Emily Carr et l'abstraction du spirituel : une poésie asémique comme représentation du minimalisme théosophique dans la Cathédrale de la Nature | 19 et 20 août

GRATUIT
Agora du Pavillon Judith-Jasmin (UQAM)
Entrée privilégiée : Station de métro Berri-UQAM

Mercredi 19 août et
jeudi 20 août 2026 à 20 h

Le rapport entre espaces, spiritualité et la nature dans l’œuvre et la vie de la peintre canadienne Emily Carr constitue le nœud de ma recherche.

En 1927, Emily Carr fut profondément marquée par une rencontre avec Lawren Harris et le Groupe des Sept à Toronto. Durant les quatre années qui suivirent, dans un Canada d’après-guerre, Emily Carr représenta la nature sauvage canadienne qu’elle aimait tant, avec un regard nouveau, une énergie renouvelée et une vision de la nature inspirée par la théosophie.

Elle affirme que Dieu se trouve dans la nature.

Elle réfléchit aussi à son héritage religieux et déclare qu’elle est libérée du besoin de prier dans une cathédrale, à moins que cette cathédrale ne soit celle de la forêt. Inspirée par la nature et ses croyances théosophiques, Emily Carr a radicalement transformé son style pictural en réponse à son éveil spirituel.

Cette transformation m’a profondément inspirée et m’amène à interpréter son éveil mystique à travers ma propre poésie visuelle.                                                                                                                             

Ma recherche a servi de base à une installation in situ, un geste scénographique / une mise en scène, illustrant un moment de prise de conscience dans la vie d’Emily Carr.                                                    

Dans ma dramaturgie de l’espace, la spiritualité sera évoquée par la scénographie et le lieu.                 

Je souhaite manifester un espace sacré hors du cadre religieux traditionnel, capturant l’essence et la merveille de la nature en la cristallisant en son et en lumière.                                                                         

La conception de cette dramaturgie de l’espace dans une église qui n’en est pas une, au sein même de l’église / non-église de l’Agora à l’UQAM, constitue un exemple pertinent des possibilités de création, in situ, d’un sentiment, d’un émerveillement et d’une révérence propices à un éveil spirituel.


Un mémoire-création de Paola Ridolfi

Paola Ridolfi est une artiste qui a toujours fait son évolution créative dans deux univers.

D’une part, celui du design, où elle conçoit des environnements fictifs pour le cinéma et la télévision; d’autre part, celui de la création personnelle, en tant que artiste/peintre.

Issue d’une famille d’artistes et de musiciens, elle s’inscrit dans une longue tradition d’expression créatrice. Après quarante années de pratique autodidacte comme directrice artistique au cinéma, elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts, profil théâtre, à l’Université Concordia. Parallèlement à sa carrière de scénographe, Paola est candidate à la maîtrise en théâtre à l’UQAM.

Elle enseigne également la scénographie dans des collèges au Canada et aux États-Unis.

En parallèle de sa carrière professionnelle, elle poursuit une pratique soutenue en tant qu’artiste en arts visuels et présente régulièrement ses tableaux en exposition depuis plusieurs décennies.

Son œuvre plastique a toujours accompagné ses réalisations professionnelles. Au fil des années, son langage abstrait a évolué vers une forme d’écriture asémique personnelle, nourrie par son attachement à la nature, à la poésie et à la musique, ainsi que par une affinité particulière pour la calligraphie japonaise.

Un voyage dans les îles de la Reine-Charlotte, il y a cinquante ans, effectué en hommage à l’artiste Emily Carr, constitue le point de départ de son projet de maîtrise. Ce mémoire-création propose une synthèse des dimensions créatives et spirituelles de son propre parcours, inspirée par les œuvres et les expériences d’Emily Carr.

Après plus de quarante ans passés dans l’industrie cinématographique en tant que directrice artistique, à répondre aux exigences de scénarios conventionnels, Paola Ridolfi a conçu une manifestation visuelle personnelle: une réponse sensorielle et émotionnelle fondée sur ses recherches et ses expériences.


Remerciements

La création d'une œuvre in situ implique toujours de nombreuses personnes.

Il faut obtenir les autorisations nécessaires, coordonner les horaires et déterminer l’accessibilité. Travailler dans un espace public exige une conscience non seulement du potentiel créatif du lieu, mais aussi une évaluation rigoureuse de sa faisabilité dans un contexte d'exposition publique.

Je tiens à remercier mon directeur de recherche, Hugo Dalphond-Laporte, pour ses encouragements et son feu vert à créer dans un espace hors du théâtre.

Un grand merci à Anick La Buissonnière et Anne Sabourin pour leurs précieuses présences comme juristes.

Je remercie également Azraëlle Fizet Santos-Foisy pour sa coordination magistrale de tous les intervenants dans la mise en œuvre de ce projet de recherche-création de maîtrise.

Merci à tous les agents de la Logistique Immobilière de l’UQAM pour leur enthousiasme, leur adaptabilité et leur collaboration à la création de cette installation.

Merci beaucoup aux techniciens formidables qui ont donné vie à ma vision : Claude Boissoneault et Luc Desilets.

Merci également à Charles-Hugo Duhamel et Raphaëlle Guigue des Ateliers Décors et Costumes pour leur précieuse expertise et la mise à disposition de leurs espaces de travail.

Un gros merci aussi à tous les appariteurs qui ont toléré ma résidence cet été.

Merci à Philip Hamilton pour la coordination technique des visuels.

Merci à Molly Desormeaux et à Claire Jacques pour leurs précieuses collaborations.

J'aimerais aussi remercier ma cohorte et les professeurs de la maîtrise en théâtre qui m'ont encouragée tout au long de ce parcours de découverte et de création.

Cette installation n'aurait pas été possible sans l’encouragement de ma mère, Hannah Ridolfi, qui avait toujours insisté sur le fait que l'art et la vie d'Emily Carr méritaient une présentation grandiose.

Thanks Mum!


Équipe de l'École supérieure de théâtre

Direction de l’École supérieure de théâtre

Directeur
Ney Wendell Cunha Oliveira

Directrice des programmes de 1er cycle
Maud Gendron-Langevin

Directeur des programmes de 2ᵉ cycle
Hugo Dalphond-Laporte

Équipe de soutien

Chargée projet production
Azraëlle Fiset

Atelier décor
Charles-Hugo Duhamel

Atelier costumes
Raphaëlle Guigue

Animateur & photographe
Patrice Tremblay

Assistante administrative
Marie Chartré

Apparitrice JOUR
Sylvianne Binette

Appariteur SOIR
Paul Desgagné

Communications
Steave Ruel

Technicien ÉST
Claude Boissoneault

Technicien ÉST
Luc Désilet

Technicien en travaux pratiques
Luc Maltais

Technicien en travaux pratiques
Colin Dinard

Assistante gestion des études – programmes de 1er cycle
Ariane Renaud

Assistante gestion des études – programmes de 2ᵉ cycle / Secrétaire de direction
Sylvia Mall


L'École supérieure de théâtre

L'École supérieure de théâtre de l’UQAM se classe parmi les hauts lieux de formation, de recherche et de création en théâtre au Québec et au Canada. À travers ses multiples programmes de premier cycle (jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement de l’art dramatique) et de cycles supérieurs (théâtre de marionnettes contemporain, maîtrise et doctorat), elle forme des artistes, des interprètes, des concepteur·trice·s, des penseur·euse·s et des pédagogues, dont le talent, le travail et l'expérience sont fortement ancrés et recherchés dans le milieu professionnel.

Coordonnées

École supérieure de théâtre
Local J-2301
1400, rue Berri
Montréal (Québec) H3C 3P8