avril 2011, à 14h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Si le romancier et auteur de théâtre russe Ivan Tourgueniev (1818-1883) est resté, jusqu'à ce jour, moins connu qu’Anton Tchekhov, il n’en demeure pas moins son précurseur artistique. En effet, cet écrivain a ouvert la porte à une dramaturgie qui s’efforce de dépeindre la société russe dans ce qu’elle a d’imparfait, de tordu, de complexe, bref, de naturel et d’authentique.
Un mois à la campagne n’y fait pas exception et brosse le portrait d’une famille typique d’aristocrates passant l’été à leur résidence de villégiature. Autour d’eux gravitent une foule de personnages qui s’incrustent dans leur routine. Ce semblant d’équilibre sera rompu grâce à un éducateur nouvellement engagé qui, par sa jeunesse et sa candeur, apportera un vent de fraîcheur et bouleversera, malgré lui, l’ordre des choses.
Au moyen d’un travail corporel précis et d’un approfondissement minutieux du détail, Peter Batakliev tente de faire ressortir de cette pièce toute la finesse des relations troubles unissant les personnages et les multiples facettes de ces derniers. Il nous entraîne dans un tissu de sous-entendus, où tout ce qui n’est pas dit devient plus révélateur que la parole elle-même.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation: (514) 987-3456
ou Il était une fois une petite fille qui avait peur des oiseaux Mémoire-création d'Émilie Racine du 1er au 3 novembre 2012
Mémoire-création
Date : Le 1er, 2 et 3 novembre 2012, à 20h. Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est
C’est l’histoire d’une petite fille plongée dans son monde intérieur. Sous le joug de ses propres peurs, incarnées par la mystérieuse Femme Corbeau, elle fera la connaissance de ses doubles, qui la confronteront à sa candeur d’enfant, mais aussi, à ses violences secrètes. De fil en aiguille, la protagoniste devra apprivoiser ses forces obscures, à la fois créatrices et destructrices, celles qui la guident dans ce voyage initiatique.
Le récit visuel (dé)cousu(es) s’inspire de l’univers des contes pour créer un monde décalé où rêve, cauchemars et réalité se confondent. L’utilisation de la marionnette, du masque et des objets comme principal moteur à la dramaturgie ouvre sur un espace mental à la frontière du familier et de l’étrange.
Cette recherche s’intéresse aux possibilités dramaturgiques du langage marionnettique pour mettre en jeu des doubles féminins. La création explore différentes dynamiques relationnelles entre le corps vivant d’une interprète et les corps inertes de ses doubles, l’effet d’étrangeté éveillé par la plasticité de la marionnette mise en relation avec l’organicité du vivant et le traitement de la matière comme révélatrice d’un univers poétique, métaphorique.
Idée originale, interprétation, conception visuelle, fabrication et maître d’œuvre : Emilie Racine Collaboratrice à la mise en scène et conceptrice sonore : Kristelle Delorme Collaboratrice au jeu et au mouvement : Patricia Bergeron Éclairage : Estelle Frenette-Vallières Directrice de recherche : Marthe Adam
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : (514) 987-3456
Texte original de Mathieu Hébert Mise en scène de Mathieu Hébert du 9 au 12 mai 2012
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Dates : 9 au 11 mai 2012, 20h et le 12 mai 2012 à 14h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté 405 rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin *Veuillez noter qu’après la représentation du jeudi 10 mai 2012, il y aura discussion avec l’équipe du spectacle.
Dans le cadre du cours Production Libre, l’équipe de 20 Crises se penche sur le passage de l’enfance à la vie adulte.
Comment survivre aux changements, mais surtout comment les vivre? À qui parler? Avec qui rester? Dans un désir d’exprimer un mal de vivre vécu par une génération entière, le texte de 20 crises propose une vitrine sur ces étapes par lesquelles nous devons passer. L’équipe s’est donné comme mandat de parler au nom de ceux qui aujourd’hui vivent ce que nous avons appelé « la crise de la vingtaine ».
À l’aube de ses vingt ans, Renaud doit apprendre à vivre non seulement dans la grande Ville de Montréal, mais aussi avec lui-même. Il devra s’adapter, plus tard que ses amis, au nouveau rythme effréné qu’obligent les responsabilités qui viennent avec l’âge adulte.
Logée quelque part entre les super héros emblématiques de notre jeunesse et la réalité actuelle remplie d’icônes médiatiques et de publicités, la pièce 20 crises propose une réflexion singulière, originale et criante sur ce passage de l’enfance à la vie adulte. Une vitrine devant les hauts et les bas de la génération Y; génération où les maux sont encore trop peu exposés.
Crédits : Texte et mise en scène : Mathieu Hébert Assistance à la mise en scène et dramaturgie : Cyndi Trudel Haineault Direction de production : Catherine Renaud Scénographie : Stéphanie Beaubien Travail de l’espace et éclairages : Hugo Dalphond Accessoires : Alexandra Turgeon-Morin Costumes : Véronique Casavant Son : Sarah Gabrielle Perron Interprètes : Ariane Baril Allard, Noémie Longpré, Marie-Chantal Nadeau, Patrick R. Lacharité, Antoine Regaudie et Emmanuel Robichaud
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00$ Renseignements et réservation: (514) 987-3456
Sous la direction d’Yves Labelle Exercice public des étudiants du profil enseignement les 13 et 14 décembre 2012
Ateliers et exercices public
Nous avons traversé un printemps au cours duquel, un petit homme, habile comme un singe, a transbahuté la parole avec désinvolture et déshonneur. Cela a fait mal. Ce fut blessant de voir, dans les médias de masse, à quel point un premier ministre pouvait mentir, sans honte aucune, déformant la réalité objective avec allant.
Ce qu'a fait Jean Charest, nous nous en souvenons déjà comme d'une tentative d'aliénation que nous pourrons situer et dater.
Il me semble que nous savons maintenant qu'il faut dire "non". Et nous savons qu'il est encore plus nécessaire d'imaginer ce à quoi nous voulons dire "oui".
Créer c'est choisir. Mais choisir parmi ce qui est toujours pareil n’a rien d’émancipant. Aussi mes étudiants et étudiantes en art dramatique ont-elles choisi de créer des choix, des postures.
Jeudi 13 et vendredi 14 décembre, à 20h au Studio-d’essai Claude Gauvreau , vous verrez leurs propositions sur un thème imposé: récital politique. Humour, danse, poésie, conte désenchanté, je salue déjà leur inventivité et leur désir d’être dans la vie, des personnes heureuses. Je salue leur sens de l’organisation, de l’entraide et leur générosité. Mais avant tout je salue leur volonté de devenir des personnes significatives, attentives, dans un système d’éducation à vision variable.
Mémoire-création de Katy Boucher du 10 au 12 mai 2012
Mémoire-création
Relever les traces de la construction identitaire de l’adolescent lors d’un processus de création théâtrale : Un documentaire engagé
Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Les 10, 11 et 12 mai 2012, à 20h Lieu : Studio-théâtre Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Les élèves de la troisième secondaire en option art dramatique de la Polyvalente Ste-Thérèse s’engagent dans un processus de création théâtrale par le biais des Cycles Repère.
Plusieurs recherches ont déjà démontré que le travail de création et l’enseignement de l’art dramatique sont favorables au développement de l’élève. Le programme de formation de l’école québécoise soutient d’ailleurs que l’éducation artistique contribue à la structuration de son identité. L’adolescent d’aujourd’hui, à une époque où l’identité semble fragilisée chez l’ensemble des individus, voit d’autant plus sa zone de turbulence s’élargir. À une époque où l’identité semble fragilisée chez l’ensemble des individus, l’adolescent d’aujourd’hui voit sa zone de turbulence s’élargir. À cet égard, relever les traces de la construction identitaire de l’adolescent permet de mieux orienter les interventions pédagogiques et, qui plus est, de l’accompagner judicieusement lors de cette période charnière.
À travers les paramètres d’observation « agir, vouloir et réfléchir », proposés par l’Association Canadienne d’Éducation de Langue Française (ACELF), et par l’entremise de captations filmées du processus de création vécu par les élèves, l’enseignante en art dramatique, Katy Boucher, pose un regard nouveau sur la construction identitaire des adolescents.
Enseignantes responsables de la création théâtrale : Katy Boucher et Martine Ouellette Réalisation du documentaire : Katy Boucher Montage : Sandrane Ducimetière Mixage audio : Francis Gagnon Caméra : Josianne Leblanc-Sirois Direction de production : Sarah-Katherine Lutz Direction de recherche : Carole Marceau
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire-création de Pierre-Yves Serinet du 13 au 15 septembre 2012
Mémoire-création
Une création en collectif Idée originale, texte et maîtrise d’œuvre / Pierre-Yves Serinet
Date : Les 13,14 et 15 septembre 2012, à 20h. Lieu : UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal, Québec / Métro Berri-UQAM
CARAMBOLA est l’histoire d’un homme et d’une femme massacrés en 1997 à cause de leurs idéaux, d’une enfant survivante en quête d’identité, l’histoire d’un peuple des Andes écrasé par le pouvoir politique, la violence paramilitaire, l’ambition et la pauvreté.
Quinze ans plus tard, l’histoire semble vouloir se répéter. Une grande compagnie minière canadienne est prête à tout, au nom du développement et du progrès, pour mener à bien un projet de mine à ciel ouvert. Pour survivre, les habitants du village n’auront qu’à s’accrocher aux idées de celui qu’on appelle l’Évêque d’Orient. Ce jésuite défroqué a certes laissé derrière lui des mégots de cigarette et des rumeurs, mais aussi des braises encore chaudes qui ne demandent qu’à être enflammées, pour les droits de la résistance.
Dans cette œuvre collective, les créateurs explorent librement l’interaction entre les différentes écritures scéniques, en particulier entre le texte et l’écriture visuelle.
Assistance à la mise en scène Margarita Herrera / installation scénographique Claudia Bernal / éclairages Janie Cloutier / vidéo et son Andrés Salas Interprètes: Claudia Bernal / Mélanie Duval / Kerstin Kobilinski / Jérôme Mouflin / Andrés Salas / Claudia Savignac Caron / Danaé Serinet Barrera / Pierre-Yves Serinet Directrice de recherche: Lucie Villeneuve
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : (514) 987-3456
Source: Pierre-Yves Serinet
Informations: La Couverture Magique Productions, 514-276-1075
De Stéphane Hogue Mise en scène de Gabriel Frappier du 2 au 5 mai 2012
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre Studio-d'essai Claude-Gauvreau
Dates : Du 2 au 4 mai 2012, à 20h Matinées les 4 et 5 mai, à 14h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405 rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Il y a le papa, la maman, l’enfant. Ils vivent heureux dans une maison. L’enfant va à l’école. On regarde la télé dans les temps libres, on visite le Parc Safari les jours de vacances. Dans la maison d’en face, le même portrait de famille. Les enfants jouent régulièrement ensemble et tout va bien. Parfois, ils jouent un peu durement, mais cela est normal, ce ne sont que des enfants. Parfois, Junior exhibe son arme semi-automatique, mais cela est normal, ce n’est qu'un cadeau de son grand-père dont il est si fier. Parfois, la petite Sophie rentre à la maison couverte de bleus, mais cela est normal, elle ne fait que découvrir son corps. Tout va très bien dans le meilleur des mondes.
Il est vrai que parfois, même dans le meilleur des mondes, des hommes en mal de vivre pètent les plombs pour commettre d'horribles carnages. Mais cela est normal: l'homme moderne, en perte de repères, est chaque jour confronté à des problèmes identitaires. N'est-ce pas justement ce dont il était question dans ce film que nous avons vu à la télévision, l’autre jour? Ou alors était-ce au bulletin de nouvelles? Ou en avons-nous été directement témoins? Ou est-ce plutôt arrivé chez nous, dans notre propre salon?
D’un côté, la vie familiale tout à fait normale des parents de Junior et de ceux de Sophie. De l’autre, le plateau de tournage de Cinéma Direct, une émission reconstituant en direct les films les plus troublants de mauvais goût. D’un côté comme de l’autre, une même violence, un même mal de vivre dissimulé qui, malgré tout, parviendront à crever l’écran.
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00$ Renseignements et réservation: (514) 987-3456
Présentation publique du travail des étudiants du baccalauréat en art dramatique, profil enseignement Sous la direction de Gilles Philippe-Pelletier 19 décembre 2012
Production théâtrale en milieu scolaire
Date : Mercredi, 19 décembre 2012 à 12h30 Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie Uqam – Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est, Montréal
EST-5061: D’hiver cités
Les étudiants du cours Production théâtrale en milieu scolaire vous invitent chaleureusement à l’exercice public créé avec les élèves des classes d’accueil de l’école Lucille-Teasdale.
D’hiver cités permet aux élèves provenant de différents coins du monde de venir s’exprimer devant public. Au menu, clowns, théâtre noir, chœur, comptines et beaucoup de plaisir.
L es élèves se sont investis dans chacune des productions depuis le mois de septembre, pour les teinter de leur propre couleur et participer à une expérience théâtrale formidable.
D’hiver cités présente des projets de mise en scène des étudiants et étudiantes de l’Uqam en enseignement de l’art dramatique, sous la supervision de Gilles-Philippe Pelletier. Six courtes formes divertissantes et colorées qui vous seront présentées en rafale avec passion, fougue et énergie.
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mise en scène d'Antoine Laprise de Stanisław Witkiewicz, traduit par Erik Veaux du 14 au 17 novembre 2012
Production dirigée
Production dirigée de l’École supérieure de théâtre, spectacle des étudiants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre
Dates : du 14 au 17 novembre 2012 à 20 heures le 16 novembre 2012 à 14 heures Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est
Alors que tout allait si bien, il a fallu que tout se gâte.[1] Dix jours qu’on l’a enterrée. Et pourtant. Elle revient. Sa vengeance sera terrible. Personne ne pourra l’empêcher. Ni le poète torturé. Ni le mari trompé. Ni l’amant terrorisé. De ces retrouvailles découleront des choses horribles. Alors qu’il devait faire si bon à l’arrivée du soir sous la tranquillité des arbres dans le petit manoir. Les chiennes s’accoupleront avec des bâtards. Il faudra les abattre. On exhumera les poupées enterrées. On servira un souper à saveur de cadavres. On pactisera avec un spectre pour finalement boire son propre destin.
Pourquoi ne sommes-nous jamais proches, mais seulement après la mort unis?[2] Stanislaw Ignacy Witkiewicz (1885 – 1939) était le fils d’un artiste peintre et essayiste polonais, qui refusa de l’envoyer à l’école : pas question pour lui de faire dresser sa progéniture. À sa sortie des Beaux-Arts de Cracovie, il se fiança à une jeune comédienne. La vie de Witkiewicz semblait se diriger vers la stabilité de la meute lorsque la fiancée fut retrouvée dans une carriole remplie de fleurs, suicidée. L’âme en peine, il s’embarqua pour la Nouvelle-Guinée avec son ami et mentor Bronislaw Malinowski y étudier les comportements des indigènes. La Première Guerre mondiale éclata peu après. Witkiewicz rentra au pays, s’engagea aussitôt dans l’armée de Nicolas II, tsar de Russie, puis fut chassé comme un vulgaire bâtard durant la révolution bolchévique. Quelle Witkie-vie de chien!
C’est à son retour dans la Pologne nouvellement indépendante qu’il produira l’essentiel de son œuvre. Witkiewicz était un être d’exception et son œuvre peut être considérée comme l’expression même de l’originalité à son époque. Son art sera entièrement brut, mal léché, un art qui bave, qui grogne, qui mord!
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5$ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
[1]. S.I. Witkiewicz, Théâtre complet – I. Coll. « Théâtre vivant – Œuvres ». Éditions l’Age d’Homme. Lausanne.1969. 199p. [2]. Ibid., p.
Dates : Les 22, 23 et 24 novembre 2012 à 20 h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est, UQAM Pavillon Judith-Jasmin
«L’amour à l’ère de la mondialisation» - Falk Richter
Dans la pièce Electronic City, Tom et Joy font partie de cette génération qui a choisi la mobilité et la flexibilité comme mode de vie. Ils se sont rencontrés dans un aéroport, là où Joy travaille, là où Tom passe une grande partie de sa vie. Ils vivent maintenant une crise. Personnelle, identitaire, conjugale. Le propos de Falk Richter trouve un écho troublant dans l’actualité mondiale : c’est un ras-le-bol d’une société dominée par les codes, les chiffres, l’efficacité et la productivité au détriment de la vie… de l’amour.
Le but de cet essai scénique est de démontrer qu’en présence d’un texte contemporain où le langage est déconstruit, la fable éclatée, le texte fragmenté, le personnage inexistant, les acteurs peuvent se donner des outils de création, en puisant dans l’approche des actions physiques de Stanislavski, pour investir leur interprétation d’une présence forte et constante.
Electronic City est un texte polyphonique dont la majeure partie des échanges appartiennent à des «locuteurs incertains». Qui sont-ils ? À qui s’adressent-ils ? Dans un théâtre de la parole, au-delà de la mise en espace de ces voix, il nous paraît indispensable de donner un corps à ces voix, mais aussi une identité, une raison d’être.
Mise en scène : Jean-Claude Côté Assistance à la mise en scène et dramaturgie : Marilou Craft Direction de production et Régie : Joanie Racine Décor : Sylvianne Binette Costumes : Sarah Gabrielle Assistance aux costumes : Aube Forest-Dion Éclairages : Hugo Dalphond Son : Gabriel Frappier Distribution : Stéphanie Belanger, Gabriel Frappier, Elizabeth Gingras, Emma Gomez, Anissa Lahyane, Ariane Lavery, Sébastien Perron, Charles Sylvestre, Louis-Karl Tremblay, Louis-Philippe Tremblay.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Présentation publique du travail des étudiants du baccalauréat en art dramatique, profil enseignement Sous la direction de Gilles Philippe-Pelletier 14 décembre 2012
Production théâtrale en milieu scolaire
L’École supérieure de théâtre de l’UQAM présente : En attendant Ionesco Un exercice public présenté par les étudiants du cours Production théâtrale en milieu scolaire. Un projet en mise en scène des étudiants et étudiantes en enseignement de l’art dramatique sous la supervision de Gilles-Philippe Pelletier.
Trois extraits de textes du répertoire contemporain joués par un groupe de troisième secondaire de l’école Pierre Laporte.
Date : Vendredi 14 décembre 2012, à 14h00 Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM
En attendant Godot, l'exercice de style. Nous vous invitons à envisager Beckett sous différents angles en passant de l'absurde au soap américain et du film d'action au trash.
« -On n'était pas fait pour le même chemin. - Ce n'est pas sûr. - Non, rien n'est sûr. »
«Hier, dimanche, dans notre ville, sur la place de l'église, à l'heure de l'apéritif, un chat a été foulé aux pieds par un pachyderme.»
Fariboles de journalistes? Événement bien réel? Des employés de bureau s'interrogent et débattent sur le sujet. Qui a raison?
Il y avait une cantatrice. Elle était chauve. Elle n'était pas là. Ceux qui étaient là ne le savaient pas. Cela les dérangeait. Des mots circulent, mais à quel prix? Un extrait de ''La Cantatrice Chauve'' d'Eugène Ionesco, à vos risques et périls.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00$
La peur dévore l’âme / Le bouc /Qu’une tranche de pain De Rainer de Werner Fassbinder Mide en scène de Maxime Denommée les 18 au 20 avril 2012
Ateliers et exercices public
La peur dévore l’âme de Rainer Werner Fassbinder, traduction française de Micher Deutsch Le bouc de Rainer Werner Fassbinder, traduction française de Philippe Ivernel Qu’une tranche de pain de Rainer Werner Fassbinder, traduction française de Bruno Bayen
Dates : Le mercredi 18 avril 2012, à 20h Le jeudi 19 avril 2012, à 20h Le vendredi 20 avril 2012, à 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
« Dans mes films, dans tout ce que je fais, il est question de difficultés inhérentes aux relations interpersonnelles. » - Rainer Werner Fassbinder
C’est sous ce thème que gravitent les personnages issus des univers de Fassbinder. Grand homme de théâtre, mais également enfant prodige du nouveau cinéma allemand des années 1960-1970, Rainer Werner Fassbinder compte plus d’une soixantaine d’œuvres marquantes à son actif. Animé par une urgence de raconter, l’auteur dépeint le portrait de personnages bien souvent issus d’une minorité. Ils évoluent dans un monde où l’oppression et le pouvoir se font lutte, où la solitude et la désillusion se côtoient et où l’amour donne rendez-vous aux mœurs étrangères. En fond de scène; une Allemagne imprégnée d’un climat d’après-guerre, post-hitlérienne et marquée par l’ascension de l’Amérique. La plume de Fassbinder impose la vraisemblance, mais n’est en aucun cas naturaliste. C’est par un génie du découpage de séquences, une finesse psychologique et une utilisation efficace des silences que Fassbinder nous plonge au cœur de son œuvre. La signature artistique de cet imposant créateur se situe à la fois entre la facture esthétique du cinéma et le langage théâtral.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire-création de Jean-Guy Bouchard les 10 et 11 mai 2012
Mémoire-création
Conférence démonstration sur l’évocation de la terreur ou l’enfer des desplazados dans Gallina y el otro de Carolina Vivas
Un mémoire-création de Jean-Guy Bouchard
Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre Directrices de recherche Geneviève Billette, Marie-Christine Lesage
Dates : Le 10 mai à 13h et le 11mai à 20h 2012, à 20h Lieu : À l'atelier de jeu J-1965 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Gallina la poule et Chusco le cochonnet, deux marionnettes, racontent de manière ludique et poétique comment la guerre est arrivée dans leur paisible pueblo. Gallina y el otro, de Carolina Vivas, parle du drame méconnu ici des desplazados colombiens, ces trois millions de paysans à qui on a volé les terres, victimes d'un conflit armé qui dure depuis des décennies. Guérilleros et paramilitaires étaient passés maîtres d’une esthétique de la terreur dans la mise en scène des massacres qu’ils orchestraient dans la campagne colombienne. Ils avaient donné aux desplazados, contraints à s’exiler dans les grandes villes comme Bogota, Cali et Medellin, le surnom de « gallina », car ils dansaient comme des poules sans tête sous les rafales des balles de leurs mitraillettes.
Écrit il y a 20 ans, le défi que Carolina Vivas avait à relever était de convaincre un public colombien de se déplacer au théâtre pour se faire parler de la violence qu’ils côtoyaient tous les jours. Pour y arriver, elle leur présente un texte au contenu hautement métaphorique et métonymique. Ma conférence-démonstration proposera trois approches pour une traduction scénique de l’onirisme et de la poésie de sa pièce. L’objectif de cette présentation publique est de donner accès à cet univers colombien à des spectateurs québécois, tout en évitant le « folklorico », l’ethnocentrisme et le voyeurisme, compte tenu de la violence du sujet. Abordant la problématique de la représentation des conflits armés au théâtre, il s’agira de trouver le moyen d’entrer en relation avec cette altérité culturelle et politique, et de rendre perceptible et sensible la différence entre nos deux pays qui vivent fort différemment leur démocratie.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire-création de Marie Lepaux du 24 au 26 mai 2012
Mémoire-création
Écriture et mise en lecture d’un texte dramatique inspiré des Souvenirs Retrouvés de Kiki de Montparnasse Studio-d'essai Claude-Gauvreau
Un dos nu de femme, au creux des reins, deux ouïes de violon…
Paris, 1924. Man Ray prend la photo qui s’imposera comme l’image emblématique du surréalisme photographique. Mais qui est la jeune femme qui lui sert de modèle ?
C’est Alice Prin, dite Kiki de Montparnasse. Petite fille pauvre d’origine bourguignonne, elle deviendra l’égérie de tout le milieu artistique parisien alors en ébullition à l’issue de la Première Guerre mondiale.
Aujourd’hui, Kiki revient à la vie car elle est insatisfaite de sa postérité. Si les œuvres d’art auxquelles elle a joyeusement prêté son corps font toujours sa fierté, son autobiographie lui chiffonne l’âme. Il manque un chapitre, le plus important. Le feuillet qui concerne Man Ray, son grand amour, est resté vierge. Pour l’aider à trouver enfin les mots justes, Kiki jette son dévolu sur une femme à qui les revenants ne font pas peur. Madame Tanatowskaïev est une thanatologue au bord du burn-out quand Kiki entre dans sa vie comme par effraction.
Texte pour une actrice, Kiki ou l’art des résurrections spontanées mêle les voixdeKiki et de la thanatologue. La gouaille bouscule sans vergogne la mesure, l’urgence de vivre accule la désespérance jusqu’à l’absurde.
Texte et interprétation : Marie Lepaux Mise en lecture : Emma Gomez Direction de production : Caroline Daigle Direction de recherche : Geneviève Billette
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire-création d'Abdelghafour Elaaziz du 11 au 13 octobre 2012 à 20h
Mémoire-création
Un extrait de « La Mission » de Heiner Müller
Mémoire-création d’Abdelghafour Elaaziz Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Les 11,12 et 13 octobre 2012, à 20h. Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM. Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Local J-M400 (niveau Métro) Métro Berri-UQAM
Un homme a rendez-vous avec le chef, qu’en pensée il appelle Numéro Un. Il prend l’ascenseur du sous-sol et part à sa rencontre. Il suppose qu’on veut lui confier une mission, mais il n’est plus sûr du numéro de l’étage. La crainte de rater le rendez-vous s’empare de lui. Il essaie de faire le point sur sa situation, mais le temps ne travaille plus pour lui. L’angoisse l’envahit. Sa parole se transforme en une hallucination, une suite de pensées fragmentées qui frôle le délire, le cauchemardesque. Le temps se disloque et l’ascenseur l’éjecte au Pérou, dans un paysage désert où il se retrouve tout à coup sans mission.
Cet extrait de La Mission de Heiner Müller est un terrain dramaturgique fécond pour une exploration du personnage postdramatique à l’aide de la vidéoscénique. La nature fragmentaire, non psychologique de la narration, l’éclatement spatiotemporel et l’absence de transitions rationnelles sont autant d’aspects qui caractérisent le texte. Le langage vidéo devient une composante et une stratégie pertinentes dans la composition de cette figure, de ce protagoniste prisonnier de son ascenseur, de son angoisse et de son univers bureaucratique. La confrontation du comédien à l’image en mouvement aboutit ainsi à une écriture scénique qui s’inspire de cette interférence des langages et qui considère la nature simultanée de la perception.
Donner corps au personnage à l’aide de la vidéo permettra peut-être à l’homme de l’ascenseur de rencontrer l’Autre, en plein désert, un double avec son visage de neige. L’un d’eux survivra.
Texte : Heiner Müller, traduit par Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger Mise en scène et interprétation : Abdelghafour Elaaziz Assistance à la mise en scène :Gabrielle Béland Conseiller dramaturgique : Ilya Krouglikov Vidéo et son : Line Dezainde Scénographie, éclairage et direction de production : Stéphanie Beaubien Costume : Sarah Gabrielle Perron Directrices de recherche : Martine Beaulne et Marie-Christine Lesage
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5$ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mise en scène de Marc Béland de Jean Genet du 7 au 10 novembre 2012
Production dirigée
Production dirigée de l’École supérieure de théâtre, spectacle des étudiants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre
Dates : du 7 au 10 novembre 2012 à 20 heures le 9 novembre 2012 à 14 heures Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est
Les clients affluent au Grand Balcon, immense bordel luxueux qu’Irma, mère maquerelle, se plaît à nommer maison d’illusions. Fonctionnaires, pères de famille et jeunes professionnels s’y livrent à des jeux de rôles à la croisée du délire autocratique et du fantasme sexuel, s’élevant momentanément au rang de ces grandes figures – Juge! Évêque! Général! – qui habitent l’imaginaire collectif, inspirent la crainte et l’admiration. Mais les rumeurs et les chants de la révolte en cours, à peine étouffés par les fenêtres bouchées, viennent troubler leurs fêtes intimes. Dans la réalité – ou ce nouveau scénario? – la tête des véritables figures d’autorité roule. Entre une Reine morte et un chef de police avide de gloire, mais impuissant, il faudra bien que quelqu’un fasse quelque chose pour ramener l’ordre dans cette ville à feu et à sang. Au grand dam du chef de police, on extirpe alors des placards et chambres closes du Grand Balcon une nouvelle Reine de même qu’un magistrat, un prélat et un chef d’État-major improvisés. Se livre alors une lutte entre pouvoirs réels et symboliques, joute stratégique et grotesque de corps, d’egos et de mots qui déterminera le sort du monde.
Marc Béland, danseur, metteur en scène et acteur pour le théâtre, la télévision et le cinéma, sonde depuis plus de 30 ans, entre chutes et exaltations, la beauté et les démons des Hommes. Foulant les planches dans plus de 40 productions, entre autres sous la direction d’Édouard Lock, Jean-Pierre Ronfard, André Brassard, Brigitte Haentjens, Robert Lepage et Lorraine Pintal, il s’est prêté avec brio aux écritures les plus exigeantes des cinq derniers siècles. En tant que metteur en scène, après Dévoilement devant notaire de Dominick Parenteau-Leboeuf il y a 10 ans, il visitera notamment Pennac, Pessoa, Goldoni, Novarina et, tout récemment, l’Hamlet de Shakespeare et Les Bonnes de Jean Genet. Avec LeBalcon, il replonge dans l’univers d’affabulations et de rituels de l’auteur subversif, questionnant les relations entre pouvoir et érotisme, les limites entre l’être et le paraître, mais aussi, durement, les règles des jeux auxquels s’adonnent les clients de bordels comme les dirigeants de nos pays et même les peuples qui se soulèvent.
Billets : En vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : Guichet d'information 514 987-3456
Création de groupe en théâtre d’objets dirigée par le Théâtre de la Pire Espèce : Olivier Ducas, Francis Monty et Julie Vallée-Léger Du 22 au 25 février 2012
Production dirigée
L’ École supérieure de théâtre de l’UQAM présente
Monstres Palace Une production dirigée, réalisée par les finissants-es des profils Jeu, Scénographie et Études théâtrales.Création de groupe en théâtre d’objets Dirigée par le Théâtre de la Pire Espèce : Olivier Ducas, Francis Monty et Julie Vallée-Léger
Dates : Du 22 au 25 février 2012, à 20h Matinées les 24 et 25 février 2012, à 14h la représentation du samedi 25 à 20h est annulée Nuit du 25 au 26 février, à 12h annulé en raison des évènements actuels Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Le terme «monstre» vient du latin «monstrum», utilisé par les poètes pour désigner les avertissements divins, les prodiges. Son dérivé «monstro» renvoie au verbe montrer (conseiller, avertir, prévenir, attirer l’attention sur, faire penser à…) - Dictionnaire Gaffiot Latin-Français 1934
Le cadre
Le Théâtre de la Pire Espèce emprunte ses techniques aux différentes disciplines alternatives du théâtre telles que la marionnette, le cabaret et particulièrement le théâtre d’objets, afin de développer un rapport direct avec le public, au profit d’une plus grande complicité avec le spectateur. Le théâtre d’objets tel que le pratique la Pire Espèce bouleverse le processus traditionnel du théâtre. Avec eux l’information provient plus de l’image que des mots ; des objets, des gestes, des rapports de grandeur et de proximité, des variations de rythme, etc. Les mots sont une partie de l’image qui génère du sens, et non pas, comme on y est plutôt habitués, la base première sur laquelle s’appuie le sens.
Les étudiants acteurs, scénographes, et dramaturges ont été invités dans cet univers singulier à oublier leurs titres habituels. Tous mettent la main à la pâte sans porter de chapeau… Même la pâte n’a pas de chapeau.
Les monstres
L’équipe de création a exploré plusieurs formes et aspects du monstre. De la mythologie grecque aux légendes autochtones et scandinaves, en passant par la littérature d’horreur, les auteurs fantastiques et les phénomènes de la foire, les créateurs se sont investis de monstruosité.
Que vous réservent-ils au bout de la route ? Suivent-ils une route ? Imperceptible, friable, c’est celle de nos angoisses, de nos démons, de nos tortures intérieures. Tous les monstres de l’Homme jonchent cette route sur laquelle s’aventurent les créateurs, au rythme de leurs objets qui foulent les kilomètres de tables de manipulation. Ils arriveront à destination avec vous, lorsque vous aurez réagi à la première réplique... ou au premier geste.
Voir les vidéo qui expliquent le processus de création : TopoA, TopoB, TopoC, TopoD
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire-création de Laurence Castonguay Emery du 6 au 8 décembre 2012
Mémoire-création
Date : le 6, 7 et 8 décembre 2012 à 20h00 Lieu : Studio d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM
Transi raconte l’histoire d’une jeune femme qui lutte pour trouver son chemin dans la mort. Les deux hommes qui l’accompagnent, quant à eux, devront vivre avec son absence. L’être humain qu’ils ont si bien connu devient matérialité inerte. Trois corps dialoguent dans la vie, dans la mort, à la recherche de la réconciliation et de la paix de l’âme.
Transi est une œuvre mimographique explorant la représentation de la mort au théâtre par le corps vivant, ce dernier étant mis à nu dans un espace dépouillé et une dramaturgie sans parole. Au-delà d’une recherche esthétique, ce mémoire-création aborde la relation trouble que nous entretenons avec la mort: «L’homme cache sa mort comme il cache son sexe, comme il cache ses excréments.» (Edgar Morin) Confronter ce tabou pourrait peut-être changer la conception que nous avons de la mort. Ce qui d’emblée épouvante pourrait alors se transformer en beauté. La mort fascine et paradoxalement nous rend encore plus vivants.
Mise en scène : Laurence Castonguay Emery Assistante à la mise en scène et directrice de production : Mélanie Chouinard Interprètes : Solo Fugère, Vincent Langlois et Anne Sabourin Éclairages : Mathieu Marcil Directrice de recherche : Francine Alepin
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mémoire-création de Maria Angelica Sertzen Mathews du 24 au 26 octobre 2013
Mémoire-création
Lecture publique
Un mémoire-création de Queka Sertzen Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Les 24, 25 et 26 Octobre 2013, à 20h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
À partir de 1980 et jusqu'aux années 2000, le Pérou a traversé l'une des périodes les plus violentes de son histoire postcoloniale. La guerre entre les terroristes et les forces armées a affecté toute la population. Pendant cette période, le droit de s'exprimer n'existait pas. Parler de ce qu'on avait fait ou subi était dans le meilleur des cas se condamner à l'exil, et dans le pire, se condamner à la mort. À la fin de la guerre, une Commission de la vérité et de la réconciliation a été créée. Les Péruviens ont eu, pour la première fois, le droit de s'exprimer.
Ce n'est pas ma faute s'inspire de témoignages transcrits dans le rapport de la Commission, transcriptions nécessairement sténographiques, en raison du nombre. Ici, la parole recouvre toute sa chair, son humour, sa poésie magique et mystérieuse. Hildebrando compte les morts, c'est son boulot. La petite Clara ne réussit pas à grandir sans que personne ne sache pourquoi. Adriana essaie de contacter sa fille par-delà les murs de la prison. Et il y a aussi Petit Lapin qui détient le terrible secret de faire pousser des fleurs en plein désert.
Ce n'est pas ma faute c'est aussi le résultat d'une investigation sur l'histoire, sa pertinence au théâtre et sur la possibilité de visiter la mémoire des victimes et celle des bourreaux avec la même sincérité.
Texte : Queka Sertzen Interprétation : Paul Savoie, Marie Brassard, Margaux Brière- de la Chenelière et Alexis Martin. Direction de recherche : Geneviève Billette
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mise en scène de Benoît Vermeulen De Geneviève Billette du 7 au 16 mars 2013
Production dirigée
Production dirigée de l’École supérieure de théâtre, spectacle des étudiants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre.
Dates : du 7 au 9 mars 2013 à 20h et 12-13-14-16 mars 2013 à 20h, 15 mars 2013 à 14h et à 20 *rencontre avec les artistes après la représentation du 8 mars 2013 Lieu : Studio Alfred-Laliberté pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est
« Tout est réconciliable, p'tit homme. Personne sait comment vivre »- Granny
Dans le Grand Nord québécois, à l'endroit exact où s'achève la taïga et commence la toundra, deux entrepreneurs, Robert et Mildiou, attendent avec impatience le coup d'envoi du projet Plan Nord pour démarrer leur commerce, le complexe hôtelier « La Pépitte ». C'est dans ce paysage nordique d’un nouvel Eldorado que les destins divers de personnages loufoques se croisent : Gaby qui est à la recherche d’une image sublime afin de l’offrir à un ami pour son dernier repos, Jipi qui tente de disparaître et Joyce qui veut réapprivoiser une humanité qui la dégoûte. Par un hasard improbable, Madame Catherine, fille d'Albert Camus, fait son apparition. De passage au Québec pour l’anniversaire des 50 ans de la mort de son père, sa présence évoque la mémoire de la pensée de l’Homme révolté. C'est sous l’œil de Granny, étonnante centenaire et femme gramophone, que les personnages de Comédie Plan Nord poursuivront leurs quêtes, en apparence dissemblables, mais au final intimement liées : ils apprendront à vivre malgré les oppositions inhérentes à leurs existences en apparence inconciliables.
Personnages fantaisistes et territoire bien réel : l'univers que déploie Geneviève Billette dans Comédie Plan Nord témoigne d'un regard lucide sur notre société. L'auteure pose la question de notre humanité en proie à la disparition dans ce monde où le pouvoir économique pousse à la négation d'autrui. On reconnaît dans Comédie Plan Nord, l'humour acide et l'univers surréaliste de ces précédentes pièces, comme Crime contre l'humanité (1999) et Le Goûteur (2002). La langue de Geneviève Billette prend ici un nouvel essor : alors qu'on lui connaissait un style très littéraire, Comédie Plan Nord fait place à une langue plus proche de l’oralité québécoise, tout en conservant le caractère poétique qui lui est propre.
Il s'agit de la première collaboration de Geneviève Billette et du metteur en scène Benoît Vermeulen, codirecteur artistique du Théâtre Le Clou. Depuis 20 ans, Benoît Vermeulen met en scène des créations en collaboration avec des auteurs afin de provoquer un dialogue entre l'écriture scénique et le texte. La recherche de nouvelles formes théâtrales est au cœur de l’investigation artistique du metteur en scène. Dans la construction de ses spectacles, le désir de déstabiliser le public fait loi. Dans Comédie Plan Nord, Benoît Vermeulen fait cohabiter le réel et l'absurde dans un humour surprenant. C'est avec un immense plaisir que nous vous convions à découvrir cette histoire dans une création originale des finissants de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$ Renseignement et réservation :(514) 987-3456
Présentation des projets des étudiants finissants DESS en théâtre de marionnettes contemporain, sous la direction de Patrick Martel et d'André Laliberté Juin 2013
DESS en théâtre de marionnettes contemporain
Dates : de 12 au 15 juin 2013 à 20H00, matinée le 14 juin à 14H00 Lieu : Studio d'essai Claude Gauvreau pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est
Le spectacle COURTES FORMES est composé de six petites formes présentées par les étudiants du DESS en théâtre de marionnettes contemporain. Ces COURTES FORMES sont le résultat de recherches et de processus de création développés pendant les deux derniers cours de leur formation.
Le Diplôme d'études supérieures spécialisées, créé par l'École supérieure de théâtre de l'Université du Québec à Montréal en 2006, a accueilli cette troisième cohorte d'étudiants en septembre 2011. Pendant leur formation, ceux-ci ont travaillé avec de nombreux artistes professeurs dont Marthe Adam, la directrice du programme; Patrick Martel, scénographe et responsable intérimaire du programme pendant la deuxième année; Marie-Pierre Simard, conceptrice de marionnettes; Joël Da Silva, metteur en scène et dramaturge; Richard Lacroix, scénographe; André Laliberté, directeur artistique du Théâtre de l'Oeil; Irina Niculescu, metteure en scène spécialisée en théâtre de marionnettes et Claire Heggen du Théâtre du Mouvement.
COURTES FORMES représente l'ultime étape, celle d'une présentation publique au terme de deux années de formation. Vous serez témoins de l'aboutissement de recherches individuelles et collectives sur le rôle de la marionnette, sur les liens entre propos, mise en scène et jeu avec la marionnette. Les étudiants, qui travaillent autant à titre de scénographes, metteurs en scène ou interprètes, ont développé une écriture scénique à partir de textes divers et de sujets qui les passionnent. Ils ont créé des marionnettes et des espaces scénographiques surprenants, qui invitent les spectateurs à découvrir des univers personnels et singuliers. Les propositions sont variées et chacune correspond aux aspirations esthétiques actuelles de leurs créateurs.
Les étudiants du DESS en théâtre de marionnettes contemporain accueilleront le public et ses commentaires avec un immense plaisir. Après la première, vous êtes invités à rester sur place pour un vin d'honneur en compagnie des créateurs et des professeurs de l'École supérieure de théâtre.
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Exercice public des étudiants en enseignement 29 novembre et 6 décembre 2013
Ateliers et exercices public
L'école supérieure de théâtre présente : Exercice public des finissants en enseignement de l'art dramatique de l'École supérieure de théâtre, création sous la direction de Ney Wendell
Date : 29 novembre 2013, à 15h30 6 décembre 2013, à 11h30 Lieu : Face au 145 Rue De La Commune Angle De La Commune et Saint Gabriel Vieux-Montréal
Cinq personnages se retrouvent sur un chemin de fer. Chacun d’eux, habité par le même sentiment de solitude, attend un train qui ne passera jamais.
Dans le cadre du cours Exercice public, sous la direction de Ney Wendell, les finissants en enseignement du théâtre vous présentent Déraillement.
Distribution : Julie St-Hilaire, Simon Desautels-Garant, Joanie Jacques, Jonathan ranger et Sophie Bourassa.
Mémoire-création de Mélanie Gravel les 5 et 6 avril 2013
Mémoire-création
Écriture et mise en lecture d'un texte dramatique ayant pour sujet la résilience des victimes d'inceste.
Dates : 5 et 6 avril 2013 à 20h Lieu : Studio-théâtre Claude Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Véronique, une jeune femme de 22 ans, est confrontée aux failles de sa propre résilience le jour où son père réapparait dans sa vie. La crainte de basculer à nouveau dans cette dynamique fait ressurgir en elle des brides du passé au moindre moment de solitude. Entre passé et présent, avec elle-même et les autres, Véronique cherche le chemin pour s’affranchir.
La démarche de création du texte Entre nous s'appuie sur des recherches en psychologie permettant de représenter, avec le plus de justesse possible, certaines caractéristiques (parfois paradoxales) du phénomène de l'inceste, du concept de la résilience et du processus de mentalisation présent chez les individus résilients.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00 $ Renseignements et réservations : (514) 987-3456
Entre nous est aussi un tremplin pour aborder avec les victimes d’inceste les enjeux de la résilience. En ce sens, la collaboration de l'organisme Trêve pour Elles (centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) s’est avérée essentielle.
Texte: Mélanie Gravel Comédiens: Amélie Grenier, Patrick Baby, Hélène Roy, Caroline Courtois Schirmer, Jérôme Bédard et Christine Goyer.
Exercice public des étudiants en enseignement 29 novembre et 6 décembre 2013
Ateliers et exercices public
L'école supérieure de théâtre présente : Exercice public des finissants en enseignement de l'art dramatique de l'École supérieure de théâtre, création sous la direction de Ney Wendell
Dates : 29 novembre 2013, à 14h00 6 décembre 2013, à 10h00 Lieu : au Square Victoria Métro Square Victoria
Au cœur d'un monde où consommer aveuglément, aspirer à la perfection et écraser l'autre pour atteindre les plus hautes sphères sont activités régulières, comment voir ce qui est pourtant prévisible ? Et si Godzilla était au coin de la rue? Le rendez-vous est déjà pris depuis longtemps. Trois satires sociétaires prennent vie au centre-ville pour rendre visibles certains comportements humains. Plus l'heure avance, plus le monstre approche. Sa présence est inéluctable. Reste à savoir jusqu'où il ira.
Équipe de création : Marie-Ève Béliveau, Maude Chicoine-Cotnoir, Camille Fortier et Marie-Christine Morin
Exercice public des étudiants en enseignement 29 novembre et 6 décembre 2013
Ateliers et exercices public
L'École supérieure de théâtre de l'UQAM présente : La lumière persécute toute sa joie
Exercice public des finissants en enseignement de l'art dramatique de l'École supérieure de théâtre Création sous la direction de Ney Wendell
Dates : 29 novembre 2013, à 11h30 6 décembre 2013, à 14h00 Lieu : Westmount square Métro Atwater
Les 29 novembre et 6 décembre prochain, soyez à l'affût au Westmount square, tout près du métro Atwater. Des élèves du profil enseignement de l'École supérieure de théâtre y présenteront «La lumière persécute toute sa joie»
Comment fonctionnent les phénomènes de groupes? Comment notre place dans un ensemble social est-elle déterminée? Les relations de groupes font partie intégrante de notre fonctionnement en société, mais comprenons-nous vraiment les rouages qui nous poussent à agir? «La lumière persécute toute sa joie» questionne la part de vrai et de faux dans les relations interpersonnelles, qu'elles soient en grands ou en petits groupes.
mise en scène de Christian Lapointe Texte d'Anton Tchekhov, traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan du 6 au 9 novembre 2013
Production dirigée
Production des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l'École supérieure de théâtre
Dates : Du 6 au 9 novembre 2013 à 20:00, matinée le 8 novembre à 14:00 Lieu : Studio-théâtre Alfred Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est Pavillon Judith Jasmin
« Nous n'avons pas de politique, nous ne croyons plus à la révolution, il n'y a plus de Dieu, nous ne craignons plus les apparitions... Qui ne veut rien, n'espère rien et ne craint rien, celui-là ne peut pas être artiste. » - Tchekhov, 1892
Un lac en été, un domaine, une famille à la dérive, des voisins et les intendants. Entre eux se trament amours malheureuses, joutes intergénérationnelles et querelles à propos des formes artistiques. Tous veulent occuper la place centrale, mais personne n'y parvient ; chacun se heurte à son propre vide. L'art nous détruit-il ou nous rend-il plus libre ? Les formes nouvelles menacent les anciennes et à leur tour, les anciennes étouffent les nouvelles. À une époque où le théâtre québécois traverse une crise de succession et où la centaine d'étudiants qui sortent chaque année des écoles de théâtre peinent à se tailler une place dans leur domaine, cette tension mise en exergue par le texte de Tchekhov est d'une actualité indéniable.
La mise en scène de Christian Lapointe nous entraîne sur la voie du détournement de la fiction : d'une part, il explore l'ambivalence féconde qui existe entre l'acteur et la figure et d'autre part, il accuse le jeu de basculement qui s'opère entre le réel et la fiction en contexte de représentation. Il ne s'agit pas d'une réécriture : l'univers tchekhovien demeure quasi-intact, il passe simplement de l'autre côté du miroir... Se côtoient alors la banalité et la gravité, le grotesque et le tragique, la mouette et le corbeau, comme autant de reflets défigurés par la surface lisse du lac. Une réflexion corrosive sur le fragile équilibre à maintenir entre notre nature sensible et les forces obscures qui nous animent. Un théâtre de la lutte acharnée entre les territoires de la frivolité et de l'éternité.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$ Renseignement et réservation :(514) 987-3456
Exercice public des étudiants en enseignement 29 novembre et 6 décembre 2013
Ateliers et exercices public
L'école supérieure de théâtre présente :
Exercice public des finissants en enseignement de l'art dramatique de l'École supérieure de théâtre, création sous la direction de Ney Wendell
Date : 29 novembre 2013, à 10h 6 décembre 2013, à 15h30 Lieu : Parc des Faubourgs Angle De Lorimier et Ontario Est Montréal
Dans le cadre du cours exercice public et pratique pédagogique orchestré par Ney Wendell, des étudiantes du profil enseignement de l'école supérieure vous présente :
Notre univers est une source inépuisable d'incohérences, d'injustices, de paradoxes absurdes et surtout, de contradictions.
Nous nous devons d'être sensibles à notre existence, d’être conscients et d'agir sur notre monde.
Nous sommes reliés les uns aux autres, peu importe nos différences, par un contrat d'entraide et de solidarité.
Ensemble, nous avons choisi de nous engager pour aller au fond de la question de l'accomplissement et du désir, en effectuant une cueillette de rêves effectuée dans le quartier Centre-Sud.
Que ce spectacle ne soit pas qu'un mirage d'espoir dans la lutte collective pour le droit de rêver, mais un élément déclencheur afin que vous redeveniez maîtres de vos propres rêves et que vous rendiez possible l'accomplissement de ceux que vous aimez.
Au plaisir de vous y voir, Katrine Chalifoux, Élodie Labbé, Catherine Lacaille Foster et Amélie Larose Dubois (équipe de création)
De Blaise Cendrars, Mise en scène d'André Perrier le 19 avril 2013
Ateliers et exercices public
Exercice public des étudiants-es de première année en Études théâtrales
Texte Blaise Cendrars Poèmes et extraits de poèmes d'Anna Akhmatova, Louis Aragon, Blaise Cendrars, Marina Tsvétaïéva Mise en scène d'André Perrier
Date : Le 19 avril 2013, à 14h et 20h00 Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Co-metteures en Scène : Geneviève Antonius-Boileau, Daphné Deschatelets-Hamel, Symba-Zoé Lauzon et Myriam Le Ber Assainai, Dramaturgie : Anthony Lorrain, Guillaume Lussier, Rachel Morse et André Perrier, Explorations : La classe, Projections : Guillaume Lussier et Alexis Roberge-Synnett, Décor et accessoires : Eve-Lyne Bertrand, Caroline Gagné, Pierre-Luc Lapointe, Anthony Lorrain, Guillaume Lussier et Rachel Morse, Costumes : Justine De L'église, Sabrina Larue, Mélanie Lucas, Carolane Sauvé-Tétreault et Judith Tousignant, Éclairage : Caroline Daigle, Musique : Gabriel Champagne
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00 $
Mémoire-création de Germain Pitre les 5 et 6 septembre 2013
Mémoire-création
Mémoire-création de Germain Pitre présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Direction de recherche: Martine Beaulne & Yves Jubinville
Dates : Jeudi 5 septembre et vendredi 6 septembre à 20H00 Matinée le vendredi 6 septembre à 14H00 Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau, Pavillon Judith-Jasmin 405 rue Sainte-Catherine Est
LES BONNES devient ici un laboratoire de mise en scène où les interprètes sont amenées à sortir de leur zone de confort dans le but de dynamiser la théâtralité de la représentation. Au moyen de changements scéniques, de contraintes momentanées et d'actions imprévues, celles-ci doivent trouver l'ingrédient qui modifiera leur partition de jeu initial.
Est-ce que le metteur en scène peut déjouer les schèmes mentaux et physiques de l'acteur afin de contrecarrer la sclérose de la répétition et la mimésis classique? En maintenant l'acteur dans un état d'alerte et d'écoute continu grâce à des changements imprévus dans sa partition de jeu, et ce pendant la représentation, le metteur en scène est en mesure de générer un contexte propice à l'invention.
Inspiré par les essais de Robert Gravel sur l'état de vulnérabilité de l'acteur, notre exercice autour des BONNES donne l'occasion d'explorer le lien étroit entre la mise en danger de l'acteur en représentation et une stratégie de mise en scène afin de garder l'acteur dans un état d'alerte et d'éveil.
Chaque représentation comptant son propre lot de mises en danger, les spectateurs assisteront à chaque fois à une représentation unique et différente d'un collage du texte de Jean Genet.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix 5$ prix étudiant Renseignement et réservation : (514) 987-3456 Billets en vente à compter du mardi 3 septembre à 12h30.
Mise en scène de Jean-Frédéric Messier D’Egon Wolff, traduit par Claude Demarigny du 28 février au 9 mars 2013
Production dirigée
Production dirigée de l’École supérieure de théâtre, spectacle des étudiants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre
Dates : du 28 février au 2 mars, ainsi que du 5 au 9 mars, à 20 heures le 2 mars à minuit dans le cadre de la Nuit Blanche à Montréal Lieu : Studio d'essai Claude Gauvreau pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est
« Tous les arbres avaient tellement peur des fourmis que, quand ils les ont vu venir, ils se sont mis debout… bien raides, en attendant qu’elles leur marchent dessus… »
Marcher sur. Se soulever. Insurgo. *
Tout commence dans la demeure d’un Lucas Meyer riche et quasi divin : Libre, Éternel, Inviolable, ainsi que le sacre sa très chère femme – avant de le supplier de ne pas la laisser dormir seule ce soir-là, saisie d’une peur viscérale. Cette inquiétude, c’est la première fissure au carreau de la fenêtre.
Ce même soir, un à un, les condamnés de l’errance vivant de l’autre bord du fleuve traversent du côté des bien nantis pour réclamer leur droit à l’humanité. La maison des Meyer se fait le théâtre de l’infiltration par les Envahisseurs, ces derniers transgressant toutes frontières, physiques comme morales. La conscience de Lucas Meyer tremble au passage. Des pans entiers s’en détachent et pendent bientôt comme des choses inertes : la parole, vidée de son pouvoir ; l’argent, dénué de toute valeur ; les biens richissimes, transformés en ressource primaire. L’envers du succès de Lucas se révèle peu à peu, alors que dans le fleuve, apparaissent, flottantes, les têtes coupées de quelques riches voisins.
* Écrite en 1963, cette pièce est considérée comme l’un des chefs d’œuvre de la dramaturgie chilienne. Force est de constater que ses veines sont porteuses du pouls de l’époque, en tout ce que ces années ont pu comprendre de désordre politique. Le peuple, dépossédé depuis longtemps de la plupart de ses terres par une riche élite blanche oligarque, en a assez : la lutte des classes s’intensifie. C’est dans le contexte de cette marée montante qu’Egon Wolff crée Les Envahisseurs.
Quasi prémonitoire, la pièce fait étrangement écho à la montée du socialisme dans les années 1970. Ainsi chargée de son intelligence temporelle et historique toute particulière, elle parvient jusqu’à nous aujourd’hui, encore terriblement actuelle. C’est avec plaisir que nous vous convions en son étrange promontoire, dressé tel qu’il l’est à la pointe de l’Histoire, au confluent des insurrections et, mystérieusement, à la fois en leur amont et en leur aval…
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mémoire-création de Frédéric Gagnon Jeanrie les 1er et 2 mars 2013
Mémoire-création
Essai d'application des quatre principes de l'acteur comique du théâtre baroque italien.
Mémoire-création de Frédéric Jeanrie Un essai scénique présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Le 1er mars à 13h et le 2 mars à 21h30 et 23h30 Lieu : Agora de l’UQAM 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Arlequin et Brighella se sont fait mettre à la porte. Ils n’ont plus d’endroit où dormir, plus d’argent et rien à manger. Sur une place publique, ils tentent d’attirer la faveur d’un éventuel employeur.
Cet essai a pour but de fouiller les balises du théâtre comique masqué et le lien viscéral que ce genre de théâtre entretient avec les fondements de la tradition italienne. Quatre principes servent l’interprétation : Le jeu physique, la poétique de la survivance, les préceptes de la comédie et l’esprit subversif.
Comédiens : Laurianne Brabant et Frédéric Jeanrie Direction de recherche : Robert Drouin et Marie-Christine Lesage
Mise en scène de Catherine Vidal du 13 au 16 novembre 2013
Production dirigée
Mademoiselle Julie, de Strindberg, traduction française de Boris Vian, Production des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l'École supérieure de théâtre.
Dates : 13, 14 et 16 novembre, à 20h 15 novembre, à 14h et à 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau, pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est
De jour et de nuit, l’idée fixe. Ce n’est pas qu’il faut arriver à quelque chose, c’est qu’il faut sortir de là où l’on est. (Duras, 1984)
Le soir de la fête de la Saint-Jean, Monsieur le Comte quitte son manoir pour aller célébrer chez des proches. Pendant son absence, Julie, sa fille, et Jean, son valet, s’engagent dans un jeu de séduction sous les yeux de Christine, la fiancée de Jean. Toute la nuit, ils dansent, s’attirent, se repoussent, s’étonnent l’un de l’autre. À travers leurs échanges à la fois sensuels, arrogants et cruels, ils expriment un urgent désir de s’extirper du cadre dans lequel ils sont confinés. Jean ne veut pas rester valet toute sa vie. Julie, elle, refuse l’avenir normalement prescrit à une jeune femme de son rang. Tous les deux sentent que leur moi suffoque dans ces rôles sociaux qu’ils n’ont pas choisis. Pour s’affranchir de ces rôles, il leur faudrait transgresser l’ordre, le système qui encadre leurs vies. Or, ce combat est incroyablement difficile et douloureux à mener. Avec audace et désespoir, Jean et Julie cherchent, parfois aux dépens de l’autre, les mots et les gestes susceptibles de nommer leur révolte, de la faire éclater.
La metteure en scène Catherine Vidal s’intéresse aux personnages qui, comme Jean et Julie, défient une structure sociale qui les dépasse complètement. La lecture qu’elle fait de la pièce de Strindberg place les luttes du domestique et de la jeune femme sur un même plan. Ainsi, le désir de Jean de progresser dans l’échelle sociale n’est pas plus légitime que le besoin qu’a Julie d’échapper à son avenir de femme mariée, de mère et de maîtresse de maison. Refusant d’accorder raison à l’un ou à l’autre des protagonistes, la metteure en scène donne à voir la confrontation de leurs points de vue, le choc qui résulte de leur rencontre.
Sur scène, les personnages de Jean et de Julie sont démultipliés. Trois Jean font face à quatre Julie. Tous s’appréhendent, s’appellent, s’affrontent. Parmi eux se dresse Christine, une, entière, qui « [sait] où est sa place ». Cependant, même celle qui semble adhérer aux préceptes de sa société sera secouée par les événements de cette étrange nuit de la Saint-Jean. Au terme de la fête, la foi de chacun sera ébranlée. Entre les projets d’avenir qu’échafaudent les personnages, entre leurs prières, leurs menaces, leurs protestations, une terrible question se dessine : la transgression est-elle seulement possible? Est-il possible d’exister, de vivre différemment? Les cadres, les carcans, toutes les définitions peuvent-ils réellement être anéantis?
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Mémoire-création de Emma Gomez du 24 au 26 octobre 2013
Mémoire-création
Mémoire-création d’Emma Gomez Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Les 24, 25 et 26 octobre 2012, à 20h. Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM. Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM
Saviez-vous que, selon l'OMT (organisation mondial du tourisme), l'économie pétrolière a été dépassée par le tourisme qui est considérée comme la plus importante économie mondiale? Chaque année, Barcelone accueille des millions de touristes. Loin de permettre la fraternisation des peuples, le tourisme encourage plutôt la commercialisation des valeurs identitaires et augmente dangereusement la pauvreté socioculturelle.
Paella Barcelonaise est une recherche sur le jeu de l'acteur, à travers une aventure touristique. Dans cette création performative, on apprend à faire une paella en direct et les étapes de la préparation servent de guide pour suivre l'exploration du jeu de l'acteur.
En prenant comme point de départ la distanciation brechtienne, qui révèle cette double présence de l'acteur et du personnage sur scène, cette recherche tente de trouver un nouvel outil pour l'acteur en développant, en scène, sa subjectivité face au texte et au personnage.
Par cette confrontation, on cherche à établir un dialogue avec le spectateur et à mener une réflexion qui favorise une nouvelle perception des textes en renouvelant l'expérience théâtrale.
Mise en scène: Emma Gomez
Avec: Dominique Leduc, Dany Boudreault, Emma Gomez, Mitch Laffront Régie: Sara Fauteux Éclairage: Mathieu Marcil Son: Ariane Lamarre Décor: Hugo Dalphond / David Poisson Vidéo : David Poisson Costume : Amélie Jodoin
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix 5$ prix étudiant Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Texte de Cédric Delorme-Bouchard, avec la collaboration de Nadia Desroches et d'Andréanne Daigle Mise en scène de Cédric Delorme-Bouchard du 1 au 11 mai 2013
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Lieu : Les spectateurs seront attendus par deux accompagnateurs au coin de l'avenue Papineau et de la rue de Bellechasse. Le point de rencontre est situé sur le trottoir face au 1810 de Bellechasse. L'heure inscrite sur le billet doit être respectée. Aucun retardataire ne sera admis. Dates : 1 et 2 mai 20h30 3 mai 20h30 et 22h30 4 mai 21h30 7 et 8 mai 20h30 9 et 10 mai 20h30 et 22h30 11 mai 21h30
Paragordius tricuspidatus, communément appelé ver gordien.
Ce parasite, de la famille des nématomorphes, ressemble à un mince et long cheveu vivant. Il s'infiltre à l'intérieur de la cavité corporelle de certains insectes et se nourrit de leurs tissus internes. Une fois atteint la maturité, le ver va reprogrammer le cerveau de son hôte et l'insecte va se jeter dans le premier point d'eau qu'il trouve pour s'y noyer. Pendant que son hôte se débat et coule lentement vers une mort certaine, le vers s'extirpe de son corps et glisse au fond du lac à la recherche de ses semblables pour se reproduire.
Dans les profondeurs de notre atelier de scénographie génétique, nous avons créé une nouvelle version du ver gordien. Plus gros et plus évolué, il s'introduit par la voie buccale afin de rejoindre le cortex cérébral de son hôte, un humain.
Notre premier spécimen de ver est presque à maturité et la folie qui gagne progressivement son hôte humain atteindra bientôt un degré artistique digne d'intérêt.
Seulement quelques spectateurs seront admis à assister à cette œuvre vivante dont le lieu est pour l'instant tenu secret pour des raisons de sécurité. Au plaisir de bientôt partager avec vous cette expérience,
Cédric Delorme-Bouchard Et Andréanne Daigle
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$ Renseignement et réservation :(514) 987-3456
Une histoire vraie. Ou pas. d’Ariel Beaudoin Lambert et Pénélope Deraîche-Dallaire inspiré de La campagne de Martin Crimp Mise en scène de Claudie Gagnon du 1er au 4 mai 2013
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Dates : du 1er au 4 mai 2013 à 20h et le 3 mai à 14h et 20h Lieu : Studio-théâtre Claude Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Il était une fois Ariel et Pénélope répétant La Campagne de Martin Crimp. L’histoire est simple; deux personnages à la recherche d’une réalité qu’ils savent très bien fausse. À travers leurs regards, leurs corps, on découvre ce monde infini de possibilités qu’est la fiction. C’est à travers leurs impasses que l’on voit se tordre devant nos yeux cette perception que nous avons de la vérité. C’est leurs voix qui portent haut et fort le faux du théâtre dit au théâtre. Voilà la seule vérité admise ici-bas. Sur scène. Elle l’embrasse, prend sa douche, il panique...
Texte : Ariel Beaudoin Lambert et Pénélope Deraîche-Dallaire inspiré de La campagne de Martin Crimp, Mise en scène : Claudie Gagnon, Assistance à la mise en scène : Nora Guerch, Direction de production : Caroline Daigle, Décor : Michael-Elliot Verville, Costumes : Marie-Josée Goulet, Musique originale: Pat Gagnon, Éclairage : Anne- SaraGendron, Distribution : Ariel Beaudoin-Lambert et Pénélope Deraîche-Dallaire
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$ Renseignement et réservation :(514) 987-3456
Mémoire-création de Mathieu Marcil du 13 au 15 juin 2013
Mémoire-création
Dates : du 13 au 15 juin 2013 à 20h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Il y a maintenant plus de vingt ans, un jeune concepteur d'éclairage en devenir se questionnait sur les mouvements de la lumière et la manière dont il aurait pu, avec le matériel de l'époque, adjoindre des sources lumineuses au corps même des performeurs. Grace aux avancées technologiques, il est maintenant possible de résoudre la question de l'adjonction lumineuse pour les corps sur scène. La question qui surgit alors est : en quoi de tels appendices peuvent-ils servir le jeu de l'acteur et l'écriture scénique?
Partant de ce questionnement sur ce que peut apporter à une œuvre scénique le déplacement des sources lumineuses dans l'espace, Sombre luminescence explore le potentiel poétique et évocateur de la lumière portée par les corps des performeurs. Cet essai de création présente les principaux éléments qui ont été trouvés tout au long de cette recherche sur l'utilisation du corps comme vecteur de mouvements des appareils d'éclairage sur scène. La question que pose Sombre luminescence est essentiellement la suivante : une lumière mue par des humains peut-elle être poétique ou offrir une sensibilité émotive?
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM : Admission 5$ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mise en scène de Dominique Leduc les 17 et 18 avril 2013
Ateliers et exercices public
Présentation deL'enfant, Le Nom et de Quelqu'un va venir, de Jon Fosse, traduction française de Terje Sinding.
L’Arche est agent et éditeur de ce texte théâtral.
Atelier public des étudiants de 1ere année en jeu Studio-d'essai Claude-Gauvreau les 17 et 18 avril 2013 à 20h
« Le lieu d’où vient l’écriture est un lieu qui sait bien plus de choses que moi. Une connaissance qui est de l’ordre de l’indicible. Et le fait qu’écrire, écrire bien, s’apparente à une prière me semble tout à fait évident. » -Jon Fosse
Les pièces de Jon Fosse sont montées partout dans le monde par les plus grands metteurs en scène de notre siècle (Patrice Chéreau, Jacques Lassalle, Thomas Ostermeier, Claude Régy,...). Mais cet auteur norvégien prolifique, reconnu comme l’un des plus grands auteurs contemporains et décoré de l’Ordre national du Mérite français, reste malheureusement assez méconnu au Québec. Pourtant, la nordicité de ses paysages, la solitude des personnages qu’il met en scène et la modernité de son écriture nous interpellent indéniablement. Fosse rend compte de la condition humaine dans sa dimension profonde, quasi mystique. Le monde qu'il évoque est épuré, tissé de silences et de phrases répétitives, presque obsessionnelles. L'ensemble crée la musique étrange d'un monde à la frontière de la réalité et de l’inconscient. Les histoires paraissent simples, mais une tension extrême habite les personnages pressés par une ardente quête de sens et un désir d’échapper à leur solitude.
Toi et moi dans la lumière des fjords est un collage de Quelqu'un va venir – pièce pour laquelle Fosse a reçu le prix Ibsen en 1996 - , L'enfant et Le Nom. Dans ces trois pièces, les histoires se répondent. Par les fenêtres d’une maison au bord de la mer, les personnages scrutent l’horizon. Ils espèrent là une issue, un étranger qui viendra les sauver, un amour qui leur révélera l’indicible, un enfant qui leur apportera un sens face à un destin dont on arrive mal à saisir la logique. C'est que l'univers spectral de Fosse est profondément chargé des mystères de l'inconscient. Ces personnages sans nom et sans identité définie portent plus qu’une individualité. Ils sont le garçon, la fille, l'homme, elle ou lui. Ils sont multiples, imprégnés des âmes des morts ou des disparus. C'est en cela qu'ils sont touchants. Ils représentent plus qu'un destin, ils évoquent, brutalement, l'humanité.
Production théâtrale en milieu scolaire 17 décembre 2013, à 12h30
Production théâtrale en milieu scolaire
L’école supérieure de théâtre présente :
Mise en scène des étudiants en enseignement de l’art dramatique sous la supervision de Gilphilippe Pelletier
Présenté dans le cadre du cours production théâtrale en milieu scolaire
Date : 17 décembre 2013, à 12h30 Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM - Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est métro Berri-UQAM
C’est avec excitation et beaucoup de courage qu’ils attendent ce moment tant attendu de vous présenter le résultat de leurs efforts. Les élèves des écoles primaires Sainte-Colette, Saint-Arsène, Lucille-Teasdale, Saint-Anselme ainsi que les élèves de l’école secondaire Joseph-François Perreault, sous la direction des étudiants de troisième année en enseignement de l’art dramatique, vous invitent cordialement à la présentation du spectacle Touski, réunissant six mini créations aussi uniques les unes que les autres! Que ce soit à travers un univers magique, monstrueux, humoristique ou en lien avec les valeurs humaines, vous vous laisserez certainement charmer par ce que ces enfants ont créé avec passion depuis le mois d’octobre dernier. C’est donc un rendez-vous le mardi 17 décembre, 12h30 à la salle Marie-Gérin Lajoie. On vous y attend !
Une Conférence démonstration de Claude Talbot du 14 au 16 février 2013
Mémoire-création
L'École supérieure de théâtre de l'UQAM présente :
Un mémoire-création de Claude Talbot Une conférence-démonstration présentée dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Les 14, 15 et 16 février 2013 à 20 h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
À l'hiver 1974, l'École nationale de théâtre du Canada, invite Alain Knapp à donner une classe d'improvisation théâtrale à une cohorte d'élèves.
De 1974 à 1990, Alain Knapp enseignera la création théâtrale et donnera à Paris, pendant sept ans, une formation appelée l'Acteur-créateur. La distinction entre l'approche pédagogique par l'improvisation de Knapp, par rapport à d'autres méthodes, réside dans le fait que ces techniques outillent l'acteur afin qu'il devienne un créateur pouvant, sur demande, créer, en direct, un spectacle théâtral presqu'achevé.
Une cinquantaine de Québécoises et de Québécois suivront ses enseignements au Québec ou à Paris. Parmi ces artistes, nous avons interrogé Robert Lepage, Danièle Panneton, René-Daniel Dubois, Diane Ouimet, Robert Dion, Ghyslain Filion et Jean-Claude Côté. Ces artistes témoignent de l'influence tangible des enseignements d'Alain Knapp sur leur pratique théâtrale.
Nous en ferons la démonstration par le biais de ces témoignages en présentant de courts extraits d'entrevues vidéo, les résultats d'un sondage et des citations pertinentes qui affirment qu'Alain Knapp a eu un impact significatif sur leur pratique. Ils décrivent comment les enseignements d'Alain Knapp ont joué un rôle fondateur dans leur processus créatif et dans leur pédagogie.
Conférencier : Claude Talbot
Acteurs-improvisateurs : Sarah Boulais, Ann-Catherine Choquette, Alexandre Côté, Myriam-Sophie Deslauriers, Alexandre Malo-Cyr et Félix Tremblay-Therrien.
Direction de recherche : Alain Fournier
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5$ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
De Marius von Mayenburg traduit par Mark Blezinger, Laurent Muhleisen et Gildas Milin Mise en scène de Josianne Dulong-Savignac et Solène Paré du 8 au 11 mai 2013
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Dates : du 8 au 11 mai 2013 à 20h et le 10 mai 2013 à 14h et à 20 Lieu : Studio Alfred-Laliberté pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est
« C’est quoi comme état, ça? C’est un état de siège, ça. La terreur dans ses propres murs. »
Kurt et Olga, frère et sœur humiliés dès leur naissance, amants des nuits de l’âge ingrat et rebelles de la maisonnée forment à eux deux une union destructrice. Au seuil de la maturité, pris entre l’ignorance de l’enfance et la résignation de l’âge adulte, ils provoquent une crise, un renversement de l’autorité dans la cellule familiale. Ils ne veulent plus être les enfants de qui que ce soit. Le rejet est brutal. Les parents tiennent leur rôle, mais usent leur autorité à force de vouloir garder le contrôle. À l’arrivée de Paul, le nouvel amoureux d’Olga, les choses s’enveniment. La jalousie de Kurt fait trembler le sol. Son silence est absolu. Il se met à lire des fragments prophétiques d’Héraclite et sa pyromanie prend violemment de l’ampleur en dehors des murs du foyer.
« Ça se rapproche et se pose sur mon visage. D’abord je respire à fond la fumée verte, et je remarque comment ça fusionne avec ma peau. Il ne me reste qu’à balayer les cendres de mon visage. La douleur vient après. »
*
Marius von Mayenburg avec une langue subversive, entrelace la vérité quotidienne, violente dans sa banalité, aux détours de l’image poétique. Entre les deux, dans l’interstice, surgit l’humour noir, incisif, unique à la plume de l’auteur, qui témoigne du passage vers l’insensé et l’horreur.
Toujours on revient à l’intime. Le théâtre dit « du quotidien » et les histoires de famille traversent le théâtre de tout temps car c’est de là que germent les plus grandes tragédies. Visage de feu peut être aussi lu comme une prise de parole pour la jeunesse allemande sous le règne d’Helmut Kohl, une jeunesse post-apocalyptique née des cendres de leurs pères à laquelle est liée l’auteur.
M. von Mayenburg est l’un des auteurs contemporains de langue allemande les plus prolifiques appartenant à la « nouvelle génération » d’écrivains du pays. Entre 1994 et 1998, il suivra le cursus « Écriture scénique » de l’Universität der Künste (Université des Arts) de Berlin. Cette formation implique un travail d’écriture plus actif, en relation directe avec le plateau de théâtre et les metteurs en scène. L’auteur est alors sensibilisé par les différentes perspectives du plateau, son regard devient pluriel et cela lui permet d’explorer de nouvelles formes dramaturgiques. Il écrira Feuergesicht (Visage de feu) en 1997, à même sa formation, et la pièce sera mise en scène l’année suivante par le réputé Thomas Ostermeier.
Visage de feu c’est 94 courts tableaux. Des duels, des monologues, des témoignages, des récits, des scènes classiques et d’autres plus grotesques qui s’entrechoquent dans un assemblage cinématographique où lieu et temps s’enchevêtrent, se répondent et font subir quelques contorsions à la fable classique. C'est donc avec joie que nous vous convions à venir assister au déploiement de ce fascinant texte étranger sur scène, une création des finissants-es de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM.
L’Arche est agent et éditeur de ce texte théâtral.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$ Renseignement et réservation :(514) 987-3456
Production théâtrale en milieu scolaire 11 décembre 2103 à 14h
Production théâtrale en milieu scolaire
L’école supérieure de théâtre présente :
Mise en scène des étudiants en enseignement de l’art dramatique sous la supervision de Gilphilippe Pelletier
Présenté dans le cadre du cours production théâtrale en milieu scolaire
Date : 11 décembre 2013, à 14h00 Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM - Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine Est métro Berri-UQAM
Depuis plusieurs semaines, nous, futurs enseignants en art dramatique, avons travaillé dans différents groupes communautaires afin de vous présenter une production théâtrale unique en son genre. Tout au long de notre processus, très différent d’un groupe à l’autre, nous avons axé nos créations vers le plaisir de jouer. Pour certains, il s’agit d’une première expérience, un saut dans le vide et une grande part de courage. Pour d’autres, il s’agit d’une passion qui perdure encore, heureusement pour nous. C’est ainsi que nous vous invitons à venir voir, le 11 décembre 2013 à 14h à la salle Marie-Gérin-Lajoie, les participants de L’Atelier Théâtral de Longueuil, des « Coblocs » de l’APPARTenance de Boucherville et du Service des Loisirs Notre-Dame-des-Victoires. Avec fierté et accomplissement, ils vous attendent avec impatience. Au plaisir de vous y voir!
Jonathan Chevrier, Anne-Sophie L’Italien, Alexandra Dagenais Brousseau, Sophie Lamy, Laura Gagnon et Vanessa Gagnon
Mémoire-création de Stéphane Séguin Lecture publique les 13, 14 et 15 mars 2014
Mémoire-création
Écriture et mise en lecture d’un texte dramatique conçu à partir d’entrevues réalisées auprès de personnes âgées et d’adolescents.
Dates : Du 13 au 15 mars 2014, à 20h00 Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau 405, rue Ste-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith Jasmin
Un cœur de bœuf comme une bombe. Une bombe qui éclate l’amour, qui éclate la mort.
1935, à l’Anse-aux-rats, petit village au nord du Québec, un cœur de bœuf pousse dans la poitrine de François, le missionnaire sauvé des eaux. Un Homme-Orignal est sorti des bois pour le rescaper. Il fera la rencontre de Marguerite, l’infirmière du Grand Nord, qui cherche un homme à embrasser. C’est le coup de foudre, mais l’Homme-Orignal est un animal libre et libertin. Saut dans le temps : 1967. À l’Exposition universelle de Montréal, l’Homme-Orignal, devenu un sculpteur réputé, fait la rencontre d’Inês, une chanteuse portugaise. Bien qu’il n’ait jamais oublié Marguerite, dévorée par les loups, il est séduit par la candide Inês. Nouveau saut dans le temps : 2013. À l’hôpital Notre-Dame, Mathieu (Matou), arrière-petit-fils de François et triste héritier du cœur de bœuf, est hospitalisé, dans le coma. Mathieu, amoureux à bout de souffle, a trop couru après sa voisine Océane, belle comme une antilope de lumière. Océane qui fuit l’amour, qui fuit la mort…
Cœur de bœuf est une pièce à la fois poétique, comique, dramatique, tragique. À travers les époques, on suit les effets du cœur de bœuf (maladie où le cœur se met à grossir) sur les personnes atteintes et leur entourage. On part du réel, mais on arrive aux mythes. Les esprits visitent les vivants. Les comateux parlent au public et se disputent avec les morts.
Pour écrire la pièce, je suis parti d’histoires réelles récoltées lors d’entrevues avec des personnes âgées et des adolescents. Histoires que j’ai par la suite tissées, métamorphosées, gonflées, éclatées. Ma démarche visait à amener sur scène la parole de gens qu’on n’entend presque jamais. Je suis parti du principe que « les gens ordinaires n’existent pas » et que, dans toute vie, il y a des éléments extraordinaires, cocasses, touchants qui peuvent être le ferment de personnages, de situations théâtrales et de mythes.
Une discussion suivra la représentation du vendredi 14 mars.
Distribution: Martin Boileau / Élisabeth Locas / Guy Thauvette / Isabel Dos Santos / Roxanne Depratto Tremblay / Pierre-Raphaël Roux
Directrice de recherche : Geneviève Billette Source : Stéphane Séguin / stesebo@hotmail.com Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5,00$ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire-création de Hugo Dalphond du 18 au 20 novembre 2014
Mémoire-création
Studio Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Ce mémoire-création interroge le geste créateur du scénographe : comment repenser la relation spectateur-acteur à travers un dispositif qui permettrait un transfert de l'expérience sensorielle vers le spectateur ? Concrètement, le public est invité à visiter trois pièces immersives avant de cheminer vers un point de vue sur la performance. Par la réorganisation des éléments de l'espace théâtral et l'expérience directe des installations scénographiques par le spectateur, les sensations éprouvées durant la représentation devraient s'en trouver exacerbées.
Performeurs : Erin Drumheller et Alex Trahan Directrice de recherche : Anick La Bissonnière
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $ Pour chaque soir, il y a 15 billets pour 19h30 et 15 billets pour 20h15, il est donc fortement conseillé de réserver d'avance avec la billetterie. Renseignements et réservations : 514 987-3456
(on se rend compte que personne n'avait rien d'important à raconter) Création collective mise en œuvre par Joanie Poirier et Jonathan Léo Saucier du 30 avril au 3 mai 2014
Production libre
Dates : 30 avril et du 1er au 2 mai, à 20h 3 mai, à 16h et à 20h30 Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau, Pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est
Alors personne supporte le silence : personne se rend compte qu’il trahit des tristes vies vides. On dirait que tous ces gens peuvent pas s’exprimer autrement que sous la musique. Et quand vient le silence, on se rend compte que personne n’avait rien d’important à raconter. - Rodrigo Garcia
De notre corps à corps avec les appareils de télécommunication, l’argent, la publicité et la consommation effrénée, il semble que nous ne ressortions pas indemnes et que notre nature ontologique s’en trouve altérée. Or, existe-t-il réellement une chose telle que la nature ontologique de l’être ? Sommes-nous condamnés à la récurrente nostalgie rousseauiste du « bon sauvage » ? Est-ce que l’essentiel de nos vies réside dans ce que l’on voit et dit ou dans ce que l’on cache ? Il ne s’agit pas ici d’apporter des réponses définitives, mais plutôt de relayer la voix du dramaturge Rodrigo Garcia afin que continuent de résonner ces questions essentielles. Avec Et quand vient le silence (on se rend compte que personne n’avait rien d’important à raconter), le collectif de création cherche à témoigner de notre inaliénable besoin de beauté, celle qui transcende l’image, ainsi que de notre quête de réappropriation de soi et de réconciliation avec le vivant dans un monde régi et modelé par les nombreux dispositifs que nous avons créés et qui nous agissent, depuis le langage jusqu’au téléphone portable[1].
Initié par Joanie Poirier et Jonathan Saucier, tous deux respectivement finissants des profils jeu et scénographie, Et quand vient le silence… est une création collective élaborée à partir de fragments choisis de l’œuvre de Rodrigo Garcia. Portée à la scène pour la première fois à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, la dramaturgie de Garcia oscille entre les registres du ravissement poétique et de la monstruosité consumériste excessive. La parole à la fois caressante et incisive de l’écrivain de plateau espagnol sert ici de port d’ancrage pour aborder la question de notre rapport au vivant qui est altéré. Conjuguant installation vidéographique et approche performative du jeu d’acteur, le spectacle s’est construit dans un effort concerté des scénographes et des acteurs.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$ Renseignements et réservation :(514) 987-3456
[1] Giorgio Agamben. 2007. Qu’est-ce qu’un dispositif ? Éditions Payot et Rivages, p. 31
Mémoire-création de Geneviève Besnier du 4 au 6 décembre 2014
Mémoire-création
Adaptation d'un conte mandingue pour marionnettes de type Bunraku. La représentation sera précédée d'une conférence de quinze minutes portant sur les éléments fondamentaux de la recherche. Il y aura une discussion avec le public suite aux représentations.
Dates : Le 5 décembre 2014 à 14 h et 20 h Le 6 décembre 2014 à 16 h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Est-il possible d'emprunter les codes de représentation d'un genre théâtral très spécifique à une culture donnée, ici le bunraku japonais, pour révéler le sens d'une autre culture, soit celle des Mandingues d'Afrique de l'Ouest ? Le paradigme de l'une peut-il devenir le cadre révélateur de l'autre ? Cette recherche-création propose d'articuler ce questionnement autour de deux axes indicatifs de la culture mandingue soit le conte et le langage du corps.
L'essai scénique Fataro : la marionnette métissée servira à valider, ou non, une proposition qui est le passage, le chemin d'une culture vers une seconde. Révéler la culture mandingue par le truchement du Bunraku. Fataro, en langue mandingue, signifie tissu. Comme tissu social, enchevêtrement de fils d'origines diverses qui, s'organisant dans un sens, puis dans l'autre, finissent par donner à voir un ensemble cohérent. Une courtepointe métissée et colorée sur laquelle échangeront ensemble concepts et esthétiques d'Occident, d'Orient et d'Afrique.
Équipe de création : Zal Idrissa Sissokho, Anne-Marie Spénard, Estelle Richard, Stéphane Heine, Guillaume Ethier et Geneviève Besnier Directrice de recherche : Marthe Adam
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mise en scène de Jacques Lessard du 20 février au 1er mars 2014
Production dirigée
Jacques Lessard
L'École supérieure de théâtre présente Une création collective à partir de poèmes de Jean Cocteau, mise en scène de Jacques Lessard Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l'École supérieure de théâtre
Dates : du 20 au 22 février 2014, à 20h du 25 au 28 février 2014, à 20h le 1er mars 2014, à 20h30 matinée le 28 février 2014, à 14h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est Pavillon Judith Jasmin, UQAM
La création collective peut mener loin. Grâce aux cycles Repère qu'il a mis au point il y a plus de 30 ans, Jacques Lessard et 9 acteurs, accompagnés de 8 concepteurs, ont fait voyager quelques poèmes de Jean Cocteau issus du Discours du Grand Sommeil. Le poète engagé comme infirmier pour participer à la Grande Guerre devient un photographe égaré, en quête de reconnaissance, qui décide de suivre un groupe de soldats au Moyen-Orient. Il y découvre des réalités nouvelles, brutales, révélatrices. En émerge un double questionnement : comment vivre avec des disparitions aussi subites? Et comment transformer les dommages de la guerre en art?
L'histoire du photographe et des militaires qu'il rencontre s'est façonnée en plusieurs temps. Après avoir accompli une première étape de création essentiellement constituée d'improvisations où les acteurs ont adapté les derniers vers du poème de Cocteau à notre réalité contemporaine, le travail d'écriture s'est ensuite amorcé en vue d'aboutir à un récit. Une tâche ardue, d'écriture à beaucoup de mains, de corps, de têtes ; aux interrogations multiples et aux esquisses de réponses parfois contradictoires. Les différentes trajectoires de photojournalistes comme Tim Hetherington, Rafael Gerszak, Alexandra Boulat, Ron Haviv et Adam Ferguson ont servi à alimenter la création, mais ce sont surtout leurs images qui ont été essentielles au développement des personnages et de l'histoire. Le travail s'est alors concentré sur des questions relatives aux zones de conflits, ainsi qu'aux problématiques reliées à la photographie dans ce type de situation, autant sur le plan éthique qu'émotif. Tout cela sans perdre de vue le poète à l'origine du projet, ses mots, son univers.
Ainsi s'est progressivement dessiné le récit de la naissance d'un artiste. En apprenant son métier, le photographe cherche aussi à accoucher d'une œuvre, de quelque chose qu'il considère comme étant de l'art. Il s'efforce d'être créateur et en vient à se demander quels peuvent être l'importance, la nécessité, et parfois les pièges de l'inspiration dans une entreprise artistique. Faisant ainsi écho à l'une des questions rencontrées lors de ce processus de création : quelle est la place de l'inspiration au sein de cet effort collectif ?
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$ Renseignements et réservations : 514 987 3456
de Lars Norén mise en scène de Gill Champagne du 5 au 8 novembre 2014
Production dirigée
Gill Champagne
L'École supérieure de théâtre présente une production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales Texte de Lars Norén, traduction d'Arnau Roig-Mora, Jean-Louis Martinelli et Camilla Bouchet
Dates : du 5 au 8 novembre 2014, à 20h matinée le 7 novembre 2014, à 14h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté 405, rue Sainte-Catherine Est Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
Qui est à l'abri de la folie ?
Cette question frappe en pleine figure lorsqu'on se retrouve face aux dix personnages de Kliniken. L'aile perdue de l'hôpital psychiatrique est pour eux une prison, mais aussi un refuge contre le rejet, l'incompréhension et la solitude qui les guettent à l'extérieur. Aujourd'hui, la porte s'ouvre brutalement sur leur réalité. Saisis, les spectateurs ne peuvent qu'osciller entre empathie et malaise, sans aucune possibilité d'échappatoire.
Quand vous êtes assis dans un théâtre et que vous regardez cequi se passe sur la scène, vous n'avez pas de défense. - Lars Norén
Lars Norén, encore une fois, dépeint crûment le quotidien des exclus sociaux. L'urgence de donner une voix à ces gens cassés, miroirs d'une société malade, traverse ses œuvres. L'auteur nous rappelle, avec Kliniken, toute l'humanité qui se cache derrière la maladie.
Emballé par l'invitation à monter une pièce de répertoire avec les finissants de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM, le metteur en scène Gill Champagne choisit de s'attaquer à Kliniken de Lars Norén : « C'est un matériau extrêmement riche pour les interprètes, pour la construction de chacune des personnalités. Il s'agit de provoquer chez eux une recherche pertinente et percutante. » Bien qu'il s'agit d'une première pour les spectateurs montréalais qui viendront voir la pièce sous sa signature, Champagne monte Kliniken pour la troisième fois en sa carrière : « Cette fois, on va plus loin dans le rapport spectateur-interprète. Le spectateur est toujours là, il est actif. Pour moi le spectateur est un acteur. »
Avec Lamia Benhacine, Samuel Bleau, Pascale Drevillon, Thomas Duret, Léalie Ferland-Tanguay, Solo Fugère, Marie Fannie Guay, Francis Jacques, Jean-Philippe Malaket et Andréanne Samson
Traduction : Arnau Roig-Mora, Jean-Louis Martinelli et Camilla Bouchet Pièce représentée par L'Arche éditeur
Assistance à la mise en scène : Caroline Gagné Direction de production : Claire Renaud Décor : Carol-Anne Bourgon-Sicard Costumes : Charlotte Gandin Éclairages : Colin St-Cyr Duhamel Son : Odessa Bergeron Accessoires : Charlotte Hoffmann Dramaturgie : Mélanie Lucas
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM Adultes 10 $ / Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mémoire-création de Claudia Bernal du 23 au 25 octobre 2014
Mémoire-création
Une installation performative de Claudia Bernal D'après trois nouvelles du recueil Yeux de chien bleu de Gabriel García Márquez
Mémoire-création présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Date : Les 23, 24 et 25 octobre 2014, à 20 h Lieu : UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Studio-d'essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Entre arts visuels, performance et théâtre, L'envers des îles blanches se présente sous la forme d'un univers onirique où s'agencent images, mots, danse, son, écriture. S'inspirant librement de trois nouvelles du Nobel de littérature colombien Gabriel García Marquez, l'artiste interdisciplinaire Claudia Bernal livre sa vision de La douleur des trois somnambules, La femme qui venait à six heures et Ève à l'intérieur de son chat, en invitant à une déambulation dans des espaces riches en images, où la vie, la mort, la naissance, la putréfaction, le songe et la réalité ne sont qu'une seule et même chose ; où le temps et l'espace sont définitivement déréglés. L'univers de García Márquez accompagne Claudia Bernal depuis son enfance, et c'est grâce à la puissance littéraire et poétique de l'écrivain que cette artiste donne corps à l'écriture de cet auteur marquant, récemment décédé. Ensemble, ils font sans cesse passer le spectateur de « l'autre côté », celui de la mort, celui des songes, mais sans tristesse, ni dépit.
Dans cette installation performative, Claudia Bernal s'intéresse particulièrement à l'intégration du texte en tant que matériau plastique dans l'œuvre interdisciplinaire. L'artiste tient à remercier le FRQSC (Fond de recherche du Québec -Société et culture-), le SRI (Service de relations internationales, UQAM) et la Fondation de l'UQAM pour leur soutien.
Avec : Claudia Bernal, Luis Alberto Cabanzo et Danae Serinet Conception et réalisation de l'installation : Claudia Bernal Adaptation des textes et mise en scène : Claudia Bernal Conseiller à la mise en scène : Michel Chapdelaine Composition électroacoustique et spatialisation sonore : Thierry Gauthier Éclairages : Cédric Delorme Bouchard Assistant à la réalisation vidéo : Andrés Salas
Directrice de recherche : Marie-Christine Lesage
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $ Places limitées à 35 spectateurs par soir Renseignements et réservations : 514 987-3456
De Steve Gagnon Mise en scène d'Adam Faucher du 7 au 10 mai 2014
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Dates : Du 7 au 10 mai à 20h00, 9 mai à 14h00 Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, Sainte-Catherine Est
« Ça existe encore ça, la lumière. »
« Pour toi, j'veux que ce soit une preuve d'amour. Qu'on soit Roméo et Juliette. Les millièmes, mais les plus beaux. Prouver qu'on peut encore mourir d'amour pour quelqu'un l'espoir que c'est possible d'aimer quelqu'un à ce point-là. Pour mes parents c'est une vengeance pour m'avoir mis au mon de pour s'être fait confiance pour m'avoir fait confiance. Pour les autresj'veux que ce soit un geste de dégoût pis d'mépris envers leur superficialité pis leur face pâle de mort vivant dans un 5 à 7. J'comprends pas l'plaisir de faire d'la plongée sous-marine dans une piscine. »
Un an après la perte de son amoureux, une Jeune Femme retourne sur la montagne rouge afin d'accomplir son deuil qu'elle n'a pu vivre. Cette montagne rouge, c'est le sanctuaire qu'elle et le Jeune Homme avaient inventé pour s'extraire de la brutalité et de la vitesse du monde urbain et de la vie sociale. C'est leur « cent pieds carré de gazon inconnu. » Elle retourne à ce lieu, pleine d'amertume, de rage, de tristesse, et elle le convoque pour une dernière rencontre. Il faut qu'elle lui parle, qu'elle lui avoue, qu'elle lui montre sa déchirure. Dans sa rencontre avec le Jeune Homme, la Jeune Femme va tenter de se débarrasser de la nuit et de la honte qui l'habitent.
La montagne rouge (SANG), c'est le rite funèbre que le Jeune Homme n'avait pas encore vécu.
La montagne rouge (SANG), c'est aussi une réflexion sur la question du couple et sur la rupture. C'est une critique de notre société qui s'est emmêlée les jambes dans sa trop grande vivacité à vouloir rejeter le sombre passé religieux et qui, en tombant, a cassé la symbolique rituelle et funéraire, pour n'en garder que des éclats insignifiants.
C'est enfin une exploration de la mise en chair des mots, de leur force d'évocation. Ce sont deux corps perdus dans l'immensité d'une scène nue. C'est la puissance de la langue riche, complexe et charnelle de Steve Gagnon.
Mise en scène: Adam Faucher / Texte: Steve Gagnon / Interprétation: Marie-Christine Raymond et Kevin Sauvageau / Assistance à la mise en scène: Anne-Marie Spénard / Conseiller à la dramaturgie: William Durbau / Conseillère au mouvement: Jeimy Oviedo-Quesada / Conception d'éclairages: Cédric Delorme-Bouchard / Conception sonore;: Kristelle Delorme / Vidéo;: David Poisson / Accessoires: David Poisson et Caroline Daigle / Costumes et direction de production;: Caroline Daigle
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10$ prix étudiant 5$ Renseignement et réservation : (514) 987-3456
Mémoire-création de Patricia Bergeon du 29 au 31 mai 2014
Mémoire-création
Présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre Direction de recherche : Marthe Adam
Une étude des procédés esthétiques qui président à l'élaboration de relations dramatiques entre un marionnettiste-danseur et ses marionnettes-appendices dans la création d'une œuvre de théâtre-danse.
Dates : Les 29, 30 et 31 mai à 20h00 Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
La Petite Sirène est un essai scénique de danse-marionnette, librement inspiré du conte d'Hans Christian Andersen, qui met en scène une actrice-marionnettiste avec ses marionnettes appendices, c'est-à-dire des marionnettes qui s'inscrivent dans le prolongement de son corps. Par cette présentation, Patricia Bergeron cherche à montrer le fruit de ses recherches permettant de faire croire que les deux personnages auxquels elle donne vie simultanément sur scène appartiennent à un même univers dramatique. Comment brouiller la frontière entre le corps vivant de l'acteur et celui inerte de sa marionnette? Quels sont les procédés de jeu qui doivent être mis en place pour diriger le regard du spectateur? Comment le langage gestuel influence-t-il le travail d'hybridation du corps de l'acteur avec celui de la marionnette? Quels sont les procédés esthétiques qui président à la dramaturgie et aux relations dramatiques entre le marionnettiste-acteur et ses marionnettes-appendices? Voilà quelques-unes des questions qui se situent au cœur de cette recherche et qui seront abordées sous un angle pratique dans cette adaptation de La Petite Sirène.
Adaptation du texte et mise en scène : Patricia Bergeron
Mémoire-création de Marina Sousa du 27 au 29 novembre 2014
Mémoire-création
D'après l'œuvre de Fernando Pessoa
Mémoire-création présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Date : Les 27, 28 et 29 novembre 2014, à 20 h Lieu : UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Studio-d'essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Toutes les nuits, Fernando Pessoa tente d'écrire une lettre à son amoureuse Ofélia Quieroz, mais des centaines de voix intérieures le hantent et l'empêchent de terminer. Lors d'une nuit, qui n'est pourtant pas si différente de toutes les autres, deux de ces voix vont prendre une apparence humaine pour lui rendre visite, sous les noms d'Álvaro de Campos et d'Alberto Caeiro. Son appartement deviendra alors le huis clos d'une confrontation où les réflexions existentielles de chacun vont tirailler sa propre pensée. Dans ce délire nocturne, seulement la lumière clignotante du bureau de tabac face à sa fenêtre lui rappellera qu'une autre réalité existe en dehors de son appartement.
De son vivant, l'auteur portugais Fernando Pessoa a fait appel à l'hétéronymie, c'est-à-dire à des figures qui correspondent à plusieurs facettes de lui-même, représentant toute la complexité de sa personne. Ainsi, ses hétéronymes étaient dotés non seulement d'une biographie, mais également d'un style d'écriture, d'une pensée philosophique et d'une esthétique qui leur étaient propres. Pessoa les utilisait tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle et amoureuse, comme en témoigne sa correspondance avec Ofélia Queiroz. La fragmentation de sa personne l'a donc rendu étranger à lui-même et à ce qui l'entourait, l'enfermant dans un malaise existentiel à l'intérieur des murs de son appartement.
S'inspirant du Bureau de tabac (poème écrit par Pessoa, sous le nom de son hétéronyme Álvaro de Campos), le mémoire-création de Marina Sousa explore les thématiques qui y sont contenues, c'est-à-dire le malaise du poète à se sentir vivre dans un monde où il ne distingue pas la fiction et de la réalité. En joignant des références à la vie personnelle de l'auteur et à ses autres œuvres, cet essai scénique a pour but de confronter l'intimité réelle de Fernando Pessoa à la réalité extérieure, que représente le bureau de tabac, et qui a tant influencé son œuvre poétique.
Adaptation et mise en scène : Marina Sousa Assistance à la mise en scène : Valery Drapeau
Acteurs : Camélie Boucher, Michel Bertrand, Mickaël Tétrault-Ménard et Pierre-Raphaël Roux
Conseillère dramaturgique : Émilie Lessard-Malette Direction de production : Marjolaine Morasse Décor : Claire Renaud Éclairages : Cédric Delorme Bouchard Son : Lynn Katrine Richard Costumes : Gabrielle Martel-Brassard Accessoires : Gwenaëlle L'Heureux-Devinat
Directeur de recherche : Alain Fournier
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
de Daniel Danis, mise en scène de Maxime Denommée du 13 au 22 février 2014
Production dirigée
Maxime Denommée
L'École supérieure de théâtre présente une production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales
Dates : du 13 au 15 février 2014, à 20h du 18 au 22 février 2014, à 20h matinée le 21 février 2014, à 14h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est Pavillon Judith Jasmin, UQAM
Entre la quête de l'amour, de la violence des pulsions et de leur exutoire, Le langue-à-langue des chiens de roche illustre l'évolution de neuf personnages qui assistent à l'éclatement de leur univers.
La pièce
Le langue-à-langue des chiens de roche raconte l'histoire de quelques exilées et familles en marge qui crient leur détresse et leur incertitude. Sur une île sans nom, entre vagues agitées et brume nocturne, la famille des Maisonneuve a le cœur en chamaille. Djoukie, 15 ans, cherche l'identité d'un père inconnu. Joëlle, sa mère, se tait dans la résignation et la dureté tandis que Déesse, sa tante de cœur, se perd dans une sensualité débordante.
À quelques pas, la famille des Simard, dont Pa' Léo est le patriarche, protège deux cent quarante-sept chiens de la brutalité des îliens. Niki, son fils de15 ans, cherche l'amour avec Djoukie alors que Charles, le fils aîné, vit avec les remords d'un accident mortel.
Parmi eux, Coyote, éternel fêtard, s'ancre dans le présent, concocte des breuvages aphrodisiaques et organise des «party rage», véritables exutoires pour canaliser les pulsions de certains îliens. Murielle, 19 ans, se joint à ces fêtes où s'entremêlent violence et sexualité «pour devenir une femme». Simon, nouvel arrivant, s'isole tout en cherchant à créer la vie alors qu'il a côtoyé la mort à la guerre.
Lorsque les échos des aboiements se font entendre et que les vents fluviaux se lèvent, une série de face-à-face, de tête-à-tête et de langue-à-langue s'engage pour former des couples du présent, du passé et du futur.
Le metteur en scène
Après avoir complété une formation en jeu au Conservatoire d'art dramatique de Montréal, Maxime Denommée joue notamment dans L'Hôtel des horizons (m.e.s de Claude Poissant, 2000), Félicité (m.e.s de Sylvain Bélanger, 2007 et 2010) et Les muses orphelines (m.e.s Martine Beaulne, 2013). C'est d'abord avec Tête Première, un texte de l'auteur irlandais Marc O'Rowe (2005 et 2008), qu'il s'oriente vers la mise en scène. Par la suite, il met en scène deux textes de l'auteur anglais Dennis Kelly caractérisés par une langue crue et rythmique: Après la fin (2008 et 2010) et tout récemment Orphelins (2012 et 2013).
Pour Le Langue-à-langue des chiens de roche, il s'inspire de l'alchimie du conte et du geste de raconter. Le jeune metteur en scène connaît le potentiel d'évocation poétique que renferme ce texte puisqu'il a participé à la production du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1998 comme comédien finissant. En toute simplicité, il réunit espace, lumières et rythmes sonores propices au déploiement de la langue poétique.
Cette poésie permet aux protagonistes de se révéler à travers une parole parfois débrayée de toute fonction mimétique. Les pulsions de vie et de mort s'organisent dans un chaos «comme au début de l'humanité» au carrefour entre archaïsme et civilisation.
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$ Renseignements et réservations : 514 987 3456
Mise en scène de Christian Vézina le 16 et 17 avril 2014
Ateliers et exercices public
Collage de textes de Claude Gauvreau par Michel Garneau Exercice public des étudiants de 1ère année en études théâtrales Studio-d'essai Claude-Gauvreau
Dates : Les 16 et 17 avril 2014 à 20h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est Pavillon Judith-Jasmin, métro Berri-UQAM
«L'amour, c'est courir nu dans la forêt où les sorciers baroques nous épient...»
Claude Gauvreau est l'un des poètes québécois les plus reconnus du 20e siècle. Un des plus singuliers aussi. Bachelier en philosophie, il se découvre, au contact de Paul-Émile Borduas, un intérêt pour l'écriture surréaliste et automatiste. Claude Gauvreau est d'ailleurs l'un des signataires du Refus Global. Il publiera des poèmes, des romans, mais également des pièces de théâtre dont Les oranges sont vertes, L'asile de la pureté et La charge de l'orignal épormyable. Gauvreau inventera même un langage, l'exploréen, feu d'artifice d'étymologie et d'onomatopées, qu'il utilise dans plusieurs de ses œuvres. Celles-ci, quoique riches et colorées, laissent clairement apparaître les tourments de l'auteur, étouffant dans le conformisme ambiant et souffrant de troubles psychologiques. La veille des premières répétitions de la pièce Les oranges sont vertes, Gauvreau décède en tombant du toit de son domicile, dans des circonstances plutôt nébuleuses. Il avait 45 ans.
Michel Garneau est un grand poète, dramaturge et homme de théâtre; ami de Gauvreau, il a réalisé la première version de ce collage « par pure affection » pour l'auteur et l'a ensuite confiée à Christian Vézina, également poète et dramaturge.
Le zébrin de l'arc-en-ciel présente, en quelques tableaux symboliques et poétiques, l'histoire de Frédéric Ivirnig Claude Chir de Houppelande et de sa muse, Cégestelle. L'oppression morale y est représentée par un Cardinal obséquieux et par le Mari. Il s'agit donc d'un quatuor auquel s'ajoute un chœur, celui des témoins de cette belle et triste histoire.
Passant du comique au tragique sans jamais délaisser sa poésie, Le Zébrin de l'arc-en-ciel est une pièce de théâtre insolite et pleine de vigueur exaltant liberté et créativité. Inspiré de la passion de Gauvreau pour la comédienne Muriel Guilbeault, Le Zébrin de l'arc-en-ciel est un cri de révolte et de joie qui nous rappelle que le grand amour trouve toujours un moyen d'inventer l'éternité.
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5,00$.
Mise en scène de Normand Canac Marquis, textes de Catherine Léger 11 et 12 décembre 2014
Ateliers et exercices public
Extraits de textes de Catherine Léger, mise en scène de Normand Canac Marquis Exercice public et pratique pédagogique des étudiants du profil enseignement Présenté au Studio-d'essai Claude-Gauvreau
« Nous sommes 21. Devant vous, 21 futurs enseignants en art dramatique, pas des acteurs professionnels mais plutôt des passionné(e)s de théâtre. Comme projet final, nous avons opté pour une expérience d’interprétation. Pour ce faire, nous avons fait le choix du metteur en scène, Normand Canac-Marquis, et nous nous sommes tous engagés dans le processus à notre manière.
Résultat ? À travers les conflits d’horaire, les nombreuses heures de répétition, les coupures de texte déchirantes, s’est tissé un spectacle qui nous rend fiers. C’est avec énergie et plaisir que nous avons trouvé ce que nous cherchions en tant qu’individus et en tant que groupe. Nous espérons vous transmettre, par le biais de la représentation, une parcelle de notre passion commune, le jeu. »
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, au coût de 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Production théâtrale en milieu scolaire et communautaire du groupe Mozaïque du projet Hors les murs. Présentation publique du travail des étudiants du baccalauréat en art dramatique, profil enseignement. Sous la direction de Gilles-Philippe Pelletier
Type de production
Dates : Le jeudi 16 décembre 2014, à 19 h Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Les étudiants de troisième année en Enseignement de l'art dramatique de l'UQAM rassembleront plus d'une quarantaine de comédiens amateurs sur la scène de la salle Marie-Gérin-Lajoie.
En neuf courtes scènes variées, toutes plus surprenantes les unes que les autres, ces derniers relèveront le défi de monter sur une scène professionnelle, et ce, devant public !
« Le plaisir dans la rigueur ! », tel fut le mot d'ordre des étudiants dans les dernières semaines.
Venez encourager leur travail, saluer le courage des comédiens et partager le plaisir de chacun !
Marie-Ève Brunet, Gabrielle Cadot, Marie-Pascale Champagne, Catherine Cléroux, Sophie Daunais-Ouimet, Gabriel Frappier, Isabelle Grenier, Émily Jutras, Isabelle Hogue, Sara Hurley, Marilou Lachance, Nicolas Lamonde-Boisvert, Hélène L'Écuyer, Vincent Michaux-St-Louis, Laurence Perron-Girard, Laurie Pleau-Bronsard, Sara Renaud Poirier, Laurence Stampfler et Julie St-Marseille
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
de Thomas Bernhard mise en scène d'Alice Ronfard du 12 au 15 novembre 2014
Production dirigée
Alice Ronfard
L'École supérieure de théâtre présente une Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales
Texte de Thomas Bernhard Adaptation libre et mise en scène d'Alice Ronfard
Du 12 au 15 novembre 2014 à 20 h Matinée le 14 novembre 2014 à 14 h
Studio-d'essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Présentée à l'occasion du 50e anniversaire de l'annexion de l'Autriche à l'Allemagne, Place des héros a soulevé une grande polémique lors de sa création. La pièce exhibe la stupéfaction et la désolation que vivent les proches du Professeur Schuster, après que celui-ci se soit jeté dans le vide depuis la fenêtre de son appartement situé en plein cœur de Vienne, là même où Hitler a été acclamé par des milliers d'Autrichiens en 1938. Geste prémédité ou coup de tête, ce suicide ébranle intimement les membres de son entourage et les amène à faire le point sur l'état des choses en Autriche. Le constat est pessimiste et troublant.
Dans cette œuvre testament, bouleversante d'actualité, Thomas Bernhard crache sa haine et son dégoût pour l'Autriche et dénonce durement le refus des Autrichiens de faire face à leur passé. Il n'épargne personne : les politiciens, les artistes, les membres du clergé, tous goûtent à la virulence et à la critique de l'auteur. Le texte soulève de nombreux thèmes, qui ont une résonance immédiate avec ce qui se passe actuellement un peu partout dans le monde, ce qui ne manque pas de nous rappeler avec brutalité que l'Histoire ne cesse de se répéter.
Alice Ronfard propose, depuis près de vingt-cinq ans, des mises en scène singulières et audacieuses, tant à partir de textes classiques et du répertoire que de créations québécoises. Elle a récemment offert sa vision d'Une vie pour deux, un texte d'Evelyne de la Chenelière inspiré du roman de Marie Cardinal, qui a été présenté à Espace Go, mais dont elle a aussi fait un film. Elle pose sur la dernière œuvre de Bernhard un regard sensible, franc et désinvolte et l'aborde avec une liberté de création qui aurait certainement plu à l'auteur.
Avec Mathieu Beauséjour, Marie-Noël Cyr, Pascale Labonté, Thierry Leblanc, Marie Pier Lefebvre, Adrien Lessard, Camille Léonard et Olivier Turcotte
Traduction : Claude Porcell Pièce représentée par L'Arche éditeur
Assistance à la mise en scène : Zoé Burns-Garcia Direction de production : Amanda Perron Décor : Lisandre Coulombe Costumes : Manon Guiraud Éclairages : Nicola Dubois Son : Camille Barrantes-Parisien Accessoires : Marie-Audrey Jacques Dramaturgie : Geneviève Bélisle
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM Adultes 10 $ / Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Montage et mise en scène de Sofia Brault et Marie-Ève Lussier du 30 avril au 3 mai 2014
Production libre
Collage de textes de Nelly Arcan, Alessandro Baricco, Sofia Brault, Marie Cardinal, Evelyne de la Chenelière, Louise Dupré, Marie-Ève Lussier et Heiner Müller.
Production initiée et créée par des étudiants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre.
Dates : 30 avril, 1er, 2 et 3 mai 2014, à 20h00 2 mai, à 14h00 Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie, entrée par le sous-sol, J-S600 Pavillon Judith-Jasmin, 405 rue Sainte-Catherine Est
Montréal, le mardi 25 mars 2014 - Puisant dans les œuvres littéraires et dramatiques d’auteurs de plusieurs générations, Sofia Brault et Marie-Ève Lussier témoignent, avec leur collage dramatique, d’un refus de « prétendre à de nouvelles idées », ou d’ajouter à la « cadence effrénée de nouveaux textes dramatiques » (Evelyne de la Chenelière, 2012). Avec cette création qui fait le pont avec leurs réflexions sur le féminin, les deux finissantes en études théâtrales raniment la nécessité de prendre la parole en tant que femmes, et ce, dans un contexte où la question du féminisme est trop souvent considérée comme une lutte appartenant au passé.
Pour interroger le féminin, les créatrices ont décidé de se pencher sur la relation mère-fille. Fille et Mère. Deux carcans qui persistent à créer un phénomène d'enfermement de l'identité des femmes. Le montage dramatique en fait état en faisant résonner une série de paroles de femmes à travers des tableaux anecdotiques et à caractère mythique. Des femmes qui désirent être aimées de leur mère, tout en refusant de devenir cette dernière. Malgré leurs aspirations, certaines idées semblent se perpétuer de génération en génération, de mères en filles, faisant naître une douleur chez ces femmes. Au fil du temps, ce sentiment douloureux entrave les relations qu’elles tentent d’entretenir avec les hommes, et ce, jusqu’au moment où elles décident de panser cette blessure. Mais comment y arriver ? Comment s'affranchir de ces rôles, de ces idées figées dans le temps, douloureuses, insupportables, devenues destructrices, inscrites dans la lignée immémoriale des femmes? Comment les mères et les filles peuvent-elles quitter les rivages sur lesquels elles attendent les hommes partis au large depuis un temps désormais oublié? Pour qu’enfin elles deviennent des femmes épanouies, libres. Rivages questionne l'identité féminine, mais c'est aussi la nature humaine même qui se trouve à être interrogée dans ce texte.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : Prix régulier 10,00$, prix étudiant 5,00$ Renseignements et réservation :(514) 987-3456
Mise en scène de Louis-Karl Tremblay les 15 et 16 avril 2014
Ateliers et exercices public
De Shakespeare, traduction française de Normand Chaurette Atelier public des étudiants de 1ere année en jeu Studio-Théâtre Alfred-Laliberté
Dates : Les 15 et 16 avril 2014, 20h00 Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté 405, Sainte-Catherine Est Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
«Ce que l’amour veut l’amour l’obtient.»
Vérone. Deux familles ennemies : Capulet, Montaigu. Un amour voit le jour malgré des destins contraires.
Dans une ville où la guerre et la haine prévalent, une passion dévorante naît entre deux jeunes amants. Oubliant ce climat hostile, Roméo Montaigu tombe follement amoureux de Juliette, fille unique des Capulet. Leur union pourrait réconcilier leur deux familles et calmer la violence qui règne sur Vérone.
Inspirée du mythe de Pyrame et Thisbé, la pièce Roméo et Juliette de Shakespeare a marqué l’histoire ! Inépuisable source d’inspiration pour nombre de ballets, comédies musicales, films, mangas, toiles, sculptures, photos, cette œuvre, traduite dans une centaine de langues, a traversé les frontières temporelles et culturelles pour se tailler une place dans l’inconscient collectif. L’Atelier public témoigne de plusieurs adaptations du mythe original et de la célèbre pièce de Shakespeare.
Assistance à la mise en scène et régie: Symba-Zoé Tcheff Lauzon Aide technique à la production et éclairage : Sandra Turgeon
Mémoire-création de Karina Bleau du 10 au 11 avril 2014
Mémoire-création
Conférence-démonstration présentée dans le cadre de la maîtrise en théâtreDirection de recherche : Martine Beaulne et Anick La Bissonnière
Une étude sur la matière et son mouvement pour interroger la notion de présence augmentée de la marionnette.
Dates : 10 avril 2014 à 20h 11 avril 2014 à 14h et 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith Jasmin
Enfant, un questionnement s’imposait à moi lorsque mon regard naïf se posait sur le paysage transformé qu’on me présentait comme mon espace à habiter : « Mais ça ne peut pas être que ça la vie? Que veut dire la vie en gris, en cube et en béton? Que pensent les animaux et les arbres de tout ça? Mais quel est ce lieu que l’on nomme Québec? » Aujourd’hui, je me demande ce que proposent ces lieux indéterminés, développés sur des intérêts économiques? Quelle poésie recèlent-ils?
Nourri de ces questionnements, Sacré sucre invite le spectateur au cœur de la matière en mouvement, de la plus petite particule à la plus grosse, pour susciter la sensation de présence, une présence à la magie, aux beautés cachées derrière ce que l’on croise au quotidien, ces trouvailles qui émeuvent, qui éveillent l’animal sauvage qui se terre au fond de chacun de nous!
Mémoire-création de Menka Nagrani les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2014
Mémoire-création
Cette recherche consiste à explorer le potentiel dramatique de la gigue. En prenant appui sur la pièce Le chemin des passes dangereuses de Michel Marc Bouchard, il y aura création d'une mise en scène dansée en utilisant la gigue traditionnelle québécoise comme point de départ d'un langage chorégraphique percussif ; notre bagage traditionnel québécois sera réinvesti dans une démarche de création contemporaine.
Direction de recherche : Robert Drouin et Marie-Christine Lesage
Dates : Les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2014 à 20 h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau Pavillon Judith-Jasmin, UQAM (405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal)
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $ Renseignement et réservation : 514 987-3456
Production théâtrale en milieu scolaire - Niveau primaire. Présentation publique du travail des étudiants du baccalauréat en art dramatique, profil enseignement. Sous la direction de Gilles-Philippe Pelletier.
Production théâtrale en milieu scolaire
Dates : Le jeudi 11 décembre 2014, à 12 h 15 Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
C'est avec ardeur et après un travail soutenu que sous leurs petits pas ils arriveront sur la grande scène. En effet, c'est dans le cadre du cours « Production théâtrale en milieu scolaire », que certains de nos futurs enseignants formés à l'UQAM ont aidé des classes du primaire à monter un spectacle. Ainsi, les élèves des écoles primaires Notre-Dame-des-sept-Douleurs, Saint-Anselme, De la Petite-Bourgone et Coeur-Immaculé-de-Marie, assistés des étudiants de troisième année en enseignement de l'art dramatique, vous convient cordialement à la présentation de leur spectacle Un petit pas vers le théâtre.
Au travers de six petites créations, ces enfants sauront vous émerveiller et vous en mettre plein la vue ! Ils y mettent effort et temps depuis le mois d'octobre dernier. Ne leur posez pas un lapin, car ce sont les souliers remplis de trac et les yeux inondés de courage qu'ils joueront sur la grande scène juste pour vous !
Mémoire-Création de Raymond Marius Boucher Le 31 mai 2015
Mémoire-création
Plaidoyer pour une préservation de la mémoire de la création scénographique québécoise
Mémoire-création de Raymond Marius Boucher présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Direction de recherche: Anick La Bissonnière et Yves Jubinville
Dates : Le 31 mai 2015, 10h00 à 18h00 Lieu : Place Pasteur, 1430 St-Denis, métro Berri-UQAM
Événement gratuit
Le scénographe Raymond Marius Boucher conçoit son travail en gardant toujours à l'esprit la préservation des processus de création scénographiques. Son rêve serait de pouvoir mettre la scénographie québécoise à l'abri de l'oubli et de la disparition, grâce à la technologie numérique. Face aux difficultés auxquelles est confrontée la profession de scénographe, il a entrepris de sensibiliser ses pairs à l'importance de protéger leur patrimoine afin d'éveiller leur conscience et celle de la colonie artistique.
Lors de l'installation-performance Autodafé – Traces – Burning, Raymond Marius Boucher fera brûler une trentaine de maquettes de décor de théâtre. Ce geste provocateur est un plaidoyer pour la préservation de la mémoire des créations scénographiques québécoises. L'image saisissante de la destruction d'archives par le feu mettra en relief la précarité de ce patrimoine et l'invisibilité du travail qui rend possible cette création. L'événement Autodafé – Traces – Burning constitue l'acte inaugural d'un projet qui doit aboutir à la création d'un guide à l'intention des scénographes facilitant la préservation des processus scénographiques.
L'événement sera appuyé de la parole d'intervenants qui partageront leur vision de la mémoire scénographique. Mario Bouchard, Michel Catudal, Eve-Catherine Champoux, Philippe Cousineau, Danièle Lévesque, Marie-Claude Pion, Myriam Poirier, Eric Mongerson, les étudiants(es) en scénographie de l'École de Théâtre du Cégep de St-Hyacinthe et du Département de théâtre de l'Université Concordia sont au nombre des intervenants lors de cette manifestation. La Fondation Jean-Paul Mousseau, l'APASQ, les Productions Yves Nicol, le collectif Atypik ainsi que le Conseil des Arts du Canada soutiennent l'initiative.
Raymond Marius Boucher présentera les suites de cette installation-performance dans le cadre de la participation québécoise à la Quadriennale de Prague de juin 2015, à titre de commissaire.
Mémoire-Création de Justine Hubert du 11 et 12 juin 2015
Mémoire-création
présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre Sous la direction de Dinaïg Stall
Dates : Jeudi 11 juin, 20h Vendredi 12 juin, 14h et 20h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
« Il y a tant de choses qu'il aurait fallu cueillir lorsque les gens vivaient et qui sont disparues pour toujours.» - Adé Hubert, 1980
Certaines origines de Mademoiselle H. sont des Îles de la Madeleine. En cherchant à découvrir l'histoire de ses ancêtres et de leur territoire, elle n'a retrouvé ni la foi dont ses aïeux faisaient preuve, ni les certitudes qui vont avec. S'étant rendue aux îles, elle a rencontré des insulaires qui ont témoigné de rêves, d'usages et d'idées d'un autre temps.
Afin de rétablir la transmission de la mémoire de ses ancêtres féminines, Mademoiselle H. a posé son attention sur une grand-tante, née en 1901, qui par ses œuvres et son caractère a marqué l'imaginaire de nombreux Madelinots : Clothilde Hubert.
Voilà qu'une équipe de créateurs cherche à découvrir comment mettre en mouvement des outils de la marionnette contemporaine pour révéler des bribes de mémoire: une jambe-prothèse, une marionnette appendice, des objets et des ombres sont en relation avec une interprète, Mademoiselle H.
Interprétation : Caroline Tanguay et Lucile Prosper Assistance à la mise en scène : Carol-Anne Bourgon-Sicard Direction de production et décor : Charlotte Girard Marionnette et prothèse : Josée Longuépée Accessoires et autres objets marionnettiques : Estelle Desrosiers-Rampin Costumes : Charlotte Gandin Éclairage : Mathieu Marcil Son : Benoît Côté
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Atelier public des étudiants de première année en jeu, de Howard Barker, mise en scène de Geneviève L.-Blais
Ateliers et exercices public
Dates : Les 13 et 14 avril 2015 à 20h Lieu : Studio- théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Tragédie grinçante sur fond de fascination et de sensualité, Faux pas nous offre sur un plateau d'argent, un sombre piège à savourer. La pièce a comme prétexte la mort d'un puissant roi à qui le grand maître anatomiste Doja vient offrir une sépulture grandiose. Homme mystérieux et austère, pour qui le corps n'est que de la chair, il éveille pourtant chez ceux qui le côtoient de forts désirs auxquels personne ne semble pouvoir résister. Chacun veut offrir à l'anatomiste une parole, un désir, le nommant Dieu ou ami, l'invitant au plaisir ou à la fuite, l'empêchant de se consacrer pleinement à sa tâche. Rapidement, un jeu plus vicieux se révèle, où le simple pion peut se confondre au roi et où la reine pourrait, d'un claquement de doigts, faire perdre la tête à ses sujets. Doja est peu à peu entraîné dans un tourbillon de pulsions, tentant de prendre soin de la mort du roi comme il se doit, sans savoir que c'est en fait la sienne qui plane au-dessus de lui.
Howard Barker est l'auteur d'une foisonnante œuvre dramatique, en plus d'être peintre, poète, metteur en scène et théoricien du drame. Qualifié par certains de Shakespeare contemporain, il plonge dans les profondeurs de l'homme pour y exposer les complexes rapports entre désir et mort, sublime et horrible, au-delà de la logique et de la morale. De son Théâtre de la catastrophe, il dit qu'il « n'est pas le réconfort d'un monde cruel, mais la cruauté du monde rendue manifeste pour apparaître comme beauté». Prenant le parti de l'art avant celui de la raison, Barker propose des tableaux impossibles qui mêlent fantasme et cauchemar, qui ont tout pour choquer, déranger, remettre en question et surtout, ne laisser personne indemne.
Animée du désir d'évoquer ce dont on n'ose parler et ce qui nous laisse sans voix, Geneviève L. Blais est directrice artistique du Théâtre à corps perdus depuis 2003. Inscrites dans le corps, ses mises en scène jouent avec l'architecture et la matière pour orchestrer des expériences impressionnistes, souvent produites dans des lieux urbains inusités. Avec Faux Pas, elle poursuit son exploration de l'œuvre de Howard Barker, dont elle a mis en scène Judith (l'adieu au corps) dans le stationnement souterrain du marché Jean-Talon en 2011.
Avec: Ariel Antonacci, Michaël Bédard, Anneke Brier, Lauriane Chioini, Guillaume Corbeil, Catherine Côté-Moisescu, Maude Demers-Rivard, Camila Forteza, Jonathan Frédéric, Ahamd Hamdan, David Emmanuel Jauniaux, Marianne Lamarche, Vanessa Landry, Camille Lantagne, Guillaume Létourneau, Anglesh Major, Simon Monette, Thomas Mundinger, Sara-Jeanne Saulnier, Maxime Stabili.
Traduction: Sarah Hirschmuller et Sinéad Rushe Publié aux Éditions théâtrales en 2009 dans Œuvres choisies, vol. 7 Assistance à la mise en scène: Gabrielle Couillard
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM Entrée : 5 $
Mise en scène d'Éric Jean Texte de Juan Mayorga du 19 au 28 février 2015
Production dirigée
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
Des enfants ont parlé, ils ont dénoncé, mais qu'en est-il des preuves ? Les différents intervenants dans l'affaire doivent agir avec précaution. Les façades s'effondrent, tout dérape, les piliers institutionnels de la clinquante ville d'Hamelin sont ébranlés. L'auteur, philosophe et mathématicien espagnol Juan Mayorga (Himmelweg, Le garçon du dernier rang – récemment adapté au cinéma par François Ozon sous le titre Dans la maison) a peu été monté au Québec. Il transporte ici le spectateur dans un monde complexe, utilisant le théâtre comme plate-forme pour traiter de questions sociales et éthiques. Dans la foulée des grands procès pour pédophilie qui ont eu lieu en Europe, Mayorga critique les institutions soi-disant progressistes et pose un regard aiguisé sur la faillite d'une société à protéger ses propres enfants.
La pièce Hamelin est racontée par le personnage de l'Annoncier, dont la parole se situe à la jonction de l'auteur, du conteur et du narrateur. Le metteur en scène Éric Jean, connu pour ses créations au Théâtre de Quat'sous, qu'il dirige depuis 2004 (Hippocampe, Testament, Opening Night), a engagé les étudiants dans un processus de création où leurs intuitions, portées par la musique, sont placées au premier plan. Poursuivant dans la veine impressionniste et cinématographique qui fait la marque de son travail, le metteur en scène propose, avec Hamelin, de donner vie à l'univers de cette ville suffocante, où règnent les non-dits. Il a choisi de raconter autrement tout en interrogeant les codes théâtraux.
Les finissants de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM ont mis leur créativité et leur talent au service d'un spectacle dont la portée sociale et critique met à mal notre système.
Avec Michel Bertrand, Samuel Bleau, Marie-Noël Cyr, Pascale Drevillon, Thomas Duret, Pascale Labonté, Thierry Leblanc, Pierre-Raphaël Roux et Andréanne Samson.
Assistance à la mise en scène : Carol-Anne Bourgon Sicard Direction de production : Charlotte Girard Décor : Camille Barrantes-Parisien Costumes : Marie-Audrey Jacques et Odessa Bergeron Éclairages : Manon Guiraud Son : Damien Daireaux Accessoires : Claire Renaud Dramaturgie : Ève-Lyne Bertrand
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM Adultes 10 $/Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mémoire-Création de Jessica Abdelmoumene du 28 au 30 mai 2015
Mémoire-création
présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Direction de recherche: Geneviève Billette
Texte, installation et mise en lecture: Jessica Abdelmoumene
Dates : Les 28, 29 et 30 mai à 20 h Lieu : Studio d'essai Claude Gauvreau (J-2020) UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
« (...) d'un bleu profond, infini, merveilleux, devenant lumière dans la pénombre et réduisant le temps de la respiration. Il faut bien que quelque part, quelque chose scintille vraiment. »
L'origine de ce texte vient d'une impossibilité, au réveil, de laisser à la nuit les images d'un rêve au cours duquel, il fallait mettre en scène Alice au pays des merveilles. La suite est un délire poétique d'écriture s'articulant autour de la logique du rêve et de l'accès à l'Inconscient. Partition inachevée, J'ai rêvé d'Alice se présente sous forme de jeu de cartes, offrant une série de possibles, de juxtapositions, d'agencements multiples, voire infinis. Alice, jeune femme dans la vingtaine, y rencontre des personnages colorés, pour le moins curieux, tantôt inquiétants, tantôt touchants, aux prises avec leurs conditions et positions particulières. On y retrouve, entre autres, un homme vivant sous une jupe immense, un peuple révolté accroché aux semelles d'Alice, un homme cherchant à attraper un visage, ce Monsieur Molière dont la perruque remplit tout son théâtre, etc. Ce texte aux accents absurdes, sollicite ce qui de l'enfance, de ses rapports au monde, ses angoisses, ses émerveillements et sautillements sémantiques, reste dans l'adulte.
Après une brève conférence introductive, cette mise en lecture sous forme d'installation convie le public à déambuler entre des « stations de lecture » occupées par d¬¬es comédiens lecteurs. Données brutes et retravaillées se côtoient pour être exposées à l'œil des invités. Cette présentation est une étape d'une recherche-création qui s'appuie sur les théories psychanalytiques et surréalistes pour relever les enjeux d'une écriture dramatique à partir d'éléments issus de l'Inconscient et prend pour question centrale la logique du rêve et son rapport à l'image. Une invitation à l'autre logique...
Avec Jérémie Aubry, Caroline Courtois Schirmer, Jonathan Cusson, Leslie Mavangui, et Pierre Raphaël Roux.
Texte, installation et mise en lecture: Jessica Abdelmoumene Assistance à la mise en scène: Mélodie Lupien Scénographie: Claire Renaud Éclairages: Nicola Dubois Conception sonore: travail collectif Costumes: Odrey Bégin La petite dessinatrice: Maève Paquette Photographie et aide à la conception graphique des cartes: Gopesa Paquette
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM au coût de 5 $. Maximum 35 personnes par soir. Renseignements et réservations : 514 987-3456
De Molière, mémoire-Création d'Antoine Beaudoin Gentes du 11 au 13 juin 2015
Mémoire-création
Adaptation libre du texte de Molière
Mémoire création d'Antoine Beaudoin Gentes présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Du 11 au 13 juin à 20h00 Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Comédie-ballet écrite en 1665, L'Amour médecin est la première du genre. Elle est présentée à l'occasion de grandes fêtes organisées par Louis XIV à Versailles. Cette adaptation contemporaine transforme le texte en véritable terrain de jeu. Un lieu d'improvisation et de remises en question, afin d'ancrer le comique dans le corps et la parole des comédiens. Une réappropriation qui met en valeur l'esprit festif des comédies-ballets et la dégaine comique des interprètes.
Sur scène, nous assistons à la déchéance de Sganarelle, un bourgeois simplet qui tente de s'accrocher au pouvoir qu'il lui reste, mais tout lui glisse entre les mains. Il est aveugle face à la vie qui se transforme autour de lui. Il y a d'abord sa jeune fille qui vit ses premières pulsions sexuelles, des médecins rapaces venus profiter de la détresse et de l'ignorance du pauvre homme, une servante contestataire sur le point de s'affranchir, ainsi qu'un faux maître reiki venu voler le cœur de l'adolescente lors d'un mariage final grandiloquent. Une occasion de célébrer avec démesure une trop rare victoire contre les maîtres oppresseurs. Un soulagement par le rire dans notre contexte actuel de répression austère.
La mise en scène de ce spectacle est réalisée en intensif, seulement cinq jours avant la première représentation, toutefois un processus de plusieurs laboratoires a été réalisé afin de créer le nouveau texte adapté et d'effectuer de multiples explorations sur les personnages et les chorégraphies. Cette démarche ajoute un caractère expéditif au projet, permettant aux acteurs d'être en mode performance. Les intermèdes dansés sont mis à l'avant-plan, tout comme une présence royale dans le public. Dans le but de démocratiser l'univers de Molière, l'humour de la pièce est mis en valeur, il s'inspire de la culture populaire, laissant libre cours aux débordements scéniques et à la spontanéité du rire. Cette proposition est en rupture avec une certaine vision aseptisée, respectueuse et trop souvent maniérée du répertoire comique classique. La troupe d'acteurs s'abandonne au projet et révèle sa témérité dans une configuration scénique dépouillée, face à la nécessité d'entrer en contact avec le public, de le surprendre, le divertir.
Distribution : Mathieu Lepage, Laurie Gagné, Christine Goyer, Benjamin Bienvenue Déziel, Gabriel Léger Savard Dramaturgie et assistance : Guillaume Duval Directeurs de recherche : Francine Alepin et Robert Drouin Conception et production : Manon Guiraud, Cédric Delorme Bouchard, Michael-Élliot Verville, Sarah-Jeanne Doré, Caroline Daigle
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, prix : 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mise en scène de Mélanie Lucas Les 11 et 12 mai 2015
Production libre
Dates : Le 11 mai 2015 à 19h00, 20h00, 21h00 Le 12 mai 2015 à 10h00, 11h00, 12h00, 19h00, 20h00, 21h00 Lieu : UQAM, Pavillon Judith-Jasmin À l'extérieur, sur la passerelle du clocher, rue Saint-Denis entre la rue Sainte-Catherine et le boulevard De Maisonneuve Montréal / Métro Berri-UQAM
ENTRÉE LIBRE - SOUS RÉSERVATION
Bernard-Marie Koltès s'est toujours senti étranger dans son pays natal, la France. Malgré ses nombreux voyages, il ne réussit non plus à se reconnaître en l'Autre. Ses œuvres témoignent de cette tension naturelle entre l'envie d'entrer en contact et la peur de ce qui nous est étranger. Ses personnages, souvent durs et fermés, baignent dans la solitude, la fragilité et le besoin d'être compris. Dans la solitude des champs de coton, le dealer et le client échangent quelques phrases avec méfiance sans parvenir à nommer véritablement leurs besoins. Alors que dans La nuit juste avant les forêts, Koltès transmet son désir de s'ouvrir, de tendre la main à l'inconnu. Le personnage, seul sur scène, s'adresse à une personne dont nous ignorons l'identité. Malgré le silence de ce dernier, un échange a lieu, entre cet étranger et cet Autre.
Dans ce laboratoire d'exploration, le spectateur est invité à une rencontre. C'est à travers un processus dramaturgique et une recherche formelle que la représentation crée un rapport intime et théâtral en repoussant ses propres limites. Le spectateur en vient à se demander s'il n'est pas lui-même actant de cette rencontre, lui-même pris avec sa propre solitude.
«Là, que nous sommes seuls, dans l'infinie solitude de cette heure et de ce lieu qui ne sont ni une heure ni un lieu définissables, parce qu'il n'est pas de raison pour que je vous y rencontre ni de raison pour que vous m'y croisiez ni de raison pour la cordialité ni de chiffres raisonnables pour nous précéder et qui nous donne un sens, soyons de simples, solitaires et orgueilleux zéros. » Koltès, Dans la solitude des champs de coton
Textes : Fragments de La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès Mise en scène : Mélanie Lucas Dramaturgie : Caroline Gagné Interprétation : Jean-Philippe Malaket Le laboratoire sera présenté à un spectateur à la fois. Si vous souhaitez y assister, veuillez communiquer avec Mélanie Lucas : m.lucas22@hotmail.ca
Mémoire-création d'Amélie Langlais présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre Dans l'interprétation du texte « Le Pays lointain » de Jean-Luc Lagarce 5 et 6 novembre 2015
Mémoire-création
Mémoire-création d'Amélie Langlais dans le cadre de la maîtrise en théâtre sous la direction de Francine Alepin
Dates : Jeudi 5 novembre 2015, 20h Vendredi 6 novembre 2015, 14h et 20h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
« Je parle avec mon corps, et ceci sans le savoir. Je dis donc toujours plus que je n'en sais » - Lacan -
Ce mémoire-création s'inspire du Langage micro-corporel qui consiste en un vocabulaire non-verbal fondé sur l'observation et l'analyse de la gestuelle inconsciente comme expression observable des émotions. Cette recherche interroge la manière dont ces nouvelles lectures corporelles apportent au jeu réaliste. Des comédiens professionnels ont participé à une exploration gestuelle et expressive, afin de nourrir leur interprétation et favoriser l'émergence et la représentation de l'émotion.
Étudier, analyser, observer l'être humain dans tous ces petits gestes qui trahissent l'émotion. Tenter de comprendre ce que le corps dit avant même que la parole prenne toute la place. S'interroger sur ce que ce vocabulaire corporel peut apporter au jeu réaliste; à l'illusion de la réalité. Aborder un texte : Le Pays Lointain de Lagarce. Une pièce complexe et tragique, où la difficulté du langage côtoie la poésie. Se dire que le corps pourrait communiquer ce qui est refoulé, sous-entendu et exprimer toute cette émotion qui surprend la parole.
Cette conférence-démonstration se penchera sur les approches du jeu réaliste en dialogue avec les théories de la communication non-verbale et du langage micro-corporel. Mais avant tout, elle mettra en lumière le déploiement de l'art de l'acteur dans toute sa rigueur, sa délicatesse et sa virtuosité.
Conférence : Amélie Langlais Interprétation : Julie Berson, Henri Chassé et Martine Pype-Rondeau Direction de production : Amanda Perron Éclairage : Cédric Delorme-Bouchard Mise en scène de la conférence : Kathleen Aubert et Amélie Langlais
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, prix: 5 $ Renseignements et réservations: 514 987-3456
D'Albert Camus, mise en scène d'Eve-Lyne Bertrand du 7 et 8 mai 2015
Production libre
Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre
Dates : Le 7 mai et 8 mai 2015 à 20h00 Matinée le 8 mai 2015 à 16 h Lieu : Atelier de jeu J-2930 UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
«Pour un homme sans œillères, il n'est pas de plus beau spectacle que celui de l'intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse. Le spectacle de l'orgueil humain est inégalable.»
Le mythe de Sisyphe, Albert Camus
Le 17 février 1905, un groupe socialiste révolutionnaire procède au meurtre du Grand-Duc Serge, commandant du district militaire moscovite. Ce geste s'inscrit en réponse directe au dimanche rouge soviétique pendant lequel, quelques milliers de manifestants furent abattus froidement par les autorités sur la place du palais. Avec Les Justes, Camus nous situe une semaine avant les évènements du 17 au sein même du groupuscule chargé de jeter la bombe. Les tâches sont attribuées à chacun des quatre camarades constituant l'équipe. C'est Yanek, dit le poète, qui sera délégué pour lancer la bombe sur le régent. Ses convictions seront alors mises à l'épreuve devant le devoir de passer à l'acte. Dans cet état de siège, chacun ira de son avis sur la tâche à accomplir et sur la justification du meurtre servant le bien commun.
Philosophe, journaliste militant, essayiste et dramaturge, Camus livre des œuvres empreintes d'humanisme découlant de deux thématiques principales: l'absurdité de la vie et la révolte. Engagé, ses convictions l'amènent à fortement critiquer le totalitarisme soviétique. Il refuse tout compromis et dénonce férocement, par la voie de l'écriture, les inégalités du siècle dont il est témoin. Camus invite ici, une réflexion autour de l'impact de l'action individuelle sur le plan social : «Je me révolte, donc nous sommes».
Cette production propose une approche singulière: qu'adviendrait-il des Justes si le spectacle se transposait en film américain à succès? En mettant de l'avant les codes cinématographiques propres aux films d'actions et l'iconisation du terrorisme que colportent en partie les médias, il est question de déjouer l'inaction et le lyrisme inhérent au texte original.
Eve-Lyne Bertrand est fascinée par les liens existants entre les médiums cinématographiques, médiatiques et théâtraux. Dans le cadre du travail théâtral, elle tente d'exposer ces liens afin de refléter la complexité du monde contemporain.
Assistance à la mise en scène: Geneviève Bélisle Dramaturgie : Pierre-Luc Lapointe Direction de production : Rachel Morse Éclairage: Lisandre Coulombe Conseils scénographiques: Camille Barrantes-Parisien Costumes : Lisandre Coulombe, Camille Barrantes-Parisien
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
D'Ivan Viripaev, mise en scène d'André Perrier Le 17 avril 2015
Ateliers et exercices public
Exercice public des étudiants du profil d'études théâtrales
Date : Le 17 avril à 20 h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Les Rêves d'Ivan Viripaev transporte le spectateur à la frontière du réel et de l'imaginaire. La Fille de Rêves, par l'entremise de quatre personnages emblématiques, nous raconte son rêve en six thématiques et tableaux distincts : la beauté, la liberté, l'amour, le Nirvana, Dieu et l'enfer. Sous les effets de l'héroïne, les discours se tordent en images déconnectées, toujours poétiques, parfois ludiques, mais la plupart du temps, troublantes. Tous tenteront de s'échapper de cet enfer, de cette chambre sans porte ni fenêtre dont ils sont prisonniers si tant est qu'elle existe vraiment...
André Perrier est d'abord comédien, mais se tourne rapidement vers la mise en scène et l'écriture après sa sortie du Conservatoire de Québec en 1982. Figure importante du milieu théâtral québécois et ontarien, il reçoit de nombreux prix autant pour ses mises en scène que pour ses textes. Avec Les Rêves, il plonge à nouveau dans un univers où s'entremêlent réel et imaginaire, poésie et trash et où le mouvement du corps et la mélodie du texte prennent une place majeure.
« Le travail est véritablement passionnant. J'invite les étudiants à prendre part à un voyage créatif où l'exploration, en grande partie physique, vient creuser une dramaturgie contemporaine dont les codes, inhabituels, contradictoires ou absents, doivent être découverts à même l'univers intérieur des personnages. Nous créons dans une grande liberté en favorisant l'instinct et la richesse de l'individualité de chacun des acteurs. L'œuvre prend forme organiquement, fabriquée par un investissement et un abandon important de tous les participants.» André Perrier
Avec Marco Barbeau, Élisabeth Bergeron, Caroline Daigle, Colette Daudelin, Véronique DePetrillo, Annisabelle DeRoy, Joanie Fortin, Geneviève Gagné, Lorie Ganley, Pierre-Olivier Gaumond, Caroline Gignac, Alice Girard Tixidre, Alexandre Lebeau, Laurie Léveillé, Nerly Michel, Alexis Ramière, Maxime Roy MacDonald, Steave Ruel, Simon Trépanier.
Traduction : Élisa Gravelot, Tania Moguilevskaia et Gilles Morel Texte publié aux Éditions Les Solitaires Intempestifs Assistance à la mise en scène : Symba-Zoé Tcheff Lauzon
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM Adultes 10 $ / Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mémoire création de Caroline Therriault les 12 et 13 février
Mémoire-création
Conférence-démonstration sur la création d'une œuvre dramatique à partir des cycles Repère pour le renouvellement des relations entre adolescents innus et allochtones à Sept-Îles
Dates : 12 février à 19 h 13 février à 12 h 45 et à 19 h Lieu : Salle des Boiseries (J-2805) 405, rue Sainte-Catherine Est UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
La ville de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, est située à proximité de deux réserves autochtones de la communauté innue d'Uashat mak Mani-Utenam. Bien qu'ils partagent un territoire commun, les Innus et les Allochtones (non-autochtones) de Sept-Îles tendent à coexister de façon parallèle. La tension sociale est notable et le racisme se manifeste quotidiennement dans les lieux publics, dont les écoles.
Ancré dans une école secondaire de Sept-Îles, le projet de recherche-création Mamu-Ensemble visait à favoriser un rapprochement interculturel entre des jeunes innus et allochtones par la création collective d'une œuvre dramatique. Pour ce faire, le processus de création utilisé, soit les cycles Repère, s'est inspiré des solutions proposées par Bouchard et Vézina dans une étude menée en 2003 portant sur le renouvellement des relations entre autochtones et allochtones.
Pendant 10 semaines, des adolescents innus et allochtones se sont engagés dans un processus de création théâtrale et ont créé une œuvre dramatique dont le thème était la réconciliation des peuples. Au cours de la conférence-démonstration, Caroline Therriault présente le déroulement du projet Mamu-Ensemble et présente les résultats de sa recherche-création. La conférence sera suivie d'une discussion.
« Kutshipanitauat tshetshi mamunaht uikanishuaua. Ui mamuieuat innu-assia. Ui tutamuat tshetshi minupanituniti innua. Ils tentent de réconcilier leur famille. Ils tentent d'unir les villages. Ils tentent de réconcilier les peuples ». Extrait de la pièce Mamu-Ensemble
Mémoire-création de Ricard Soler i Mallol présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre 23 et 24 octobre 2015
Mémoire-création
Sous la direction de Marie-Christine Lesage
Dates : Vendredi 23 octobre 2015 à 14h et à 20h Samedi 24 octobre 2015 à 18h et à 20h Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
30 spectateurs à la fois
Œdipe, roi de Thèbes, veut affranchir la ville du fléau qui l'afflige. Cependant, pour la libérer, il faut qu'Œdipe enquête sur la source de ce malheur qui, selon les dieux, est la personne qui a tué l'ancien souverain, Laïos. Sur la place publique de Thèbes, Œdipe s'offre en spectacle à l'humanité rassemblée pour chercher le coupable.
Le théâtre, comme lieu d'où l'on voit (soit à travers le regard, soit à travers l'expérience), peut être un espace de partage et de réflexion communautaire. Je crois à la représentation du mythe d'Œdipe Roi, œuvre fondatrice du théâtre occidental, comme à une façon de construire cet espace de partage et de réflexion sur les valeurs de notre société. Ma recherche-création se veut une exploration d'un dispositif scénique immersif pour une mise en scène qui te propose une nouvelle relation avec l'œuvre de Sophocle, mais qui vous propose également, une façon de partager cette tragédie comme un chœur de spectateurs.
Distribution : François-Olivier Aubut, Antoine Beaudoin Gentes, Sophie Faucher, Alain Fournier, Mariane Lamarre, Didier Lucien, Jean-Frédéric Messier
Mise en scène: Ricard Soler i Mallol Assistance à la mise en scène: Nicola Dubois Direction de production: Rachel Morse Dramaturgie: Andréane Roy Conception vidéo: Agustina Isidori Conception sonore: Ariane Lamarre Conception musicale: Jonathan Léo Saucier Costumes: Manon Guiraud Scénographie: Cassandre Chatonnier Éclairages et intégration vidéo: Hugo Dalphond Assistant caméra: Daniel Valenzuela et Arnau Cunties Assistant captation son: Jonathan Cusson Réplique (Jeu): Lamia Benhacine Collaborateurs à la recherche: Justine Hubert, Jean-Antoine Charest et Pascal Cousineau. Collaborateurs au tournage: Claire Renaud, Léa Pennel, Charlotte Gandin
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, prix: 5 $ Renseignements et réservations: 514 987-3456
Mémoire-Création de Cassandre Chatonnier du 18 au 20 juin 2015
Mémoire-création
Essai scénographique autour de l'espace dans En attendant Godot de Samuel Beckett
Mémoire-création de Cassandre Chatonnier présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre sous la direction d'Anick La Bissonnière
Dates : 18, 19, et 20 juin 2015 à 20h Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Le processus de création scénographique d'une production théâtrale consiste habituellement de nos jours, à penser et à concevoir les éléments de design tels que le décor ou les costumes avant même que les comédiens ne commencent les répétitions. Le dialogue n'a lieu qu'entre le metteur en scène et le scénographe. De ce fonctionnement, qui s'explique facilement compte tenu des contraintes de production, résulte parfois un collage mal maitrisé de l'intention et du mouvement des comédiens avec l'espace qui les entoure.
Ce constat amène une réflexion quant à la pratique de la création en scénographie. En effet, la scénographie ne semble pas devoir être uniquement pensée comme un espace à voir pour les spectateurs, mais aussi comme un espace à vivre pour les acteurs. Ne serait-il pas nécessaire pour l'acteur d'avoir un décor qui prenne en compte ses sensations et perceptions de l'espace, autant d'un point de vue physique qu'imaginaire? Comment cette prise en considération de la relation que l'acteur entretient avec l'espace peut-elle venir enrichir notre démarche de scénographe?
Nous avons cherché, au travers de ce projet de maitrise, à répondre à ces questions en réalisant une scénographie pour En attendant Godot de Samuel Beckett, selon un processus de création différent, qui prend en compte l'acteur dans sa relation à l'espace, dès le début du processus. Le processus de création développé sera exposé dans son ensemble (journal de recherche, extraits vidéos, maquettes, etc.), et un extrait de la pièce sera présenté dans la scénographie générée par cette démarche.
Distribution : Jonathan Hardy et Sébastien Perron
Scénographie : Cassandre Chatonnier Direction d'acteurs : Mireille Camier Éclairages : Hugo Dalphond Direction technique : Catherine Fournier-Poirier
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, prix : 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mise en scène de Olivier Kemeid Texte de Fausto Paravidino du 12 au 21 février 2015
Production dirigée
Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Peanuts de Fausto Paravidino, s'inspire des soulèvements survenus lors du contre-sommet de Gênes en 2001. La violence de la répression policière, la frustration et la peur des manifestants ont connu une telle escalade qu'elle s'est soldée par la mort d'un homme, Carlo Giuliani, tué arbitrairement par un carabinier. Pour présenter ces événements dans toutes leurs nuances, Paravidino récupère les célèbres personnages de Charlie Brown créés par Schulz, donnant vie à une bande d'ados aussi colorés que peu politisés. Construite en deux parties, l'avant et l'après sommet, la pièce remet en perspective la place de chacun au sein de la bande. Les frères se transforment en bourreaux, le meilleur ami peut subitement représenter une menace à la survie. Quand le groupe ne s'entend pas sur la marque de boisson qu'il faut acheter, ou sur la conséquence à infliger à celui qui a couvert le divan de boue, c'est en fait la question du vivre-ensemble démocratique qui surgit.
Fausto Paravidino a su créer une œuvre qui a des échos directs pour la jeunesse du Québec post « Printemps érable ». Partie positive et comique du binôme formé avec Gênes 01, autre pièce de l'auteur écrite la même année, Peanuts tente une réconciliation imaginaire en se demandant « Si alors [on avait] fait comme ça ».
Olivier Kemeid œuvre au sein du milieu théâtral québécois en tant qu'auteur et metteur en scène depuis une quinzaine d'années, en proposant autant des réécritures que des créations originales, où s'entremêlent politique et poétique. Peanuts s'inscrit parfaitement dans son parcours de création, avec à la fois un pied dans le réel et un autre dans les idées.
Avec Mathieu Beauséjour, Lamia Benhacine, Léalie Ferland-Tanguay, Solo Fugère, Marie Fannie Guay, Francis Jacques, Marie-Pier Lefebvre, Adrien Lessard, Camille Léonard, Jean-Philippe Malaket et Olivier Turcotte.
Traduction : Philippe di Meo Pièce représentée par L'Arche éditeur Assistance à la mise en scène : Ariane Lamarre Direction de production : Philippe Dumas Décor : Amanda Perron Costumes : Zoé Burns-Garcia Éclairages : Lisandre Coulombe Son : Charlotte Gandin Accessoires : Nicola Dubois Dramaturgie : Rachel Morse
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM Adultes 10 $ / Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mémoire-Création de Sophie Deslauriers du 21 au 23 mai 2015
Mémoire-création
Mémoire-création présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre Direction de recherche: Marthe Adam et Angela Konrad
Dates : Le 21 et 22 mai 2015 à 20h00 Matinée le 23 mai 2015 à 16h00 Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Cette recherche-création s'intéresse aux rapports entre la bande dessinée et le théâtre de marionnette. En effet, les questions liées au texte dans les dramaturgies marionnettiques s'apparentent fortement aux structures narratives de la bande dessinée, c'est-à-dire une narration qui prend appui sur les images. Il s'agit alors d'explorer comment la marionnette peut puiser dans le vocabulaire de la bande dessinée afin de servir à un nouveau type de dramaturgie.
Le but de cet essai scénique est donc d'adapter certains principes inhérents à la bande dessinée, comme les cadres, les changements d'espace, les apparitions/disparitions, l'accès aux pensées des personnages, les ellipses, les retours en arrière, etc. Ces principes narratifs permettent donc de mettre en lumière la façon dont la marionnette peut être mise en scène.
Pour explorer ces questionnements, cette création s'est librement inspirée de MAUS d'Art Spiegelman en préservant sa structure narrative basée sur les trois différentes temporalités de cette bande dessinée : le passé historique de la Shoah, le présent de la transmission et le temps de la création. À cet égard, la marionnette s'avère un médium propice à la transmission de l'Histoire et, par le fait même, de l'Holocauste. Comment la forme marionnettique peut se révéler être un outil pour représenter la catastrophe humaine?
Avec: Jérémie Desbiens, Alix Mouysset, Alex Trahan
Mise en scène et conception des marionnettes: Sophie Deslauriers Assistant à la mise en scène: Ricard Soler Mallol Conseillère à la dramaturgie : Émilie Lessard-Malette Éclairage: Charlotte Hoffman Décor: Gabrielle Carrère Costume: Charlotte Girard Son: Ariane Lamarre Musique: Samuel Carrier Direction de production: Amanda Perron
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mémoire-création d'Ana Pfeiffer Quiroz du 4 au 6 juin 2015
Mémoire-création
Mémoire-création d'Ana Pfeiffer Quiroz présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Direction de recherche: Geneviève Billette
Dates : Du 4 au 6 juin 2015 à 20h00 Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
« Le théâtre nous permet aussi de rêver l'autre. Et au travers du rêve de l'autre, de réévaluer sa propre identité de rêveur. » - André Helbo
Sans étiquette est né de la nécessité de questionner le rapport entre la présence de la diversité culturelle propre à la ville de Montréal et sa représentation sur la scène théâtrale. Cet essai scénique dévoile le témoignage de 12 artistes montréalais, issus de différents horizons culturels, auxquels on a posé les mêmes questions. C'est ainsi qu'une mosaïque de récits, une polyphonie de langues et d'accents s'installent et permettent à une parole, fruit d'un partage intime, de voyager et de résonner dans la sphère publique. Le va-et-vient entre la fiction et la réalité, la vidéo et la présence physique est constante dans cette création et façonne l'imaginaire et les questionnements sur l'interculturalité au sein du théâtre montréalais.
Ce sont l'intime et le politique au théâtre qui hantent l'esprit d'Ana Pfeiffer Quiroz, comédienne, metteure en scène et professeure de théâtre d'origine péruvienne. Son écriture scénique, espiègle et raffinée, prend un malin plaisir à résister à toutes catégories. Pfeiffer Quiroz entremêle la poésie et le quotidien avec une rare liberté, permettant de poser un regard minutieux sur la complexe relation existant entre nos paroles et nos actes.
Sans étiquette est un rendez-vous avec l'autre, un dialogue franc et fragile dans cet espace commun qu'aujourd'hui nous appelons théâtre.
Mise en scène et dramaturgie: Ana Pfeiffer Quiroz Assistance à la mise en scène et direction de production: Anne-Marie Spénard
Distribution: Lyne Labrie, Thomas Leblanc, Manuel Aranguiz, Peter Batakliev, Ligia Borges, Fayolle Jean Jr., Émilie Monet, Alexander Peganov, Patricia Perez, Sorachny Tan, Cynthia Trudel et Tatiana Zinga Conception vidéo: Pascal Cousineau Conception sonore: Ariane Lamarre Éclairages: Hugo Dalphond Régie: Josianne Dulong-Savignac
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM, au coût de 5 $. Maximun 41 personnes par soir. Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mise en scène Solo Fugère et Marie Fannie Guay du 6 au 9 mai 2015
Production libre
Dates : Du 6 au 9 mai 2015 à 20 h Matinée le 8 mai 2015 à 14 h Lieu : Studio-d'essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Création librement inspirée des textes de Chaque automne j'ai envie de mourir de Steve Gagnon et Véronique Côté Mise en scène Solo Fugère et Marie Fannie Guay Production initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre Studio-d'essai Claude Gauvreau
« Ce qui rend la société de masse si difficile à supporter, ce n'est pas, principalement du moins, le nombre de gens ; c'est que le monde qui est entre eux n'a plus le pouvoir de les rassembler, de les relier, ni de les séparer. » (Arendt, 1961)
Un gros monsieur mange son hamburger seul. Une vieille madame gratte frénétiquement une liasse de gratteux. Un jeune garçon ferme ses yeux et lance de toutes ses forces un cenne noir dans une fontaine. Ils sont tous là, dans les entrailles d'un immense centre d'achats. Ils sont pâles, ils sont gris, ils sont ternes. Ils sont épuisés, aliénés, pressés, esseulés, siphonnés. Ils sont : les habitants du food court. Une masse imprécise de consommateurs déshumanisés et pathétiques.
Or, que se passerait-il s'ils se mettaient à parler? À raconter des histoires – des vraies, les leurs? À nous regarder dans les yeux et à nous confier leurs secrets les plus intimes? Comble de l'improbable, à s'appeler les uns les autres, à se découvrir et à se toucher?
vies et morts DANS UN FOOD COURT s'inspire d'abord et avant tout de l'univers désolé des foires alimentaires des centres commerciaux. Icônes incontestés de notre société nord-américaine, ces lieux sont particulièrement emblématiques de notre difficulté à nous réunir aujourd'hui, dans notre royaume du dollar et de la marchandise. Lors de cette résidence de création, nous avons pourtant cherché, par-delà les néons colorés, les distributrices de boissons gazeuses et les bruits de caisse enregistreuse, l'aspect festif et rassembleur que cachent les haltes-bouffe. Ne sont-elles pas, après tout, les descendantes des marchés romains et des foires médiévales?
C'est avec joie que nous vous convions à nous rejoindre dans notre food court déluré, en espérant que nous arriverons, ne serait-ce que l'espace de quelques minutes, à être ensemble.
Avec Lamia Benhacine, Samuel Bleau, Thomas Duret, Francis Jacques, Pascale Labonté, Marie-Pier Lefebvre, Camille Léonard et Olivier Turcotte.
Assistance à la mise en scène : Jonathan Riverin Direction de production et direction technique : Amanda Perron Scénographie : Carol-Anne Bourgon-Sicard Costumes : Charlotte Gandin et Manon Guiraud Éclairages : Nicola Dubois Son : Charlotte Hoffmann A. Dramaturgie : Marie-Ève Lussier
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM Adultes 10 $ / Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
de Leonard Bernstein, Arthur Laurents et Stephen Sondheim mis en scène par Angela Konrad du 27 au 29 mars prochain
Production dirigée en collaboration avec le département de danse et de musique
West Side Story, spectacle que présente la Faculté des arts de l'UQAM, en collaboration avec l'Orchestre philharmonique des musiciens de Montréal (OPMEM), à la salle Pierre-Mercure du 27 au 29 mars prochain.
Le chef d'œuvre de Leonard Bernstein, Arthur Laurents et Stephen Sondheim est mis en scène par Angela Konrad, professeure à l'École supérieure de théâtre. Manon Oligny, chargée de cours au Département de danse, signe la chorégraphie, et Philippe Ménard, chargé de cours au Département de musique et directeur artistique de l'OPMEM, assure la direction musicale. La production met en scène 40 étudiants du Département de musique, du Département de danse et de l'École supérieure de théâtre, accompagnés par l'OPMEM, avec la participation d'un chœur d'employés de l'UQAM. Ce sont donc 90 choristes, musiciens et comédiens-chanteurs-danseurs qui incarnent ce classique du théâtre musical mêlant amour impossible, drame et rêve américain.
Avec en arrière-plan l'annexion de Porto Rico et l'immigration massive aux États-Unis, West Side Story raconte l'histoire tragique de Tony et Maria, Roméo et Juliette du Upper West Side de Manhattan. Lui, fils d'immigrant polonais membre des Jets, et elle, portori
caine et sœur du chef des Sharks, sont foudroyés par un amour rendu impossible par la rivalité des deux clans. Aussi beau et innocent qu'il puisse paraître, cet amour, se croyant plus fort que tout, fonce vers la mort les yeux grands ouverts. Tout se joue alors dans un jeu de miroir entre la fureur de vivre et la mort violente.
Exercice public des finissants en enseignement de l'art dramatique 15 et 16 décembre 2016 à 20h.
Exercice public
D’après l’œuvre de Falk Richter Mise en scène de Michel-Maxime Legault
Dates: 15 et 16 décembre 2016 à 20h Lieu: Studio d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Montréal/Métro Berri-UQAM
Michel-Maxime Legault met en scène un collage des textes de Falk Richter avec les finissants du profil enseignement de l’art dramatique.
17 sur l’échelle de Richter est une onde de choc, une secousse causée par dix-sept voix ayant une urgence de se positionner sur ce qu’est l’acte d’aimer en 2016. Dix-sept voix qui affirment qu’à travers les nouveaux modes de communication l’amour se perd et qu’il faut agir.
La pièce présente les failles passionnelles qui abiment notre tête et notre cœur. Est-il possible d’être compris par l’être cher et de s’en rapprocher au point de ne faire qu’un? Aimer pour ne pas être seul, tenter de sauver une histoire de cœur à coups de thérapies, est-ce là l’illustration d’une vie à deux réussie?
Comment se retrouver dans la splendide catastrophe qu’est l’amour?
Interprètes Maxime B. Veilleux, AmélieKim Howison, Kelly-Anne Bédard, Emilie Carrier-Boileau, Virginie Chauvette, Maude Côté-Roy, Katarina Deschamps, Myriam Dubois, Ariane Fournier, Mylène Lamontage, Shanna Leblanc, Dominic Lorion, Marie Alexe Morin, Marie-Pier Paquin, Marie-Pier Tremblay, Andréanne Vallières, Charles Valsan
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : 5$ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Texte de Liliane Boucher Mise en lecture dans le cadre de la maîtrise en théâtre 16 au 18 juin 2016
Mémoire-création
Sous la direction Marie-Christine Lesage.
Dates : Du 16 au 18 juin 2016 à 20h00 Lieu : Studio Claude Gauvreau (J-2020) UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
Chasse-neige C’est le mois de février, il fait froid. Trop froid. L’hiver est long cette année. Nous sommes sur la station de Ski Val Saint-Côme. Les messages publicitaires jouant en boucle sur la montagne laissent entendre que tout va bien. Tout va pour le mieux. Sauf que... Dans cette comédie grinçante, les rêves et les maladresses de huit personnages s’entrechoquent et créent des flammèches. À côté d’un levier sur lequel est inscrit Reset, un petit post-it a été apposé. On peut y lire « Reset. Danger. Ne pas toucher » ; proposition tentante pour tout recommencer à zéro.
Dans la pièce Chasse-Neige, Liliane Boucher jongle avec son grand amour pour la comédie et son désir d’arrimer le rire libérateur et spontané à un rire conscient, à une pensée critique. Elle cherche, par le détour de l’euphorie, à s’éloigner du divertissement sans ossature. En plaçant son écriture sur un mont de ski, elle souhaite ouvrir les valves à un comique de situation, un comique d’encombrement, une dramaturgie du fiasco. La blancheur de la montagne offrant un contraste à la part d’ombre des personnages, la maladresse étant métaphore de la quête de sens et de la difficulté chronique des personnages à être au monde, les montées et les descentes comme allégorie de la société actuelle, où tant d'énergie est déployée pour parfois ne faire que du surplace. Liliane Boucher est titulaire d’un diplôme en interprétation théâtrale de l’École de théâtre du Cégep de St-Hyacinthe et travaille comme comédienne, metteure en scène, auteure et productrice. Elle est co-directrice artistique de Samsara Théâtre, compagnie avec laquelle elle a créé Samsara, Anna ou demain, je te raconterai la suite et tout récemment de Déjà, au début, spectacle pour la petite enfance en tournée au Québec et en Asie. En 2013, elle vivait une véritable immersion dans le travail de la compagnie Singulier Pluriel en se joignant à la distribution de la version française et de la version espagnole de Soledad au hasard, en tournée au Québec et en Amérique du Sud. Cette année, elle continue cette riche réflexion sur l’axe Nord-Sud, entamée avec Singulier Pluriel et sa directrice, Julie Vincent, en se joignant au laboratoire de création, La Mondiola, une œuvre destinée à être jouée dans un appartement.
Texte et mise en lecture : Liliane Boucher Distribution : Jean-François Guilbault, Geneviève Bédard, Pierre-Louis Renaud, Alexandre L'Heureux, Léa Traversy, Louis-Dominique Lavigne, Catherine Leblond, Amélie Carrier Conception des éclairages : Cédric Delorme Bouchard Conception des accessoires et costumes : Cassandre Chatonnier Conception sonore : Michel Smith Directrices de recherche : Marie-Christine Lesage
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, prix : 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Conférence-démonstration de Jacques Baril présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre 13 mai 2016
Conférence-démonstration
Vers une technique d’improvisation dirigée fondée sur la notion de l’acte d’empathie chez Édith Stein
Sous la direction d'Agela Konrad
Dates : le 12 mai à 20h et le 13 mai 2016 à 16h et 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
« Toutes ces donations du vivre étranger renvoient à une espèce fondamentale d’actes, dans lesquels on saisit le vivre étranger et que nous voulons maintenant définir – en faisant abstraction de toutes les traditions historiques attachées à ce mot – comme l’empathie. » Édith Stein
Trop souvent, nous sommes portés à considérer la prestation d’un acteur comme étant le fruit exclusif de son travail et de son talent. Nous oublions qu’elle est également le fruit de relations humaines qui ont jalonné le processus de création au cours des répétitions et plus particulièrement celles que l’acteur aura tissées avec le metteur en scène. Ce que nous appelons « personnage » sera aussi le résultat d’un travail où les relations humaines auront eu leur influence sur la création.
Cette conférence-démonstration abordera donc la question de la relation entre directeur, metteur en scène, professeur, coach, acteur, etc. L’improvisation dirigée, telle qu’elle a pu être observée et expérimentée au cours d’une pratique artistique, repose sur des données semblables à ce que la philosophe Édith Stein définissait comme étant un acte d’empathie; considérant celui-ci ontologiquement lié aux relations humaines. Or, comment l’acte d’empathie, selon Édith Stein, permet-il d’enrichir les capacités d’expression de l’acteur? Un acte d’empathie, devenant une donnée essentielle lors d’une improvisation dirigée, exige-t-il de la part du directeur une écoute, voire une acuité particulière à l’égard de l’acteur improvisant? Quelles en sont les modalités? Cette « expérience du vécu de l’autre » ne nous ramène-t-elle pas à la connaissance de soi?
Le volet pratique de cette recherche se réfère à la méthode de création des Cycles Repère et aux enseignements de Marc Doré et Blanche Salant pour lesquels, l’improvisation aura été au centre de leur pédagogie. Cette triade « Doré-Salant-Repère » marque la synthèse de parcours de Jacques Baril, diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec. Depuis plus de trente ans, il sillonne les scènes du Québec et partage son temps entre l’interprétation, l’écriture, la mise en scène et l’enseignement. Boursier, il a effectué un stage de perfectionnement à Paris auprès de Blanche Salant et Paul Weaver afin d’explorer la méthode de l’Actors Studio. Au théâtre, il a interprété de nombreux personnages du répertoire classique et contemporain; il est nominé en 1998 pour le prix du public, pour le rôle de Mireno dans Le timide au palais.
Conférencier : Jacques Baril Comédiennes : Marie-Christine Lalande, Marie-Pierre Poirier Direction de production : Nicola Dubois Assistance à la production : Anne Bédard Scénographie et accessoires : Amanda Perron Éclairage : Cédric Delorme-Bouchard Captations vidéo : Alexandre Grégoire
Billetterie (du mercredi au vendredi de 12h30 à 17h30) : 514-987-3456
Exercice public des étudiants de première année en études théâtrale Montage et mise en scène de Christian Vézina, poèmes de Nazim Hikmet, traduction : Güzin Dino Les 14 et 15 avril 2016 à 20h00
Exercice public
Poèmes de Nazim Hikmet Traduction : Güzin Dino Montage et mise en scène de Christian Vézina
Dates : Les 14 et 15 avril 2016 à 20h00 Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQÀM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
En Juin 1963, à Moscou, le poète Nazim Hikmet, exilé politique après des années de prison, vit sa dernière heure. Des âmes et des souvenirs de son passé lui rendent visite. Tous sont porteurs de cette soif de vivre et d’un espoir plus nécessaire que naïf. Cette œuvre est le résultat d’un collage des poèmes d’Hikmet, nous plongeant dans un univers tantôt onirique, tantôt fraternel, celui d'un poète engagé n'ayant pas de temps à perdre avec le cynisme.
Nazim Hikmet est un poète turc du XXe siècle dont l’œuvre, traduite dans plus de cinquante langues, est bien connue en Occident. Cependant, dans sa Turquie natale, Nazim Hikmet fut condamné pour marxisme et demeura un personnage à l’œuvre controversée même après sa mort. Du fait de son implication dans le Parti communiste turc, il sera confronté à de rudes conditions de vie en plus des multiples séjours en prison et d'un exil forcé. Ses expériences difficiles teinteront ses textes certes, mais pas d'amertume. On y retrouve surtout le désir de croire en l'Homme et une conscience aiguë de la valeur de toute vie.
Poète, auteur, comédien et metteur en scène, Christian Vézina est un passionné de poésie. Il a publié deux recueils de poèmes aux éditions Planète rebelle : Doux comme dans fauve et L’inventaire des miracles ; et signé de nombreuses mises en scène au théâtre (Clôture de l'amour, Quat'Sous 2014 / Collections Printemps Été, Espace Libre, 2015).
Avec : Melania Maria Balmaceda Venegas, Raphaël Boily, Mathieu Desroches, Tommy Guenette, Nicolas Guillemette, Julien Jean Houle, Emmanuelle Jetté, Kayiané Lacoste Boghossian, Vicky Laplante-Bott, Leïla Schneider, Laurence Thibault, Noémie Videaud Maillette
Assistance à la mise en scène : Florence Cardinal
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, 5$ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Mémoire-création d'Alix Mouysset présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre 11 au 13 février 2016
Mémoire-création
Sous la direction de Francine Alepin
Dates : du 11 au 13 février 2016, à 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
« Tant qu’il y a des idées, il y a des blessures. Les idées infligent des blessures aux corps. » Müller
Devenir Paysage est une tentative de comprendre les chemins corporels et vocaux par lesquels pourrait se traduire l’écriture fragmentée de Paysage avec Argonautes de Heiner Müller. Ce mémoire-création explore des sensations et des états suggérés par la pièce, afin que le corps en arrive à la nécessité « d’expulser » cette parole müllerienne. À la manière d’un flot continu de paroles qui ne cesse de se reformuler, le texte apparaît comme une ultime tentative pour le corps de se définir afin d’échapper à sa dissolution.
Le langage du corps, indissociable du souffle et de la voix, agit en deçà des structures construites et organisées de la parole. Lorsque le corps se libère de toutes structures telles que la langue, il peut alors exprimer de manière sensible ce qui se trame en lui avant même que les mots tentent de nommer ce qu’il vit et ressent. Mais qu’advient-il lorsque cette liberté corporelle et vocale est balisée, contenue dans des structures de phrases, dans des mots ? L’imaginaire des mots permet-il d’explorer de nouvelles sphères d’expression ? Comment faire émerger les divers réseaux de sens possibles de Paysage avec Argonautes en prenant le corps du comédien comme point de départ à son expression?
Alix Mouysset, comédienne, a suivi une formation en Arts du Spectacle à Paul Valéry, Montpellier III en France. Elle a travaillé aux côtés de Philippe Goudard, Laurent Berger, Béla Czuppon, Pierre Barrayre, Daniel Danis, Lluis Ayet, Rita Quaglia, David Léon, François Lazaro. Passionnée par le mouvement, elle suit en parallèle un enseignement en karaté et obtient ses ceintures. Elle poursuit actuellement sa formation multidisciplinaire avec de nombreux stages en mime, danse et marionnettes. Ses recherches portent sur le corps comme source et trace expressive de la construction de nos pensées, nos états et émotions. Récemment, on a pu la voir dans la performance de théâtre physique in situ If this was my street à la Place Shamrock à Montréal, dirigée par Paulina Almeida.
Distribution : Alex Trahan, Patrick R. Lacharité, Alexa-Jeanne Dubé Direction d’acteur, mise en place et costume : Alix Mouysset Dramaturgie et assistance : William Durbau Directrice de recherche : Francine Alepin Conception et production : Nicola Dubois, Catherine Fournier-Poirier, Charlotte Hoffmann, Mélodie Lupien Régie : Josianne Dulong-Savignac
Renseignements et réservations : devenirpaysage@gmail.com
Exposition : Du 7 au 11 mars de 10h00 à 18h00 Vernissage : Vendredi 4 Mars à 18h30
Expo-scéno
Exposition : Du 7 au 11 mars de 10h00 à 18h00 Vernissage : Vendredi 4 Mars à 18h30 LIEU : Agora du Pavillon Judith-Jasmin à l’UQAM 405, rue Sainte-Catherine EST Montréal, Métro Berri/UQAM
ENTRÉE LIBRE
VENEZ A LA RENCONTRE DU MONDE DE LA SCENOGRAPHIE !
Expo-Scéno est l’événement annuel de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM conçu par de futurs scénographes qui offrent au public une découverte de leur domaine d’étude et passion.
Cette année, l’espace sera rythmé et découpé par des lignes, formes géométriques et anamorphoses inspirées des vigoureuses esthétiques du Bauhaus et du Constructivisme russe. L’installation dynamique et interactive vous permettra de déambuler au travers des différentes stations articulant et honorant les apprentissages acquis au cours du baccalauréat : son, éclairage, costumes, marionnettes et décors. L’exposition sera ouverte du 7 au 11 mars dans l’Agora du Pavillon Judith-Jasmin, de 10h00 à 18h.
Vous êtes conviés à venir nous rejoindre au vernissage qui se déroulera le vendredi 4 mars à 18h30, et marquera ainsi le lancement d’Expo-Scéno. Nous serons heureux de discuter avec vous de notre formation pluridisciplinaire et de notre processus créatif !
« Nous cherchons dans l’autre, non plus une singularité de l’origine, mais l’origine unique et exclusive, que ce soit pour l’adopter ou pour la rejeter. L’autre devient l’Autre, sur le mode du désir ou de la haine. » Jean-Luc Nancy
Inspirée du triptyque de Jérôme Bosch, notre Jardin des Délices présenté au CDEx* , est une écriture de plateau sous forme de fresque vivante, un lieu de métamorphose continuelle nous entraînant du paradis perdu jusqu’à l’obsession grotesque des plaisirs sans fin. Jardin des Délices c’est le besoin inassouvissable d’être ensemble poussé jusqu’à la négation de l’autre, la tension constante entre l’affirmation individuelle et les pressions du groupe. Mais surtout, c’est le besoin de se réunir quand les liens autour semblent s’effriter.
Le Jardin des Délices est une étape d’un processus de création collective où le jeu est placé au centre de l’écriture scénique. L’improvisation et le hasard jouent ici un rôle clé puisqu’ils sont les outils principaux de cette démarche et s’intègrent à la mise en scène. Les représentations se tiendront au CDEx de l’UQAM, un lieu vitré donnant sur des rues achalandées de Montréal, afin d’incorporer l’environnement urbain et les aléas du dehors à la partition de jeu.
Cette présentation s’inscrit dans le cadre d’une étude autopoïétique d’une œuvre en collectif. L’objectif est d’expérimenter des approches d’écritures de plateau fonctionnant sous le mode du jeu, où l’acteur devient l’auteur de sa propre partition à l’intérieur d’une trame d’ensemble laissant place à l’impulsion et aux hasards. La scène nous sert ici de laboratoire afin de dégager des approches de création nous permettant de mettre à contribution la singularité des acteurs comme matériau d’écriture scénique.
Création et interprétation : Antoine Beaudoin Gentes, Christine Goyer, Gabriel Léger-Savard, Emmanuel Prudhomme Création et mise en scène : Guillaume Duval Collaboration : Carol-Anne Bourgon Sicard, Estelle Desrosiers-Rampin, Nicola Dubois, Charlotte Gandin, Philippe Génier, Manon Guiraud, Hugo Lamy, Claire Renaud
*Le centre de diffusion et d’expérimentation de la maîtrise en arts visuels et médiatiques (CDEx) est situé au coin des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine à Montréal.
Laboratoires d'écoutes composés par Christelle Franca présenté dans le cadre de la maitrise en théâtre 25 au 30 mai 2016
Mémoire-création
Sous la direction de Véronique Borboën et Émilie Martz-Kuhn.
Le laboratoire comprend une session d'écoute collective, une mise en installation du processus de création, suivi d'une discussion informelle autour d'un thé.
Lieu: J-1960, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Ste-Catherine EST Montréal, Métro Berri-UQAM
Je suis le théâtre des opérations est une série de laboratoires d’écoutes qui examine l’acte de transmission. En choisissant le prisme du Liban pour aborder la complexité du réel et de l’expérience humaine, il relance la question « comment raconter ? » et ses échos « comment donner à entendre ? », « comment donner à voir ? ».
En contrepoint à l’instantanéité, des médias contemporains et leur tendance à fixer le flux du réel dans des théâtres d’opérations, Christelle Franca suit le lien intime et évolutif qui l’unit au territoire libanais depuis 2006. À partir de sa propre documentation (enregistrements sonores, photographies, écrits), elle joue avec cette expression d’origine militaire pour composer un dispositif narratif, « un théâtre de ses opérations », témoin de sa perception complexe du territoire.
Christelle Franca compose ce dispositif comme un prototype de transmission où l’information de terrain se communiquerait d’une manière à la fois rigoureuse et sensible. À la source de cette transmission, elle place un acte conscient, volontaire et exigeant : celui de se mettre à l’écoute. Au-delà de l’ouïe, elle perçoit l’écoute comme une qualité de présence et d’attention qui, contrairement à l’immédiateté de l’image, se construit dans le temps... Ces laboratoires s’inscrivent dans la continuité d’une hypothèse qu’elle tisse et propose depuis une quinzaine d’années sous diverses formes artistiques : Bien écouter permettrait de mieux voir.
Artiste, enseignante, chercheuse, Christelle Franca développe sa pratique au service d’enjeux communicationnels et socioculturels. Elle explore particulièrement les modalités de la transmission à travers des territoires géographiques et artistiques (France, Québec, Liban. Arts plastiques, Arts vivants, Arts sonores et documentaires.) Entre des collaborations (Wajdi Mouawad, Patrick Watson, Al Jazeera), elle s’implique dans des propositions qui lient l’art et l’éducation (Projet Don’t Border Me, Radio Beirut) et enseigne à l’Université des Beaux-Arts de Beyrouth, ainsi qu’auprès de communautés réfugiées palestiniennes et syriennes.
Écriture et orchestration : Christelle Franca Assistance à l’orchestration : Juliane Lachaut Assistances dramaturgiques : Christian Fortin & July Michèle Morin Éclairages et scénographie : Cédric Delorme-Bouchard Direction de production & captation audiovisuelle : Wissam Salem Graphisme : Cécile Lebec & Christelle Franca Assistance sonore : Sarah Assaf & Bruno Pucella Bienveillance fraternelle : Katrin Leblond, Charbel Yasbeck, David Drury Renseignements et réservation (mercredi au jeudi de 12h30 à 17h30 et le soir de la représentation à 19h) : 514-987-3456
Mémoire-création de Frédérick Gauthier présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre 18 et 19 juin 2016
Mémoire-création
Direction de recherche : Maud Gendron-Langevin et Jean-Frédéric Messier
Dates : les 18 et 19 juin 2016, 20h00 Lieu : Caverne Laflèche 255, route Principale Val-des-Monts
« Quand j’ai vu l’arme j’ai compris. Le piège a cédé, c’était ma vie ou la tienne. Les hommes sont des bêtes comme les autres, avec l’instinct en moins. »
La caverne est l’un des premiers lieux de culte connu de l’être humain. De l’allégorie de Platon au symbole intra-utérin, elle fut tantôt le théâtre de rituels initiatiques, tantôt un refuge. Elle est également un endroit partagé avec l’ours, qui occupe depuis toujours une place de choix dans l’imaginaire humain. Pénétrer dans une caverne, c’est visiter l’intérieur de soi et accepter d’y rencontrer ses propres ombres.
La Cavea se veut un regard auto-ethnographique qui met en relation un processus de création in situ et le contexte culturel lié au lieu choisi. Il s’agit d’un essai scénique interdisciplinaire créé et présenté à la caverne Laflèche en Outaouais. La Cavea met en scène l’aboutissement d’une démarche où le contexte de création façonne l’œuvre et la pratique de l’artiste. Elle traite du lien entre anthropologie et proposition artistique, de la place que peut prendre cette représentation historique ou mythologique dans l’œuvre.
* Vêtements chauds et chaussures appropriées requises * Une partie de la présentation se déroulera dans la noirceur totale.
Interprétation : Thierry Boudreaulti-Barcados, Stéphanie Bergeron, Jonathan Cusson, Olivier Duquette, Michael Marcyniuk, Marianne White Création et mise en scène : Frédérick Gauthier Collaborations : Nicolas Chaîné, Stéphanie Bergeron, Geneviève Lavoie, Éric Lord, Alexandre Mercier Régie : Mathieu Galipeau Réservations : (819) 457-4033
Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales Texte de Feydeau, mise en scène d’Alain Zouvi Du 9 au 12 novembre 2016
Production dirigée
Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM
Texte de Feydeau Mise en scène d’Alain Zouvi
Dates : Du 9 au 12 novembre 2016 à 20h Le 11 novembre 2016 à 14h et 20h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Montréal/Métro Berri-UQAM
Une rencontre avec l’équipe suivra la présentation de 14h du vendredi 11 novembre.
Alain Zouvi nous transporte dans le Paris de la Belle Époque de Georges Feydeau, roi du vaudeville.
Des bretelles mystérieuses retrouvées dans le courrier mettent la puce à l’oreille de Raymonde quant à l’adultère de son époux. Elle s'engouffre à l’aide de ses complices dans une ruse pour pincer Chandebises les culottes baissées à l’Hôtel du Minet Galant. Loin d’apaiser les esprits, la combine sème le doute dans les cœurs des bourgeois, entraînés dans une descente aux enfers hilarante !
« Je suis prête à faire une folie. Voulez-vous la faire avec moi ? » -Lucienne, La puce à l’oreille.
Interprètes Mathieu Beauséjour, Michaël Bédard, Anneke Brier, Catherine Côté-Moisescu, Maude Demers-Rivard, Jean-Michel Duchaine, Camila Forteza, Ahmad Hamdan, David Emmanuel Jauniaux, Olivier Lalancette, Camille Lantagne, Simon Lemay, Guillaume Létourneau, Thomas Mundinger
Équipe de production Odrey Bégin, William Couture, Cassandre Dubeau, Lorie Ganley, Anne-Marie Hivert, Audrée Juteau, Julie Lafontaine, Audreyline Lanoix, Daphné Laramée, Karine Nguyen, Alice Tixidre
Atelier public des étudiants de 1ère année en jeu Mise en scène de Maxime Denommée, collage des textes Gouttes dans l’océan et Les larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder 19 et 20 avril 2016
Atelier public
Collage des textes Gouttes dans l’océan et Les larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder.
Mise en scène de Maxime Denommée
Dates : 19 et 20 avril 2016 à 20h Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
Larmes amères sur pierres brûlantes, c’est le paradoxe de la passion et du rapport dominant/dominé : Petra, éprise de Karine, dit ne vouloir vivre que pour elle; Franz est prêt à tout donner pour Léo. Le désir de fusion restera inassouvi, car la rencontre entre deux êtres est impensable chez Fassbinder, « l’homme est ainsi fait, il a besoin de l’autre, mais... il n’a pas appris à être deux ». Celui qui aime a déjà perdu, voilà. On se sert de l’amour pour obtenir ce que l’on veut de l’autre, on manipule et on est manipulé. Les personnages vivent une désillusion de l’amour dans une esthétique mélodramatique qui se fait critique du simulacre. Face à l’Allemagne envahie par la culture américaine et le consumérisme (le miracle économique du Plan Marshall), Rainer Werner Fassbinder – artiste multidisciplinaire et foisonnant- puise dans l’esprit combattant étudiant anticapitaliste des années 1960-70, pour éveiller les consciences. Représentant de la génération d’après-guerre, il montre les failles du système allemand en affrontant la réalité de son pays, en dévoilant ses cadavres cachés. Fils spirituel de Brecht, fervent opposant au devenir spectacle de la représentation, il refuse que son art soit une machine à illusion desséchant la pensée critique du spectateur. Chez Fassbinder, il n’y a donc aucun réalisme possible, même s’il flirte avec ses codes pour mieux créer une distorsion. Grâce à cette artificialité, créée par la mise à distance du mélodrame, le spectateur accède à la vérité : celle de la lutte pour le pouvoir dans les relations interpersonnelles, particulièrement amoureuses. Nous sommes ainsi devant une œuvre grandiose où le paroxysme du kitch est politique. Pour une seconde fois à l’UQAM, Maxime Denommée (acteur prolifique formé au Conservatoire d'art dramatique de Montréal et metteur en scène de Tête Première, Après la fin, Orphelins, Langue-à-langue des chiens de roche et Innocence) se frotte au monde de Fassbinder. Après avoir abordé le thème de la peur de l’autre dans son premier collage des œuvres La peur dévore l’âme, Qu’une tranche de pain et Le Bouc, il poursuit maintenant son exploration de l’œuvre de Fassbinder en s’intéressant aux relations de pouvoir dans ce collage fusionnant Gouttes dans l’océan et Les larmes amères de Petra von Kant.
Avec Marc-Antoine Barrette, Félix Basque, Charlotte Bissonnette Reichhold, Mélodie Bujold, Judith Chartier, Gabriel Correa Leclerc, Laura Côté-Bilodeau, Olivier Hardy, Katherine Imbeau-Savard, François Lacroix-Lafrenière, Marie-Laurence Marleau, Catherine Morrissette, Victor Naudet, Virginie Ouellet, Juliette Ouimet, Alexandre Ricard, Hubert Rivest, Vincent Rochette, Pierre-Alexis St-Georges, Ariane Trépanier Assistance à la mise en scène et régie : Kathrine Morel Traduction : Jean-Francois Poirier (Gouttes dans l’océan) et Sylvie Muller (Les Larmes amères de Petra von Kant) Textes publiés chez L'Arche Éditeur
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Exploration d’une gestuelle pour l’acteur qui travaille derrière un micro à partir d’extraits de la pièce Une nuit arabe de Roland Schimmelpfennig Conférence-démonstration de Mariane Lamarre présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre 4 et 5 février 2016
Conférence-démonstration
Sous la direction de Francine Alepin et Marie-Claude Lefebvre
Dates : Jeudi 4 février 2016, 20h Vendredi 5 février 2016, 16h et 20h Lieu : Salle Marie-Gérin Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
« La voix est un sismographe du sentiment de soi, un révélateur parfois des fractures d’existence. » David Le Breton
Lorsqu’il se trouve en situation de jeu derrière un microphone sur pied et qu’il n’est pas vu du spectateur/auditeur, l’acteur ne peut pas se fier à son langage corporel pour faire voir son état au spectateur; tout doit être révélé par la voix. Véritable reflet du corps qui la génère, la voix s’exprime à travers lui, elle en émane. Dans ce contexte particulier d’interprétation, l’acteur n’a comme latitude pour bouger que le champ de captation du microphone. Il ne projette pas sa voix dans l’espace jusqu’à l’oreille du spectateur; l’outil technologique la diffuse à sa place.
En nous basant sur les émotions et les actions contenues dans la pièce Une nuit arabe de Roland Schimmelpfennig, sur l’oscillation entre l’univers réaliste et l’univers onirique de cette œuvre et sur la structure lexicale même de la pièce, les acteurs explorent la gestuelle à amplitude réduite que requiert le jeu derrière un microphone. L’objectif derrière cette démarche est de fournir à l’acteur qui œuvre avec cet outil technologique des moyens d’enrichir sa présence à travers sa voix, de l’aider à s’éloigner du cliché voulant que le travail vocal prenne forme uniquement dans la gorge et la bouche et d’aborder son travail dans la globalité d’un corps actif.
Une nuit arabe se déroule dans un immeuble, par une journée chaude. Il y a un problème : l’eau ne monte pas plus haut que les tuyaux du septième étage. De cette prémisse tirée du quotidien, l’auteur Roland Schimmelpfennig fait basculer dans un univers onirique cinq personnages, qui se rencontrent, se désirent, se détruisent, et deviennent eux-mêmes les personnages d’un conte inspiré des Mille et une nuits.
Interprétation : Samuel Bleau, Mireille Camier, Maxime Desjardins, Solo Fugère et Camille Léonard Bruitage : Nicolas Gagnon Assistance à la mise en scène et direction de production : Rachel Morse Dramaturgie : Émilie Lessard-Malette Son : Charlotte Gandin Lumière : Thomas Godefroid Collaboratrices à la production : Laurence Boutin-Laperrière, Marie-Audrey Jacques Collaborateurs à la recherche : Danièle Panneton et René Gagnon Photo de l’affiche : Christian Perreault Infographie : David Chassé
Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales Texte de Marivaux, mise en scène de Catherine Vidal Du 16 au 19 novembre 2016
Production dirigée
Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM.
Texte de Marivaux Mise en scène de Catherine Vidal
Dates : Du 16 au 19 novembre 2016 à 20h Le 18 novembre 2016 à 14 h et 20h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400 rue Berri Montréal/Métro Berri-UQAM
Une rencontre avec l’équipe suivra la présentation de 14h du vendredi 18 novembre.
Catherine Vidal met en scène Marivaux pour la première fois et se penche sur deux pièces rarement jouées : Les Sincères et Le Legs. Plus qu’une critique sociale de son époque, c’est une analyse précise de l’humain que Marivaux effectue. Vidal décortique sa mécanique des jeux de pouvoir et d’apparence pour distinguer les différents artifices. Dans un décor rappelant une passerelle pour défilés de mode, les personnages des Sincères se pavanent et usent de leurs charmes. La scénographie se transforme en labyrinthe pour le Legs et favorise mensonges et machinations. Sur scène, l’illusion de légèreté cache une brutalité indéniable. Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour obtenir ce que l’on désire ?
Interprètes Ariel Antonacci, Lauriane Chioini, Jonathan Frédéric, Marianne Lamarche, Vanessa Landry, Anglesh Major, Sara Jeanne Saulnier, Maxime Stabili
Équipe de production Tommy Bourassa, Carol-Anne Bourgon Sicard, Ariane Brière, Julie Coquerel, Estelle Desrosiers Rampin, Sarah-Jeanne Doré-Pilote, Julie Godin, Solène Guillaume, Sarah Laval, Steave Ruel, Jessika St-Onge
Poème dramatique de Marie-Claude Garneau d'après les oeuvres de Jovette Marchessault et Violette Leduc Mise en lecture dans le cadre de la maîtrise en théâtre 7 et 8 avril 2016
Mémoire-création
Sous la direction d’Angela Konrad et Lori Saint-Martin
Dates : le 7 avril 2016 à 20h et le 8 avril à 14h et 20h. Une discussion aura lieu après les représentations du 7, et du 8 en soirée
Lieu : Salle Marie Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
« Parce qu’il nous faut, nous aussi, un lieu où nous pourrons nous imaginer sans perte ». Jovette Marchessault
lieu(x) possible(s) est un poème dramatique qui, déployé en triptyque, passe du monologue d’une écrivaine solitaire aux premières conversations entre deux amoureuses, pour se terminer dans une polyphonie de voix militantes et féministes. Mélangeant la narration, le dialogue et la poésie, il établit un «autre mode poétique» (Jean-Pierre Sarrazac, 2005), par lequel se révèle une nouvelle forme de langage dramatique. Il s’agit de créer un brouillage intertextuel à partir des thèmes du désir, de l’acte d’écriture et de la mémoire féministe, dans le but de mettre en valeur des «générations symboliques» de femmes (Françoise Collin, 2014).
Marie-Claude Garneau a pour objectifs de créer une nouvelle posture féministe et lesbienne grâce à ce poème dramatique et de démontrer en quoi le théâtre représente un lieu d’historicisation et de mémoire pour la réflexion féministe. Elle travaille à partir de citations de Violette Leduc (1907-1972) et de Jovette Marchessault (1938-2012), deux écrivaines majeures de la littérature féministe et lesbienne, de manière à dialoguer avec elles et faire résonner leur parole avec la sienne.
Titulaire d’un diplôme en interprétation théâtrale de l’École de théâtre du Cégep de St-Hyacinthe, Marie-Claude Garneau a travaillé comme comédienne avant de fréquenter le programme d’études féministes de l’Institut Simone de Beauvoir, à l’Université Concordia. Forte de son expérience d’artiste-chercheure féministe, elle a collaboré avec le Théâtre de l’Affamée à l’écriture et l’élaboration de Femmes, théâtre et société, une conférence-performance sur la pertinence de l’analyse féministe au théâtre. Elle est aussi l’auteure des pièces Rituel (Nuits d’Encre, 2009) et Vertiges (Les Ouvriers théâtre, 2011), en plus d’avoir rédigé des articles pour des revues scientifiques et culturelles et participé à plusieurs colloques et conférences.
Texte et mise en lecture : Marie-Claude Garneau Distribution : Anna Beaupré Moulounda, Isabelle Duchesneau, Marie Fannie Guay et France Pilotte Assistante de production : Juliane Lachaut Directrices de recherche : Angela Konrad et Lori Saint-Martin Renseignements et réservation : https://doodle.com/poll/eh6dbhbd7aa27e4z
Production libre initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre Création collective, mise en scène: Mélanie Chouinard Du 4 au 7 mai 2016
Production libre
Dates : Du 4 au 7 mai 2016 à 20h Matinée le 6 mai à 14h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
« Maelström. n.m. (mot néerl, de « malen », broyer, et « strom », courant) : Courant tourbillonnant des côtes de Norvège (îles Lofoten), produit par l'accélération de la marée et le déferlement desfortes houles entre l'îlot Mosken et la pointe sud de l'île Moskensöya. (Lit.) Au sens figuré: « Mouvement impétueux. » (Larousse)
Pour comprendre le monde dans lequel on vit, on classifie tout. On met tout dans des cases. On catégorise chaque chose, chaque événement, chaque personne dans un groupe précis. Un monde en noir et blanc, c'est beaucoup plus pratique. Mais qu'advient-il lorsqu'on joue avec les nuances, les teintes, lorsqu'on creuse et qu'on déconstruit les stéréotypes qui nous sont apposés? Qu'advient-il lorsqu'on se fait happer par un maelström impétueux et que les conventions explosent sous nos yeux?
MAELSTRÖM s'inspire des stéréotypes caractérisant la génération Y afin d'en créer un portrait plus personnel. Cinq jeunes femmes se confient, se révèlent ou assument, avec ironie, les clichés auxquels elles ne peuvent échapper. Une mosaïque de questionnements, de paroles brutes, de manipulation sonore live, de désenchantements et de joie de vivre.
MAELSTRÖM a remporté le prix du meilleur texte francophone remis par le CEAD au Festival St Ambroise Fringe de Montréal 2015, ce qui lui a valu les conseils de dramaturge de l'auteur David Paquet.
Création collective mise en scène par Mélanie Chouinard Avec : Marie-Pier Audet, Mylène Baril-Mantha, Camille Boullé, Roxanne Depratto Tremblay et Paméla Dumont
Assistance à la mise en scène : Anne-Audrey Deltell Direction de production : Julie Lafontaine Scénographie : Laurence Lafrenière Costumes : Catherine Chevrier Lord Accessoires : Laurie Joyaux Éclairages : Camille St-Germain Son : Estelle Desrosiers Rampin
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM Adultes 10 $ / Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Conférence-démonstration d'Iulian Bulancea présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre 4 et 5 mai 2016
Conférence-démonstration
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Sous la direction de Marthe Adam
Dates : le 4 mai à 20h et le 5 mai 2016 à 14h et 20h Lieu : Salle Marie Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
«Tout est permis au théâtre: incarner des personnages, mais aussi matérialiser des angoisses, des présences intérieures. Il est donc non seulement permis, mais recommandé, de faire jouer les accessoires, faire vivre les objets, animer les décors, concrétiser les symboles. De même que la parole est continuée par le geste, le jeu, la pantomime, qui, au moment où la parole devient insuffisante, se substituent à elle, les éléments scéniques matériels peuvent l’amplifier à leur tour.» E. Ionesco
Marionnette, Rhinocéros ... Marionnettecéros Marionnettecéros est une conférence démonstration qui propose une analyse scénique de la pièce Rhinocéros d’Eugène Ionesco. Ce dramaturge qui a créé des pièces destinées au théâtre d’acteurs, fait preuve, à travers ses pièces, d’une vision théâtrale très proche du théâtre de marionnettes. En utilisant le langage marionnettique, notre démarche a consisté à relever les qualités dramatiques de ce texte, ainsi que son caractère allégorique.
Que risque-t-on si on demeure humain? Notre démarche cherchait aussi une autre façon de « lire » la tragédie de Béranger en mettant en lumière la facette émotionnelle du texte. La parabole de Rhinocéros parle de la « bestialisation »d’une société, causée par le fanatisme doctrinaire, ainsi que de la tragédie de celui qui, viscéralement, rejette la déshumanisation. Encouragée par la source d’inspiration de ce texte (le fascisme), soutenue par la capacité du langage marionnettique de concrétiser les symboles et par la liberté que ce langage s’arroge depuis les débuts de son histoire, notre démarche propose de matérialiser la métaphore de rhinocéros. Ainsi, notre essai tente d’incarner à travers ce symbole les deux doctrines totalitaires qui ont marqué irréparablement le dernier siècle : le communisme et le fascisme. Loin d’être une recherche du théâtre engagé, ou une critique doctrinaire, cette recherche fait plutôt une dénonciation... émotionnelle.
Conférence, mise en scène de la conférence : Iulian Bulancea Interprétation : Jocelyn Sioui, Myriame Larose, Marie Julie Peters-Desteract, Iulian Bulancea Éclairage, direction de production : Lynn Katrine Richard Conception : Véronique Poirier, Iulian Bulancea
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, prix: 5 $ Renseignements et réservations: 514 987-3456
Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales Mise en scène d’Antoine Laprise, texte de Stanislaw Ignacy Witkiewicz Du 25 au 27 février 2016
Production dirigée
Texte de Stanislaw Ignacy Witkiewicz Mise en scène d’Antoine Laprise
Dates : Du 25 au 27 février 2016 à 20 h Et du 1er au 5 mars 2016 à 20 h Matinée le 4 mars 2016 à 14 h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal/Métro Berri-UQAM
La Birmanie britannique de l'entre-deux-guerres transpire l'exotisme et la sensualité dans une humidité collante. Dans ce « décor créé pour quelque chose d'extraordinaire », une riche famille de commerçants britannico-polonais croupit tranquillement. C'est à coup de cocktails colorés qu'ils engourdissent leurs sens. À l'arrivée de nouveaux personnages, ce fragile équilibre bascule. Dans cette œuvre, Stanislaw Ignacy Witkiewicz expose un univers déjanté en y célébrant la victoire des plaisirs. Sur fond de délire d'opium, ambitions perverses et désirs passionnels trop longtemps contenus explosent!
Cet auteur, peintre et philosophe polonais du début du XXe siècle présente une oeuvre avant-gardiste dans laquelle surréalisme et absurde pointent le bout de leur nez. Mister Price ou la démence (« dinguerie » dans le titre original) tropicale a été écrite suite à un voyage dans les tropiques avec l'anthropologue Bronislaw Malinowski. Witkiewicz y fait état d'un monde que la domination de l'homme blanc entache. Dépravé, il y est tourné en ridicule. Ses instincts les plus primitifs attisés par les plaisirs de l'Orient, il devient ce « macaque jaune » d'Asiatique qu'il se complaît depuis toujours à considérer comme inférieur.
C'est avec un enthousiasme d'autant plus grand qu'elle n'a que très rarement été montée que le metteur en scène Antoine Laprise (cofondateur de la compagnie le Théâtre du Sous-marin jaune, qui nous a donné La Bible, Discours de la méthode, Guerre et Paix pour ne nommer que celles-là) s'attaque à cette œuvre. Renouant pour une deuxième fois avec cet auteur polonais dans le cadre d'une production des finissants de l'École supérieure de théâtre de l'UQÀM (Dans le petit manoir, 2012), Laprise y voit une occasion d'aller à contre-courant des modes théâtrales actuelles. Mélodrame flirtant avec le genre « Série B », ce spectacle célèbre les « sentiments les plus exacerbés » dans une ambiance des plus démentielles !
Avec Marie-Pier Audet, Mylène Baril-Mantha, Jean-Simon Bilodeau, Camille Boullé, Jonathan D'Amour, Jean-Michel Duchaine, Paméla Dumont, Bruno Forest et Sébastien Neault.
Traduction : Érik Veaux, révisée par Joanna Gruda Assistance à la mise en scène : Marie-France Beauchamp Direction de production : Amanda Perron Décor : Gwenaëlle L'Heureux-Devinat et Kevin Steven Duran-Guerra Costumes : Gabrielle Carrère-Legault et Laurence Lafrenière Éclairages : Gabrielle Martel-Brassard Son : Estelle Desrosiers-Rampin Accessoires : Sophie Paquette Dramaturgie : Mathilde Aubertin
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM Adultes 10 $/Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Thèse-création de Marcos Nery dans le cadre du doctorat en études et pratiques des arts sous la direction de Francine Alepin en cotutelle avec l’Université de São Paulo (Brésil) sous la direction de Maria Thaïs Lima Santos.
Dates : Jeudi, 15 décembre 2016 à 20h Vendredi, 16 décembre 2016 à 20h
Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Mythe-jeux de refus est un spectacle raconté, dansé/performé, par deux interprètes : lui Brésilien et elle Québécoise, issue de la Première Nation Malécite de Viger. Les deux interprètes traversent 9 tableaux inspirés des cultures des peuples amérindiens du Brésil et du Québec : les mythes de création, le quotidien, la relation entre la figure du chamane et le monde des esprits, l’homme et la femme, le chasseur et le gibier, la question de l’altérité, les femmes autochtones disparues au Canada et leurs revendications.
Les interprètes incarnent différents points de vue qui se croisent à partir des jeux de dualité et d’altérité où sont mis en relation le monde des esprits, les animaux, les êtres et les choses. Ceci se traduit par le corps qui joue ces multiples perspectives. Le corps est au cœur de la recherche doctorale de Marcos Nery. Il explore et interroge le corps-acrobate à la croisée des langages scéniques du cirque, du théâtre et de la danse. Mythe-jeux de refus se trouve également dans le domaine de l’interartistique où les appareils aériens circassiens font la connexion entre la terre et le ciel.
Équipe de création Interprètes-créateurs : Ivanie Aubin-Malo et Marcos Nery Mise en scène : Jeff Hall Dramaturgie : Murilo de Paula Scénographie : Léa Pennel Gréage et direction technique : Marcus Gauthier Costumes : Manon Guiraud Éclairages : Lisandre Coulombe Recherche musicale : Normand Raymond et Marcos Nery Conception sonore : Alain Leymonerie Direction de production : Jonathan Riverin Photographie : Helena Vallès Projet graphique : Aurelie Tenzer Voix off : Cynthia Smith et Jacques Newashish
Processus de recherche et de création Collaborateurs de la danse Pow Wow : Allan Harrington, Babara Diabo et Ivanie Aubin-Malo Collaborateurs lors des ateliers de recherche-création : Andreane Leclerc, Delphine Cézard, Sego Marchand Rencontres : Laurent Jérôme (anthropologue et professeur du département des sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal); Marie-Pierre Bousquet (anthropologue et professeure du département d’anthropologie de l’Université de Montréal); Robert Crépeau (anthropologue et professeur du département d’anthropologie de l’Université de Montréal) Partenariat : avec le peuple Pataxó de la communauté de Barra Velha de la municipalité de Porto Seguro – Bahia au Brésil, coordonné par Twry Pataxó
Merci au Fonds de recherche du Québec – Société et Culture (FRQSC); à la Faculté des Arts de l’UQAM; à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM; à la TOHU.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, prix : 10 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales Mise en scène de Denis Marleau, texte de Marion Aubert Du 18 au 27 février 2016
Production dirigée
Texte de Marion Aubert Mise en scène de Denis Marleau
Dates : Du 18 au 27 février 2016 à 20 h Matinée le 26 février 2016 à 14 h Lieu : Studio-Théâtre Alfred-Laliberté (JM400) UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM
Orgueil, Poursuite et Décapitation, c’est la représentation théâtrale de la Chonchonnerie. C’est une étude sur les différents types de chonchons qui se cachent en nous et parmi nous. Le Chonchon est multiple et imprécis. Il se trouve généralement dans les parties basses de notre corps, dans les organes génitaux, sous les aisselles, dans les cheveux ou dans la tête. Il peut être très beau ou encore faire pleurer. La durée de sa visite est variable, il peut s’incruster ou faire seulement une brève apparition... Ce sont généralement des êtres alourdis par la vie qui sont complètement dépassés par le monde et leur environnement mais, au théâtre, ils brillent de mille feux. Ils se gonflent par leur langue démesurément épique jusqu’à devenir de véritables bêtes de scène, mais tôt ou tard, ils finissent par faire une culbute, choir en pleine face et s’affaler dans leur niaiserie. Qu’on les aime ou qu’on les déteste, ils nous permettent de purger nos pires cauchemars et de rire un bon coup.
Cette pièce écrite par Marion Aubert en 2008 se veut une comédie hystérique et familiale sur la société contemporaine. Être dramaturge, comédienne et co-fondatrice de la compagnie Tire pas la nappe, l’ont amenée à expérimenter toutes sortes de situations qui l’auront inspirée à mettre sur papier une panoplie de scènes de la vie quotidienne, conjugale, professionnelle, onirique, nationale à travers la figure d’une auteure et de ses hétéronymes. L’irrévérence et la truculence propres à son écriture vous feront voyager dans ce labyrinthe fantaisiste où les personnages sont plus grands que nature.
À titre de metteur en scène, Denis Marleau évolue depuis une trentaine d’années entre l’Europe et le Québec à travers les créations de la compagnie UBU qu’il a fondée à Montréal en 1982. Sa pratique théâtrale éclectique s’ouvrant à des auteurs d’hier et d’aujourd’hui (Beckett, Koltès, Bernhard, Tabucchi, Fosse, Pliya, Jelinek, Loher, Crimp, etc.), il met en scène pour la première fois un texte de Marion Aubert dont il avait dirigé en 2015 une lecture d’Orgueil, Poursuite et Décapitation à l’Espace Go dans le cadre du Festival TransAmériques.
Avec Émanuelle Caron, Mélanie Chouinard, Roxanne Depratto Tremblay, Arnaud Doiron-Barbant, Myriam Fugère, Olivier Lalancette, Simon Lemay, Noémi Lira, Leslie Mavangui, Benoit Patterson, Émilie Ramsay et Maïté Sinave.
Assistance à la mise en scène : Julie Lafontaine Direction de production : Carol-Anne Bourgon Sicard Décor : Laurence Landry Assistance décor : Léa Pennel Costumes : Ariane Brière et Catherine Chevrier-Lord Éclairages : Camille St-Germain Son : Tamara Hajjali Accessoires : Laurie Joyaux Dramaturgie et rédaction du programme: Jacinthe Racine
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM Adultes 10 $ / Étudiants 5 $ Renseignements et réservation : 514 987-3456
Mémoire-création de Josianne Dulong-Savignac, du 7 au 9 septembre 2016
Mémoire-création
Exposition à partir d'archives des pensionnats autochtones canadiens
Date et heure : 7 au 9 septembre 2016, 12h-19h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM Entrée libre
« [...] sont emmagasinées, dans les archives de la mémoire collective, des blessures réelles et symboliques. » -Paul Ricoeur, La Mémoire, l’Histoire et l’Oubli
En tant que jeune artiste allochtone, ayant grandi près de la réserve algonquine de Timiskaming First Nation (Abitibi-Témiscamingue), mon projet de recherche-création documentaire cherche à interroger la mémoire collective liée au contexte postcolonial canadien. C’est par le biais d’une exposition participative à partir d’images d’archive des pensionnats autochtones que sont questionnés le silence de l’histoire matérielle, la mémoire des archives et la condition de l’image. Dans l’observation attentive de ces images, l’aporie de la présence et de l’absence surgit, convoquant alors les notions d’oubli, de perte et de disparition. Effectivement, comment faire face à ce sentiment de perte vertigineux devant l’effacement d’une mémoire en image? Que pourrait engendrer un face-à-face entre deux présences, la nôtre devant celle en ombres et lumières des visages anonymes fixés sur la pellicule vieillissante?
Une interrogation sur le potentiel théâtral du visiteur, en relation avec une communauté en image, se dessine dans la création de différentes situations de rencontre entre le regardant-participant et l’objet-image. L’espace relationnel de l’exposition reconfigure alors l’expérience corporelle du visiteur invité à manipuler, ou encore, à se coucher afin d’avoir accès aux images exposées. Un engagement vers une compréhension des enjeux autre que dans une logique de la preuve, viserait à questionner et à produire de la pensée sur le plan politique comme sensible, en mettant à l’épreuve notre « volonté de regard » (Didi-Huberman, 2012).
Conception générale : Josianne Dulong-Savignac Laboratoires : Julie-Michèle Morin, Alix Mouysset Lumières : Nicola Dubois Espace : Anne-Sara Gendron Son : Simon Gauthier Basse : Audrey Dulong Bérubé Direction de production : Rachel Morse Direction de recherche: Marie-Christine Lesage et Émilie Martz-Kuhn
Date : 16 juin 2016 à 15h00 Lieu : Local J-2940 UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Entrée libre
Mme Nicole Mossoux et les étudiants du DESS en théâtre de marionnette contemporaine vous invitent à assister à une présentation de l'Atelier-Création I : « La présence et le semblant ».
Lors d’un stage intensif de quatre semaines, au trimestre d'été, ils ont exploré ensemble la présence scénique dans sa relation avec le vêtement et ses déclinaisons marionnettiques.
Avec, en toile de fond, la thématique du Fantôme.
Nicole Mossoux est chorégraphe et directrice artistique, aux côtés du dramaturge et metteur en scène Patrick Bonté, de la Compagnie bruxelloise Mossoux-Bonté, qui compte à ce jour trente années d’existence. La recherche qu’ils mènent, dans la diversité de ses réalisations, tend un miroir à notre inquiétante étrangeté, à nos fantasmes obscurs et interroge les incohérences de notre rapport au monde.
Formée en danse classique et à Mudra, l’Ecole de Maurice Béjart, Nicole Mossoux ne cesse depuis d’explorer des langages particuliers qui rentrent en relation avec l’intimité du spectateur. Elle est aussi interprète de ses créations, notamment dans des solos comme Juste Ciel, Gradiva, Twin Houses, Light !, Kefar Nahum, et, tout récemment, Whispers.
Depuis 1999, à côté des laboratoires destinés aux professionnels de la scène, centrés sur le rapport du mouvement à la présence, à l’objet (avec Agnès Limbos), ou au costume (avec Colette Huchard), elle donne des ateliers de danse à destination des enfants autistes.»
Conférence démonstration par Peter Batakliev présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre. 9 et 10 juin 2016
Mémoire-création
Dates : Le 9 juin 2016 à 20h00 Le 10 juin 2016 à 14h00 et 20h00
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Comment diriger l’acteur sur le fil d’une action, sans que cette même action ne s’épuise ou ne devienne banale et prévisible?
C’est avec cette question que ma recherche a débutée. J’ai remarqué que sans développement constant de la qualité de l’action scénique du personnage, celle-ci devient vite trop évidente et inintéressante pour le public. Ce problème se manifeste surtout si les acteurs confondent l’exécution d’une vraie action scénique du personnage avec une sorte d’imitation de l’action.
Pour que l’action ne s’épuise pas, j’ai présumé qu’il fallait provoquer une suite d’événements dans le parcours scénique du personnage. La création de ces événements s’appuie sur l’imagination de l’acteur ainsi que sur les circonstances entourant l’action; circonstances qui sont données par le texte ou supposées par l’interprète et le metteur en scène.
Avec la première scène de Hamlet comme objet d’étude, nous montrons comment l’acteur peut produire des événements afin qu’une action simple se développe en sous-actions et bouscule ainsi la trame temporelle du personnage. Il s’agit en effet d’explorer la relation de réciprocité entre le temps scénique et les actions scéniques d’un personnage : en enrichissant la qualité de l’action par l’entremise d’événements, l’acteur densifie et remplit son temps scénique et crée ainsi une dramaturgie temporelle du personnage.
Mise en scène : Peter Batakliev Distribution : Emanuel Robichaud et Frédéric Lavallée Assistante à la mise en scène : Kim Crofts Scénographie, costumes et accessoires : Julie Lafontaine Éclairage : Mathieu Marcil Son : Arianne Lamarre Direction de production : Mélodie Lupien
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, prix : 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Production libre initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre Mise en scène: Myriam Fugère Du 3 au 7 mai 2016
Production libre
Dates : Du 3 au 7 mai 2016 à 20h30 en cas de pluie la représentation est annulée. Les spectateurs en seront avisés dans un délai de 1h30.
Lieu : Place Pasteur Rue Saint-Denis entre le boulevard De Maisonneuve et la rue Sainte-Catherine Est Montréal / Métro Berri-UQAM
Spectacle en plein air
Ce soir, le club privé le plus en vogue et le plus sélect à Montréal célèbre ses 50 ans en plein air, à la vue de tous ! Et oui, si le Trust est connu pour son mystère et ses secrets, ce soir, on pourra apercevoir Monsieur Bilodeau, Miss Sinave et même Monsieur Doiron se déhancher au beau milieu de la Place Pasteur. Le Trust, c’est le repère branché de l’élite, la crème de la crème québécoise, même le prince de Monaco y séjourne quand il vient à Montréal ! Et ce soir, enfin, on pourra tous prendre part à la danse sociale de ce groupe prestigieux.
Sur la piste de danse, au bar ou au micro, on pourra voir la mécanique sociale qui régit chacun des gestes et chacun des mots de l’élite montréalaise. Les enjeux de pouvoir, de séduction et de rivalité seront passés au crible dans une physicalité qui exacerbe les rituels, les mimiques et les codes sociaux.
Alors, sortez vos paillettes, votre fourrure XXL et vos louboutin!
Avec : Jean-Simon Bilodeau, Émanuelle Caron, Arnaud Doiron, Benoit Patterson, Émilie Ramsay et Maïté Sinave
Assistance à la mise en scène : Laurence Landry Direction de production : Mélodie Lupien Scénographie : Gwenaëlle L'Heureux -Devinat Costumes : Marie-France Beauchamp Accessoires : Sophie Paquette Éclairages : Ariane Brière Son : Tamara Hajjali Conseillère à la dramaturgie : Kim Crofts
Mise en scène d'Emmanuel Schwartz 23 au 25 février à 20h, 28 février au 4 mars à 20h et le 3 mars à 14h
Production dirigée
Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM.
Collage de textes de Davis Foster Wallace, Georges Bataille et Robert Davreu autour de 11 septembre 2001 de Michel Vinaver, adaptation québécoise de Marilyne Lamontagne, Alexandre Lebeau et Emmanuel Schwartz. Mise en scène d’Emmanuel Schwartz.
Dates : Du 23 au 25 février 2017 à 20h du 28 février au 4 mars 2017 à 20h et le 3 mars 2017 à 14h00
24 février: représentation suivie d'une discussion avec le metteur en scène et les concepteurs. 3 mars, 14h: représentation suivie d'une discussion avec le metteur en scène et les interprètes.
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Montréal/Métro Berri-UQAM
Emmanuel Schwartz s’empare d’oeuvres marquantes du dernier siècle dont l’oratorio 11 septembre 2001 de Michel Vinaver et L'Infinie Comédie de David Foster Wallace, pour tracer le portrait d'une société qui se divise de plus en plus sur le plan idéologique.
L’ivresse de George Bataille (L'histoire de l’œil) et la poésie de Robert Davreu (Moments perdus) viennent se greffer à ces deux textes créant ainsi des tableaux à la fois drôles et violents. La destruction des deux tours du World Trade Center, l’emblème du capitalisme, est venue chambouler le 21e siècle en créant une peur nouvelle aux États-Unis et ailleurs: le terrorisme. Ce terrorisme vient de tous les fronts : de ces attentats, de tueries dans les écoles et d’actes haineux dans les discothèques. Comment penser le monde après ces évènements? Et si la radicalité finissait par influer sur nos gestes et nos réflexions?
11 septembre 2001: une recherche sur l'autre, sur soi, sur le politique et la sexualité. Un montage audacieux et percutant.
“À la fin, ultimement, ils vont s’effondrer de l’intérieur Et c’est ce qui constituera la victoire” Michel Vinaver - 11 septembre 2001
Interprètes Michaël Bédard, Laurianne Chioini, Maude Demers-Rivard, Jonathan Frédéric, Marianne Lamarche, Camille Lantagne-Lavoie, Thomas Mundinger, Sara Jeanne Saulnier, Maxime Stabili
Production Tommy Bourassa, Solène Guillaume, Audrée Juteau, Julie Lafontaine, Marilyne Lamontagne, Laurence Landry, Daphné Laramée, Alexandre Lebeau, Gwenaëlle L’Heureux-Devinat
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM Tarifs : Régulier 10$ / Étudiant 5$ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Production dirigée des finissant.e.s en jeu, en scénographie et en études théâtrales | Du 8 au 11 novembre 2017
Production dirigée
Texte de William Shakespeare Mise en scène de Frédéric Bélanger Adaptation par René Richard-Cyr, Frédéric Bélanger, Jonathan Caron et Mélodie Bujold, avec la participation des conseillères dramaturgiques et des interprètes
Dates : 8 au 10 novembre 2017 à 20h *10 novembre 2017 à 14h *représentation suivie d’une discussion avec le public 11 novembre 2017 à 14h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
« Le devoir de ma cousine est de faire la révérence en disant : « Mon père, comme il vous plaira! ». Mais s’il n’est pas beau garçon, fait une seconde révérence et dit : « Mon père, comme il me plaira! » ̶ Béatrice
Les hommes reviennent de la guerre, au port, les femmes les observent accoster. Les regards s’échangent, les sourires aussi. La belle Béatrice détourne les yeux. Le courageux Bénédict la nargue. Les quiproquos s’enchainent. Les manigances ne cessent plus. L’amour va-t-il vaincre les obscures combines du lieutenant Juan et son acolyte Boris ? Les regards s’adouciront-ils ?
Beaucoup de bruit pour rien est l’une des quelques comédies romantiques écrites par Shakespeare. Par sa mise en scène, Frédéric Bélanger donne un ton engagé à la pièce, avant tout légère, en la campant dans l’après-guerre des années 40. Les personnages stéréotypés deviennent vecteurs d’un message plus politique, notamment sur le rôle et la place des femmes.
Interprètes : Marc-Antoine Barrette, Michaël Bédard, Charlotte Bissonnette-Reichhold, Anneke Brier, Mélodie Bujold, Olivier Hardy, Katherine Imbeau-Savard, François Lacroix-Lafrenière, Marie-Laurence Marleau, Catherine Morrissette, Thomas Mundinger, Victor Naudet, Virginie Ouellet, Vincent Rochette
Équipe de production : Marie-Jeanne Beaulieu, Marianne Benny-Perron, Cloé Blais, Jessica Boucher, Alix Brenneur, Anouchka-Magdalena Caroff, Philippe Coté-Leduc, Laurie Léveillé, Félicie Pelletier, Laurence Thibault, Noémie Videaud Maillette
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM ainsi que sur le Réseau admission Renseignements et réservations : 514 987-3456 Adulte 10 $ | Étudiant.e 5 $
Information : École supérieure de théâtre, Valérie Michaud, (514) 987-3000 poste 5081, michaud.valerie.3@uqam.ca
Mémoire-création de Geneviève Bélisle dans le cadre de la maîtrise en théâtre. 25 mai à 20h et le 26 mai à 14h et 20h.
Mémoire-création
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Montréal / Métro Berri-UQAM
Située au lendemain du Référendum de 1980, la pièce de théâtre En cavale au pays des renards incarne le désir d’explorer les notions de mémoire individuelle et collective, de fouiller une partie du passé culturel québécois et d’interroger humblement la manière que chacun a de transmettre son héritage. Elle raconte le voyage d’un garçon et de sa grande sœur partis vers Gaspé dans l’espoir d’y trouver un pays pour leurs parents. Accompagnés par une bienveillante guide de musée dans leur quête, ils se verront transportés, ainsi que le spectateur, dans les univers de Joséphine Bacon, Georges Dor, Félix Leclerc, René Lévesque, Michel Tremblay et Gilles Vigneault.
Après avoir répertorié et choisi des œuvres incontournables de son enfance en les pensant comme des « lieux de mémoire », Geneviève Bélisle les a ensuite intégrées à sa propre écriture avec l’intertextualité et le montage dramatique comme principaux moyens de création. Considérée comme un processus de création, l’intertextualité devient alors ni plus ni moins que l’incarnation du souvenir.
Geneviève Bélisle a principalement œuvré comme actrice de théâtre depuis sa sortie de l’Option-Théâtre du collège Lionel-Groulx, en 1998. Ainsi, on a pu la voir au fil des ans dans des productions du Théâtre Denise-Pelletier, de La Bordée, de la Cinquième Salle de la Place de Arts, du Théâtre du Vaisseau d’Or, du Rideau Vert et du Théâtre des Ventrebleus, une compagnie qu’elle a cofondée il y a vingt ans et dont elle est la directrice générale. Elle agit également depuis de nombreuses années à titre de médiatrice artistique pour plusieurs institutions, dont la Maison de la culture Rosemont—La Petite-Patrie, le Théâtre Le Clou et la Maison Théâtre, accompagnant une ribambelle d’enfants et d’adolescents dans leur découverte du théâtre.
Texte : Geneviève Bélisle, avec les mots de Joséphine Bacon, Georges Dor, Félix Leclerc, René Lévesque, Michel Tremblay et Gilles Vigneault Mise en lecture : Jean-Guy Legault Assistance à la mise en lecture : Geneviève Bélisle Régie : Corinne Pulgar Dramaturgie : Geneviève Billette Conception lumière: Jacinthe Racine Conception costume : Ariane Lamarre Direction de production et direction technique : Jacinthe Racine Interprètes : Stéphanie Blais, Vincent Côté, Simon Landry-Désy, Maude Laurendeau, Lise Martin et Claude Poissant Direction de recherche : Geneviève Billette et Yves Jubinville
Exposition des étudiants en scénographie de l'École supérieure de théâtre. Vernissage le vendredi 3 mars 2017 à 17h30 et exposition du 6 au 10 mars 2017 de 9h00 à 18h00
Expo Scéno
VERNISSAGE : Vendredi 3 mars 2017, à 17h30
EXPOSITION : Du 6 au 10 mars 2017 de 9h à 18h
LIEU : Agora du pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine EST Montréal, Métro Berri/UQAM
ENTRÉE LIBRE
Les étudiants en scénographie de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM sont fiers de vous inviter à l’Expo Scéno 2017.
Cette exposition annuelle conçue par de futurs scénographes propose une découverte du métier et des différents éléments gravitant autour des arts de la scène tels que la conception de décor, de costume et d’éclairage, la conception sonore et la direction de production.
L’édition 2017 propose une expérience sensorielle et émotionnelle au public. Cinq scénomatons ont été créés, inspirés des photomatons que l’on retrouve dans les aires centrales des centres commerciaux et des métros. Une fois à l’intérieur d’un scénomaton, la conception artistique dévoile un environnement unique, axé sur les détails.
Expo Scéno s’intègre cette année à l’Agora du pavillon Judith-Jasmin, mais également dans d’autres pavillons de l’UQAM. Nous souhaitons par cette disposition éveiller la curiosité du public et permettre la création d’un parcours exploratoire unique à chacun.
Le dévoilement de l’exposition, le 3 mars prochain, sera l’occasion pour les créateurs-étudiants de partager leur processus de conception de l’exposition et d’ouvrir le dialogue sur un métier pluridisciplinaire hors du commun : la scénographie.
Information : Catherine Ste-Marie, Directrice de production, c.ste-marie@hotmail.com 514-625-7632
Exercice public des finissant.e.s en enseignement de l'art dramatique de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM
Exercice public
Sous la direction de Jacques Lessard
Date: 14 et 15 décembre 2017, 20 h Lieu: Studio-d’essai Claude-Gauvreau Pavillon Judith-Jasmin, salle J-2020, UQAM 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Les étudiant.e.s en enseignement de l’art dramatique, sous la direction de l’artiste pédagogue Jacques Lessard, ont créé Fables Dépôt à partir des Cycles Repères, une méthode de création collective. Leur création s’inspire des cinq fables suivantes : La jeune veuve, Les femmes et le secret, La cigale et la fourmi, Le chien et le loup et Le lion amoureux. Tout comme Jean de Lafontaine, ils souhaitent, par leur création, « plaire et instruire » en s’attardant, notamment, à l’humanité de chacun des personnages; leurs forces, leurs faiblesses, leurs rêves, tout ce qui fait que l’humain est merveilleusement imparfait. Ainsi, le deuil, le secret, le désir de liberté, l’amour et l’injustice sont des thèmes abordés par ces 24 finissant.e.s en enseignement du théâtre.
Dans une atmosphère à la fois insolite et surprenante, les interprètes transposent aujourd’hui des fables écrites au 17e siècle, mais dont les sujets et les enjeux demeurent d’actualité.
Cette pièce témoigne non seulement du plaisir de jouer et de l’amour du théâtre porté par chacun des étudiant.e.s, mais également du regard qu’ils posent sur le monde dans lequel ils vivent.
Fables Dépôt, c’est 24 finissant.e.s en enseignement du théâtre, cinq fables, un studio, quelques accessoires et 90 heures de travail ludique et passionné.
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Interprètes et concepteur.rice.s : Jade Cloutier, Gabriel Côté, Camille Coulombe, Marilou Denis, Caroline Desgagnés, Coralie Dubeau, Émilie Dubois, Demmy Gélinas, Haumana Ituragi, Émilie Julien, Valérie Juteau, Annie-Claude Lamarche, Hannah Lecousy, Francis Lépine, Félix Lessard, Étienne Morel, Fanny Petitjean, Antoine Pouliot, Jonathan Riverin, Jade Rodrigue, Danny Sanche, Mathilde Séguin, Magalie Tétreault et Véronique Trudeau.
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM : 5 $ Achats et renseignements : 514-987-3456
Information: École supérieure de théâtre – UQAM (514) 987-4116 theatre@uqam.ca
Atelier public des étudiants de 1ère année du bacc en art dramatique 20 et 21 avril, 20h
Atelier public
De William Shakespeare Traduction de Jean Marc Dalpé Mise en scène de Serge Mandeville
Dates : 20 et 21 avril, 20h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Bienvenue à Elseneur! Ici, vous plongerez dans la tête de Hamlet, éclaté en neuf voix dans cet atelier public, qui doit venger son père, le défunt roi du Danemark. Hamlet, ce personnage à la conscience trop large pour s’adapter au monde dans lequel il vit.
Paralysé par l’intellect, tenté par la barbarie, le jeune prince croisera le chemin d’Ophélie, prisonnière des hommes qui l’entourent, mais désireuse d’agir sur son propre destin ; de Polonius aveuglé par la soumission ; de Gertrude qui ne demande qu’à aimer et être aimée ainsi que de Claudius, nouveau roi, paranoïaque et avide de pouvoir.
Dans un monde où les enjeux dépassent les individus qui le composent, comment résister à la résignation? Cette question semble bien contemporaine.
Mise en scène : Serge Mandeville Assistance à la mise en scène : Véronique De Petrillo Assistance technique : William Couture Interprètes : Simon Allard, Guillaume Bouliane-Blais, Annabelle Bureau, Elizabeth Corriveau-Bouthillier, Késia Demers, Anne Giroux, Fabrice Girard, Catherine Gosselin, Gabriel L’Archevêque, Florence Leblanc-Dubois, Mathilde Lopes Fadigas, Olivier Magnan-Bossé, Josian Neveu, Antoine Pelletier, Jérémie Poirier, Maxime Pouliot, Justine Prévost, Kathy-Alexandra Retamal, Roxanne Roy et Anthony Tingaud
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM, 5$ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Dans le noir. Vaste immensité invisible. Des sons s’égrainent et parsèment peu à peu l’espace sonore. Escapade spéléologique et rencontres auditives parsemées d’étrangeté. L’infiniment petit s’articule, lentement et maladroitement. Au bout, peut-être, un élan, un relent d’humanité. Les premières phrases s’articulent, microbiennes. Dans le noir, constamment. LUI s’enlace dans la lenteur, ELLE se délasse d’empressements.
LUI J’ai la passion de la vérité !
ELLE Quelle vérité ? Puisque je te dis qu’il n’y a pas de différence. C’est ça la vérité. Il n’y en a pas. (Un temps) »
La création Ionesco Pixelisé s’inspire librement de la pièce Délire à deux d’Eugène Ionesco. Cette douce et grinçante tragi-comédie prend la forme d’une bande dessinée théâtrale où l’absurde se joue du langage et où l’extravagance des situations déjoue les perceptions. La singularité de cet univers, proche du dessin animé, s’articule à travers une mascarade déjantée où les acteurs deviennent tour à tour voix microbiennes, marionnettistes, marionnettes numériques, coauteurs scéniques, créateurs interactifs, danseurs éphémères, ELLE et LUI.
Dans le cadre de son projet de recherche, le metteur en scène Julien Blais se propose, par l’entremise de cette création, de mieux cerner les potentiels créatifs et dramaturgiques qu’offre l’interactivité scénique lorsque celle-ci est créée et organisée par les acteurs au moment de la présentation. C’est par le biais de la captation en temps réel (caméra Kinect) des corps des comédiens que le projet Ionesco Pixelisé mettra en place ce ballet numérique où chacune des composantes visuelles s’animera au gré des mouvements scéniques. En plus de ces interactions constantes entre le réel et le virtuel, les acteurs devront composer en direct avec leurs propres avatars. Les technologies utilisées dans ce projet ne sont plus de simples outils au service de la créativité, mais plutôt des éléments actifs de la théâtralité à l'ère numérique.
La présentation du 7 avril sera suivie d’une rencontre animée par Julie-Michèle Morin en compagnie du metteur en scène, des interprètes et de l’équipe de conception.
Direction de recherche Angela Konrad et Jean Décarie
Interprètes Hynda Benabdallah et Marc-André Brunet
Équipe de production Adaptation et mise en scène - Julien Blais |Assistance à la mise en scène - Corine Vinaja | Direction de production - Julie Coquerel | Conception informatique - Paul Pilllot | Scénographie - Gwenaëlle L’Heureux-Devinat | Conception d’éclairages - Louis-Charles Lusignan | Conception de costumes - Marie-Audrey Jacques | Conception sonore - Ariane Lamarre | Vidéo - William Couture | Conception visuelle - Azraëlle Fiset Santos-Foisy
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM Admission générale 5$ | Renseignements et réservations 514 987-3456
Mémoire-création de Léa Pennel dans le cadre de la maîtrise en théâtre. 8 au 10 juin, 4 représentations par soir, 19h15, 20h, 20h45, 21h30.
Jauge limitée à 8 personnes par représentation.
Mémoire-création
Lieu : CDEx – Centre de diffusion et d’expérimentation UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Montréal / Métro Berri-UQAM
Dans le Haut-Cambodge, entre la mer et la chaîne de l’Éléphant, se situe la plaine de Kam. Dans cette plaine, un bungalow au mobilier banal, usé, pauvre. Les barrages construits par la mère ont encore cédé sous les grandes marées de juillet, rendant la concession impropre à toute culture de riz. Le sol est pourri de sel et les agents cadastraux sont tous corrompus. Que reste-t-il alors pour les habitants de ce bungalow si ce n’est l’espoir, pour les enfants Suzanne et Joseph, de quitter la plaine et pour la mère, obsédée, celui de construire les barrages? Une famille ruinée pour qui l’argent est la préoccupation principale. Et Mr. Jo, homme riche à la limousine noire et héritier d’une immense fortune, le comprendra trop tard.
L’Éden Cinéma [décadrage] prend la forme d’une maquette où un travail de collage-montage photographique s’y logera pour créer l’espace fictionnel. La miniature, quant à elle, ouvre une fenêtre vers l’imaginaire. Cette installation scénographique est librement inspirée de L’Éden Cinéma de Marguerite Duras. Son enfance passée en Indochine constitue la matrice d’une grande partie de son oeuvre littéraire. Entre adaptation et transposition, il s’agit d’autant de réécritures qui viennent se répéter, se compléter, se contredire pour former une œuvre kaléidoscopique. Dans ce théâtre muet, le spectateur devient témoin et voyeur de cette famille en quête d’argent, de fuite, d’amour, de justice et de mort.
La notion de cadrage est au cœur de cette recherche-création et trouve son origine dans la rencontre de deux pratiques artistiques : la photographie et la scénographie. Les procédés de cadrage issus des pratiques photographiques, cinématographiques et architecturales seront employés comme un outil scénographique participant à la déconstruction du récit. Par cette approche interdisciplinaire du cadrage, ce projet de création reconsidère la fonction du cadrage scénique et son influence sur la relation entre le spectateur, l’espace et la fiction.
Il [le narrateur] est entré dans une miniature et aussitôt les images se sont mises à foisonner, à grandir, à s’évader. Le grand sort du petit, non pas par la loi logique d’une dialectique des contraires, mais grâce à la libération de toutes les obligations des dimensions, libération qui est la caractéristique même de l’activité d’imagination » (G.Bachelard. La poétique de l’espace ; p. 145)
Direction de recherche | Anick La Bissonnière Équipe de production | Mise en scène et scénographie - Léa Pennel | Dramaturgie - Josianne Dulong-Savignac | Conception d’éclairages - Mathieu Marcil | Conception sonore - Kristelle Delorme | Direction de production - Sarah Laval
Production dirigée des finissant.e.s en jeu, en scénographie et en études théâtrales | Du 22 au 25 novembre 2017
Production dirigée
Texte de William Shakespeare Mise en scène d’Alice Ronfard Adaptation d’Emma Haché et d’Alice Ronfard
Dates : 22 au 24 novembre 2017 à 20h *représentation du 23 novembre sera suivie d’une discussion avec le public 24 et 25 novembre 2017 à 14h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin (J-2020) 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Consultez le cahier dramaturgique, réalisé par Emmanuelle Jetté et Véronique De Petrillo. Une mine d'information, accompagnée de photos, d'extraits et de citations. https://tempeteronfard.tumblr.com/
« Que l’harmonie, la beauté, la raison prennent le dessus. Que le spectacle comme un moment hors de la réalité nous montre le sens caché de la vie. » (Acte 4, scène 1)
La Tempête de Shakespeare, œuvre maintes fois représentée dans des décors féeriques, se transpose cette fois dans un univers urbain.
Prospéro, sur son ile de plastique, cloître les habitant.e.s et les visiteur.se.s afin de révéler leurs plus sombres aspirations. Entre un voyou issu de la rue, un duo de femmes comiques et complices, un esprit de l’air impétueux et un prince mielleux se tissent des jeux de domination et de séduction. L’ambition, la vengeance, la manigance et la fragilité humaine animent le récit dans un huis clos sombre et désenchanteur.
Dans cette nouvelle version de La Tempête aux accents grunge, Alice Ronfard révèle la machination et l’absurdité du pouvoir. Les stéréotypes sont déconstruits. Le théâtre est mis à nu. Pourtant, une brume oppressante persiste. Au rythme d’une mélodie inquiétante, l’île respire et libère ses ombres tourmentées, matière même du spectacle.
Interprètes : Félix Basque – Antonio | Judith Chartier – Miranda | Gabriel Correa-Leclerc – Alonzo | Laura Côté-Bilodeau – Ariel | Gabriel Frappier – Ferdinand | Juliette Ouimet – Stéphano | Alexandre Ricard – Caliban | Hubert Rivest – Prospéro | Ariane Trépanier - Trinculo
Équipe de production : Gabrielle Arguin-Girard – Son | Roxanne Bédard et Marie-Jeanne Rizkallah – Costumes | Justine Bernier Blanchette et Wanderson Damaceno – Décor et accessoires| Véronique De Petrillo et Emmanuelle Jetté - Conseillères en dramaturgie | Barbara Lajeunesse - Direction de production | Louis-Charles Lusignan – Éclairage | Catherine Ste-Marie - Assistance à la mise en scène
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM ainsi que sur le Réseau admission Renseignements et réservations : 514 987-3456 Adultes 10 $ | Étudiants 5 $
Information : École supérieure de théâtre, Valérie Michaud, (514) 987-3000 poste 5081, michaud.valerie.3@uqam.ca
Mémoire-création de Cédric Delorme-Bouchard le 16 mars à 20h, le 17 mars à 14h et le 18 mars à 20h
Mémoire-création
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400 rue Berri Montréal / Métro Berri-UQAM
LAMELLE, subst. Fém. - Fragment, tranche extrêmement mince détaché(e) d'un tout. - Petite plaque de verre très mince qui sert à recouvrir l'objet, la préparation examinée au microscope
Lamelles est un laboratoire d’anatomie scénographique. Une invitation au spectateur à faire l’expérience d’une série d’actes chorégraphiques disséqués par l’ombre et la lumière à travers une recherche-création autour de la notion de seuil et de limite telle que théorisée dans la pratique architecturale contemporaine. Une transformation des réflexions théoriques en architecture vers un devenir sensible et phénoménologique. Qu’est-ce qui différencie le dedans du dehors, l’intérieur de l’extérieur ? Et plus important encore, qu’est-ce qui caractérise le passage de l’un à l’autre ? Le moment de transition, l’étape de la traversée entre les espaces comme le décrit Georges Perec avec humour : « Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner. » L’expérience de la limite dans sa toute-puissance séparatrice comme dans sa porosité qui laisse voir, qui laisse passer au travers d’elle et par elle. Autant pour celui qui la traverse pour y pénétrer que pour ce qui se tapit de l’autre côté et qui peut s’y glisser, en jaillir à tout moment.
Cédric Delorme-Bouchard a signé la conception lumière et la scénographie de plus d’une soixantaine de créations sur la scène montréalaise en théâtre, opéra et danse (Usine C, Théâtre d’Aujourd’hui, Théâtre de Quat’Sous, Prospero, La Licorne, La Chapelle, Théâtre Aux Écuries, FTA, Musée des Beaux-Arts, etc.) Il a aussi signé la conception de plusieurs projets à l’étranger, nommément en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. On peut noter sa collaboration récurrente avec la metteure en scène Angela Konrad et la compagnie La Fabrik (Macbeth, Le royaume des animaux) ainsi que plusieurs autres créateurs incluant Marc Béland, Philippe Cyr, Florent Siaud, Jean-François Guilbault, Gabrielle Lessard et Claudia Bernal pour n’en nommer que quelques-uns.
Mise en scène : Cédric Delorme-Bouchard Assistance à la mise en scène : William Durbau Dramaturgie : Christelle Franca et William Durbau Conception lumière et scénographie : Cédric Delorme-Bouchard Conception costume : Camille Barrantes et Camille Jupa Conception sonore : Simon Gauthier Direction de production et direction technique : Cédric Delorme-Bouchard Performeurs : Denise Boulanger, Laurence Castonguay Emery, Mélanie Chouinard, Jennyfer Desbiens, Danielle Lecourtois, Noémi Lira, Emanuel Robichaud, Anne Sabourin et Alexis Trépanier Direction de recherche : Angela Konrad
Renseignements et réservation (mercredi au jeudi de 12h30 à 17h30 et le soir de la représentation à 19h) : 514-987-3456 Tarif : Admission générale : 5 $
Production libre initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre de l’UQAM Du 3 au 5 mai, 20h et les 5 et 6 mai à 14h.
Production libre
De Dea Loher, traduction Laurent Muhleisen Mise en scène d’Alice Tixidre
Lieu :Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Sur la chaussée éventrée d’une petite ville, un enfant est mort happé par une voiture. Cet évènement déclenchera une violente collision entre huit solitudes intimement touchées par cette tragique perte. Comment est-il possible de continuer à vivre ensemble après un tel choc? Comment recoller les morceaux de vies désormais morcelées ?
Quelques années plus tard, une communauté fictive s’approprie cette tragédie et expérimente, devant nous, la reconstitution des vies brisées par cet accident. En démêlant ainsi les fils de cette histoire, la communauté arrivera-t-elle à mieux saisir l’impact que peut avoir un drame sur des vies humaines, sur une famille, sur une société ? Qui est-elle cette communauté qui nous incite, spectateurs, à devenir les témoins de ces existences meurtries? « Nous, nous sommes retrouvés Mis d’accord Pour un certain temps Juste pour cela Dans ce seul but Mais nous connaissons-nous Nous connaîtrons-nous mieux après [...] Il n’en a jamais été question »
Dans une langue acérée et poétique, Dea Loher pose, avec Le Dernier feu, un regard lucide sur la question de la responsabilité individuelle et collective. Sommes-nous coupables de ce qui nous arrive? En tant qu’individu, avons-nous une quelconque emprise sur tous ces drames qui s’accumulent un peu partout sur la planète? À une époque où chacun éprouve durement le sentiment d’impuissance, l’auteure scrute avec une grande humanité la portée véritable de nos vies intimes sur notre communauté.
Interprètes Catherine Côté-Moisescu, Ahmad H. Amdan, Camille Lantagne, Anglesh Major, Thomas Mundinger, Vanessa Landry, Sarah-Jeanne Saulnier
Production Odrey Bégin, Lorie Ganley, Daphné Deschatelets Hamel, Sarah-Jeanne Doré, Julie Godin, Audreyline Lanoix, Sarah Laval
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM - Adultes 10 $ / Étudiants 5 $ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Production libre initiée et créée par les finissants de l'École supérieure de théâtre de l’UQAM
Production libre initiée et créée par les finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales de l'École supérieure de théâtre. 10 et 11 mai à 20h, 12 mai à 14h et 20h, 13 mai à 14h.
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
La plume vibrante d’Audrée Wilhelmy est portée à la scène pour la première fois dans une adaptation de Camila Forteza et Anneke Brier. S’inspirant du conte Barbe bleue, Les Sangs propose un univers de violence érotique dans lequel les femmes ne sont pas d’innocentes victimes.
Accompagné de son valet Mathis, Féléor Barthélémy Rü replonge dans les écrits intimes des six femmes qui ont trouvé la mort à ses côtés. Mercredi, Constance, Abigaëlle, Frida, Phélie et Lottä refont surface pour prendre la parole et se mettre en scène sous les yeux des spectateurs. Elles témoignent de leur choix délibéré d’avoir remis leur vie entre les mains de Féléor, affirmant sans gêne leurs passions les plus obscures. Rassemblées sur l’autel de leur désir sacrificiel, elles dressent peu à peu le portrait d’un homme qui s’est modelé au gré de leurs fantasmes et de leurs pulsions destructrices. Confronté à cet héritage qui l’a édifié en personnage d’Ogre, Féléor se retrouve face à lui-même. Les corps et les mots des femmes se réunissent, dans un dernier élan, pour assurer la pérennité d’un mythe dont elles font partie.
« Le ver laboure la terre qui fait pousser le maïs qui nourrit la poule qui nourrit le renard qui donne la fourrure que le pauvre utilise pour faire le manteau du riche. Personne ne mange le riche. Personne ne mangera jamais Féléor Barthélémy Rü.». - Mercredi
Adaptation Camila Forteza et Anneke Brier, avec la participation de Michaël Bédard et Joanie Fortin
9 courtes-formes des finissants-es en théâtre de marionnettes contemporain 14 au 16 juin 20h, 16 juin 14h et 17 juin 16h.
Courtes-formes des finissants-es en théâtre de marionnettes contemporain
*14 juin : la représentation sera suivie d’une rencontre avec les artistes.
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Montréal / Métro Berri-UQAM
Au terme de son parcours de 2 ans au sein de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, la 4e cohorte du DESS en théâtre de marionnettes contemporain est heureuse de vous convier aux représentations finales des 9 courtes-formes réalisées par ses 15 étudiants-es. D’une durée d’environ 10 minutes chacune, les œuvres, qui sont aussi variées dans leur esthétisme que dans leur propos, vous feront voyager dans des univers singuliers.
En effet, ces regards marionnettiques sont l’aboutissement des recherches et processus de créations développés pendant les deux derniers cours de leur formation, accompagnés par Patrick Martel et André Laliberté. Au sein de chaque équipe, les étudiants-es travaillent autant à titre de scénographes, concepteurs-es, metteurs-es en scène et/ou interprètes.
Tout au long de ce parcours chapeauté par l’artiste et professeure Dinaïg Stall, les étudiants-es ont eu l’occasion de travailler avec différents acteurs du milieu québécois et international : Marc-André Roy, Marc-André Coulombe, Olivier Ducas et Francis Monty, Nicole Mossoux, Francine Alepin et Antoine Laprise.
Regards marionnettiques est en quelque sorte l’atterrissage d’un précieux voyage de 2 ans, pendant lequel les étudiants-es se sont interrogés-es collectivement et individuellement sur le vaste monde de la marionnette. Quelles en sont les racines? Quelles en sont les présences? Quels en sont les possibles? Tant de questions auxquelles ils et elles vous proposent quelques pistes de réponses...
Dates : Du 16 au 18 février 2017 à 20h et du 21 au 25 février 2017 à 20h et le 24 février à 14h
21 février: représentation suivie d'une discussion avec le metteur en scène et les interprètes. 24 février, 14h: représentation suivie d'une discussion avec le metteur en scène et les concepteurs.
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Montréal/Métro Berri-UQAM
Profitant de la débâcle économique, le sensible et sanguinaire roi de la viande Pierpont Mauler provoque une guerre sans merci pour le contrôle des abattoirs. De son côté, armée de soupe et de la parole de Dieu, Jeanne Dark mène une troupe de Chapeaux Noirs à la rescousse des pauvres ouvriers. Confrontée à ce Mauler qui l’attire bien malgré elle, elle réalise que les hommes ne sont que des engrenages au sein d’une complexe machinerie et s’engage dans la révolution qui rugit contre lui.
Bertolt Brecht nous propose une vision du monde où croyances religieuses et économiques, hommes et animaux, sublime et sang des abattoirs se mélangent. Portés par cet univers maculé de mysticisme financier, Philippe Cyr et les finissants de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM vous entraînent vers les bas-fonds d’une société bien proche de la nôtre.
Sainte Jeanne des abattoirs : une épopée-spectacle où le tragique côtoie le ridicule et où se polarisent les positions jusqu'à ce que la violence devienne la seule solution.
Mémoire-création par Geneviève Boileau 12 et 13 janvier 2017 à 20h00 et le 14 janvier 2017 à 14h00
Mémoire-création
Mémoire-création de Geneviève Boileau dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : 12 et 13 janvier 2017 à 20h et 14 janvier 2017 à 14h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400 rue Berri, local J-2020 Montréal / Métro Berri-UQAM
Présentation Cet essai scénique, entre la conférence-démonstration et le conte philosophique, présente l’aventure d’un groupe d’artistes qui ont accepté de se prêter au jeu du collectif en explorant les possibilités d’appropriation des méthodes de l’anthropologie théâtrale.
Entreprendre un processus de création basé sur l’autogestion et la solidarité, dans un contexte artistique et social dominé par l’individualisme et l’atomisation du travail peut sembler utopique. Lorsque ce processus collectif a aussi l’ambition de permettre à plusieurs arts de dialoguer et de coexister dans le même espace-temps il comporte des difficultés qui mettent à l'épreuve les liens entre les individus et leur rapport à l'objet de création.
Ce travail porte sur la responsabilité de chaque participant.e face à l'œuvre en train de se construire, sur l'apprivoisement de l'autre et de sa couleur propre, sur les règles nécessaires au filage d'une écriture commune qui sera aussi hétéromorphe et multicolore. Une telle démarche exige un engagement personnel ainsi qu’une conscience aigüe des enjeux esthétiques, politiques et éthiques de la création collective.
Ainsi, faisons le pari que ce fil commun trouvera une solidité dans sa différence.
Avec Jean-Patrick Reysset, Janne Paquin, Anglesh Major, Roxanne Larochelle, Kim Crofts, Audrey Pepin, Geneviève Boileau
Équipe de production Geneviève Boileau, Corinne Pulgar, Jean-Patrick Reysset, Ariane Bourget, Jacinthe Racine, Jean-Nicolas Reysset
Direction de recherche Francine Alepin et Yves Jubinville
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM Tarif : Admission générale 5$ Renseignements et réservations : 514 987-3456
Présentation publique du travail des étudiant.e.s du baccalauréat en enseignement de l’art dramatique avec les classes d’accueil de quatre écoles primaires et secondaires. Sous la supervision de Ney Wendell.
Date : Vendredi 8 décembre 2017 à 10h – écoles primaires Jeudi 14 décembre 2017 à 14h – écoles secondaires
Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Métro Berri-UQAM
Variance est un exercice public conçu par les étudiant.e.s en enseignement du théâtre dans le cadre du cours « Production théâtrale en milieu scolaire ». Ces 9 courtes-formes mettent en vedette des élèves de classes d’accueil de niveau primaire et secondaire. Vous y verrez les prestations d’élèves des écoles primaires Jean-Baptiste-Meilleur et Alphonse-Desjardins et des écoles secondaires Saint-Luc et Jeanne-Mance. À travers ces œuvres réalisées par ces futur.e.s enseignant.e.s en art dramatique, la richesse et la pertinence du théâtre en milieu scolaire comme vecteur de développement académique et personnel se révèle.
École primaire Jean-Baptiste-Meilleur UN MONDE EN COULEUR Mise en scène : Shanon Jean-Gilles et Myriam Juteau MAIS OÙ EST DONC RÉUSSITE ? Mise en scène : Émilie Gagné et Rachel Lemay
École primaire Alphonse-Desjardins EN PROVENANCE DE CLOWN-VILLE Mise en scène : Pascale Legault-Rioux et Émilie Bolduc LES P’TITS DIABLES Mise en scène : Lara Griscelli et Karine Laberge
École secondaire Saint-Luc CETTE NUIT DANS MA TÊTE … Mise en scène : Kasandra St-Pierre et Sarah Vallée CHEMIN, FER, TRAVERSE (À la manière d'un rail road crossing) Mise en scène : John Robens Cadet et Sébastien Perron
École secondaire Jeanne-Mance LÉGER ÉPUISEMENT Mise en scène : Gabriel Tran et Julie-Anne Girouard JEUNES ADOLESCENTS; JEUNES GUERRIERS Mise en scène : Zahraa Najjar-Wazne et Thalia Laberge Reynoso A POUR APPRIVOISER Mise en scène : Jacinthe Gilbert et Valérie Bertrand
Coût : 5$ Billetterie : (514) 987-3456
Information: École supérieure de théâtre – UQAM (514) 987-4116 theatre@uqam.ca
Présentation publique du travail des étudiant.e.s du baccalauréat en enseignement de l’art dramatique avec les classes d’accueil de quatre écoles primaires et secondaires. Sous la supervision de Ney Wendell.
Date : Vendredi 8 décembre 2017 à 10h – écoles primaires Jeudi 14 décembre 2017 à 14h – écoles secondaires
Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Métro Berri-UQAM
Variance est un exercice public conçu par les étudiant.e.s en enseignement du théâtre dans le cadre du cours « Production théâtrale en milieu scolaire ». Ces 9 courtes-formes mettent en vedette des élèves de classes d’accueil de niveau primaire et secondaire. Vous y verrez les prestations d’élèves des écoles primaires Jean-Baptiste-Meilleur et Alphonse-Desjardins et des écoles secondaires Saint-Luc et Jeanne-Mance. À travers ces œuvres réalisées par ces futur.e.s enseignant.e.s en art dramatique, la richesse et la pertinence du théâtre en milieu scolaire comme vecteur de développement académique et personnel se révèle.
École primaire Jean-Baptiste-Meilleur UN MONDE EN COULEUR Mise en scène : Shanon Jean-Gilles et Myriam Juteau MAIS OÙ EST DONC RÉUSSITE ? Mise en scène : Émilie Gagné et Rachel Lemay
École primaire Alphonse-Desjardins EN PROVENANCE DE CLOWN-VILLE Mise en scène : Pascale Legault-Rioux et Émilie Bolduc LES P’TITS DIABLES Mise en scène : Lara Griscelli et Karine Laberge
École secondaire Saint-Luc CETTE NUIT DANS MA TÊTE … Mise en scène : Kasandra St-Pierre et Sarah Vallée CHEMIN, FER, TRAVERSE (À la manière d'un rail road crossing) Mise en scène : John Robens Cadet et Sébastien Perron
École secondaire Jeanne-Mance LÉGER ÉPUISEMENT Mise en scène : Gabriel Tran et Julie-Anne Girouard JEUNES ADOLESCENTS; JEUNES GUERRIERS Mise en scène : Zahraa Najjar-Wazne et Thalia Laberge Reynoso A POUR APPRIVOISER Mise en scène : Jacinthe Gilbert et Valérie Bertrand
Coût : 5$ Billetterie : (514) 987-3456
Information: École supérieure de théâtre – UQAM (514) 987-4116 theatre@uqam.ca
Mémoire-création de Claude Paiement dans le cadre de la maîtrise en théâtre. 12 avril à 19h, 12 et 13 avril à 14h.
Mémoire-création
Conférence sur le processus créatif et lecture de quelques scènes de L’Anatomiste
Dates : 12 avril à 19h 12 et 13 avril à 14h
Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400 rue Berri, Montréal / Métro Berri-UQAM
Présentation
Depuis la création de La Chaise, spectacle solo racontant l’histoire de la chaise électrique (Théâtre d’Aujourd’hui, automne 2011), l’auteur Claude Paiement explore une démarche de création s’appuyant sur une importante période d’improvisations exploratoires.
Cette façon de travailler soulève d’inévitables questions. N’y a-t-il pas quelque chose de paradoxal à se réclamer d’une voix singulière tout en créant à partir de matériaux produits dans le cadre d’un travail collectif? Quelle peut-être, dans ce contexte, la posture de l’auteur dramatique? Ne court-il pas le risque de se dissoudre dans un processus qui, par définition, fait appel à l’imaginaire et à la sensibilité d’autres artistes?
Avec la complicité du comédien-metteur en scène Frédéric Desager, Claude Paiement a voulu poursuivre cette exploration pour l’écriture de L’anatomiste, une fable grinçante et philosophique, dont la prémisse s’inspire du roman El anatomista de l’Argentin Federico Andahazi, qui met en scène un homme de science du 16e siècle entré en conflit avec l’Église après la publication de planches anatomiques décrivant l’organe du plaisir féminin.
La conférence sur la démarche ayant mené à l’écriture de la pièce sera complétée par la présentation de fragments d’improvisations et d’une lecture de quelques scènes.
Conférence et mise en lecture Claude Paiement Direction de recherche Geneviève Billette et Yves Jubinville Interprètes Laury Huard, Marie Line Archambault et Frédéric Desager Équipe de production Claude Paiement, Catherine Goerner Potvin
Billets en vente à la billetterie de l’UQAM
Admission générale 5$ | Renseignements et réservations 514 987-3456
Production libre initiée et créée par les finissant.e.s de l'École supérieure de théâtre de l’UQAM
Texte de Larry Tremblay Mise en scène de Nicolas Guillemette
Dates : 9 au 11 mai 2018, 20h 11 et 12 mai 2018, 14h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
14 avril 1865, John Wilkes Booth tue le seizième président des États-Unis d’une balle dans la tête.
Booth était comédien. On ne se rappelle pas de ses différents rôles. On ne parle pas de son talent. On se souvient de lui comme l’assassin d’Abraham Lincoln. John Wilkes Booth a réussi le plus grand rôle de sa vie : celui de forcer nos mémoires à se souvenir.
Le soir de son assassinat, Abraham Lincoln, président des États-Unis, est assis dans une loge au côté de sa femme au Ford’s Theater à Washington. Le dernier acte à se jouer dans la vie du président avant sa mort est une scène de théâtre.
Mark Killman, metteur en scène à la fois adulé et craint, s’inspire de cette tragédie pour monter sa prochaine création, soit mettre en scène les derniers souffles de Lincoln, la pièce qui se jouait devant ses yeux avant sa mort, la catharsis de son meurtrier et cette soirée dont l’Amérique se souvient à jamais. Pour se faire, il embauche deux comédiens, chouchous du public, pour y jouer les rôles de Laurel et Hardy.
Les personnages s’entremêlent, deviennent comédiens, deviennent figures et les figures redeviennent personnages. L’histoire se mêle aux souvenirs et nos mémoires se tordent, comme les reflets dans un miroir déformant.
« Je me disais aussi : pourquoi ne pas faire l'impossible ? À bien y penser, c'est toujours ce qu'on demande aux acteurs. » - Laurel
Interprètes François Lacroix-Lafrenière, Victor Naudet, Virginie Ouellet.
Production Roxanne Bédard, Jessica Boucher, Alix Brenneur, William Couture, Nicolas Guillemette, Laurie Léveillé, Louis-Charles Lusignan, Catherine Ste-Marie, Laurence Thibault.
Essai scénique de Morena Prats dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : 8 et 9 mars 2018, 20 h 10 mars 2018, 15 h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Dans un désir de considération des images d’information, et en opposition à la sidération qu’elles suscitent, l’essai scénique atlas tente de faire émerger les récits sous-jacents à ce que véhiculent les images d’actualité. Par des reproductions de postures corporelles à la scène, atlas crée des tableaux composites faits de strates et de citations visuelles en transformation continue.
À la manière d’une enquête sur les corps et inspiré de la Pathosformel de l’historien de l’art Aby Warburg, atlas figure un processus de réécriture des images d’information. En associant des représentations de ladite « crise des migrants » dans les médias et des figures maritimes du voyage tirées de l’histoire de l’art, atlas convoque des strates d’histoire, tente d’en faire jaillir des récits et les fait se rencontrer à la scène sous forme de reproduction de peintures connues, de tableaux vivants d’images d’actualité et d’incarnations de mythes fondateurs. Ceci afin de situer ces images en un espace sensible et tangible, redonner corps aux anonymes et faire se côtoyer mythologie et actualité.
****
Morena Prats est une artiste interdisciplinaire dont le travail s'articule autour de la reproduction d’images. Ses projets allient danse, théâtre et arts visuels. D'abord formée comme comédienne (École supérieure de théâtre de l’UQAM, Conservatoire d’Avignon et Teatro en Biélorussie), elle a ensuite travaillé en tant que conseillère dramaturgique pour Bérengère Bodin, Jérémie Niel et Nadia Schnock. Sur scène, elle a joué avec le Groupenfonction, le Nature Theater of Oklahoma, la cie Gazon-Neve, Olivier Kemeid, le collectif transformiste Bas Nylon et dans les projets de Nadia Schnock. En 2012, elle a entamé un travail de recherche autour des dramaturgies du corps, fortement inspiré des travaux d'Aby Warburg. Elle est candidate à la maîtrise en théâtre à l’UQAM depuis septembre 2015, où elle poursuit cette recherche, sous la direction de Marie-Christine Lesage et Johanna Bienaise. Elle est récipiendaire d’une bourse du Centre de recherche en sciences humaines (CRSH) depuis le mois de mai 2016 et est accompagnée par LA SERRE - arts vivants depuis septembre 2017.
Mise en scène : Morena Prats Interprètes : Rasili Botz, Joé Côté-Rancourt, Laurence Dufour, Solo Fugère, Marc-André Goulet, Isabelle Lavigne, Eve Pressault et Nahéma Ricci Assistance : Wina Forget Musique : Florence Blain Mbaye Conception costume : Béatrice Montesinos, assistée de Nadia Chaouch et Raphaëlle Bithillette-Proulx Conception lumière : Anne-Sara Gendron Conseil dramaturgique : Josianne Dulong-Savignac Direction de recherche : Marie-Christine Lesage, Johanna Bienaise
Mémoire-création de Manon Guiraud dans le cadre de la maîtrise en théâtre | Du 15 au 17 février à 20h.
Mémoire-création
Dates : 15 au 17 février 2018, 20 h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Ouverture des portes à 19h30 Venez prendre un verre et vous imprégner de l’esprit des festivités avant le début du spectacle.
PROGRAMMATION Jeudi 15 février - 20h : Batalla de Flores Venez célébrer le lancement du Carnaval sous le symbole de la cumbia aux milles couleurs.
Vendredi 16 février - 20h : Noche de Arreboles Soirée de salsa, où le style caleño sera à l’honneur !
Samedi 17 février - 20h : Muerte de Joselito Carnaval Déjà le carnaval s’en va, la Reina s’habille de deuil, mais la fête continue!
Aux rythmes de la cumbia, de la salsa et du vallenato, Colombia Colora’ propose au spectateur l’expérience d’un carnaval de trois jours foisonnant de couleurs. À mi-chemin entre le spectacle de danse et la performance, cette création réalisée dans le cadre d’une maîtrise en théâtre est un hommage à la festivité et la culture colombienne : l’occasion d’une rencontre interculturelle entre le monde universitaire occidental et la communauté de ce pays d’Amérique du Sud.
Aboutissement d’une longue recherche sur les costumes de danse traditionnels colombiens, Colombia Colora’ cherche à transcender le rôle décoratif et précieux du costume pour lui donner vie à travers les corps, les couleurs et l’utilisation de différents médiums. Par ce travail interdisciplinaire, Manon Guiraud souhaite faire du costume un acteur de cette festivité colombienne.
La recherche de Manon Guiraud s’inscrit dans une réflexion sur le métissage et la rencontre interculturelle. Au contact de la communauté colombienne à Montréal et en Colombie, elle découvre de nouvelles manières de créer et de penser l’art. Ces expériences l’amèneront à remettre en perspective l’occidentalocentrisme de son travail de conceptrice et à métisser sa pratique de costume de scène à la pensée colombienne.
*****
D’abord conceptrice de costumes, Manon Guiraud voit les couleurs et les textiles comme ses outils de prédilection. Suite à un baccalauréat en scénographie à l'École supérieure de théâtre de l'UQAM, elle poursuit ses études et s’engage dans une maîtrise-création en théâtre où elle y explore le métissage et le rapport entre tradition et art dans les danses colombiennes. Elle est également l’une des membres fondatrices du Pictographe, un collectif de concepteurs dont le but est d'intégrer les pratiques scénographiques au milieu urbain. Elle a conçu les costumes pour plusieurs spectacles à Montréal et ailleurs tels que Traversée dirigé par Milena Buziak, Emma B, création de Valery Drapeau inspirée de l'œuvre de Flaubert et Manifesta, création de la compagnie Obskene à Barcelone.
Direction de recherche : Véronique Borboën Équipe de production : Manon Guiraud, metteure en scène et conceptrice costumes | Zoé Burns-Garcia, co-metteure en scène | Emmanuelle Guiraud, assistante costumes | Anne-Audrey Deltell, directrice de production |Charlotte Gandin, conceptrice sonore et accessoires | Lisandre Coulombe, conceptrice éclairages et régie | Carol-Anne Bourgon Sicard, conceptrice décor | Luis Alberto Cabanzo, chorégraphe Danseurs et danseuses: Luis Alberto Cabanzo, Fabian Silguero, Diego Andrés Robayo, Jayro Alonzo, María Múnera, Gina Parrado, Brenda Díaz, Valery Drapeau, Danae Serinet Barrera
Source : École supérieure de théâtre (514) 987-4116, theatre@uqam.ca
Ils ont soutenu la réalisation de Colombia colora’
Merci à la Coop des arts de l'UQAM de soutenir ce projet et de contribuer à la recherche artistique uqamienne!
Merci à Intégrons, coopérative de solidarité, d’avoir prêté main-forte à Colombia colora’ dans l’organisation et la diffusion auprès de la communauté latino-américaine. ¡Quién lo vive es quién lo goza!
Merci à DeSerres, d’avoir soutenu ce projet en y apportant de la couleur!
Merci à Marlon Martinez et son Garage DJS d’encourager ce projet et de participer au rayonnement de la culture latino-américaine à Montréal!
Merci à Copidata pour sa qualité d’impression et de soutenir la communauté artistique uqamienne.
DORIAN Essai scénique de Patrice Charbonneau-Brunelle dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : Vendredi 11 mai à 20h Samedi 12 mai 16h et 20h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Le Portrait de Dorian Gray est un ouvrage emblématique du dandysme anglais de la fin du 19e siècle. À travers le mythe d’un narcisse moderne à la beauté et la jeunesse éternelles, Oscar Wilde aborde le thème de l’influence en explorant l’effet de l’esprit sur la perception du corps. Questionnant la valeur morale de la beauté et du plaisir, il y confronte notre rapport sensoriel à l’art et au monde, cherchant par l’expérimentation des sens une possible rédemption de l’âme.
Transposant ces interrogations à l’espace scénique, Dorian, de Patrice Charbonneau-Brunelle, s’intéresse avant tout à la périphérie sensorielle et à la contextualisation qu’elle nous offre. L’idée que toute perception soit déterminée par le contexte où elle s’opère nous permet de considérer la scénographie comme un dispositif spatial multisensoriel signifiant. Le phénomène perceptif du spectateur se révèle alors le véritable site d’intervention du scénographe. C’est donc en parcourant et en détournant les jeux sensoriels créés par l’espace, le son et la lumière que se construit l’écriture scénique.
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Patrice Charbonneau-Brunelle gradue en scénographie à l’École nationale de théâtre du Canada en 2006. Il signe la conception des décors et des costumes d’une douzaine de spectacles jeune public tel Alice au Pays des merveilles du Théâtre Tout à Trac et Une Lune entre deux maisons du Théâtre Carrousel. Il travaille, entre autres, avec le Théâtre de la Messe Basse (e), La Bataille (Scratch), le Théâtre I.N.K.(Lignedebus), le Théâtre du Trident (1984) et le Théâtre Denise-Pelletier (Hurlevents) où il y présente, à l’hiver 2018, l’exposition Scènes Périphériques/ une saison dessinée. Patrice Charbonneau-Brunelle est cocréateur du iShow, une œuvre de la compagnie Les petites cellules chaudes. Il est également cocréateur de Post Humains, première création de la compagnie TRS-80 dont il est cofondateur. Depuis 2014, il effectue une recherche-création dans le cadre de la maitrise en théâtre à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Mise en scène : Patrice Charbonneau-Brunelle Assistance à la mise en scène et régie : Catherine Ste-Marie Conception lumière et direction technique : Nicola Dubois Conception sonore : Antonin Gougeon Interprètes : Andreas Apergis, Dany Boudreault, Aurélie Brochu Deschênes, Sarianne Cormier, Maude Desrosiers et Nicolas Germain-Marchand Conseillère dramaturgique : Édith Patenaude Direction de recherche : Anick La Bissonnière
«Oui, cette force m'a toujours intéressé : le terroriste immanent au système. Ou peut-être vaut-il mieux dire : le drame : le courtier qui traverse en courant un centre commercial et descend tout le monde, peut-être que la meilleure comparaison serait un crash d'avion, le courtier qui se crashe et qui, dans son crash, anéantit tout ce qui l'entoure. La catastrophe immanente au système.» ELECTRONIC CITY, Falk Richter, 2002
Provoqués par le système politique en place, les protagonistes Tom et Joy perdent tout point de repère spatio-temporel. C’est dans un univers numérique et ultra-médiatisé, où l’efficacité, la vitesse, la flexibilité et la productivité sont de mises, qu’ils tentent de se reconstruire une identité.
Par une écriture fragmentée et implantée dans l’hyper actuel, l’auteur contemporain allemand Falk Richter fait un état des lieux des problématiques socio-économiques de l’Occident. Comment conjuguer et conjurer les effets du néolibéralisme envahisseur sur l’individu et son intimité, alors que la vitesse d’informations à assimiler augmente constamment ? Qu’est-ce que l’authenticité dans une société où tous se recouvrent le corps de multiples filtres ? Le langage s’essouffle à travers un texte au rythme soutenu, où chacun.e se dispute la vérité pour pouvoir mieux la recadrer.
C’est par une démarche ancrée dans la recherche du corps éprouvé et démultiplié qu’Eric Jean et les finissant.e.s de l’École supérieure de théâtre tentent de comprendre le langage des dirigeants de ce monde, tout en contestant la manière dont ce système violente ses citoyen.ne.s. Comment ce système agit-il sur les corps ? Les mouvements sont-ils plus aptes à parler de vérité que les mots ? Est-il possible de se définir sans avoir d’histoire singulière ? Comment peut-on se retrouver lorsque tous les lieux se ressemblent et semblent être sans entité ?
Ici, les frontières entre réalité et fiction, ainsi qu’entre intime et public, s’amincissent, voire disparaissent.
Interprètes : Félix Basque| Charlotte Bissonnette-Reichhold | Anneke Brier| Judith Chartier| Gabriel Correa-Leclerc| Gabriel Frappier| Olivier Hardy| Alexandre Ricard| Marie-Laurence Marleau| Juliette Ouimet
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM ainsi que sur le Réseau admission Renseignements et réservations : 514 987-3456 Adultes 10 $ | Étudiants 5 $ Information : École supérieure de théâtre, (514) 987-4116, theatre@uqam.ca
Une exposition des étudiantes et des étudiants de 2e année en scénographie de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM
VERNISSAGE Vendredi 9 mars 2018, à 18 h
EXPOSITION 5 au 10 mars 2018
LIEU Université du Québec à Montréal Agora du pavillon Judith-Jasmin 1400 rue Berri, Montréal Métro Berri/UQAM
CONCEPTRICES ET CONCEPTEURS Catherine Le Gall-Marchand, Cédric Flagothier, Chann Delisle, Elisabeth Coulon-Lafleur, Hélène Falardeau, Varnen Pareanan
ENTRÉE LIBRE
À travers cette exposition annuelle conçue par de futurs scénographes, les conceptrices et les concepteurs proposent une incursion dans l’univers de la scénographie ; un art, un travail de conception et une profession souvent méconnus qui assurent la mise en valeur d’une œuvre, d’un spectacle, d’une mise en scène, d’un espace ou d’un personnage. Accessoires, décor, costumes, éclairages et environnement sonore sont autant d’éléments qui relèvent de ces artisans de l’ombre, les scénographes.
À partir d’un essai sur le thème de la ville, coécrit par les directrices artistiques Élisabeth Coulon-Lafleur et Chann Delisle, et inspiré du texte « Les Villes invisibles » d’Italo Calvino, les scénographes en herbe d’Expo Scéno 2018 se sont donné le mandat de concevoir une ville, plus précisément 6 villes. Pourquoi la ville ? Au-delà de l'entité urbaine, la ville représente une partie de soi-même. La conception personnelle d’une ville révèle nos aspirations, notre imaginaire et notre conception du monde. Elle est en quelque sorte l’extension de notre intimité. Ainsi, à partir d’un même thème, d’une même pièce, la vision d’un scénographe diffère nécessairement de l'autre tout comme l’œuvre qui en résulte.
Expo Scéno 2018, c’est six villes représentées à travers les différents éléments d’une scénographie qui évoquent les étapes de travail existant entre l’esquisse, la maquette d’un projet et sa réalisation; un travail de conception par couche qui se construit en même temps qu'il évolue.
Production libre initiée et créée par les finissant.e.s de l'École supérieure de théâtre de l’UQAM
Texte de Mélodie Bujold Mise en scène de Judith Chartier et Véronique De Petrillo
Dates : 2 au 4 mai 2018, 20h 4 et 5 mai 2018, 14h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
*Avertissement : L’un des thèmes centraux de cette pièce est le suicide.
Gros Père, c’est l’occupation (pour ne pas dire l’envahissement) d’un petit appartement où vivent le Gros et sa fille Zoé. C’est aussi la formation d’une nouvelle « gang de filles » qui veut venir en aide à un homme supposément malade. Zoé lave son père bipolaire qui est dans une phase où il dort tout le temps. Josée se demande à quoi peut bien ressembler un « suicidaire vivant ». Carmen cherche à se débarrasser de ses fantômes et Salomé́ revend des médicaments sur le marché noir. Leur mission ? Sauver le Gros d’une éventuelle crise causée par un sevrage trop brutal; c’est que le livreur de médicaments, habituellement ponctuel, n’est jamais passé.
« J'ai de la misère – beaucoup de misère – avec les gens qui prétendent être capable de lire en moi comme si j'étais une œuvre grand public , un livre coup de cœur des libraires . » - Gros Père
Le texte Gros Père est né de la plume de Mélodie Bujold, finissante en jeu à l’École supérieure de théâtre. Il sera mis en scène pour la première fois par Judith Chartier, finissante en jeu, et Véronique De Petrillo, finissante en études théâtrales. Une équipe, majoritairement féminine, composée de finissant.e.s en jeu, en scénographie et en études théâtrales assurera l’interprétation et la production de ce spectacle.
Interprètes Charlotte Bissonnette-Reichhold, Laura Côté-Bilodeau, Juliette Ouimet, Hubert Rivest et Ariane Trépanier.
Production Marie-Jeanne Beaulieu, Justine Bernier-Blanchette, Nicola Dubois, Gabrielle Arguin-Girard, Barbara Lajeunesse, Guillaume Létourneau, Nerly Michel et Marie-Jeanne Rizkallah.
Mémoire-création de Vincent Pascal dans le cadre de la maîtrise en théâtre 20 et 21 mars 2018
Mémoire-création
Dates : mardi 20 mars à 20h mercredi 21 mars à 16h et 20h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
En 1564 naît, à Pise, le savant Galileo Galilée. En 1609, il perfectionne une lunette qui lui permet de découvrir les satellites de Jupiter, premier pas vers la preuve scientifique du système de Copernic. S’engage alors un débat qui ébranle toute l’Europe : est-ce que la Terre tourne autour du soleil ou est-ce le contraire ? En 1616, l’Église catholique condamne la théorie de Copernic, et en 1623, elle oblige Galilée à se rétracter.
En 1938, alors qu’Adolf Hitler est reconduit au pouvoir, Bertolt Brecht entame l’écriture de la pièce La vie de Galilée.
Au mois de mars 2018, une équipe d’acteurs-conteurs s’engage à raconter l’histoire incroyable du savant italien avec les mots du dramaturge allemand. Et les leurs.
La vie de Galilée emprunte la forme d’un théâtre-récit choral où cohabitent la narration et la représentation de l’histoire. Issue d’un travail de montage dramatique et de réécriture de l’œuvre de Bertolt Brecht traduite par Gilbert Turp, ce spectacle convie le public à une rencontre avec le théâtre, la science et l’Histoire à travers une suite étonnante de tableaux plus ludiques les uns que les autres. Véritable célébration du jeu et de la connaissance, la pièce invite le spectateur à s’interroger sur le concept de « vérité » ainsi que sur les instances qui la régissent et les enjeux qui en découlent.
« Il s’agit de développer deux arts : l’art du comédien, et l’art du spectateur. » (Bertolt Brecht, L’Art du Comédien).
La présence de la narration et de la représentation au sein d’une même forme théâtrale est au cœur de cette recherche-création. Utilisant des techniques de jeu qui leur permettent à la fois de représenter des personnages et d’entrer en relation avec le public, les interprètes illustrent parfaitement la cohabitation du réel et du fictionnel propre à l’art théâtral. Ce travail de recherche s’inscrit dans la foulée du projet de Bertolt Brecht, de son théâtre épique et du concept de distanciation, qui amène le spectateur à faire usage de son jugement critique à l’endroit des événements représentés plutôt qu’à l’égard de la vraisemblance de leur représentation.
Direction de recherche : Geneviève Billette et Peter Batakliev Équipe de production Mise en scène : Vincent Pascal | Assistance à la mise en scène : Marilou Huberdeau | Dramaturgie : Guillaume Duval | Scénographie et accessoires : Audrée Juteau | Conception des costumes : Leilah Dufour-Forget | Conception d’éclairage : Nicola Dubois | Conception sonore: Ian Vadnais | Direction de production : Audrée Juteau Interprétation : Samuel Bleau, Ann-Catherine Choquette, Daniel D’Amours, Carl Dupuis-Duguay, Émanuel Frappier, Alexandre Malo-Cyr, Benoit Patterson, Pierre-Antoine Pellerin, Félix Tremblay-Therrien
« Notre frère est déjà autrui et inversement, autrui est encore notre frère. Alors quelle différence ça fait que vous soyez autrui ? Il y a pas de quoi faire un cancer. » - Père
Après une journée de travail, l’Homme converse au téléphone avec sa fiancée dans son appartement. C’est alors que neuf individus, une famille selon toute apparence, cognent à sa porte et entrent s’installer chez lui. S’en suivent des leçons sur la vie de communauté, des tentatives infructueuses d’instaurer une démocratie et quelques tours de magie. Jusqu’où cette famille se rendra-t-elle dans sa prise de contrôle de la vie de l’Homme ?
Oscillant entre la dystopie et l’absurde, le texte de Kōbō Abe expose les maux d’une époque où les régimes totalitaires ont perpétré des idéologies destructrices au détriment de l’individu. En situant l’action dans un futur rapproché, Louis-Karl Tremblay actualise la menace oppressant le personnage de l’Homme pour mettre en lumière la nouvelle main invisible qu’est le consumérisme et l’emprise grandissante qu’il exerce sur nos vies.
Interprètes : Marc-Antoine Barrette | Mélodie Bujold | Laura Côté-Bilodeau | François Lacroix-Lafrenière | Catherine Morissette | Victor Naudet | Virginie Ouellet | Hubert Rivest | Vincent Rochette | Ariane Trépanier
Équipe de production : Gabrielle Arguin-Girard - Assistance à la mise en scène | Roxanne Bédard - Éclairage | Sarah Beer et Nicolas Guillemette - Conseil à la dramaturgie | Jessica Boucher et Alix Brenneur - Décors | Daphné Laramée - Son | Sarah Laval - Direction de production | Félicie Pelletier - Accessoires | Catherine Ste-Marie – Costumes
Pour en apprendre davantage sur Les Amis et son contexte de création, consultez chacune des pages du cahier dramaturgique, réalisé par Nicolas Guillemette et Sarah Beer, en suivant les hyperliens ci-dessous. Une installation dramaturgique sera également présente dans le foyer du Studio-théâtre Alfred-Laliberté.
Billets en vente à la billetterie de l'UQAM ainsi que sur le Réseau admission Renseignements et réservations : 514 987-3456 Adultes 10 $ | Étudiants 5 $
Information : École supérieure de théâtre, (514) 987-4116, theatre@uqam.ca
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
En décrivant leurs fantasmes et pratiques sexuelles dans des journaux intimes, six femmes racontent sans filtre leur relation mortifère avec le mystérieux Féléor. Suivant leur décès, les traces de leur existence sont consignées dans des pièces décorées à leur image où surplombent des vitraux morbides, telles des expositions funèbres. Les domestiques y revêtissent chaque soir les habits et attitudes de leurs maîtresses disparues. Quand une nouvelle employée rejoint leurs rangs, les bonnes anonymes se chargent de lui enseigner la mythologie des femmes mortes et l’impact de cette sororité sur leurs destins respectifs.
Issue du roman Les Sangs d'Audrée Wilhelmy dans lequel l’auteure québécoise fait un exercice de style autour du conte Barbe-Bleue (1697) de Charles Perreault, l’adaptation chorale développe une dramaturgie de chœur-personnage. Explorant l’impact et les traces de différentes choralités sur des personnages par des allers-retours entre singulier et collectif, le laboratoire scénique s’effectue avec une équipe de vingt-et-une comédiennes. L’écriture de l’adaptation a reçu le soutien du Centre des auteurs dramatiques.
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Jean-François Guilbault, diplômé du programme d’interprétation de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe (2008), est acteur, auteur, metteur en scène et producteur. Depuis 2010, il codirige la compagnie Samsara Théâtre où il crée Samsara, Noyade(S), et Déjà, au début… Il met aussi en scène les spectacles Ma petite boule d’amour, Pouah ! Bébé Sorcière et La Nuit//La Vigie. Il a joué dans Il était trois fois et L'envol de l'ange (2008-2014) ainsi que dans le film Nicolas Noël – La magie de la poussière d'étoile (2016). Il a fait ses débuts au TNM dans la pièce Les Chaises de Ionesco (2018). Il est récipiendaire des prix Louise-Lahaye (CEAD) et Marcel-Dubé (Académie des lettres du Québec) pour son texte Noyade(S) qui a été traduit et produit dans différentes villes d'Allemagne. Son spectacle To begin with... est présenté pendant quatre ans dans différentes villes chinoises par le Art Space for Kids.
Interprétation Chloé Barshee, Geneviève Bédard, Lamia Benhacine, Amélie Carrier, Catherine Cédilot, Pénélope Deraîche-Dallaire, Pascale Drevillon, Jeanne Gionet-Lavigne, Kariane Héroux-Danis, Véronique Lafleur, Camille Léonard, Gabrielle Lessard, Jessica Léveillée-Lemay, Émilie Lévesque, Alix Mouysset, Catherine Paquin-Béchard, Camille Paré-Poirier, Véronique Pascal, Vanessa Seiler, Marianne Thomas et Anne Trudel Équipe de production Adaptation et mise en scène : Jean-François Guilbault | Assistance à la mise en scène : Geneviève Lord | Scénographie : Kevin Pinvidic | Direction technique et régie : Catherine Ste-Marie | Accessoires : Roxanne Bédard | Conception des costumes : Julie Lafontaine | Conception d’éclairage : Leticia Hamaoui | Conception sonore: Gabrielle Girard |Conception décor : Alix Brenneur et Philippe Côté-Leduc | Vidéo : Julien Blais et William Couture Conseiller dramaturgique : Paul Lefebvre et le CEAD Direction de recherche : Marie-Christine Lesage
Essai scénique de Nadia Desroches dans le cadre de la maîtrise en théâtre 31 mai au 2 juin à 20h
Essai scénique
Dates : 31 mai au 2 juin à 20h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal, métro Berri-UQAM
STAND-UP | SIT DOWN : À la quête d’une persona comique est un essai scénique centré sur l’humour. La performance met à l’épreuve les effets de l’exagération d’un éventail de facettes de la personnalité de Nadia Desroches pour former les traits de sa persona comique. À partir d’archivage, d’observation et de données recueillies sur elle-même via différents médiums depuis plus d’un an, l’humoriste façonne sa persona comique et l’écriture d’un futur one-woman-show.
Les origines de STAND-UP | SIT-DOWN Encore très peu d’ouvrages répertorient les différentes définitions élaborées sur les formes comiques. Par ce mémoire-création, Nadia Desroches s’intéresse à la démarche de création de la persona comique, un élément souvent oublié dans la pratique du stand-up. Elle se questionne sur la mise en place des ressorts comiques ; sur la transposition d’une personnalité comique réelle en une persona comique unique ; sur les procédés stylistiques de l’écriture humoristique, et sur les médiums et les outils favorisant le développement de la persona comique chez l’humoriste.
Présentation de l’artiste-chercheure Depuis 2015, Nadia Desroches, auteure, metteure en scène et performeuse de STAND-UP | SIT-DOWN, poursuit une maîtrise en théâtre à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM où elle y a obtenu, en 2013, un baccalauréat en jeu. Ayant un intérêt marqué pour le jeu et l’humour, elle effectue, entre le baccalauréat et la maitrise, des études en création humoristique à l’École nationale de l’humour. C’est dans ce contexte que ses questionnements sur l’efficacité comique ont émergé, la menant aux études supérieures.
Mise en scène, textes et performance : Nadia Desroches Conseils aux textes et à la mise en scène : Mélanie Chouinard Régie, assistance à la mise en scène et aux textes : William Durbau Direction du mouvement selon l’approche Alexander : Suzanne Jacob Conception d’éclairages : Cédric Delorme-Bouchard Conception sonore : Simon Gauthier Scénographie : Léa Pennel Conception visuelle et costumes : Nadia Desroches Conception vidéo : Louis-Charles Lusignan Paroles et musique : Nadia Desroches et Carlyne Poizeau Conception graphique : Khögit.com Direction de recherche : Lucie Villeneuve Co-direction de recherche : Francine Alepin
Mémoire-création de Noémie Roy dans le cadre de la maîtrise en théâtre Les 24 et 25 mai à 20h et le 26 mai à 14h
Mémoire-création
Dates : 24 et 25 mai à 20h 26 mai à 14h
Lieu: Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri Montréal / Métro Berri-UQAM
Le passage de la poésie à la scène rythme une rencontre entre le vers et le corps. À la recherche du revers des mots là où la voix, le mouvement et l’espace surgissent du poème, l’essai scénique Un revers du monde s’enracine dans la volonté d’explorer le passage vers la scène du recueil Sans bord, sans bout du monde (1995) d’Hélène Dorion.
Ce processus de recherche et de création est conduit par l’expérience de lecture du poème et la notion de « poétique de l’incarnation » mise de l’avant par Michel Collot dans l’ouvrage Le Corps cosmos. Entre apparition et disparition, entre communion et vide, entre présence et absence, trois performeuses éprouvent et acceptent la finitude. Dans cet espace sans repère, elles sont accompagnées par la marche du poème qui retourne lentement sur les pas du langage, qui glisse de la métaphore au mouvement, qui habite le souffle et le silence, pour avancer encore jusqu’aux limites de la parole, là où la poésie éclaire le monde et les mots.
Metteure en scène de la création Pièces à combustible (2015) et conseillère en dramaturgie auprès des metteurs en scène Menka Nagrani (2014 et 2016) et Maxime Denommée (2014), Noémie Roy est étudiante à la maitrise à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Elle a également publié L’Alchimie des cavernes (2016) et l’Allégorie des espaces verts (2017) dans la revue de poésie Exit. Boursière des Fonds de recherche Société et culturel et de la bourse FARE, elle s’intéresse à la mise en lecture ou en corps de la poésie et aux différentes formes et esthétiques que peuvent emprunter le passage de la poésie à la scène.
Texte: Hélène Dorion Mise en scène: Noémie Roy Dramaturgie et assistanat: Daphné Deschatelets Hamel Performeuses: Catherine Cédilot, Marianne Lamarche et Fanny Tousignant Conception lumière: Nicola Dubois Conception sonore: Antonin Gougeon Conception costume: Jonathan Girard Conception accessoire: Fanny Tousignant Direction de production, direction technique et scénographie: Julie Lafontaine Direction de recherche: Francine Alepin
Billetterie: 514-987-3456 Admission générale: 5 $
Information : École supérieure de théâtre (514) 987-4116, theatre@uqam.ca
Exercice public des finissant.e.s en enseignement de l’art dramatique de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM sous la direction de Denise Guilbault
Texte de Lars Norén D’après le texte français d’Arnau Roig-Mora, Jean-Louis Martinelli et Camilla Bouchet
Dates :14 et 15 novembre 2019 à 20h Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 2e étage, salle J-2020 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
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26 individus. Chacun traînant son fardeau. Chacun se battant contre un mal de vivre, un traumatisme, un désordre.
À l’intérieur des murs d’un hôpital psychiatrique, ceux qu’on a traités de fous parlent d’eux, mais ils parlent aussi de nous.
Les personnages nagent entre les pleurs, le désespoir, la solitude, mais aussi le rire, agissant comme une forme de protection contre cette folie. C’est à travers les dialogues qui se croisent et se chevauchent qu’on finit par se demander ce qui est normal et ce qui ne l’est pas.
Lars Norén, l’un des dramaturges les plus en vue de la Suède, renouvelle sans cesse son approche du réel à travers une dramaturgie qui oscille entre l’intime et le documentaire, le biographique et l’abstraction, le constat et la dénonciation politique. Il rassemble des personnages marginaux et des victimes. Il s’agit d’un théâtre profondément existentiel où rôde la mort.
Production dirigée des finissant.e.s en jeu, en études théâtrales et en scénographie de l’École supérieure de théâtre et du profil stratégies de production de la Faculté de communication
L’Acte inconnu de Valère Novarina mise en scène d’Antoine Laprise
Dates : 10, 11, 12, 14 et 15 décembre à 20h 15 décembre 2019 à 14h
Lieu : Studio 7 doigts de la main 2109 boulevard St-Laurent Montréal / Métro St-Laurent
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Pourquoi l’animal humain est-il doté de la parole ? Voilà une question qui, à sa lecture, libère des images et ouvre « des espaces où s’entrechoquent les surprises, les rires, les interrogations, une déferlante de sensations qui vont vite, disparaissent, reviennent » (Le matricule des anges, 2007).
Par un théâtre de la parole performative, Valère Novarina, auteur de théâtre, essayiste, metteur en scène et peintre suisse, dirige les projecteurs sur la condition humaine ou sa « déshumanité » : Dieu, les origines, les violences, la politique, la société, mais surtout le langage. Le personnage central de L’Acte inconnu, c’est le langage incarné dans le corps, ce sont les « mots qui en savent plus que nous ». Dans une succession de tableaux où la langue crée l’espace-temps, des dizaines de personnages au nom étrange questionnent l’existence et le théâtre. Antoine Laprise nous rend témoin de cette « course du monde à son renouveau » avec poésie et dérision.
LA FEMME SPIRALE: Moïse écrit : « En principe, Dieu créa le ciel et la terre. » D’un point il perça le temps : l’espace s’y étendit... Je ne peux pas... D’un autre il fit la nuit ; il frappa un coup dans l’espace, tout tomba : il appela la matière... il y eut une lumière dans la matière ; il éleva un animal proche des bêtes et lui donna à manger la parole de ses paroles ; il endormit...
LA DAME DE PIQUE Continue.
LA FEMME SPIRALE Je ne peux pas...
LA DAME DE PIQUE Continue
LA FEMME SPIRALE ... il endormit les bêtes en deux rangées dans son cerveau... je ne sais plus le texte... les bêtes réelles et les bêtes négatives... non ! non, il prit une poignée de terre et lui dit : Sois homme ! Et la terre ouvrit les yeux. Et elle ne le reconnut pas. L’homme sortir ; il se brisa : l’homme tomba défunt ; il remplit, ensuite je ne sais plus... l’eau de poissons, couvrit la terre d’animaux en glaise, remplit l’air de moucherons vrombissants ; dans le feu, il embusqua des salamandres : et il me mit devant toi. Et il décida que tous ceux qui sortiraient de nous, se précipiteraient vers la mort. Nous la mangeâmes sans y penser. Quand nous eûmes de nouveau faim de lui, il avait disparu.
Extrait de L’Acte Inconnu, de Valère Novarina
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Interprètes // Myriam Brochu-Dahani, Raphaëlle Cyr-Bayeur, Sarah Godard, Mélissa Khoury, Alice Messier, Caroline Morcos, Samuel Paul-Hus, Laurence Pion Girouard, Louis-Philippe Ruscio, Alexis Tremblay Production // Amélie Labrosse, Jean-Philippe Bourgeois, Félix Charron-Croisetière, Hugo Cudot, Chann Delisle, Varnen Pareanan
BILLETTERIE
Les billets seront mis en vente dès le 27 novembre 2019, à compter de midi
Production dirigée des finissant.e.s en jeu, en scénographie et en études théâtrales et du profil stratégies de production de la Faculté de communication
Texte de Molière Mise en scène d’Alice Ronfard
Dates : 10 au 13 décembre à 20h 13 et 14 décembre 2019 à 14h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Niveau métro, salle J-M400 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
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ALCESTE
Il est vrai, ma raison me le dit chaque jour, Mais la raison n’est pas ce qui règle l’amour.
Quels stéréotypes entretient-on face à une misanthrope ? Qu’arrive-t-il si les paroles d’Alceste sont portées par une femme, que cette misanthropie devient une question de survie ? Comment performe-t-elle sa féminité ? Une Alceste loyale, droite, mais qui déteste et méprise ses semblables pour leur hypocrisie et leur manque d’honnêteté. Cette jeune femme cherche un amour pur et véritable, mais la complaisance de Célimène, dont elle est éprise, fait obstacle à ces passions.
CÉLIMÈNE Mais, de tout l'univers, vous devenez jalouse.
ALCESTE C'est que tout l'univers est bien reçu de vous.
Dans ce Molière revisité, Alice Ronfard cherche la modernité dans le discours, dans l’esthétique, à travers un processus d’altération des genres. La metteure en scène nous convie à une autopsie du discours amoureux par le biais des chansons d’amour qui envahissent sans cesse notre quotidien. Misanthrope nous présente une Alceste intransigeante en amour et en amitié, à notre époque où les apparences semblent passer avant l’intégrité.
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Distribution // Félix Collard, Kénio Gilbert, Eric Iachetta, Geneviève Laberge, Cédrick Mainville, Olivier Pelland, Blanche-Alice Plante, Jade Solis, Véronique Trottier Production // Jade Apestiguy, Sascha Cowan, Marie Lépine, Myriam Poirier Dumaine, Lorena B. Mugica, Sara Sabourin, Raphaël Trottier, Geneviève Voyzelle
BILLETTERIE
Les billets seront mis en vente dès le 27 novembre 2019, à compter de midi
Une production conçue, dirigée et interprétée par les finissant.e.s en jeu, en scénographie et en études théâtrales.
Texte de Fabrice Melquiot Mise en scène de Jacinthe Nepveu
Dates : 19 au 21 juin 2019 à 20h 21 et 22 juin à 14h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, 2e étage du pavillon Judith-Jasmin 450, rue Ste-Catherine, Montréal, métro Berri-UQAM
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Dans "une ville qui pourrait être Naples", deux frères déterrent les morts, un poète cherche sa
muse, une veuve fuit son ombre et un père s'accroche à un fantôme pendant que des filles plaisantent sur le belvédère. Malgré les liens qui les unissent, tous sont seuls.
Dans la chaleur pesante de "la sale petite nuit" qui ne semble jamais vouloir s'achever, les masques tombent, dévoilant le vide.
Pour sa première mise en scène à l'UQAM, Jacinthe Nepveu dévoile le drame derrière le kitsch, dans sa lecture sensible du texte de Melquiot qui expose la détresse enfouie sous le paraître. En travaillant l'accumulation, elle nous propose un carrefour d'univers intimes en contradiction. Cette interprétation met en exergue le décalage entre l'être et la représentation, pour dévoiler l'extrême solitude de ces personnages, prisonniers d'un monde qui ne leur correspond pas.
Interprètes Simon Allard, Annabelle Bureau, Olivier Magnan-Bossé, Jérémie Poirier, Justine Prévost et Anthony Tingaud avec Alexandre Ricard
Production Julie Charette, Hélène Falardeau, James-Elizabeth Filion-Brigman, Cédric Flagothier, Catherine Le Gall-Marchand, Marianne Loignon-Lapointe, Varnen Pareanan
BILLETTERIE En vente dès le 5 juin, à compter de 12h30 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: du mercredi au vendredi de 12h30 à 17h30 (514) 987-3456 5$ étudiant | 10$ général
Conférence-démonstration suite à une création collective intergénérationnelle.
Mémoire-création de Salma Bensouda réalisé dans le cadre de la maitrise en théâtre.
13 au 15 juin 2019 20 h UQAM, 2e étage du pavillon Judith-Jasmin, studio J-2940 405 rue Ste-Catherine Est, Montréal Métro Berri-UQAM
Salma Bensouda s’investit depuis 10 ans dans des ateliers de théâtre auprès d’enfants et d’adolescents. Au fil du temps, il lui est apparu encore plus intéressant d’intégrer des participants d’âges différents afin de créer un réel espace de rencontre, d’interaction et de rapprochement entre les générations, et ce, par le biais d’un processus de création collective. Dans une perspective où, d’ici 2030, un Québécois sur quatre aura 65 ans et plus, cet espace de rencontre intergénérationnelle revêt toute sa pertinence.
Pour mener un atelier de création collective théâtral réunissant quatre générations, Salma Bensouda s’appuie sur la méthode des cycles Repère de Jacques Lessard. Le fondement de cette méthode réside dans la connaissance des autres participants, ce qui permet de se rassembler autour d’objectifs globaux et de favoriser le processus de création collective. L’implication du groupe tout au long du processus et le fait de placer l’humain au centre de la création sont les points centraux de cette approche.
Pendant douze dimanches, Salma Bensouda et des participants volontaires se sont rencontrés, ont appris à se connaître et ont créé ensemble quatre courtes scènes en s’inspirant du cycle de la vie, du concept de génération, des relations entre les différents âges et de leur rapport au temps.
La conférence-démonstration présente l’expérience de la rencontre intergénérationnelle dans le cadre de ce processus de création collective ainsi que le résultat scénique de ces explorations. Elle donne à voir et à comprendre dans quelle mesure le cadre de l’atelier créatif permet de créer des rapprochements intergénérationnels.
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D’origine marocaine, Salma Bensouda est comédienne et animatrice d’ateliers de théâtre. En 2009, elle obtient sa licence en interprétation à l’Institut Supérieur d'Art Dramatique et d'Animation Culturelle (ISADAC). Pendant ces quatre ans d’études, elle rencontre des personnes qui partagent son ambition et qui deviendront ses futurs partenaires de jeu au sein de la troupe Dabateatr. S'intéressant à la communication autour des arts scéniques, elle poursuit son cursus et obtient un Master en communication à l'école Com'Sup de Casablanca. En 2012, Salma touche aussi à la mise en scène dans le cadre d’un projet de spectacle de rue initié par Amnesty International Maroc sur le thème de la peine de mort. Avant son arrivée à Montréal pour y effectuer une maîtrise en théâtre à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, Salma enseignait le théâtre et l'expression corporelle au sein d’établissements casablancais.
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 29 mai 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30 (514) 987-3456
6 courtes-formes des finissantes en théâtre de marionnettes contemporain
5 au 7 juin à 20h 7 juin à 14h 8 juin à 16h
*Afin de souligner la fin de deux années d'études et la graduation des étudiantes, un vin d'honneur sera servi suite à la représentation du 5 juin.
LIEU Studio d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 2e étage, studio J-2020 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Au terme de son parcours de 2 ans au sein de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, la 5e cohorte de la formation spécialisée en théâtre de marionnettes contemporain de l’UQAM est heureuse de vous convier aux représentations finales des 6 courtes-formes réalisées par ses 11 étudiantes. Les œuvres présentées, aussi variées dans leur esthétique que dans leur propos, vous feront voyager dans des univers singuliers.
La création de ces courtes-formes prend sa source dans les recherches menées et les processus de création développés par les étudiantes. Accompagnées par les professeurs Patrick Martel et Dinaïg Stall, elles sont tout autant scénographes, conceptrices, metteures en scène qu’interprètes.
Tout au long de ce riche parcours de formation, chapeauté par l’artiste et professeure Dinaïg Stall, les étudiantes ont eu l’occasion de travailler avec différent·e·s artistes du milieu canadien : Myriame Larose, Noë Cropsal, Isabelle Chrétien, Antoine Laprise, Clea Minaker, Magali Chouinard, Jacques Laroche et Patrick Martel.
Choses Articulées est l’aboutissement d’une traversée exploratoire de 2 ans, pendant lequel les étudiantes et artistes se sont interrogées collectivement et individuellement sur le vaste monde de la marionnette.
Quelles en sont les racines? Quelles en sont les présences? Quels en sont les possibles? Tant de questions auxquelles elles vous proposent quelques pistes de réponses.
Les billets seront mis en vente le 22 mai 2019 En ligne sur lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir au (514) 987-3456 du mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30 10$ admission générale / 5$ étudiant.e.s
Trajectoires intimes de personnages féminins : l’amour entre rêve, action et transgression.
Conférence performée de Margaux Lecolier réalisée dans le cadre de la maîtrise en théâtre.
23 au 25 mai 2019 20 h Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) UQAM, 2e étage du pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Cœur à Corps est un partage de processus de création sous forme de conférence performée qui vise à dévoiler le comportement ambivalent de personnages féminins dans leur rapport à l'amour. L'amour est ici envisagé comme une énergie qui pousse l'être à se transformer, mais qui l'expose à son propre combat intérieur. Cette thématique est abordée par le mouvement, la relation corps/objet marionnettique et la relation corps/matière organique (argile).
Car c'est sur la manière d'extérioriser le sentiment, le désir, la pulsion, que le regard de Margaux Lecolier s'est concentré afin de chercher dans la relation avec des matières brutes aux caractères fragiles et éphémères ce que le corps peut transmettre de viscéral et percutant.
Cette recherche-création s’inspire de deux textes : Penthésilée et La Petite Catherine de l'auteur H. V. Kleist, pensés comme matériaux textuels pour travailler à créer une dramaturgie inspirée des questionnements sur ces deux héroïnes. La recherche pratique s'appuie sur l'agentivité de la matière, l’identité féminine, la relation entre l'animé et l'inanimé, et la découverte d'un langage physique organique qui parle directement aux sens.
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Margaux Lecolier est comédienne, danseuse, pédagogue et metteuse en scène. Elle fait ses études de théâtre à Paris (Les Enfants Terribles et Conservatoires d'Art Dramatique parisiens). Elle est formée au clown avec P. Hottier (Théâtre du Soleil), et en danse contemporaine (Les ballets C de la B). Elle danse au sein du « Corps Collectif » de N. Vadori et du Collectif Appel d’Air de Y. Vallée. Elle collabore avec Radio Nova, effectuant voix et chroniques. Au théâtre, elle joue notamment dans Femmes sous influence, Le Petit Prince et incarne le rôle de Marthe dans L’Echange de P. Claudel (m.e.s U. Di Grégorio). En 2017, elle découvre la mise en scène en créant le spectacle de cirque poétique Le Cercle de l’équilibre, avec l’artiste P. Rousseau. Récemment arrivée à Montréal, elle entame une maîtrise en théâtre à l'UQAM et poursuit son action de pédagogue en accompagnant enfants, adolescents et adultes vers une expression libre et créative à travers le théâtre. Dans son parcours comme dans sa pratique, Margaux aime chercher les liens que tissent le langage, l'organique et l'imaginaire à travers le corps.
Interprètes : Lucile Prosper, Louis-Philippe Labrèche et Margaux Lecolier / Mise en scène : Margaux Lecolier / Assistance à la mise en scène : Andréa Ubal / Regard extérieur : Marine Theunissen, Andréa Ubal / Conception sculpture marionnettique et scénographie : Véronique Poirier / Conception lumière : Mathieu Marcil / Conception sonore : Bruno De Oliveira / Conception costume : Elisabeth Coulon-Lafleur / Direction de recherche : Anick La Bissonnière et Dinaïg Stall
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 8 mai 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30 (514) 987-3456 | 5$ admission générale
Essai scénique de Geneviève Gagné réalisé dans le cadre de la maîtrise en théâtre
6, 7 et 8 mai 20 h
Studio d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 2e étage, studio J-2020 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
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Cette recherche-création de Geneviève Gagné propose d’interroger la dimension corporelle du poème dramatique Je Ne de Daniel Danis.
La plume danissienne s’adresse au corps. Viscérale, son écriture interpelle tous nos sens. Elle convoque des sons, des odeurs,
des ressentis. De là est née l’intuition de penser la scène comme un espace de sensations et d’évocations imagées perpétuelles. Entrelacement est le fruit de l’exploration de ce texte avec deux danseurs et un acteur.
Comment effectuer le passage du texte au corps dans une mise en scène théâtrale? C’est en expérimentant à partir du concept de dansité, de la chercheure Alice Godfroy, que cette recherche-création s’est développée. Cette notion « traduit le caractère dansant d’une écriture à l’endroit où il se manifeste une forme de densification du corps, et sert en cela à ce que nous appelons communément mouvement d’un texte » (p. 11). L’ensemble de ce travail de création a consisté à construire une courte forme scénique, sous forme de tableaux physiques, ancrée dans les sensations inscrites dans le poème dramatique de Danis.
Avec cet essai scénique, Geneviève Gagné souhaite mettre les mots de Je Ne en mouvement.
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Diplômée du baccalauréat en études théâtrales à l’Université du Québec à Montréal, Geneviève Gagné s’intéresse aux dramaturgies du corps et aux projets qui allient danse, théâtre et nouvelles technologies. Ayant cumulé diverses formations en jeu et en mouvement (Ateliers Danielle Fichaud, École de mime Omnibus, École Jacques Lecoq), elle travaille comme auxiliaire de recherche auprès de Francine Alepin, Manon Levac et Marc André Brouillette. Récipiendaire de la bourse FARE (2018), elle est adjointe administrative et responsable du développement pour la compagnie de théâtre bilingue Troisième espace théâtre /Third Space theater. Elle travaille également comme conseillère en dramaturgie auprès de la metteure en scène Roxanne Loumède et de divers artistes de la relève.
Texte Daniel Danis / Mise en scène Geneviève Gagné / Assistance et régie Emmanuelle Jetté / Interprètes Alice Jean, Julien Derrajd et Mathieu Lepage / Conception lumière et scénographie Étienne René-Contant / Conception sonore Gaspard Philippe / Conception costume Jonathan Girard / Direction de production Catherine Ste-Marie / Œil extérieur Noémie Roy / Direction de recherche Marie-Christine Lesage et Johanna Bienaise / Photographie Marilyn Champagne
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 24 avril 2019 En ligne sur lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456 5$ admission générale
Installation scénographique de Jonathan Girard réalisée dans le cadre de la maitrise en théâtre
2 mai de 18h à 21h 3 mai de 16h à 19h 4 mai de 14h à 17h *Exposition déambulatoire *L’entrée se fera aux 30 minutes
Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Niveau métro, salle JM-400 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 17 avril 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30 (514) 987-3456 5$ admission générale
Plus que l’idée de l’artiste, c’est la posture du créateur qui interpelle Jonathan Girard. Un espace qui évoque le lieu de création. L’espace où l’artiste n’existe plus seulement comme idée, comme intention, mais comme action, comme performance : l’atelier. Un espace tellement particulier qu’il permet d’interroger la relation qu’un individu peut entretenir avec le sacré à travers la création artistique.
En se basant sur sa pratique picturale, Jonathan Girard conçoit un objet théâtral sans texte, sans personnage, sans interprète et sans public fixe afin de raconter le moment de la création.
En activant le dispositif scénographique, des images éphémères se fabriquent, des fragments infinis d’abstraction se déploient à travers l’imaginaire et la paréidolie.
Le dispositif de Numinosité transforme la posture traditionnelle du public comme observateur vers celle de créateur. Cette recherche-création réfléchit à l’expérience que l’on fait de l’art et élabore un espace de l’autopoétique : un espace dédié à la création, un espace qui parle de création.
IDÉATION ET CONCEPTION Jonathan Girard / CONCEPTION ÉCLAIRAGES Roxanne Bédard et Chann Delisle
Mise en lecture de François Édouard Bernier réalisé dans le cadre de la maitrise en théâtre
2 mai 2019 20 h 3 mai 2019 14 h et 20 h UQAM, studio J-2960 2e étage du pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Nagori, l’écume des temps plonge le spectateur dans une expérience théâtralerelatant le récit d’une lecture d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, qui se déploie sur cinq années.
Alors qu’un narrateur décrit les épisodes marquants ayant ponctué sa lecture, sa réalité se trouve contaminée par l’œuvre de Proust. Ce récit d’un théâtre intérieur met en lumière les thèmes récurrents dans la vie du protagoniste en scène, lesquels font écho à ceux du roman : le deuil, la perte, la réminiscence et la création.
La présente recherche-création explore l’ekphrasis – la description d’une image en fonction des impressions qu'elle provoque – afin de générer une dramaturgie qui rende compte de la subjectivité d’une expérience de lecture. Elle met à l’épreuve le potentiel théâtral de l’ekphasis en tant que description en forme de récit. Plus largement ce projet examine la relation phénoménologique liant œuvre d’art et spectateur. La façon dont l’œuvre dialogue avec soi dans un échange à la fois complètement personnel et absolument universel.
François Édouard Bernier
Diplômé en jeu du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2007, François Édouard Bernier s’intéresse rapidement à l’écriture théâtrale, qu’elle soit scénique ou textuelle. Entre 2011 et 2015, il participe comme acteur et créateur au ishow, présenté à l’Usine C, puis en tournée nationale et internationale. Il est aussi l’un des créateurs et acteurs de Rien à cacher, programmé au Festival Le Jamais Lu de Montréal en 2016, puis dans le cadre de l’événement Possibles pour le 375e anniversaire de Montréal. En 2018, son texte Le Judas est présenté au Jamais lu Québec. Il est également membre du CEAD depuis 2018. Avec son mémoire-création, il explore la médiation d’œuvres d’art comme moteur dramaturgique.
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Texte, mise en lecture, interprétation : François Édouard Bernier / Conseiller à la scénographie : Patrice Charbonneau Brunel / Consultant à la mise en lecture : Jérémie Niel / Consultante en dramaturgie : Marilou Craft / Direction de recherche : Christian Lapointe et Marie-Christine Lesage
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 17 avril 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30 (514) 987-3456 5$ admission générale
Écriture scénique collective librement inspirée de notre environnement réalisée dans le cadre de la maîtrise en théâtre de Clarence Chatelain.
26 avril 2019 à 14h et à 20h 27 avril 2019 à 14h
Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Niveau métro, salle JM-400 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Partis à l’attaque du sens commun (ensemble des valeurs, des normes et des symboles qui organisent la société), ils n’avaient pas de texte et peu de temps.
Quelques mois durant, les volontaires issus d’horizons variés de cette petite équipe de création ont travaillé à destituer le « ça va de soi », à disséquer ce qui se cache derrière certaines habitudes quotidiennes, à déformer les images, truquer les codes et titiller le théâtre. Il fallait essayer par tous les moyens possibles de ramollir l’autorité des prêts-à-penser.
Leur outil : le « détournement ». Ils cherchent à le manifester au théâtre, le faire surgir dans le présent et le vivant de la scène, révéler sa qualité subversive. Parce que le concept de détournement prend corps dans des gestes, des postures, des opérations, ils se concentrent plus sur les dynamiques de leur univers scénique que sur les finitions, et sont attachés davantage à la démarche qu’à son résultat.
Sous la direction de Clarence Chatelain, candidate à la maitrise, ils essaient et ils se hasardent. Ils apprennent de leurs bêtises, leurs ratages, leurs accidents, sans jamais arrêter de continuer à en faire. Ils vous présentent ce qui existe, une tentative parmi d’autres, avec son lot d’inconnu.
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Mise en scène : Clarence Chatelain
Cocréateurs / cocréatrices : Amélie Marchand, Federico Benavides, Marion Hebouche-Jérôme, Léonard Imbert, Eugénie Capel, Simon Chatelain, Gaëlle Bridoux
Direction de recherche : Marie-Christine Lesage et Dinaïg Stall
Assistance mise en scène et production : Lison Madelpech
Conception décor : Gaëlle Bridoux
Régie : Mathilde Boudreau
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 10 avril 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30 (514) 987-34565$ admission générale
Crédit image: Ambre Chatelain Référence: "The art of liveing" René Magritte
Conférence-démonstration de Catherine Cédilot réalisée dans le cadre de la maîtrise en théâtre
26 et 27 avril à 14h / 26 avril à 20h Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri / Métro Berri-UQAM
Sanford Meisner, acteur et membre du Group Theatre, une compagnie de théâtre des années 30 à New York, a fondé et enseigné pendant près de 50 ans la Meisner Technique; l'une des techniques de jeu les plus enseignées aux États-Unis aujourd'hui. Richard Pochinko, avec un groupe de visionnaires, a élaboré la technique Clown Through Mask en filtrant toutes ses connaissances acquises auprès des Barba, Lecoq, Grotowski à travers certains aspects communs des mythologies des premières nations.
Depuis plus de dix ans, Catherine Cédilot rêve de mettre ces deux approches en dialogue.
Afin d'entamer la réalisation de ce fantasme, elle élabore un laboratoire de recherche pratique dans le but de préparer cinq artistes en arts vivants à faire l'expérience sensorielle et émotionnelle de la combinaison de deux exercices. Son hypothèse de départ: l'exercice de base de la technique de Meisner, Repetition, permettra d'approfondir émotionnellement l’expérience physique offerte par l'exercice Masterpiece/Creator de Pochinko, tel qu'enseigné par Sue Morrison à Toronto depuis 30 ans.
Après 51 heures d’ateliers pratiques, Catherine Cédilot offre, par cette conférence-démonstration, la mise à voir des exercices invoqués et leur combinaison au fil des réflexions, des questionnements et des découvertes : un partage autour d’une expérience inédite.
RICHARD POCHINKO (1945-1989) a
mis sur pied un curriculum voué à transmettre un art clownesque qui repose sur
l'authenticité d'une conversation émotionnelle avec le public plutôt que sur
des suites de gags et des tirages de rires à tout prix.
SANFORD MEISNER (1905-1997) a développé
sa technique d'entraînement émotionnel de l'acteur en misant sur la vérité de
la réaction plutôt que de l'action et sur la force de l’imaginaire et du
fantasme plutôt que sur la mémoire affective.
CATHERINE CÉDILOT est une praticienne passionnée en arts vivants qui n'a jamais cessé de se former. Elle est active autant dans le milieu de la performance, du cirque, de la danse que du théâtre en tant qu'interprète, metteure en scène, conseillère artistique, facilitatrice, créatrice, spectatrice et chercheuse.
Chercheuse: Catherine Cédilot Assistante de recherche: Rasili Botz Assistante technique: Emmanuelle Jetté Participant.es à la recherche: Julie Chazal, Julie Desrosiers, Marilyne Fournier, Noémie Roy, Alexis Trépanier Directrice de recherche: Maud Gendron-Langevin
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 10 avril 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456 5$ admission générale
Mise en lecture d’un collage inspiré de l’œuvre de Gaston Miron
Recherche-création d’Émilie Lamarche réalisée dans le cadre de la maîtrise en théâtre.
Dates : 18 et 19 avril 2019, 20 h 20 avril 2019, 14 h
Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Niveau métro, salle J-M400 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
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Au terme d’une recherche portant sur le montage dramatique, Émilie Lamarche présente la mise en lecture d’un collage inspiré de l’œuvre du poète Gaston Miron.
S’intéressant au travail de l’artiste-architecte Melvin Charney, elle cible et transpose différentes façons de penser et de réaliser le montage au texte dramatique. Dans quelle mesure cet emprunt à l’œuvre de Charney peut permettre d’identifier certaines stratégies propres à la pratique du montage dramatique ?
UN JOUR J’AURAI DIT OUI À MA NAISSANCE : Récit d’un Homme-Légende, création née de cette démarche, prend la forme d’un monologue composé de matériaux textuels issus de la poésie de Gaston Miron et de la correspondance qu’il a entretenu avec Guy Carle entre 1949 et 1951. La fragmentation et le réassemblage de ces écrits en une œuvre dramaturgique tisse, « rapaille » la parole du jeune poète au moment de son arrivée à Montréal.
Émilie Lamarche propose une façon nouvelle d’aborder et d’écouter l’œuvre de ce monument de la poésie québécoise. Se sentant dépositaire de l’héritage mironien, elle tente, dans un langage et avec des outils qui lui sont propres, de répondre à cette affirmation de Jacques Brault :
« Comme poète Gaston Miron reste parmi nous, avec nous, mais c’est nous désormais qui sommes responsables de ses poèmes. Nous devrons trouver d’autres façons de les lire et de les écouter, de les accompagner fidèlement comme il l’a fait lui-même au cours de sa vie » (Brault, 1996).
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Auteure Émilie Lamarche / Directeurs de recherche Yves Jubinville et René-Daniel Dubois / Conseiller à la dramaturgie et metteur en scène Jonathan Cusson / Interprètes Charles-Aubey Houde et Émilie Ramsey / Décor, costumes et accessoires Zoé Burns-Garcia / Pianiste Jean-Loup Gagnon / Conceptrice d’éclairages Jacinthe Racine / Illustratrice Isabelle Gauthier
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 3 avril 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456 5$ admission générale
Atelier public des étudiant.e.s de 2e année en jeu
Adaptation théâtrale et texte de Jean-Claude Carrière
Mise en scène d’Antoine Laprise
18 et 19 avril 2019 20 h Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Niveau métro, salle J-2020 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 8 avril 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30 (514) 987-3456 5$ admission générale
Nous sommes en Inde, au nord du Gange, le grand pays des Arya. Sur la rive d’un fleuve, nous nous frayons un chemin parmi les roseaux et soudain nous rencontrons un ermite pouilleux qui s’apprête à nous raconter le plus grand poème du monde.
Le Mahâbhârata est, avec le Ramayana, l’une des deux grandes épopées de l'Inde. Il est considéré comme un livre sacré, une saga mythico-historique racontant des hauts faits guerriers qui se seraient déroulés vingt-deux siècles avant notre ère. Les Pandavas et les Kauravas, cousins de naissance, s’y affrontent dans une quête insensée pour conserver le Dharma... ou le détruire.
Le Mahabarata de Jean-Claude Carrière, mis en scène par Antoine Laprise, est une occasion d’éprouver les neuf rasas de la tradition esthétique indienne : l’Héroïque, l’Amoureux, le Comique, la Pathétique, le Furieux, le Terrible, l’Odieux, le Merveilleux et l’Apaisé.
Mise en scène: Antoine Laprise Assistance à la mise en scène: Guillaume Deman Assistance technique: Chann Delisle Interprètes: Myriam Brochu-Dahani, Félix Collard, Raphaelle Cyr-Bayeur, Kénio Gilbert, Sarah Godard, Eric Iachetta, Mélissa Khoury, Geneviève Laberge, Cédrick Mainville, Alice Messier, Caroline Morcos, Samuel Paul-Hus, Olivier Pelland-Ratté, Laurence Pion-Girouard, Blanche-Alice Plante, Louis-Philippe Ruscio, Jade Solis, Alexis Tremblay, Véronique Trottier
Production dirigée des finissant.e.s en jeu, en scénographie et en études théâtrales
Texte de Matei Vișniec Mise en scène de Michel-Maxime Legault
Dates : 16 au 19 avril 2019 à 20h 19 et 20 avril à 14h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Niveau métro, salle JM-400 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
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Né en 1959 dans une Roumanie communiste, Matéi Vișniec demande l’asile politique en France 28 ans plus tard. Journaliste et auteur, Vișniec croit que « le théâtre et la poésie peuvent dénoncer la manipulation des gens par les “grandes idées” ». C’est ainsi qu’en 2016, au cœur de la crise migratoire en Europe, il écrit la pièce Migraaaants, un enchevêtrement de tableaux témoignant de plusieurs angles de la crise migratoire, allant du politique à l’intime, du cynisme au sentiment d’indignation.
« … Je fais ça parce que le monde est mal foutu, et que je veux apporter un peu d’avenir à ceux qui sont nés dans la partie la plus mal foutue de ce monde mal foutu... »
– Le Passeur
Si Matéi Vișniec aborde ce côté sombre de l’humanité avec un regard acéré et grinçant, Michel-Maxime Legault, quant à lui, nous rend témoin de cette tragédie par son approche humble et poétique.
Est-ce qu'il y a encore de l'espoir? Avons-nous encore le temps? Quand je les vois sans les regarder, je deviens invisible moi aussi à moi-même et je me dissous sas mémoire, sans histoire, sans souffle, dans ces yeux qui rendent le vent obscur
Qui sont-ils? Que veulent-ils? Où vont-ils? Il semble qu'ils soient ici depuis toujours. Ils se cachent et, au moment où le danger disparaît, Ils réapparaissent comme l'accomplissement d'une prophétie presque oubliée du regard"
Interprètes Simon Allard, Gabriel L’Archevêque, Guillaume Bouliane-Blais, Késia Demers, Matilde Lopes Fadigas, Josian Neveu, Jérémie Poirier, Maxime Pouliot, Justine Prévost et Kathy-Alexandra Retamal
Production Julie Charette, Elisabeth Coulon-Lafleur, Chann Delisle, Hélène Falardeau, Cédric Flagothier, Catherine Le Gall-Marchand, Jessica Lescarbeault, Jacinthe Nepveu, Varnen Pareanan et Noémie St-Laurent-Savaria
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente en ligne dès le 8 avril, à compter de 12h sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456 5$ étudiant | 10$ général
Source : École supérieure de théâtre (514) 987-4116
Que se passe-t-il s'il n'y a ni mot ni langage verbal pour communiquer avec l'autre? S'il n'y a plus de distinction entre le rôle d'un acteur et celui d'un spectateur?Dans ce contexte, l'événement théâtral et la création sont-ils possibles?
Nous sommes à la recherche de personnes intéressées à prendre part au projet de recherche-création de Marianne Lamarche, à titre de «participant». La recherche, portant sur le langage du corps et la coprésence, vise à questionner le rôle des spectateurs dans les modes habituelles de représentation théâtrale, ainsi que les modalités quotidiennes de communication. Le projet de création consiste en une expérience relationnelle artistique, qui prendra la forme d'un laboratoire participatif.
Lors de ce laboratoire, vous serez guidé.e à travers des exercices et des mises en situation permettant la rencontre et l'échange avec l'autre en utilisant uniquement le langage du corps. Vous serez accompagné.e tout au long de l'expérience et aurez un but commun avec les autres participants, soit de créer en communiquant autrement que par l'usage des mots.Certains exercices de rencontre et de création vous seront proposés à partir de stratégies et de modalités relationnelles qui auront été expérimentées au préalable dans une première phase de cette recherche-création.
Si ce projet vous intéresse,vous êtes invité.e à réserver votre place dans l'un ou l’autre des quatre laboratoires disponibles, soit le 28, le 29 ou le 30 mars 2019 à 19 h, ou encore le 29 mars à 14 h. Le nombre de participants est limité. Les laboratoires auront lieu à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM et seront d'une durée de 60 minutes. Ils seront suivis d'une période de discussion ouverte à laquelle vous serez invité.e à participer. Aucune expérience artistique n'est requise pour participer au laboratoire, mais vous devez cependant être en mesure de vous tenir debout, de vous déplacer aisément et de vous asseoir sans difficulté.
Il est important de noter que si vous décidez de prendre part à l'un de ces laboratoires, votre implication sera et restera toujours libre et volontaire. Pour des fins d’analyses, de recherche et d’archives, le laboratoire sera filmé et rendu public au Centre de documentation de l'École supérieure de théâtre de l'UQAM (CEDEST). Dans ce contexte, votre anonymat ne peut être garanti.
Pour plus d’information, communiquez avec Marianne Lamarche, mariannelamarche@hotmail.com
Dates : 9 au 12 avril 2019 à 20h 12 et 13 avril à 14h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin 2e étage, salle J-2020 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
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« Il y a le vrai et le faux. Le vrai est ce qui me donne envie de rire, le faux, ce qui me donne envie de vomir. L’amour est faux. La haine est vraie. Les animaux sont vrais. Les hommes sont faux. » - L’avalée des avalés
Une plongée dans l’univers de Réjean Ducharme, où le désir inatteignable frôle le vide, le néant et la mort. Collage de textes issus de L’avalée des avalés et de L’Océantume, Quand j’ai les yeux fermés, il n’y a personne est une création de Marie Brassard et des finissant.e.s de l’UQAM.
Un à un, des personnages hétéroclites prennent parole, ouvrent une brèche par laquelle on accède à des fragments intimes de leur solitude. Suivant le principe d’acteur-créateur, les acteur.trice.s s’approprient les mots de Ducharme et, puisant dans leur sensibilité artistique, imaginent qui pourrait les dire et les incarner. Cette production s’inspire de l’époque de l’éveil culturel québécois, celle où Ducharme a séduit le public tant par ses romans que les chansons qu’il a écrites, et nous submerge dans les années 1960-70.
Marie Brassard, reconnue pour la grande qualité de ses performances solos, travaille en tête à tête avec les acteur.trice.s sur la prise de parole sur scène. Elle dirige minutieusement cette polyphonie théâtrale qui se déploie dans un kaléidoscope de points de vue.
Consultez le cahier dramaturgique réalisé par Evelyne Londei-Shortall etJames-Élizabeth Filion-Bridgman, conseillères à la dramaturgie:
Interprètes Annabelle Bureau, Elizabeth Corriveau Bouthillier, Florence Leblanc-Dubois, Olivier Magnan-Bossé, Anthony Tingaud, Anne Giroux, Antoine Pelletier
Production Roxanne Bédard, Jessica Collin Boucher, James Filion-Bridgman, Gabrielle Girard, Evelyne Londei Shortall, Nicolas Guillemette, Jérémie Roy
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente en ligne dès le 1er avril, à compter de 12h sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456 5$ étudiant | 10$ général
Source : École supérieure de théâtre (514) 987-4116
Mémoire-création de Mireille Paris présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : 20 mars 2019, 12h45 et 15h30 21 mars 2019, 20h
Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Niveau métro (JM-400) 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
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« Le bonheur, c’est une série de petites choses au quotidien. Et la certitude qu’on est à la bonne place, dans la bonne vie. » - Véronique Cloutier Miroir, miroir : Vivre avec son corps. Éditions La Semaine, 2015
Véro est partout : à la radio, à la télévision, sur sa chaîne web, à la une de son magazine. Elle propage sa parole et son esthétisme en se fondant dans le décor québécois. Comment son image, à la fois intime et synonyme de perfection, influence-t-elle celles qui y sont exposées ?
S’inspirant de la formule de Roland Barthes, Mireille Paris imagine Véronique Cloutier en véritable « trésor mythologique ». En plongeant dans d’authentiques extraits d’entrevues, de propos et de déclarations de l’icône québécoise, l’auteure explore le potentiel dramaturgique de ces fragments.
Véro et moi s’interroge sur l’impact et le pouvoir du langage de Véro en le transposant pour la première fois au théâtre. Cette autofiction illustre la contamination de Mireille par l’entité Véro. Trouvera-t-elle enfin la bonne place dans la bonne vie ?
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Mireille Paris est réalisatrice en télévision. En plus d’avoir œuvré pendant plus de 10 ans au service des autopublicités de Radio-Canada, elle a collaboré à de nombreuses émissions dont Les Débrouillards (Radio-Canada), Maître chez soi (Canal Vie), À la di Stasio (Télé-Québec), Fric-O-Frigo (Zeste télé). Elle a scénarisé et réalisé les documentaires La blonde de papa (Canal Vie) et Ni fille, ni garçon (Télé-Québec), pour lequel elle a reçu une nomination aux Prix Gémeaux 2017.
Texte et mise en lecture : Mireille Paris Direction de recherche : Marie-Christine Lesage et Olivier Kemeid Interprètes: Catherine De Sève, Martin Drainville, Muriel Dutil et Simone Latour Bellavance
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 6 mars 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456 5$ admission générale
Conférence-démonstration d’Elisabeth Senay présentée dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : 7 et 8 mars 2019, 20 h 8 mars 2019, 14 h
Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie UQAM, Pavillon Judith-Jasmin Niveau métro (JM-400) 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
Comment les modèles de représentation du genre agissent-ils dans un contexte de création théâtrale, surtout lorsqu’il s’agit d’œuvres du grand répertoire? Comment aborder ce corpus en injectant une dose d’esprit critique quant aux modèles que l’on reconduit ? Et comment mettre en lumière les points aveugles constitutifs de cette dramaturgie spécifique?
Pour répondre à ces questions, la présente recherche a mis l'accent sur le processus de répétition afin d’expérimenter un procédé d’inversion des rôles. Quatre duos d’acteurs et d’actrices ont d’abord joué le rôle qui leur est normalement attribué, puis le rôle inverse dans deux scènes emblématiques tirées de Mesure pour mesure, de William Shakespeare. Les interprètes ont ainsi pris conscience de ce qui constitue ces différentes partitions et ont été amenés à s’emparer d’un territoire qui ne leur est habituellement pas destiné. Ce procédé aura permis d’observer de manière complexe la relation triangulaire entre la direction d’acteur, les interprètes et l’objet de création et ce, toujours à travers la lunette de la question du genre.
Cette conférence-démonstration permet au spectateur une rare incursion dans la salle de répétition. Les analyses basées sur les témoignages des interprètes qui ont agi à titre de co-chercheurs et de co-chercheuses seront présentées et mises en lien avec des extraits des scènes.
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Elisabeth Senay est candidate à la maîtrise en théâtre à l’Université du Québec à Montréal. Elle œuvre également à titre d’enseignante en art dramatique, de metteure en scène, d’animatrice de troupe et de médiatrice culturelle.
Conférencière et metteure en scène: Elisabeth Senay Direction de recherche : Ney Wendell Cunha Oliveira Interprètes participant à la recherche : Valérie Bécaert, Simon Charron, Marie-Maude De Denus-Baillargeon, Jean-Benoit Guénette, Ariane Labelle-Côté, Gregory Saget-Rudd, Marcelo Souhami, Marie-Pierre Tourangeau Interprètes participant à la conférence-démonstration : Valérie Bécaert, Gregory Saget-Rudd Œil extérieur dans l’élaboration de la conférence : Marie-Maude De Denus-Baillargeon Texte : William Shakespeare, traduction et adaptation de Jean-Claude Carrière
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 20 février 2019
En ligne sur Lepointdevente.com
Par téléphone ou au comptoir:
mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456
5$ admission générale
Source : École supérieure de théâtre (514) 987-4116, theatre@uqam.ca
Femmes, champignons, plastique, nylons, lampes depoche, fleurs, cheveux, terre et son. 1310 x 731 x 451 cm
Essai scénique de Pénélope Deraîche Dallaire, présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre
Dates : 7 au 9 février 2019, 20 h 8 février 2019, 14 h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau UQAM, Pavillon Judith-Jasmin (J-2020) 1400, rue Berri, Montréal Métro Berri-UQAM
*20 places disponibles par représentation*
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Est-il possible de résister sans y laisser sa peau?
Inquiétée par les attaques misogynes et habitée par toutes ces femmes artistes travaillant sur l’identité qui se sont enlevé la vie (dont Sarah Kane, Nelly Arcand, Francesca Woodman), Pénélope Deraîche Dallaire a peur de déranger et d’en subir les représailles. Elle cherche donc à confronter cette peur, en s’y plongeant et en la mettant en scène, afin de conserver son agentivité.
Créée à partir de tableaux vivants, Perspective conique [;] mouettes éponymes ou spores en transmutationest une performance théâtrale conviant le public à traverser l’espace intime d’un rêve partagé. C’est une immersion dans la peur;une confrontation avec celle-ci. Cet essai scénique, réalisé dans le cadre d’une recherche sur la profanation du dispositif théâtral comme acte de résistance féministe, s’intéresse à l’auto représentation, à la performativité des corps féminins en scène et aux processus de subjectivation qui en découlent.
*Avertissements : La violence évoquée dans ce spectacle pourrait troubler certaines personnes. Violence, nudité, stroboscope, bruits d’arme.
Mise en scène : Pénélope Deraîche Dallaire Direction de recherche : Dinaïg Stall et Marie-Christine Lesage Assistante à la mise en scène : Kathrine Morel Dramaturge : Myriam Stéphanie Perraton-Lambert Comédiennes : Véronique Borboën, Marianne Dansereau, Pénélope Deraîche Dallaire, Alexa-Jeanne Dubé, Jessica Léveillée-Lemay, Eve Mangin, Alix Mouysset, Véronique Pascal, Alyssa Pellerin-Boudreau, Andréanne Samson, Marie-Noëlle Voisin. Directrice technique et conceptrice décor/accessoires : Audrée Juteau Lewka Conceptrice costumes : Marie-Audrey Jacques Conceptrice sonore : Marie-Frédérique Gravel Conceptrice numérique : Catherine FP Directrice de production : Julie Coquerel
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 23 janvier 2019 En ligne sur Lepointdevente.com Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456 5$ admission générale
Production dirigée des finissant.e.s en jeu, en scénographie et en études théâtrales
Texte de Matéi Visniec
Mise en scène de Denis Lavalou
Dates : 4 au 7 décembre 2018 à 20h
7 et 8 décembre à 14h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Niveau métro, salle J-2020
1400, rue Berri, Montréal
Métro Berri-UQAM
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« Je sais que je n'ai jamais été tendre avec mes personnages... je sais que mes récits et mes pièces sont parmi les plus cruelles jamais écrites… Mais c'est parce que mon sens de l'orientation est dirigé par une sorte de boussole morale, qui m'indique toujours le noir... » Tchekhov, scène 8
Véritable chaos mental, La Machine Tchekhov fouille les entrailles de l’univers dramatique tchekhovien où se mêlent et s’entremêlent nombre de ses personnages aux destins inachevés. Dans son éternel examen de l’humain, Tchekhov veille et analyse, tout en prodiguant d’ultimes conseils avant sa mort annoncée. Mais qui maîtrise réellement la machine, l’auteur ou ses personnages ? Entre imaginaire et souvenir, qui va apprendre quoi, sur qui ?
À travers cinq pièces majeures, Ivanov, Oncle Vania, La Mouette, Les Trois Soeurs et La Cerisaie, Matéi Visniec, auteur roumain, plonge dans la vie et dans l’écriture d’Anton Tchekhov. En plaçant l’action dans un espace mental, Visniec déroge du caractère naturaliste des oeuvres tchekhoviennes et nous offre une investigation personnelle, à la limite de l’absurde.
Denis Lavalou, metteur en scène, s’intéresse à la porosité des rapports entre réel et inventivité chez l’artiste. C’est dans cette constante qu’il aborde le texte de Matéi Visniec comme un outil d’investigation à la recherche de l’origine de l’œuvre. À son tour, il réécrit les personnages de Tchekhov, réassemble le texte de Visniec et s'immisce ainsi dans l’engrenage de cette machine.
Qui sera mis en échec par son destin, encore une fois ?
Interprètes Marc-Antoine Barrette, Guillaume Bouliane Blais, Késia Demers, Anne Giroux, Olivier Hardy, Gabriel L’Archevêque, Josian Neveu, Antoine Pelletier, Jérémie Poirier, Justine Prévost, Kathy-Alexandra Retamal, Ariane Trépanier.
Production Roxanne Bédard, Alix Brenneur, Jessica Collin Boucher, Philippe Côté-Leduc, Nicolas Guillemette, Madelyne Johnston, Thomas Lapointe, Jacinthe Nepveu.
Consultez le cahier dramaturgique réalisé par Thomas Lapointe et Madelyne Johnston et apprenez-en davantage sur la pièce La Machine Tchekhov mise en scène par Denis Lavalou.
Pour écouter le balado de la conférence avec Édith Patenaude et Denis Lavalou, c’est par ici. Les metteurs en scène abordent la mise en scène et leur création avec les finissant.e.s de l'École supérieure de théâtre.
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 24 novembre 2018, à compter de 12h30
En ligne sur Lepointdevente.com
Par téléphone ou au comptoir:
mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456
5$ étudiant | 10$ général
Source : École supérieure de théâtre (514) 987-4116
Sous la direction de Laurence Castonguay Emery, les étudiant.e.s de troisième année en enseignement de l’art dramatique de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM sont heureux de vous convier à deux spectacles, créés dans le cadre du cours Production théâtrale en milieu scolaire, mettant en vedette des élèves de classes d’accueil de niveaux primaire et secondaire.
Écoles primaires: Jeudi 6 décembre, À 12h45
IMAGINARIUS
Imaginarius propose un univers utopique, un monde idéal où l’imagination, la créativité et le rêve se côtoient.
École PRIMAIRE Alphonse-Desjardins
Les contes Pêle-mêle
m.e.s : Éloïse Deschamps et Valery Slevan
À l’autre bout du monde
m.e.s : Benjamin Lessard et Bryan Rivest-Paquette
Un brin ordinaire
m.e.s : Camille Leblanc et Marie-Laurence Ranger
La fabrique de mots
m.e.s : Mélodie Bérubé et Noémie Marcil-Rivard
École PRIMAIRE Louis-Dupire
Au travers du possible
m.e.s : Rachel Éthier et Yanouk Paquette Labonté
Écoles secondaires
Jeudi 13 décembre, À 14h
DYSTOPIE
Dystopie présente la version cauchemardesque d’une utopie, un monde idéal inatteignable imaginé par les élèves.
École secondaire St-Luc
Lumière ne signifie pas espoir
m.e.s : Ariane Messier et Pierre Nadeau-Lessard
Non à la télévision
m.e.s : Frédéric Morin-Paquette et Virginie Gagnon-Bezeau
L’Abysse, une histoire à la mer
m.e.s : Arianne Charest et David Corbeil
École secondaire Jeanne-Mance
Double sens
m.e.s : Michelle Provencher, Félix Lacasse et Caroline Lefebvre
Odyssée
m.e.s : Julie Leduc-Ojeda et Pierre-Olivier Roy
Hérésie
m.e.s : Mélody Verville-Giguère et Julie Paquette
Dates :
25 et 26 octobre 2018, 20 h
26 octobre 2018, 14 h
Lieu :
Studio-théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
1400, rue Berri, Montréal
Métro Berri-UQAM
L’émeute est une fête, l’émeute est un tourbillon de sensations, de vibrations, de couleurs, de sons, d’émotions et de rythmes. Entre singulier et commun, elle génère des collectifs aux identités fluides. Elle est un présent plein où la rencontre à l’autre s’intensifie par la mise en danger commune des corps en mouvement et leurs enchevêtrements. L’émeute est une expérience politique incarnée en dehors du terrain rationnel du discours et des revendications.
L’essai scénique de Wina Forget, L’émeute est une fête (pour corps polymorphes) rend hommage à ces corps momentanément ingouvernables, perçus comme multiples et complexes. Il met en relief la polymorphie et la performativité politique du/des corps émeutiers en les donnant à voir et à sentir par une série de variations d’états de corps. Basée sur l’écriture de cinq tableaux composites au sein desquels évoluent une dizaine de performeurs et performeuses, la dramaturgie de la forme traverse les potentiels représentationnels du/des corps émeutiers en se jouant de leurs déclinaisons : corps concret, corps signifiant, corps commun et corps polymorphe. L’ensemble qui cherche à articuler un jeu de tensions entre corporéité et intercorporéité reflète un travail politique et interdisciplinaire tissé par un dialogue constant entre science politique, danse et théâtre.
Wina Forget est artiste et militante. Elle fonde en 2016 le Théâtre des petits paradigmes poreux, une compagnie de création axée sur la réflexion d’enjeux politiques actuels. Elle développe également un projet d’autonomie alimentaire (Les jardins du jour d’après) basé sur les principes de permaculture et de partage des savoirs à Trois-Pistoles dans le Bas-Saint-Laurent.
Mise en scène : Wina Forget
Interprètes : Matéo Chauchat, Rudi loup Duperré, Solo Fugère, Mélissa Juillet, Camille Lantagne, Jessica Laroche-Pichette, Maxime Stabili
Conseillère, conseiller au mouvement : Ariane Dessaulles, Matéo Chauchat
Exercice public des finissant.e.s en enseignement de l’art dramatique de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM sous la direction de Normand Carrière
Texte d’Alejandro Jodorowski Traduction de Brontis Jodorowski
Dates : 13 et 14 décembre 2018 à 20h
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
2e étage, salle J-2020
1400, rue Berri, Montréal
Métro Berri-UQAM
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Pas de panique, cette pièce n’est pas un opéra.
Opéra Panique, ce sont une multitude de personnages qui viennent, entrent, sortent, expriment soudain un désir ardent, créent une folie passagère, se croisent, s’entrechoquent, s’aiment, se secouent et s’autorisent à vivre quelques temps parmi nous. Ils disparaissent aussi rapidement qu’ils nous sont apparus. En une vingtaine de saynètes, on voit défiler une critique radicale et absurde de plusieurs stéréotypes.
Dans une atmosphère à la fois paradisiaque et menaçante, les 17 interprètes jouent la pièce d’Alejandro Jodorowsky écrite au début des années 2000 et dont les sujets et les enjeux demeurent d’actualité.
Né au Chili en 1930, Alejandro Jodorowsky débute sa carrière au théâtre muet et avec la pantomine. Il fonde ensuite sa propre compagnie de mime qui parcourera le Chili. Au Mexique, il monte un théâtre d'avant-garde et met en scène Ionesco, Beckett et Arrabal. Il s’associe avec ces derniers auxquels s’ajoute Topor pour créer le mouvement Panique, anti-mouvement visant à dépasser le Surréalisme. Le style d’écriture d’Alejandro Jodorowsky se caractérise par la présence de nombreuses métaphores et symboles auxquels se mêle souvent une virulante critique sociale.
BILLETTERIE
Les billets seront mis en vente le 5 décembre 2018
En ligne sur Lepointdevente.com
Par téléphone ou au comptoir: mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456
5$ admission générale
Source : École supérieure de théâtre (514) 987-4116
Production dirigée des finissant.e.s en jeu, en scénographie et en études théâtrales
Texte d’Anton Tchekhov
Mise en scène d’Édith Patenaude
Traduction d’André Markowicz et de Françoise Morvan
Dates :
27 au 30 novembre 2018 à 20h
30 novembre et 1er décembre à 14h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Niveau métro, salle J-M400
1400, rue Berri, Montréal
Métro Berri-UQAM
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« Il y a du brouillard ce matin, il fait moins trois, et la cerise qui est en fleur. Je ne peux pas approuver notre climat. (Il soupire.) Je ne peux pas. Notre climat est inapte à favoriser l’adéquat. »
- Semione Panteleevitch Epikhodov
À l'heure du retour tant attendu de la maîtresse des lieux, Lioubov Andréevna, il règne une fébrilité sur la Cerisaie. Au moment des retrouvailles, Lopakhine, fils d'un ancien moujik affranchi, annonce la vente imminente du domaine. Dans l'attente de l'inévitable, l'inaction aliénante des protagonistes fera surgir les souvenirs d'enfance et les incertitudes de l’avenir. Survivront-ils aux méandres de la nostalgie? Auront-ils une place dans le futur qui s'impose?
Écrite par Tchekhov alors entre la vie et la mort, le tsarisme et la révolution, le XIXe et le XXe siècle, cette dernière œuvre se situe entre la tragédie et la banalité mélodramatique. La justesse du portrait de la complexité humaine explique l'éternel débat concernant la nature de La Cerisaie : est-ce une comédie ou un drame? En accentuant le contraste entre l'oisiveté des personnages et la menace qui les guette, Édith Patenaude s'interroge sur notre capacité à s'adapter à un monde qui ne nous correspond plus.
Interprètes Simon Allard, Félix Basque, Annabelle Bureau, Elizabeth Corriveau Bouthillier, Camila Forteza, Florence Leblanc-Dubois, Mathilde Lopes Fadigas, Olivier Magnan-Bossé, Maxime Pouliot, Vincent Rochette, Anthony Tingaud.
Production Marie-Jeanne Beaulieu, Marc-Antoine Brisson, Julie Charette, Elisabeth Coulon-Lafleur, Chann Delisle, Hélène Falardeau, Cédric Flagothier, Catherine Le Gall-Marchand, Marianne Loignon-Lapointe, Varnen Pareanan.
Consultez le cahier dramaturgique réalisé par Marc-Antoine Brisson et Marianne Loignon-Lapointe et apprenez-en davantage sur la pièce La Cerisaie, mise en scène par Édith Patenaude.
Pour écouter le balado de la conférence avec Édith Patenaude et Denis Lavalou, c’est par ici. Les metteurs en scène abordent la mise en scène et leur création avec les finissant.e.s de l'École supérieure de théâtre.
BILLETTERIE Les billets seront mis en vente le 17 novembre 2018, à compter de 12h30
En ligne sur Lepointdevente.com
Par téléphone ou au comptoir:
mercredi au vendredi, de 12h30 à 17h30, (514) 987-3456
5$ étudiant | 10$ général
Source : École supérieure de théâtre (514) 987-4116
L'École supérieure de théâtre de l’UQAM se classe parmi les hauts lieux de formation, de recherche et de création en théâtre au Québec et au Canada. À travers ses multiples programmes de premier cycle (jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement de l’art dramatique) et de cycles supérieurs (théâtre de marionnettes contemporain, maîtrise et doctorat), elle forme des artistes, des interprètes, des concepteur·trice·s, des penseur·euse·s et des pédagogues, dont le talent, le travail et l'expérience sont fortement ancrés et recherchés dans le milieu professionnel.