À gauche, Isabelle Leblanc et à droite Patricia-Anne Blanchet
L’École supérieure de théâtre de l’UQAM est fière d’annoncer l’arrivée de deux nouvelles professeures au sein de son corps professoral, et ce, dès aujourd’hui.
Isabelle Leblanc Professeure en interprétation : jeu réaliste
Diplômée de l’École nationale de théâtre en Interprétation et détentrice d’une maîtrise en études littéraires, Isabelle Leblanc est auteure, metteure en scène et comédienne. Elle fonde le Théâtre Ô Parleur en collaboration avec l’auteur et metteur en scène Wajdi Mouawad. Leur collaboration se déploie sur plus de deux décennies et fera naître de nombreuses productions. À titre d’interprète, elle sera de la création de Littoral (1997), Rêves (1999), Incendies (2003) et Le Sang des promesses présenté à la Cour d’honneur de Palais des Papes au Festival d’Avignon (2009). Depuis 2024, elle codirige le Théâtre Ô Parleur avec la comédienne, auteure et metteure en scène Anna Sanchez.
À l’invitation de Claude Poissant, elle met en scène Iphigénie de Tiago Rodrigues au Théâtre Denise Pelletier (2024). Elle porte aussi à la scène ses textes originaux Aube (CdA/FTA, 2001) et L’histoire de Raoul (Quat’Sous, 2003). Sa pièce Rita au désert, présentée au Théâtre de Quat’Sous en 2022 et à La Colline l’automne suivant, a été publiée chez Leméac et est lauréate du prix Marcel-Dubé 2023 de l’Académie des lettres du Québec.
Enfin, si Isabelle Leblanc a enseigné plusieurs années dans différentes écoles professionnelles de théâtre, elle fait aujourd’hui partie du corps professoral de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM.
Patricia-Anne Blanchet, Ph. D. Professeureen enseignement
Nouvellement professeure à l'École supérieure de théâtre dans le concentration enseignement, Patricia-Anne Blanchet déploie un programme de recherche en éducation aux arts vivants, ancré dans des approches narratives, relationnelles et décoloniales. Elle explore la création collective comme espace d’apprentissage culturellement signifiant, vecteur de mieux-être et de justice holistiques.
Artiviste et écoféministe, sa thèse primée porte sur la théâtralisation de récits de vie d’étudiantes autochtones. Patricia-Anne a auparavant œuvré à l’Université de Sherbrooke comme conseillère en pédagogie autochtone à la Faculté d’éducation, ainsi que comme coordonnatrice à la sensibilisation aux Premiers Peuples au rectorat.
Forte d'une dizaine d'années d’expérience en enseignement de l’art dramatique, elle a également assuré diverses charges de cours universitaires. Elle agit comme consultante et conceptrice pédagogique auprès d’organisations autochtones, culturelles et politiques.
Bienvenue dans (PER)MISSION : CÉLÉBRATION ENSENSÉE, un terrain-de-jeu-permissif-performatif qui explore les liens entre le corps, les expériences sensorielles et la co-création d’espaces dits « permissifs » : des espaces dans lesquels chacun·e est invité·e à faire vivre le lieu, en mobilisant son imagination, en bougeant librement et en laissant le stress du quotidien à la maison, afin de créer, ensemble, un terrain de jeu festif, décontracté et vibrant.
Ancrée dans le domaine de la somaesthétique (Richard Shusterman), ma recherche-création propose de considérer le corps senti, spécifiquement à travers les sens, comme un des actants centraux de l’expérience artistique collective, s’éloignant ainsi d’une posture de réception passive.
En tant qu’invité·e, tu pourras circuler librement, interagir avec diverses propositions (visuelles, sonores, olfactives, gustatives et tactiles), et co-créer un moment de découverte partagée et de célébration sensible et ludique.
L’expérience prendra forme au 450 rue Duvernay, Longueuil, J4K 4K7, dans le studio de répétition de ma jeunesse, un lieu profondément significatif dans mon parcours. Le terrain-de-jeu-permissif-performatif ouvrira ses portes à deux reprises : le samedi13 juin 2026à partir de 14h jusqu’au dimanche 14 juin 2026 autour de midi et le jeudi 18 juin 2026à partir de 14h jusqu’au vendredi 19 juin 2026 autour de midi. Et oui, tu es donc convié·e à venir manger, dormir et jouer dans l’espace du début à la fin, mais il est aussi possible d’arriver à un moment singulier entre l’ouverture et la fermeture de l’espace, de vernir et de revenir à plusieurs moments différents… À toi de décider !
Il est possible de se stationner gratuitement dans la rue du studio.
La station de métro le plus proche est Longueui-Université-de-Sherbrooke. Compter de 10 à 15 minutes de marche jusqu’au studio.
Accessibilité
L’entrée du studio est accessible à toustes, mais il faut emprunter un palier d’escaliers pour se rendre aux toilettes.
Dormir
Si tu restes dormir, il faut apporter tout le nécessaire (par exemple : oreiller, sac de couchage, tapis de sol, etc.). Nous avons quelques matelas, oreillers, draps et deux tentes, mais il faudra les partager.
À noter qu’il s’agira d’une situation de type pyjama party/dortoir/camping collectif. Nous transformerons l’espace en lieu où dormir toustes ensemble.
Nourriture
Un souper et un déjeuner végétariens seront offerts sur place.
Tu es invité·e à apporter des grignotines, un plat à partager ou de quoi respecter ton régime alimentaire !
S’il vous plait, ne pas apporter d’alcool. Voyons s’il est possible d’atteindre la création d’un espace permissif sans états altérés !
Divertissements
Si tu veux, apportes de quoi te divertir personnellement et/ou collectivement pendant les temps libres (par exemple : livre, jeu de société, jouet, activité festive, musique, etc.).
Animaux
Deux chiens qui adorent les humain·es seront présents dans et autour du studio : Choupette (aime les câlins et dormir sur nos genoux) et Zeus (aime jouer, jouer et jouer).
Les autres animaux sont acceptés sous condition qu’ils puissent cohabiter avec nos chiens et un groupe d’humain·es.
Un mémoire-création de Franka Tremblay
Franka Tremblay est une artiste-chercheuse née dans une famille de circassien·nes. Depuis ses sept ans, elle évolue sur scène aux côtés de son petit frère acrobate, de sa mère fil-de-fériste et jongleuse d’origine hollandaise, et de son père artiste clown originaire de Normandin. Graduée de l’École nationale de cirque de Montréal (2013) et de l’École de cirque de Québec (2016), elle se spécialise en cerceau aérien et en contorsion chantée et cumule plus de 500 représentations au Canada et à l’international.
Après quinze ans sous les feux des projecteurs, une blessure et un désir de développer sa pensée critique l’amènent vers la recherche en arts. Elle obtient un baccalauréat en Arts, Culture et Media au Rijksuniversiteit Groningen (RUG) aux Pays-Bas, où elle explore la physicalité, la performativité des mots et des corps et la participation du public dans les arts de la scène. Durant cette période, elle co-crée le spectacle Saltu Sensus avec le Jeugdcircus Santelli, mêlant technique circassienne et exploration sensorielle, présenté au Grand Theatre Groningen, puis en tournée aux Pays-Bas pendant 2 ans.
De retour au Québec depuis 2023, Franka est étudiante à la maîtrise en théâtre à l’École supérieure de théâtre de l’UQÀM à Montréal, où elle travaille également comme auxiliaire d’enseignement et comme assistante de recherche sur divers projets. Elle est récipiendaire des bourses du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) et du Fond de recherche du Québec-Société et culture (FRQSC).
Remerciements
Je tiens tout d’abord à remercier de tout cœur ma directrice de maîtrise, Camille Renarhd. Tu as su me guider avec douceur, me ramener les pieds dans le réel et dans la pratique et m’accompagner dans mes pulsions joyeuses et un peu loufoques. Merci à Marie-Claude Garneau et Maude Blanchette Lafrance pour votre écoute et votre soutien dans des moments embryonnaires et fragiles de cette recherche-création. Merci à Azraëlle Fiset pour toute la portion production et administration sans quoi nos projets ne pourraient exister. Merci à toustes mes collègues de maîtrise (mention spéciale à Roxane Azzaria) pour les échanges riches et pertinents.
Merci à mes parents, Nicolette et Rodrigue, de m’accueillir à la maison encore et encore. Merci de me donner la chance de travailler dans un espace qui m’est cher parce qu’il est rempli de vous et de nos exploits à toustes en tant que famille. Merci à mon amour, Ben, pour ton support infini, tes commentaires précieux et ton pain au banane légendaire. Merci à Choupette et Maximus pour les câlins poilus absolument indispensables.
Personnes collaboratrices
Artiste-chercheuse Franka Tremblay
Direction de recherche Camille Renarhd
Complices à tout faire Ben Wijngaarden, Nicolette Hazewinkel et Rodrigue Tremblay
Co-créateur·ices de l’espace permissif Toutes les personnes participantes
Équipe de l'École supérieure de théâtre
Direction de l’École supérieure de théâtre
Directeur Ney Wendell Cunha Oliveira
Directrice des programmes de 1er cycle Maud Gendron-Langevin
Directeur des programmes de 2ᵉ cycle Hugo Dalphond-Laporte
Équipe de soutien
Chargée projet production Azraëlle Fiset
Atelier décor Charles-Hugo Duhamel
Atelier costumes Raphaëlle Guigue
Animateur & photographe Patrice Tremblay
Assistante administrative Marie Chartré
Apparitrice JOUR Sylvianne Binette
Appariteur SOIR Paul Desgagné
Communications Steave Ruel
Technicien ÉST Claude Boissoneault
Technicien ÉST Luc Désilet
Technicien en travaux pratiques Luc Maltais
Technicien en travaux pratiques Colin Dinard
Assistante gestion des études – programmes de 1er cycle Ariane Renaud
Assistante gestion des études – programmes de 2ᵉ cycle / Secrétaire de direction Sylvia Mall
L’École supérieure de théâtre de l’UQAM tient à rendre hommage à Amaya Clunes Gutiérrez, professeure retraitée, designer scénique, scénographe, artiste, chercheuse et pédagogue, décédée en avril 2026. Figure importante du théâtre chilien et québécois, elle laisse un héritage artistique, intellectuel et humain profondément marqué par la création, la transmission et l’engagement.
Née à Santiago, au Chili, Amaya Clunes a d’abord étudié l’architecture avant de se consacrer au design théâtral à l’Université du Chili. Son parcours s’est déployé entre le Chili, l’Europe, la Hongrie et le Québec, nourrissant une œuvre traversée par l’exil, la mémoire, la migration, les arts visuels et la scène. Son apport à la scénographie, au costume et à la conception visuelle du théâtre témoigne d’une vision artistique singulière, où l’espace, la matière, l’objet et le costume deviennent de véritables forces poétiques et performatives.
À l’UQAM, Amaya Clunes a contribué pendant de nombreuses années à la formation de plusieurs générations d’étudiantes et d’étudiants de l’École supérieure de théâtre. Par son enseignement, notamment en scénographie, en costume et en maquillage théâtral, son regard exigeant et sa générosité intellectuelle, elle a marqué durablement le développement de la scénographie et de la recherche-création au sein de notre institution. Elle a accompagné des parcours d’artistes, de chercheuses et de chercheurs, en transmettant une pensée du théâtre ouverte, sensible et profondément ancrée dans l’expérience de la création.
Sa thèse de doctorat, intitulée L’Espace et le Temps dans la structure dramatique du Rabinal Achí, réalisée à l’Université du Québec à Montréal, témoigne de la profondeur de sa démarche intellectuelle. En s’intéressant au Rabinal Achí, danse-drame dynastique précolombienne d’origine maya k’iche’, elle a exploré les dimensions spatiales et temporelles d’une œuvre majeure du patrimoine culturel maya. Cette recherche montre l’importance qu’elle accordait aux liens entre mémoire, rituel, dramaturgie, espace scénique et transmission culturelle. Elle révèle aussi une pensée théâtrale attentive aux formes non occidentales de représentation et aux structures performatives issues de traditions anciennes.
Son travail de recherche, notamment autour du costume et de la scénographie, a également contribué à élargir la compréhension du costume comme œuvre autonome, comme espace de présence et comme partenaire actif de la scène. Pour Amaya Clunes, le costume ne se limitait pas à illustrer un personnage ou une époque : il pouvait engendrer son propre monde, dialoguer avec l’acteur, transformer l’espace et participer pleinement à l’écriture scénique.
L’École supérieure de théâtre souhaite exprimer ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, à ses collègues, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont eu le privilège de croiser son chemin. Nous saluons avec reconnaissance la mémoire d’une artiste, professeure et chercheuse dont la pensée, la sensibilité et l’engagement continueront d’inspirer notre communauté.
Amaya Clunes Gutiérrez demeure une présence importante dans l’histoire de notre École, dans celle de la scénographie et dans la mémoire vivante du théâtre.
Photos : Gracieuseté de sa fille, Rosaura Guzman Clunes
Une série d’activités dédiée à la recherche-création
La scénographie, en tant qu’art de l’organisation de l’espace, du temps, du regard et des présences, se déploie comme un véritable laboratoire de formes éphémères et multisensorielles. Elle constitue un terrain privilégié pour explorer des expériences sensibles, collectives et alternatives, où se réinventent les manières de percevoir, d’habiter et de mettre en relation.
Dans ce contexte, le Labo-Scéno propose une série de quatre activités consacrées à la recherche-création en scénographie. Ces rencontres visent à mettre en partage la richesse et la singularité des processus et des dispositifs développés au cours de l’année par les étudiant·es et les professeur·es.
(Maitrise en théâtre, UQAM)
Bastian Miranda développe une recherche sur la tendresse comme levier relationnel, performatif et esthétique. Dans un contexte marqué par l’accélération, la productivité et une forme de distanciation entre les individus, la tendresse apparaît comme une posture fragile, souvent dévalorisée et dissimulée. La sortie de laboratoire propose une création scénique interdisciplinaire où lumière, musique et corps co-génèrent un paysage en transformation constante. Ici, la tendresse se présente non pas comme un état rassurant, mais comme une tension oscillante entre construction, dissolution et recomposition.
Une discussion entre Bastian Miranda et la professeure Myriam Boucher (Musique, UdM) suivra la présentation. L’échange s’intéressera aux relations qui s'établissent entre les différents médiums scéniques en contexte de collaboration.
19 mai – 13 h au Studio d’essai Claude-Gauvreau (J-2020)
Laura Dominguez développe une recherche sur l’obscurité comme présence active et structurante. L’obscurité est abordée comme une texture à éprouver, susceptible d’être transformée et rendue perceptible par différents modes d’attention et de perception. La sortie de laboratoire propose une installation qui décline différentes qualités d’obscurité afin de comprendre comment un état spécifique se constitue et comment se structure une expérience sensorielle et proprioceptive.
Une discussion entre Laura Dominguez et la professeure Julie Trudel (Arts visuels, UQAM. Groupe de recherche Labo-lumière) suivra la présentation. L’échange s’intéressera à la relation entre lumière et matière.
Hugo Dalphond interroge le potentiel d’un dispositif scénographique et performatif à structurer une expérience sensorielle collective qui invite à un décloisonnement de nos imaginaires et à un renouvellement de nos réflexions vis-à-vis des enjeux écologiques actuels. La sortie de laboratoire invite à découvrir un dialogue singulier entre une scénographie lumineuse motorisée, une partition chorégraphique pour deux interprètes et un montage d’extraits de conférence présentant des principes clés de la décroissance.
Une discussion entre Hugo Dalphond, le professeurÉric Pineault (Sociologie, UQAM. Chaire de recherche en transition écologique) et le professeur Guy Cools (Danse, UQAM.) suivra la présentation. L'échange s’intéressera aux imaginaires de la décroissance et à l’écologie du sensible.
21 mai – 15 h au Studio théâtre Alfred-Laliberté (J-M500)
Dans un contexte marqué par l’économie de l’attention et les crises écologiques, la table-ronde s’intéresse aux dispositifs scénographiques critiques et atypiques, conçus comme des lieux d’émergence de nouveaux imaginaires et d’expériences sensibles renouvelées.
À partir des résultats de leurs recherches des dernières années Anick La Bissonnière (Professeure, UQAM), Caroline Laurin-Beaucage (Professeure, UQAM) et Enrico Pitozzi (Professeur, Université de Bologne, Italie) discuteront des potentialités du travail des atmosphères et des états de corps dans le but de cerner collectivement les contours de nos nouvelles écologies du sensible.
Le Labo-Scéno a pour ambition d’ouvrir des espaces de réflexion, d’expérimentation artistique et de dialogue autour des pensées et des pratiques de la scénographie contemporaine. Né de l’initiative de quatre professeur·es praticien·nes en scénographie de l’École supérieure de théâtre, ce groupe de recherche vise à fédérer le milieu universitaire et les milieux artistiques professionnels autour de la recherche-création en scénographie.
La cohorte de deuxième année en scénographie de l’UQAM vous invite à découvrir Expo-Scéno 2026, présentée les 7, 8 et 9 mai au Studio-Théâtre Alfred-Laliberté. Cinq œuvres grandeur nature, conçues à partir de médiums variés tels que le tissu, la lumière et le son, y sont réunies.
À travers des approches artistiques distinctes, l’exposition met en lumière la diversité des pratiques scénographiques et propose des expériences sensibles et immersives qui invitent à la réflexion.
— De toute la cohorte de deuxième année en scénographie —
Océane Gagné et Éléonore Martin
Cette œuvre vous plonge dans un univers immersif explorant le thème de la nostalgie.
C'est en ralliant plusieurs médiums comme le tissu, la photographie, le son et la lumière que vous est proposé ce lieu familier qu'est la cour arrière comme lieu de réminiscence.
Nous vous invitons à naviguer à travers les bribes de souvenirs et à vous laisser vous imprégner de cette ambiance réconfortante, teintée d'une douce mélancolie.
Alex Goupil et Cassandra Brady
Canevas qui accueille une incursion aux limites de la curiosité du public et des interprètes. Nous prenons joie dans ce projet à jouer avec l’alternance d’explorations somatiques de la matérialité. Nous offrons des fragments, vous en faites ce que vous voulez. N’ayez pas peur, rien n’est prévu.
Roméo Champagne, Claure Vigneau et Emma Boudou
À table, on mange. À table, on échange, on calcule, on accueille, on sourit. À table, il faut aussi dire merci et apprendre à se taire. Ironique chorégraphie de la neutralité. L’excès glisse sous la nappe. Les conflits se rangent avec les couverts. Y a-t-il encore de la place pour une révolte à table?
Olivier Laurin
Un son vaut 2 000 mots : L'ascension vers un enfer personnel
Abigaël Neault et Élodie Lorimier
Nous vous invitons à entrer dans un monde onirique, où les rôles sont momentanément renversés. Ici, la nature vient désarmer ses détracteurs, venant créer un écosystème unique où elle reprend ses droits.
Notre processus a été initié par des questionnements et des critiques sur la banlieue et sa quête d'un environnement parfaitement contrôlé. Nous nous sommes ensuite imaginé un univers où la nature envahirait un espace symbolique et en ferait quelque chose de nouveau. Pour la création de cette œuvre, nous avons travaillé principalement le textile, le bois et la lumière.
Dans cette expo, nous invitons le public à déambuler autour de cet espace que la nature a façonné et à s'approcher pour admirer la beauté de ce nouvel écosystème.
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 19 mai à 13 h
Je te veux de la tendresse est une œuvre scénique interdisciplinaire où danse contemporaine, lumière et musique composent un milieu sensible à travers le déploiement de tableaux où les présences apparaissent, se retirent et se recomposent dans une atmosphère de brume et de pénombre. La lumière y agit comme moteur dramaturgique, modulant les distances et les seuils de visibilité, tandis que la musique façonne une temporalité faite de suspensions et de micro-variations. Ensemble, elles co-génèrent des paysages de co-présences où la tendresse se manifeste comme qualité de relation fragile, instable, mais surtout attentive entre les forces en jeu.
La démarche de Je te veux de la tendresse s’articule autour de trois axes de création qui orientent l’écriture scénique. La poésie de l’image génère une matière visuelle et lumineuse à partir de laquelle émergent les premières intuitions de l’espace. La poésie spatio-musicale met en relation la lumière et la musique pour faire apparaître des dynamiques de temps et de rythme. Enfin, la poésie du paysage accueille les interprètes dans cet environnement où leurs gestes se construisent en réponse aux conditions perceptives en place. Ces axes se superposent et se transforment mutuellement, permettant de faire émerger une écriture fondée sur l’écoute, l’ajustement et la co-présence.
Un mémoire-création de Bastian A. Miranda
Bastian A. Miranda est concepteur lumière et metteur en scène basé à Montréal. Diplômé en scénographie de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM (2023) et actuellement à la maîtrise en théâtre, il développe une pratique qui place la lumière au cœur des processus de création comme matière dramaturgique. Son travail explore la perception, la lenteur et les états de suspension, en cherchant à faire émerger des expériences sensibles et contemplatives.
Ses collaborations en danse contemporaine, théâtre, musique et cirque l’ont amené à travailler avec des artistes et collectifs issus de la relève comme de milieux établis. En 2025, il fonde Le Collaboratif, une compagnie interdisciplinaire qui privilégie des processus de création horizontaux et une approche où les médiums co-émergent dans un même mouvement. Il développe actuellement deux projets de création : Je te veux de la tendresse, une œuvre scénique interdisciplinaire explorant la co-présence à travers la lumière et la musique, et Quand l’immobile cède, je ramasse ce qui reste, un projet centré sur une dramaturgie lumière-musique dans une perspective atmosphérique. À travers ces projets, il s’intéresse aux dynamiques de co-présence et aux manières dont les pratiques artistiques s’altèrent et se recomposent au contact les unes des autres, en portant une attention particulière aux affects partagés, aux frictions et aux zones d’indétermination qui traversent la création.
Remerciements
Je souhaite remercier chaleureusement Hugo Dalphond, mon directeur de recherche, pour son accompagnement rigoureux, sa justesse et sa capacité à soutenir ma pensée dans ses zones d’incertitude.
Merci à Marie Lamothe-Simon pour sa présence attentive et son soutien précieux au cœur du processus de création.
Merci à Sam Barriault pour son regard sensible à travers la photographie, et à Louis Mercier pour la captation vidéo, tous deux ayant contribué à rendre visibles les traces du travail.
Merci à Stéphanie Decourteille pour ses regards extérieurs en danse, qui ont permis de déplacer et d’affiner les dynamiques de travail.
Enfin, merci à Émilie Hamel, Roméo Champagne et Nathan Vialleton-Ratio pour leur aide et leur engagement au fil du processus.
Personnes collaboratrices
Interprétation en danse Antonin Desmarais-Godin
Interprétation en danse Sabrina Dupuis
Interprétation en danse Lou-Anne Rousseau
Dramaturgie et répétition Philippe Poirier
Conception costumes Chloé Depommier
Communications et graphisme Ève-Marie Bégin
Direction de recherche Hugo Dalphond
Conception lumière Bastian A. Miranda
Équipe de l'École supérieure de théâtre
Direction de l’École supérieure de théâtre
Directeur Ney Wendell Cunha Oliveira
Directrice des programmes de 1er cycle Maud Gendron-Langevin
Directeur des programmes de 2ᵉ cycle Hugo Dalphond-Laporte
Équipe de soutien
Chargée projet production Azraëlle Fiset
Atelier décor Charles-Hugo Duhamel
Atelier costumes Raphaëlle Guigue
Animateur & photographe Patrice Tremblay
Assistante administrative Marie Chartré
Apparitrice JOUR Sylvianne Binette
Appariteur SOIR Paul Desgagné
Communications Steave Ruel
Technicien ÉST Claude Boissoneault
Technicien ÉST Luc Désilet
Technicien en travaux pratiques Luc Maltais
Technicien en travaux pratiques Colin Dinard
Assistante gestion des études – programmes de 1er cycle Ariane Renaud
Assistante gestion des études – programmes de 2ᵉ cycle / Secrétaire de direction Sylvia Mall
Présentation des finissant·e·s en enseignement de l’art dramatique
Samedi le 25 avril 2026, à 14 h (ouverture des portes à 13h45) Au Lieu Propice, local J-M500, 1400 rue Berri, Montréal
Admission générale OUVERT À TOUTES ET À TOUS / 60 PERSONNES MAXIMUM
Sous la direction d’Isabelle Roy et d’Elisabeth Senay
Les étudiant·e·s du programme en enseignement de l’art dramatique complètent leur parcours de quatre ans au baccalauréat avec le « Séminaire synthèse du stage 4 : projet personnel en milieu scolaire ». Le 25 avril prochain, chaque finissant·e présentera son projet éducatif en théâtre développé dans une école primaire ou secondaire de Montréal ou de la région. Ces futur·e·s enseignant·e·s partageront alors avec le public les retombées artistiques et pédagogiques de leur projet avec les élèves, les défis relevés et les connaissances acquises. L’École supérieure de théâtre de l’UQAM est fière d’ouvrir cet espace de rencontre, de valoriser la diversité des expériences en enseignement et la grande qualité de son programme d’éducation artistique au Québec.
Le colloque « Les études théâtrales en question : critique, recherche, création et enseignement. Autour de Gilbert David » est organisé par Hervé Guay (cochercheur CRILCQ, UQTR) et Yves Jubinville (cochercheur CRILCQ, UQAM). L’activité aura lieu les 16 et 17 avril 2026, à l’UQAM et à l’Université de Montréal.
Description
L’ensemble des travaux de Gilbert David (membre honoraire CRILCQ, Université de Montréal) invite au bilan. Bilan de ce que les études théâtrales au Québec ont été et sont en train de devenir. Bilan de ce que la critique dramatique a réalisé, de ce qu’il en reste et de ses possibilités de renouvellement. Bilan de l’accompagnement dramaturgique, qu’il a lui-même pratiqué avant que ce métier ne sorte de l’ombre et soit enseigné dans les universités. Bilan des travaux accomplis en histoire du théâtre et en esthétique dans les dernières décennies et de ceux qu’il faut encore mener sur les arts de la scène au Québec. Bilan enfin de l’enseignement des études théâtrales : quelle part doit-on consacrer au texte dramatique? de quelle manière l’aborder? à quels aspects de la représentation s’attacher et selon quelles approches? de quelle attention la réception des spectacles mérite-t-elle de bénéficier? quelle(s) histoire(s) transmettre? dans quel cadre ou contexte institutionnel (national/internationale/mondial) analyser les œuvres et les faits théâtraux? quelle place la recherche-création doit-elle occuper dans les cursus de formation?
À partir et autour du parcours singulier de Gilbert David, le pari consiste à entreprendre un état des lieux des études théâtrales au Québec. Dans le sillage des travaux produit par ce chercheur, il s’agit de mesurer le chemin parcouru, de réfléchir aux mutations en cours et de penser la suite des choses.
Alexandre Cadieux (CEAD), « Contenir la dramaturgie québécoise. Du répertoire analytique de Rinfret à la Mine (1975-2026) »
12h – Dîner
13h30 – Champ disciplinaire et institution théâtrale : une structuration à géométrie variable
Animation : Yves Jubinville
Marion Denizot (Rennes 2), « Enjeux politiques et institutionnels au sein des études théâtrales : regards croisés entre la France et le Québec »
Nicole Nolette (Université de Waterloo), « Gilbert David et la francophonie canadienne »
Hélène Beauchamp (UQAM), « Le théâtre jeunesse dans l’institution et les études théâtrales »
Lucie Robert (CRILCQ, UQAM), « Gilbert David, éditeur »
15h30 – Pause
15h45-17h – Table ronde « La critique sous la loupe. De la création à l’espace public »
Animation : Hervé Guay
Invité·es : Marie Labrecque (Le Devoir), Enzo Giacomazzi (Jeu, revue de théâtre), François Jardon-Gomez (Spirale), Larry Tremblay (Auteur), Christian Lapointe (Metteur en scène)
Vendredi 17 avril 2026 – Université de Montréal
Pavillon Lionel-Groulx, Carrefour des arts et des sciences, salle C-2059
9h – Enseigner le théâtre et la création au collège et à l’université
Animation : Bernard Lavoie (Cégep Lionel-Groulx)
Hélène Jacques (CRILCQ, Cégep Lionel-Groulx), « Sur l’enseignement de la littérature et du théâtre au collégial : réflexions éparses »
Roxanne Martin (CRILCQ, Collège André-Grasset), « À l’école de Gilbert David : passion, rigueur et transmission »
Charlotte Gagné-Dumais (Université de Montréal), « Sur le rôle de Rappels dans l’enseignement et la recherche »
Claire Legendre (CRILCQ, Université de Montréal), « De la thèse à la scène : retour sur l’encadrement des écritures scéniques en recherche-création aux cycles supérieurs »
11h – Pause
11h15-12h30 – Table ronde « Écrire, enseigner, repenser l’histoire du théâtre. Une question d’échelle »
Animation : Yves Jubinville
Invité·es : Roberta Barker (Université Dalhousie), Maude Blanchette-Lafrance (UQAM), Jeanne Bovet (Université de Montréal), Hervé Guay, Louise Frappier (Université d’Ottawa)
Créer Ceci n’est pas un cabaret ! aujourd’hui, c’est d’abord rencontrer une génération d’artistes d’une lucidité bouleversante. Des étudiant·es qui composent avec la précarité, frappé·es de plein fouet par la hausse du coût de la vie, travaillant de longues heures pour étudier, parfois au prix de l’endettement ou du recours à l’aide alimentaire. Dans un climat fragilisé par les contrecoups de la pandémie et l’accélération vertigineuse des mutations technologiques, plusieurs avancent malgré l’anxiété, avec une détermination admirable.
Ensemble, nous avons plongé dans l’univers ludique et subversif de Louis-Dominique Lavigne, auteur et artiste que j'admire de tout mon cœur, pour y faire surgir un cabaret indiscipliné, tendre et éclaté. Un espace où l’absurde devient familier, où les mots dérapent joyeusement, où chansons, jeux et scènes décalées révèlent les petits vertiges du quotidien : l’ennui, les malentendus, les élans et les contradictions de l’enfance.
Au cœur de ce projet, quatre jeunes conceptrices et un dramaturge en herbe ont nourri la création avec une énergie contagieuse. Six interprètes s’y engagent avec une force remarquable, portés par le désir de prendre part au monde qui vient. Un musicien d’exception a façonné la matière sonore du spectacle avec humour et sensibilité.
Je vous invite à venir les rencontrer après la représentation : ils et elles sont là, prêts à échanger, à rêver et à imaginer la suite, avec vous.
Photo par Julie Artacho
Interprétation
Paul Bertaud
Maxim Bouclin
Meyranie Corriveau-Lacroix
Mayda Jimenez
Méllie Plourde
Maude Therrien
Conception et production
Olivier Legault Assistance à la mise en scène et régie
Maude Lessard Décor
Julie Breysse Costumes
Ann-Sarah Richard Accessoires
Laurelou Purcell Éclairages
Sunthy Williams-Prom Tep Conception et direction musicale
Nicolas Jalbert Sonorisation
Alec Arsenault Direction de production
Kim Boily Montage dramatique
Direction de l'École supérieure de théâtre
Directeur Ney Wendell Cunha Oliveira
Directrice des programmes de 1er cycle Maud Gendron-Langevin
Directeur des programmes de 2ᵉ cycle Hugo Dalphond-Laporte
Équipe d'encadrement et coachs
Direction artistique Anne Nadeau
Coach décor Patrice Charboneau-Brunelle
Coach de traitement scénique Camille Picher
Coach costumes Marie-Audrey Jacques
Coach maquillage Suzanne Trépannier
Coach accessoires Karine Cusson
Coach éclairage Nancy Bussières
Encadrement vocal Justine Prévost
Encadrement des premières années Anne-Sara Gendron Claudie Gagnon
Salle Pierre-Mercure 23 avril à 19h et 24 avril à 14h et à 19h
Échange avec le public après la représentation du 24 avril à 14 h.
Dans le cadre du cours « Atelier public », la cohorte étudiante de 2e année en jeu présentent LES AVEUGLES de Maurice Maeterlinck, mise en scène par Laurence Castonguay Emery et Cédric Delorme-Bouchard. Il s’agit de la première représentation publique ayant lieu au sein du baccalauréat en jeu.
Pièce en un acte du symboliste belge Maurice Maeterlinck, Les Aveugles met en lumière une diversité de voix et de corps qui dialoguent entre eux. Isolés en plein cœur d’une forêt septentrionale, ces êtres sont en attente de leur guide disparu. Écrite en 1890 et définie par l’auteur comme un drame statique, entre autres par l’absence d’événement dramatique concret et par un enracinement spatial, l’œuvre invite à explorer en profondeur un espace occupé, sensible et sensoriel, où le rapport à la frontière demeure omniprésent. La conception maeterlinckienne du dialogue fait du silence le véritable lieu où le sens se construit. Dépouillant essentiellement le verbe de sa fonction de communication, le dramaturge loge le moteur de l’action dans les interstices de paroles, dans un silence actif et poétique où les images peuvent émerger et résonner.
Ayant tous les deux une pratique de mise en scène centrée sur l’écriture scénique, Laurence Castonguay Emery et Cédric Delorme-Bouchard invitent les deuxièmes années en jeu de l’École supérieure de théâtre à une immersion dans un clair-obscur où les mots de Maeterlinck deviennent la matière première pour explorer la plasticité de la lumière et des corps.
Formée dans plusieurs écoles spécialisées — Théâtre du Mouvement à Paris, Théâtre laboratoire de Grotowski, Odin Teatret au Danemark — Laurence complète sa maîtrise (M.A) et s’intéresse aux nouvelles formes d’écritures dramaturgiques du corps en scène.
Elle œuvre d’abord comme interprète avec les compagnies OMNIBUS et CHAMBRE NOIRE, puis elle collabore en tant que directrice du mouvement et metteuse en scène avec des artistes provenant de plusieurs disciplines telles que la musique, les arts du conte et les arts de la marionnette.
Depuis 2017, Laurence développe sa propre démarche artistique avec TERRITOIRE 80, compagnie concevant le théâtre comme un écosystème en circulation où les formes migrent, les médiums dialoguent et les territoires deviennent partenaires de création.
Elle enseigne depuis 2012 à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM ainsi qu’à l’École Omnibus, théâtre corporel.
Photo par Martin Labbé
Cédric Delorme-Bouchard
En tant que scénographe et artiste lumière, Delorme-Bouchard a signé plus de trois cents conceptions pour le théâtre, la danse et l’opéra en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. Ses conceptions de décors et d’éclairages ont été soulignées par plusieurs nominations et prix nationaux et internationaux.
En 2018, il fonde la compagnie de création CHAMBRE NOIRE, dédiée à mettre en scène des œuvres théâtrales où les langages scéniques de l’espace et de la lumière sont au centre du processus de création.
Depuis 2018, il met en scène huit projets avec sa compagnie, entre Montréal et Ottawa : Lamelles, Le vaisseau-cœur, Dispositif, Intérieur, Les employés, La nef, Membrane, La jeune fille suppliciée sur une étagère. En plus de sa pratique de metteur en scène et concepteur, Delorme-Bouchard est professeur de scénographie au département de théâtre du cégep Lionel-Groulx.
Studio-d'essai Claude-Gauvreau Du 14 au 18 avril 2026 Une production dirigée des cohortes finissantes 2026 en jeu, en scénographie et en études théâtrales.
« L’appartement demeura vide quelques années / Mais le vide ni le plein n’ont jamais endigué les odeurs du sang »
Un chœur d’acteur·ice·s invoque les histoires successives des locataires d’un même appartement. Ce lieu habité, témoin et récipient des transformations sanglantes de son époque, devient la scène d’une quête de compréhension de la fatalité. Entre le collectif et l’individuel, la voix commune du chœur s’élève, examinant la violence du monde. Se répand alors le flux de paroles d’une jeunesse artistique condamnée, traversée de questionnements identitaires et idéologiques ; une recherche de sens, d’espoir, de blâme et de réponses. Est-ce un appel à l’aide ? Une accusation ? Une révolte ? Une n(essence) collective ?
« Comment continuer à vivre au milieu des désastres ? »
Gabriel Charlebois Plante, metteur en scène du spectacle, propose un processus de création qui s’articule autour d’une dramaturgie du déploiement. Celle-ci s’opère dans la salle de répétition en dépliant extensivement l’écoute et la parole de chacun. À travers des expérimentations vocales, sonores et physiques, les acteur·ice·s sont invité·e·s à s’approprier le texte. Leur relation particulière à celui-ci s’entremêle affectivement à celle des autres, transformant la scène en espace de communion. La synergie des artistes en constante négociation s’étale devant vous pour laisser apparaitre sa fragile organicité.
**Chœur de viande, le texte du spectacle, est un extrait tiré de la pièce Victoires, de Wajdi Mouawad.**
Gabriel Charlebois-Plante est un metteur en scène et auteur reconnu pour ses œuvres théâtrales innovantes et poétiques.
Il termine sa formation en écriture dramatique à l’École nationale de théâtre du Canada en 2015. Depuis, il met en scène plusieurs pièces acclamées par le public et la critique, dont Sur l’apparition des os dans le corps et Cette colline n’est jamais vraiment silencieuse. Sa pièce de fin d’études, Histoire populaire et sensationnelle, lui vaut en 2016 le prestigieux prix Gratien-Gélinas.
Il est reconnu pour son approche audacieuse, explorant la mise en scène sous des angles inattendus et trouvant le théâtre dans des contextes imprévus. Son dernier spectacle, Cette colline n’est jamais vraiment silencieuse, une pièce inspirée par le mythe de Sisyphe, remporte le titre de meilleur spectacle au Prix de la critique 2024 décerné par l’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT). Présentée à La Chapelle Scènes contemporaines du 22 au 30 avril 2024 avant d’être reprise au Théâtre Prospero à l’automne de la même année, la pièce mêle humour et réflexion philosophique sur les répétitions de la vie et la quête de sens.
Maison Théâtre Du 22 au 26 avril 2026 Une production dirigée des cohortes finissantes 2026 en jeu, en scénographie et en études théâtrales.
Imaginez un endroit où tout est possible : les règles de la logique s’envolent, l’absurde devient normal et les mots se transforment en éclats de rire. On y célèbre l’enfance, ses défis, ses contradictions et ses moments de grâce. Malgré le titre, cet endroit est un cabaret poétique dans lequel vous êtes invité·es à entrer. C’est à un joyeux voyage que vous convient les textes de Louis-Dominique Lavigne, auteur majeur du théâtre québécois pour l’enfance et la jeunesse, dont les mots seront portés par sept interprètes sur scène. Ici, jeunes et moins jeunes se laisseront séduire par des chansons originales, des jeux de mots espiègles et des scènes délirantes, où tout peut arriver… ou presque !
Venez découvrir un spectacle où l’on rit de tout, et surtout de nous-mêmes, mais toujours avec tendresse : les petites incohérences du quotidien, les impasses de la communication entre adultes et enfants, les périodes d’ennui. Prêts à vous perdre dans une douce folie ?
Dans le cadre du partenariat qui vise à valoriser les artistes et les œuvres du répertoire théâtral jeune public québécois et qui a donné lieu au succès Jardins d’enfances en 2024, la Maison Théâtre accueille une nouvelle production des finissants et finissantes de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Cette deuxième édition met en lumière les textes de Louis-Dominique Lavigne, cofondateur du Théâtre de Quartier.
Marie-Eve Huot appartient à la nouvelle génération d'artistes engagés corps et âme dans la dramaturgie scénique enfance jeunesse.
En 2007, elle cofonde la compagnie Théâtre Ébouriffé avec laquelle elle crée cinq spectacles. Depuis 2016, elle dirige Le Carrousel, compagnie de théâtre. Son travail de metteuse en scène est présenté au Québec, au Canada, en Belgique, en France et en Espagne.
Elle est membre fondateur du Cube, centre international de recherche et de création en théâtre pour l'enfance et la jeunesse. Son premier texte pour le théâtre, Nœuds papillon, est publié chez Lansman Éditeur et a été créé en France, en Pologne et au Mexique. Aussi publié chez Lansman Éditeur, Ce qui ne se dit pas a été en nomination pour le Prix Gratien-Gélinas 2024. Sa mise en scène d'Une lune entre deux maisons de Suzanne Lebeau lui vaut le prix LOJIQ/RIDEAU Francophonie (2013).
En 2020, elle est devenue l'une des protégées du programme de mentorat des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle. En 2023, elle est finaliste au Prix Jovette-Marchessault. Décernée par le Conseil des arts de Montréal et le Théâtre ESPACE GO, cette récompense vise à reconnaître la contribution de femmes artistes du milieu théâtral montréalais.
À l'invitation du Conseil des arts et des lettres du Québec, elle est aujourd'hui artiste experte à la Commission Internationale du Théâtre Francophone (CITF).
Photo par Julie Artacho
Interprétation
Paul Bertaud
Maxim Bouclin
Meyranie Corriveau-Lacroix
Mayda Jimenez
Méllie Plourde
Maude Therrien
Conception et production
Olivier Legault Assistance à la mise en scène et régie
Maude Lessard Décor
Julie Breysse Costumes
Ann-Sarah Richard Accessoires
Laurelou Purcell Éclairages
Sunthy Williams-Prom Tep Conception et direction musicale
La Loquace, compagnie franco-espagnole, est fondée en 2021 par Lisa Peyron et Daniel Olmos. Tous deux découvrent le théâtre d’objets avec Katy Deville, cofondatrice du Théâtre de Cuisine (France), qui compte parmi les compagnies pionnières de cette forme de théâtre. De cette rencontre naît VIVA!, première création de La Loquace. Depuis, la compagnie est invitée et acclamée dans les plus grands festivals en Europe.
Dans le cadre du Festival international de Casteliers, La Loquace présentera VIVA! Le jeudi 5 mars, 20h30 et vendredi 6 mars, 19h à l’Auditorium de l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont, 475 Bloomfield Avenue Outremont (Québec) H2V 1Y8
VIVA!
Que reste-t-il d’une histoire que personne n’a jamais racontée ?
VIVA!, c’est l’histoire bouleversante d’une famille espagnole traversée par la guerre civile et la dictature franquiste. Sur scène, un bureau anodin. Dans ses tiroirs, des objets du quotidien — craie, ruban adhésif, agrafeuse, taille-crayon — deviennent les témoins inattendus d’un récit profondément humain. Ils s’assemblent, se transforment et reconstituent peu à peu un passé fissuré.
À travers le destin tragique de Pepe et Maria, les grands-parents de l’un des créateurs, VIVA! nous plonge dans un village de Castille, là où un homme, marqué par les traumatismes de la guerre, finit par commettre l’irréparable.
Mêlant théâtre d’objets, humour délicat et drame poignant, VIVA! fait émerger une mémoire intime et collective. Le spectacle redonne voix à une tragédie silencieuse — celle d’un féminicide sous le franquisme — et transforme un récit familial en un vibrant hommage à celles qu’on n’a pas su écouter.
Formule Lecture publique suivie d’une discussion avec le public
Résumé Souviens-toi de la révolution réunit trois acteurs-créateurs — un Haïtien, un Français et un métis haïtiano-canadien — qui interrogent leur rapport à l’histoire, à l’héritage colonial et à l’identité. Ensemble, ils se penchent sur Haïti et sur ce que l’histoire de ce pays signifie pour leurs quêtes personnelles et politiques.
À travers une forme scénique éclatée, le spectacle revisite les traces de la colonisation et les contradictions de l’histoire haïtienne afin d’éclairer la situation contemporaine de la première république noire issue d’une révolte d’esclaves. Portée par une pluralité de voix, de récits et de corps, la pièce fait rayonner Haïti dans toute sa complexité — ses tensions, ses fractures et ses couleurs — en croisant mémoire historique, parole intime et réflexion collective.
La compagnie Le Fâcheux Théâtre a pour mandat la recherche, la production et la diffusion théâtrales. La compagnie s’intéresse aux textes à forte résonance contemporaine et aux démarches artistiques singulières qui interrogent notre société.
Son action se décline en deux volets. Le premier, Molière dans le Parc, propose un théâtre estival en plein air visant à démocratiser l’accès au théâtre et à rejoindre un public large et diversifié. Le second est consacré à la recherche théâtrale et investit des lieux variés, libéré des contraintes du théâtre en plein air.
Direction artistique Sylvain Sabatié
Crédits artistiques Texte et jeu : David Bélizaire, Sylvain Sabatié, Miracson Saint-Val Mise en scène : Karine Ricard Scénographie et costumes : Andrée-Ève Archambault Conseils artistiques : Marie-Ève Fontaine Régie : Pascale Lemay
Informations pratiques Durée : 1 h 30, suivie de 30 minutes de discussion
Lecture publique du texte, suivie d’un moment d’échange avec le public
Résumé
La tempête est partout est une œuvre théâtrale allégorique qui met en scène trois familles confrontées à une tempête invisible, niée ou banalisée selon les points de vue. À travers le quotidien de parents et d’enfants se préparant pour l’école, la pièce explore différentes manières de percevoir, de nommer — ou de refuser de reconnaître — la violence du racisme systémique.
La « tempête » devient une métaphore des discriminations vécues par les enfants noirs à l’école : certaines figures parentales tentent de protéger et d’outiller leurs enfants, d’autres nient l’existence même du danger, tandis que d’autres encore normalisent la situation au nom de l’ordre social. Les scènes alternent entre réalisme et absurdité, révélant l’écart profond entre l’expérience vécue du racisme et les discours institutionnels, médiatiques et politiques qui en minimisent l’existence.
Auteurs
Texte écrit par Ney Wendell et Stella Thibault.
Le projet et la Chaire de recherche
La tempête est partout est une réalisation de la Chaire de recherche sur le racisme en éducation de l’UQAM. La Chaire vise à documenter, analyser et transformer les pratiques éducatives en lien avec le racisme, les discriminations et les inégalités vécues dans les milieux scolaires et communautaires.
Par une approche interdisciplinaire alliant recherche, création artistique et action sociale, la Chaire développe des outils de sensibilisation, de formation et de mobilisation afin de favoriser une éducation plus juste, inclusive et équitable. Les projets de la Chaire accordent une place centrale aux récits, aux expériences vécues et aux voix des personnes directement concernées par le racisme, en utilisant notamment les arts comme espace de réflexion, de transmission et de transformation sociale.
13 février 2026 · 18 h à 21 h Local J-2940, Pavillon Judith-Jasmin Université du Québec à Montréal (UQAM)
Cette activité propose une réflexion et une mise en partage autour de la création théâtrale pensée depuis les marges. Elle interroge la manière dont les identités, les expériences vécues et les contextes sociaux influencent les formes artistiques, les récits et les esthétiques scéniques. À partir de son parcours et de ses pratiques, l’artiste abordera la création comme un espace de tension et de dialogue entre l’intime et le politique, entre responsabilité artistique et liberté de création. L’atelier explorera également la recherche de nouvelles narrations et de nouvelles formes scéniques capables de rendre visibles des voix, des corps et des imaginaires souvent marginalisés.
Tatiana Zinga Botao est une artiste pluridisciplinaire née à Kinshasa (RDC) et établie à Montréal. Formée en jeu au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, elle développe une pratique à la croisée du théâtre et de la danse, explorant les questions d’identité, de mémoire, de migration et de rapports de pouvoir.
Depuis sa sortie d’école, elle a joué sur les scènes institutionnelles majeures de Montréal, ainsi qu’à la télévision et au cinéma. Cofondatrice du Théâtre de la Sentinelle, elle œuvre à la mise en lumière des dramaturgies afro-descendantes francophones.
Comme metteuse en scène, elle a cosigné M’appelle Mohamed Ali de Dieudonné Niangouna, présenté au Festival TransAmérique et au Théâtre du Quat’sous en 2021. Son travail s’inscrit dans une démarche de décolonisation des imaginaires et de transmission artistique.
Conférence organisée avec le Pôle sur la santé mentale Invité : Jean-Philippe Gagné Lundi 23 février 2026 à 12h45 Bibliothèque des arts, Pavillon Hubert-Aquin A-1200
Cette conférence propose une introduction claire et accessible à l’anxiété, envisagée à la fois comme une émotion normale et comme une difficulté pouvant devenir envahissante. La présentation permettra de mieux comprendre les mécanismes cognitifs, comportementaux et émotionnels qui maintiennent l’anxiété, tout en offrant des stratégies concrètes issues de la thérapie cognitivo-comportementale pour la reconnaître, l’accueillir et réduire son impact au quotidien. Des outils pratiques seront abordés afin de développer une meilleure tolérance à l’incertitude et favoriser un rapport plus apaisé à cette émotion fréquente dans les milieux académiques et professionnels
Jean-Philippe Gagné, Ph.D. est psychologue et professeur au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent sur les mécanismes sous-jacents aux troubles anxieux et connexes, dans le but d’informer et d’améliorer la thérapie cognitivo-comportementale. Il est activement impliqué en formation clinique, en recherche, en enseignement et en transfert des connaissances. Il siège au conseil d’administration de l’Association canadienne des thérapies cognitives et comportementales, où il contribue aux initiatives francophones et au développement professionnel, et est également président de l’Association scientifique pour la modification du comportement.
Conférence de l’artiste Ann-Sarah Richard Lundi 16 février 2026 de 12h45 à 14h Bibliothèque des arts, Pavillon Hubert-Aquin A-1200
Cette conférence propose une plongée au cœur du processus de création de l’installation immersive Derrière la façade. À travers le choix des matériaux, des formes et de l’espace, l’artiste explore l’anxiété comme une réalité invisible mais profondément présente. En partageant l’origine personnelle du projet, ses intentions et ses réflexions, cette rencontre vise à sensibiliser le public à une réalité qui ne se voit pas, mais qui se vit au quotidien. Une invitation à mieux comprendre, ressentir et ouvrir le dialogue autour de la santé mentale.
Ann-Sarah Richard est finissante à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, où elle se spécialise en conception d’accessoires et de décors. Sa pratique s’articule autour de la création d’installations immersives et de dispositifs scénographiques porteurs de sens, qui placent l’expérience du public au cœur du processus de création.
Elle s’intéresse particulièrement aux œuvres à portée éducative, sensible et sociale, et développe un fort intérêt pour le jeune public, pour qui elle souhaite créer des espaces accessibles, engageants et significatifs. À travers les matériaux, les objets et l’espace, elle conçoit des environnements qui racontent, questionnent et éveillent la réflexion.
Avec son projet Derrière la façade, elle explore l’anxiété comme une expérience intérieure souvent invisible, qu’elle matérialise dans l’espace afin de favoriser la sensibilisation et le dialogue autour de la santé mentale. Son travail témoigne d’une volonté de créer des œuvres immersives, humaines et porteuses de sens, notamment dans les milieux culturels et éducatifs.
Mercredi 11 février 2026 De 12 h 45 à 13 h 45 Lieu Propice (J-M500)
Cet entretien permettra de mettre en valeur le parcours exceptionnel de cet artiste, à la fois auteur, scénariste, metteur en scène, animateur, poète et comédien, qui est une figure incontournable dans l’histoire du théâtre québécois, plus particulièrement dans celle du théâtre pour l’enfance et la jeunesse.
La rencontre inclura la lecture d’extraits du spectacle Ceci n’est pas un cabaret!, la production dirigée par Marie-Eve Huot avec une partie des finissantes et finissants de l’EST qui sera présentée à la Maison Théâtre en avril prochain ! Bienvenue à tous et à toutes.
*Un atelier d’écriture offert par Louis-Dominique Lavigne suivra l’entretien sous inscription (sous inscription, places limitées et réservées à la population étudiante et enseignante de l’EST), l’invitation sera relayée sous peu.
Du 15 au 17 janvier, s’est tenu le congrès annuel de l’Association Théâtre Éducation du Québec (ATEQ). Plus d’une centaine de personnes enseignantes en art dramatique se sont rassemblées pour trois journées de formation continue et d’échanges en plus de souligner les 25 ans de l’association.
L’EST était très bien représentée lors de l’évènement. Notre directeur Ney Wendell et les personnes chargées de cours Laurence Castonguay Emery et Simon Charron ont donné des formations. La professeure Anne Nadeau a présenté un projet de recherche. Geneviève Lanoue et Elisabeth Senay, chargées de cours, siègent sur le conseil d’administration et ont contribué à l’organisation du congrès. De très nombreuses personnes diplômées figuraient parmi les congressistes. Même des personnes étudiantes actuelles étaient au rendez-vous !
Pour marquer son 25e anniversaire, l’ATEQ a instauré les prix Reconnaissance. Ces derniers visent à souligner la contribution de personnes enseignantes dont les pratiques se révèlent inspirantes et fédératrices pour toute la communauté enseignante.
Pour cette première édition, le prix Innovation a été remis de façon posthume à Rachel Éthier, diplômée de l’EST. On a souligné l’engagement et la grande sensibilité de cette artiste-pédagogue dont la pratique a marqué la communauté mauricienne.
Le prix Carrière a pour sa part été remis à Carole Marceau, professeure retraitée de la concentration enseignement. Sa passion indéfectible pour la profession enseignante, la formation de la relève et la recherche en éducation artistique a été saluée.
Merci à celles et ceux qui ont contribué à rendre ce congrès aussi inspirant et porteur d’idées nouvelles. À l’année prochaine !
Viens jaser avec Stéphanie Laurin, Josianne Dulong-Savignac et Solène Paré, diplômées du programme, qui viendront partager leur parcours, ce qu’elles font maintenant, ce que les études théâtrales leur ont apporté, et comment elles ont tracé leur chemin après la graduation.
L’activité prendra la forme d’une discussion ouverte et conviviale, animée par Alice Wistaff. Un espace pour poser des questions, réfléchir ensemble et parler franchement des multiples avenues possibles après les études.
Ouvert à toutes les concentrations!
🗓️ Mercredi 4 février 2026 🕐 13 h 30 à 15 h 📍 Lieu Propice (J-M500)
Jeune public – à partir de 4 ans Durée : 60 minutes Langues : Français et une représentation en italien (vendredi 6 mars, 19 h) Technique : Spectacle de marionnettes à gaine traditionnelles d’Émilie-Romagne (Italie)
À propos du spectacle
Et si on revenait au temps des rois… en Italie ?
Dans L’enlèvement du prince Charles, un vieux roi voit son fils disparaître et ordonne à tous ses serviteurs et soldats de le retrouver à travers le royaume.
Fagiolino, personnage emblématique de la tradition de la commedia dell’arte italienne, courageux et espiègle, se lance à son tour dans la quête, guidé par les conseils de la mystérieuse fée Circé (Ciuciafurmighe). Son aventure le mène jusqu’à la Forêt de la Gale, où le prince Charles est retenu par le redoutable brigand Spaccateste et son complice Gigolante.
Entre péripéties, ruses et rencontres étonnantes, Fagiolino parviendra-t-il à vaincre les méchants et à ramener le prince sain et sauf ? Un spectacle plein d’humour et de suspense, où courage, ingéniosité et quelques coups de bâton font toute la différence.
Rencontre avec les artistes
Les représentations seront suivies d’une discussion en bord de scène avec les artistes.
Compagnie
Le Teatro del Drago est dirigé par la famille Monticelli, marionnettistes de père en fils depuis cinq générations. Depuis le XIXᵉ siècle, la compagnie perpétue la tradition des marionnettes à fils, à gaine et des marottes.
Les frères Mauro et Andrea Monticelli, directeurs artistiques, développent le travail de la compagnie autour de deux axes :
La tradition, avec des spectacles classiques et la conservation de la Collection Monticelli
La recherche, à travers un théâtre de marionnettes contemporain explorant de nouveaux matériaux et techniques
Dates et heures
Jeudi 5 mars 2026 — 10 h
Jeudi 5 mars 2026 — 13 h 30
Vendredi 6 mars 2026 — 10 h
Vendredi 6 mars 2026 — 19 h (en italien)
Lieu
Studio-d’essai Claude-Gauvreau (J-2020) École supérieure de théâtre de l’UQAM Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Montréal (Québec) H3C 3P8 VOIR LA CARTE
Billetterie — Tarification inclusive
TARIF SOLIDAIRE — 45 $ Je souhaite soutenir la tarification inclusive et permettre à d’autres personnes de profiter de tarifs moindres.
TARIF RÉGULIER — 35 $ Je souhaite soutenir Casteliers et suis en mesure de payer le prix réel d’un billet.
TARIF RÉDUIT — 28 $ J’ai un budget limité pour les activités culturelles, mais je ne veux rien manquer.
TARIF ACCESSIBLE — 23 $ J’ai un faible revenu et peux rarement m’offrir des sorties culturelles.
Direction artistique : Roberta Colombo Interprétation : Andrea Monticelli, Mauro Monticelli, Gianluca Palma Organisation : Irene Monticelli
Photos
Crédit photo : Teatro del Drago
Informations importantes
Le spectacle affiche complet ? Tentez votre chance à la porte. Arrivez tôt : si des billets réservés sont libérés à la dernière minute, ils seront remis en vente.
Par respect pour les artistes et les autres spectateur·trices, les retardataires ne seront pas admis·es.
À l’occasion de la Journée des Portes ouvertes, venez nous rencontrer et découvrir ce qui fait vibrer l'École supérieure de théâtre de l’UQAM.
📅 Date : Samedi 7 février 2026 ⏰ Horaire du kiosque d'information : 12 h à 16 h 📍 Deuxième étage du Pavillon Judith-Jasmin
Pour en savoir plus sur notre communauté artistique, quatre professeur·es et étudiant·es de chaque concentration seront sur place pour répondre à vos questions.
Programme de la journée
Visites des espaces et des installations : explorez nos studios, salles de cours et coulisses!
Départs à 13 h 30 et 14 h 45 (On se rejoint au kiosque!)
Durée : environ 45 minutes
Ateliers de théâtre
Théâtre d'objets et mise en performance avec Isabelle Chrétien
Jeu corporel et écriture de plateau avec Laurence Castonguay Emery
Chaque atelier est offert deux fois : • 13 h à 14 h • 14 h 30 à 15 h 30
Tombez en amour avec une concentration : découvrez ce qui vous inspire entre jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement.
Choisissez une université avec une école complète de théâtre, offrant des programmes variés et adaptés aux réalités du théâtre contemporain.
Vivez des émotions fortes en explorant nos différentes salles, studios et espaces de création.
Rencontrez quatre professeur·es et étudiant·es de chaque concentration, qui partageront leurs expériences et répondront à toutes vos questions.
Que vous soyez futur·es étudiant·es ou passionné·es du monde du théâtre, venez échanger, vous inspirer et imaginer votre avenir au cœur de la création artistique.
Du 2 au 27 février en continu Bibliothèque centrale, local A-2155 Entrée libre et gratuite
Derrière la façade est une exposition immersive qui explore le thème de l’anxiété, une réalité souvent invisible et dissimulée derrière les apparences. À travers une installation architecturale jouant sur les murs, la lumière et le paysage sonore, l’artiste invite le public à une traversée sensorielle en deux temps, où le corps et les sens sont pleinement sollicités.
Créée par Ann-Sarah Richard, étudiante en scénographie, l’exposition est le fruit d’une collaboration entre le Service des bibliothèques et l’École supérieure de théâtre. Elle a d’abord été présentée lors de l’édition 2025 d’Expo-scéno, l’événement annuel qui met en lumière la diversité des pratiques scénographiques et suscite des réflexions sur des enjeux contemporains.
Deux conférences en complément de l'exposition
Derrière la façade : matérialiser l’anxiété dans l’espace
Conférence de l’artiste Ann-Sarah Richard Lundi 16 février 2026 de 12h45 à 14h Bibliothèque des arts, Pavillon Hubert-Aquin A-1200
Cette conférence propose une plongée au cœur du processus de création de l’installation immersive Derrière la façade. À travers le choix des matériaux, des formes et de l’espace, l’artiste explore l’anxiété comme une réalité invisible mais profondément présente. En partageant l’origine personnelle du projet, ses intentions et ses réflexions, cette rencontre vise à sensibiliser le public à une réalité qui ne se voit pas, mais qui se vit au quotidien. Une invitation à mieux comprendre, ressentir et ouvrir le dialogue autour de la santé mentale.
Comprendre l’anxiété pour mieux l’accueillir et la gérer
Conférence organisée avec le Pôle sur la santé mentale Invité : Jean-Philippe Gagné Lundi 23 février 2026 à 12h45 Bibliothèque des arts, Pavillon Hubert-Aquin A-1200
Cette conférence propose une introduction claire et accessible à l’anxiété, envisagée à la fois comme une émotion normale et comme une difficulté pouvant devenir envahissante. La présentation permettra de mieux comprendre les mécanismes cognitifs, comportementaux et émotionnels qui maintiennent l’anxiété, tout en offrant des stratégies concrètes issues de la thérapie cognitivo-comportementale pour la reconnaître, l’accueillir et réduire son impact au quotidien. Des outils pratiques seront abordés afin de développer une meilleure tolérance à l’incertitude et favoriser un rapport plus apaisé à cette émotion fréquente dans les milieux académiques et professionnels
J’ai voulu aborder le thème de l’anxiété, cette réalité souvent invisible, dissimulée derrière les apparences. L’anxiété ne se perçoit pas toujours au premier regard. Elle se découvre avec le temps, à travers les gestes, les silences, les regards. En apprenant à connaître une personne, on comprend davantage sa réalité.
Cette installation architecturale invite à une traversée en deux temps. Elle s’articule autour de murs, de lumière, de son et d’éléments scénographiques qui enveloppent le corps et les sens. J’ai travaillé principalement le décor, l’éclairage et le paysage sonore pour provoquer une expérience immersive.
L’École supérieure de théâtre ouvre ses portes sur ses espaces et sur ses pratiques pédagogiques. À l’occasion des portes ouvertes, deux ateliers pratiques vous sont proposés afin de découvrir l’esprit de l’école, l’expertise du corps enseignant et la diversité des approches artistiques privilégiées. Venez vous mettre en jeu !
HORAIRE DES ATELIERS
Chaque atelier est offert deux fois : • 13 h à 14 h • 14 h 30 à 15 h 30 Inscription à l’avance recommandée. Quelques places pourraient être disponibles le jour-même, selon l'achalandage.
Avec Isabelle Chrétien, spécialiste des arts marionnettiques
Détournés de leur fonction utilitaire, les objets deviennent des protagonistes porteurs de sens et de poésie. Dans un esprit ludique, cet atelier vous invite à découvrir le théâtre d’objets en repensant la relation entre le corps, la matière et l’espace. Tenue confortable recommandée.
JEU CORPOREL ET ÉCRITURE DE PLATEAU
Avec Laurence Castonguay Emery, spécialiste du mouvement
En plaçant le corps au centre du processus de création, cet atelier vous amène à explorer ses dynamiques, ses rythmes et son potentiel expressif. Vous expérimenterez une écriture de plateau qui se construit dans l’espace scénique et met en valeur une dramaturgie du corps. Tenue confortable recommandée.
INFORMATIONS PRATIQUES
Le local exact de votre atelier vous sera confirmé par courriel dans les semaines précédant l’événement. Le jour même, si vous êtes incertain·e de l’endroit où vous présenter, rendez-vous au kiosque Théâtre situé au 2ᵉ étage. L’équipe pourra vous orienter.
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 15 et 16 janvier à 19h et 17 janvier à 14h
L'animation des matériaux fait émerger des réalités imaginales : formes, silhouettes, projections, présences. La rivière est son flux, est une interprétation polyphonique du flux perpétuel de l'eau. Le paysage imagé est composé de corps et de matériaux, de phénomènes immatériels : ombres, projections, sons, reflets. En tant que performance et présence, la rivière est à la fois un objet chorégraphique et une expérience animiste imagée.
Cette sortie de laboratoire publique invite les participants à entrer dans un mode de performance collectif, mettant en évidence différentes expériences sensorielles et esthétiques, afin d’augmenter l’écoute, l’attention, et la conscience de la relation. La performance est transmise aux interprètes à travers une partition haptique et visuelle, mais elle est renouvelée à chaque moment à travers la recherche du flux. Dans une étude, plusieurs fils se fondent en une seule image animée de la rivière, tandis que dans la seconde, un seul fil est propulsé dans l'espace par de nombreuses mains.
Les lignes de correspondance explorées ici sont conçues pour exprimer et transmettre, l'expérience écologique: de l’interdépendance et de la contingence, et de la non-séparabilité entre; les interprètes, les matériaux, le lieu, le collectif, l’image. A travers la recherche du flux, je pose la question suivante : à l'ère de l'anthropocène, la performance matérielle peut-elle être un lieu de transmission pour les pratiques nouvelles, et anciennes, d'attention esthétique et sensorielle?
Clea Minaker est marionnettiste et créatrice interdisciplinaire diplômée de la sixième promotion de l'École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette à Charleville-Mézières, France (2002-2005). Depuis 20 ans, elle présente son travail à travers le Canada et à l’international, œuvrant comme créatrice, metteuse en scène, conceptrice et interprète. Elle apporte le langage de la marionnette contemporaine dans des créations de théâtre, des performances de musique, de l'opéra, de la danse, du cinéma, des arts visuels et des arts communautaires. Elle est intéressée par la poésie du geste marionnettique et, à travers cette recherche, dans son potentiel écosomatique.
Elle a collaboré avec Atom Egoyan (The Seven Veils, 2023 ; Salomé, 2013, 2023), Kid Koala (Nufonia Must Fall, 2014-16), So-called (Tales of Odessa, 2013 ; Rock the Belz, 2008), Esmerine (2011, 2012) et Feist (The Living Lantern, 2009 ; The Reminder Tour, 2007, 2008). Clea a créé des œuvres en carte blanche à l’Orchestre du Centre national des Arts (The Firebird, 2015), au Banff Centre pour les arts et la créativité (Convergence, 2014), à IF! Istanbul (2012), au Musée d'art contemporain de San Diego (2012), Youtheatre (2010) et au Festival Casteliers (2009). Clea a présenté sa performance originale The Book of Thel au Théâtre La Chapelle en 2013, a exposé à la C.V.A.G (Physica, 2019) et a performé sa création visuelle pour le court-métrage A Letter to the Ocean (Imago Theatre, 2020). En 2009, Clea a reçu le prix de protégée Siminovitch en scénographie, choisie par le lauréat du prix, le marionnettiste canadien Ronnie Burkett.
Clea a enseigné les arts de la marionnette et la création interdisciplinaire à l’Université Concordia, UBCO, McGill University, Banff Centre for the Arts, Old Trout Puppet Intensive et Playwrights’ Workshop Montréal ; elle enseigne actuellement à l’UQAM, à l’École nationale de théâtre et à l’AQM. Elle suit de nombreux artistes inspirants à titre de mentor, œil extérieur et dramaturge. Elle est passionnée par le pouvoir transformatif de l’art.
Collaborateur·ices
Création lumières Rim Mohammad
Collaborateur et complice Steve Day
Oeil extérieur complice Iris Richert
Création son Gabriel Lambert
Ingénieurs de son Phasing Fun Studios et Miles Dupire-Gagnon
Directrices de recherche Dinaïg Stall et Kelly Keenan
Interprètes en spectacle Denise Rogers Valenzuela Elno Sennechael Steve Day Caitlin Ross Iris Richert Claire Burns Clea Minaker Karina Bleau Mati Boisvert Pohanna Pyne Feinberg River Azul Vial Juliet Lammers Jun Lammers Gray Claudie Legault Gabriel Lambert Oley Lambert Matisse Lambert Yana KM
Participants en recherche Polina Shubina Kristina Trotske Claudie Legault Denise Rogers Valenzuela Caitlin Ross Yana KM Iris Richert Karina Bleau Pohanna Pyne Feinberg River Azul Vial Andres Vial Oley Lambert Matisse Lambert
Équipe de l'École supérieure de théâtre
Direction de l’École supérieure de théâtre
Directeur Ney Wendell Cunha Oliveira
Directrice des programmes de 1er cycle Maud Gendron-Langevin
Directeur des programmes de 2ᵉ cycle Hugo Dalphond-Laporte
Équipe de soutien
Chargée projet production Azraëlle Fiset
Atelier décor Charles-Hugo Duhamel
Atelier costumes Raphaëlle Guigue
Animateur & photographe Patrice Tremblay
Assistante administrative Marie Chartré
Apparitrice JOUR Sylvianne Binette
Appariteur SOIR Paul Desgagné
Communications Steave Ruel
Technicien ÉST Claude Boissoneault
Technicien ÉST Luc Désilet
Technicien en travaux pratiques Luc Maltais
Technicien en travaux pratiques Colin Dinard
Assistante gestion des études – programmes de 1er cycle Ariane Renaud
Assistante gestion des études – programmes de 2ᵉ cycle / Secrétaire de direction Sylvia Mall
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 22 janvier à 19h et 23 janvier à 14h et 19h
J’exerce le métier d’actrice depuis une quarantaine d’années. Un métier qui comporte une part de mystère où s’entrelacent le visible et l’invisible.
En 2022, je me suis inscrite à l’université pour observer et réfléchir ma pratique à partir d’un autre point de vue. Au fil des quatre dernières années, par des « laboratoires » sur différentes scènes au théâtre et surtout par la rencontre et les échanges avec des chercheures passionnées et passionnantes ici, à l’UQÀM, j’explore les mouvements circulatoires qui interviennent entre la scène et la salle durant une représentation.
En deçà et au-delà des mots, comment les intentions circulent-elles entre nous ? Comment se construit ce dialogue chargé de tout ce qui nous entoure ? Comment nos mémoires se réactivent-elles ?
J’ai rencontré des camarades de jeu et des spectateurices « multirécidivistes » pour approfondir comment ils et elles traversaient l’expérience du jeu. Inspirée par la théorie de la transitionnalité, la phénoménologie appliquée et les neurosciences, j’explore avec vous les mouvements de dilatation puis de diffraction des intentions depuis la scène jusque dans la salle et inversement, de vous à moi.
Je cherche à partager entre nous ce que la philosophe Marie-José Mondzain nomme des « gestes imageants ». Des gestes performés qui offrent des espaces de liberté.
J’ai grandi à Montréal-Nord dans une famille de quatre enfants. J’ai étudié au Collège Mont-Saint-Louis puis j’ai complété « a senior year » à San Diego en Californie pour revenir à Ahuntsic, au CEGEP, en sciences humaines profil psychologie.
Je me suis ensuite inscrite à l’École nationale de théâtre pour y obtenir mon diplôme en 1986. Je n’ai jamais cessé de jouer depuis. Surtout au théâtre et à la télé, surtout au cœur de la création avec, entre autres, mes ami·es les Éternels pigistes. Nous avons joué nos spectacles des centaines de fois, un peu partout au Québec et jusqu’à l’autre bout du Canada.
Je garde aussi précieusement en mémoire ces projets qui vous bouleversent la vie comme L’Affiche portant sur le conflit israélo-palestinien ou Première Neige/First Snow avec des artistes écossais.
À la télévision (Providence, Les Hauts et les bas de Sophie Paquin, Fragile, Sans Rendez-vous, Plan B… etc.), j’ai aimé tous ces personnages dont les histoires m’ont fait voyager à travers mille et un trajets de vie.
Parallèlement à ces années de jeu, j’ai enseigné à l’École nationale de théâtre et maintenant j’étudie à l’université (UQÀM).
Chaque jour, j’éprouve combien nous sommes éphémères et donc terriblement vivant·es.
Très belle soirée à vous, Isabelle Vincent
Remerciements
Merci à Marie-Christine, généreuse et perspicace, toujours là au bon moment. Merci Gabrielle, sonorisatrice à l’écoute active. Merci à la lumineuse Laurelou. Merci Nicolas. Merci à tous ceux et celles que j’ai rencontré·es pour ma recherche. Merci à mes professeures, passionnantes et dévouées. Merci à tout le personnel de l’UQÀM.
Merci à mon amoureux de toujours, mes enfants, mes ami.es, ma famille, ma belle-famille et les spectateurices qui partagent avec nous les arts vivants.
Collaborateur·ices
Directrice de recherche-création Marie-Christine Lesage
Scénographe par immersion sonore Gabrielle Couillard
Voix Nicolas Gendron et Isabelle Vincent
Photo de l’affiche et vidéo Claude Desrosiers
Éclairage Laurelou Purcell
Complice Nicolas Gendron
Régisseure Gabrielle Couillard
Équipe de l'École supérieure de théâtre
Direction de l’École supérieure de théâtre
Directeur Ney Wendell Cunha Oliveira
Directrice des programmes de 1er cycle Maud Gendron-Langevin
Directeur des programmes de 2ᵉ cycle Hugo Dalphond-Laporte
Équipe de soutien
Chargée projet production Azraëlle Fiset
Atelier décor Charles-Hugo Duhamel
Atelier costumes Raphaëlle Guigue
Animateur & photographe Patrice Tremblay
Assistante administrative Marie Chartré
Apparitrice JOUR Sylvianne Binette
Appariteur SOIR Paul Desgagné
Communications Steave Ruel
Technicien ÉST Claude Boissoneault
Technicien ÉST Luc Désilet
Technicien en travaux pratiques Luc Maltais
Technicien en travaux pratiques Colin Dinard
Assistante gestion des études – programmes de 1er cycle Ariane Renaud
Assistante gestion des études – programmes de 2ᵉ cycle / Secrétaire de direction Sylvia Mall
Sous la direction d’Elisabeth Senay, les personnes étudiantes de troisième et quatrième années en enseignement de l’art dramatique de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM sont heureuses de vous convier à deux spectacles créés dans le cadre du cours Production théâtrale en milieu scolaire, mettant en vedette des élèves de classes d’accueil de l’École secondaire Georges-Vanier.
TISSÉ SERRÉ
Tissé serré explore avec sensibilité et humour les liens, les souvenirs et les émotions qui nous habitent. Composé de deux productions distinctes, le projet rassemble six créations originales élaborées par, pour et avec les élèves. Ces œuvres offrent un regard nouveau sur ce qui nous unit, malgré nos différences et nos contradictions.
Un des premiers titres de cette œuvre inédite d’Éric Noël était Partages. Et c’est bien à un partage que nous vous convions aujourd’hui. Une expérience aussi humaine qu’artistique. Un appel à la rencontre, à la solidarité, au soutien, à l’amour. C’est un portrait sensible des engrenages de la dépendance. De toutes les dépendances et de leurs sévices. Mais c’est surtout un regard bienveillant sur la vulnérabilité humaine. Une vulnérabilité qui peut être lumineuse quand elle se dévoile aux autres.
Il y a dans cette proposition dramaturgique un lien étroit entre l’engagement social et le théâtre. Nous nous sommes permis de naviguer dans cette ambiguïté entre le réel et le fictif. De les rapprocher le plus possible à l’intérieur même de la proposition scénique. Nous rêvions d’une œuvre humaine partagée aux humains par des humains. La main tendue, le cœur ouvert.
Éric Noël a construit avec délicatesse cette fiction polyphonique à partir du verbatim des entrevues qu’il a menées auprès de personnes aux prises avec des troubles de la dépendance. Nous tenons à les remercier profondément pour leur courage et leur générosité. Merci aussi à toute l’équipe de création pour la souplesse, l’ouverture et l’engagement tout au long du processus de création et un coup de chapeau à l’École supérieure de théâtre d’avoir permis la création de cette œuvre inédite.
J’ai perçu, au fil de la création, que se révélait un espace singulier où la pratique devenait, parmi d’autres choses, un prétexte pour créer du lien entre les humain.es. Ce sont des traces vivantes, difficiles à consigner dans un cahier de notes. J’ai vu se déployer le champ lexical complet de l'amitié au sein de l’équipe que j’accompagnais.
J’ai reconnu la force de la bienveillance d’un groupe, des mouvements invisibles qui créent du sens. L’appartenance qui devient, discrètement, une raison de se lever le matin. J’ai envie d’honorer le soin, perceptible dans leur manière d’être et de faire ensemble, qui a profondément marqué le travail.
Puisque ce sentiment est rare pour certain.es, j’ai choisi d’offrir 9 lampes pour s’accrocher. En espérant que demeure, en chacun.e d’elleux, ce désir fragile d’arracher un peu de lumière à un monde qui la leur refuse.
9 lampes pour s’accrocher
1. dissocier la responsabilité du blâme.
2. il faudra du temps pour digérer l’ennui. le calme destructeur des heures trop longues. ne pas céder à l’immobilité.
3. chercher la force et accepter de l’accueillir. reconnaître qu’elle est synonyme de vie, que de vivre exige énormément d’efforts, parfois plus que pour les autres. accepterque c’est injuste.
4. la maison est plurielle. s’il n’y a pas eu de maison physique, il existe des lieux à soi, parfois tout petits et cachés à l’intérieur de la tête, ils nous appartiennent. personne ne peut nous en dérober.
5. un jour personne ne se souviendra d’avoir accepté ça
d’avoir laissé quelqu’un disparaître dans l’obscurité. quand on chute on enterre la vérité avec nous. penchant collectif pour l’oubli. il faut ordinairement survivre pour rendre justice.
6. notre grille de lecture est encore noire et blanche. la lumière se décline à l’infini, en un spectre de couleurs et de nuances. cette histoire est sans conquête, sans vainqueur et son dénouement est flou. elle se résout quelque part dans l’oreille.
7. il faut retracer le sillage qui mène à ton prénom. dis-le souvent pour qu’il ne s’abatte plus sur toi comme une condamnation avant le petit-déjeuner.
8. dans l’étendue entre deux corps s’achemine la parole. elle fabrique la ressemblance.
9. ici, il a fallu rejoindre le trou pour se restituer.
Interprétation
Paul Bertaud
Émilie Brunet
Aurélie Clair
Meyranie Corriveau-Lacroix
Cassille Franche-KarsentiNathan Vialleton-Ratio
Audrey Gendron-Paiement
Jag
Simon Thibaud-Ceccarello
Conception et production
Manon Péguillou Assistance mise en scène et régie
Ambre Jabrane Dramaturgie
Laurelou Purcell Espace et lumière
Maude Lessard Costumes et accessoires
Marthe Seppey Son
Louis-Olivier Jetté Direction de production
Remerciements
Éric Noël, pour sa présence en répétition
Anne Nadeau, pour son appui à la médiation
Mikah Youbi, pour son témoignage
Paul Desgagnés, pour l’encadrement au saxophone
Narcotiques Anonymes, Fondation Jean-Lapointe et Espace LGBTQ, pour leur don en matériel de sensibilisation.
Crédits du spectacle
Direction de l’École supérieure de théâtre
Directeur Ney Wendell Cunha Oliveira
Directrice des programmes de 1er cycle Maud Gendron-Langevin
Directeur des programmes de 2ᵉ cycle Hugo Dalphond-Laporte
Aides premières années
Assistance Espace Marianne Thériault-Rainville
Assistance Éclairage Isabelle Aquin et Jason Duarte-Hamel
Assistance Costume Camille Cantin
Assistance Accessoires Arielle Beaudouin
Assistance Son Anaïs Rondeau et Lilirose Nantel Dupont
Équipe d'encadrement et coachs
Accompagnement artistique Émilie Martz-Kuhn
Encadrement vocal Marie-Claude Lefebvre
Dramaturgie Myriam Perraton-Lambert
Espace et lumière Nancy Bussières
Accessoires Karine Cusson
Costumes Marie-Audrey Jacques
Maquillage & coiffure Suzanne Trépanier
Soutien ÉST
Chargée projet production Azraëlle Fiset
Atelier décor Charles-Hugo Duhamel
Atelier costumes Raphaëlle Guigue
Animateur & photographe Patrice Tremblay
Assistante administrative Marie Chartré
Apparitrice JOUR Sylvianne Binette
Appariteur SOIR Paul Desgagné
Communications Steave Ruel
Technicien ÉST Claude Boissoneault
Technicien ÉST Luc Désilet
Technicien en travaux pratiques Luc Maltais
Technicien en travaux pratiques Colin Dinard
Assistante gestion des études – programmes de 1er cycle Ariane Renaud
Assistante gestion des études – programmes de 2ᵉ cycle / Secrétaire de direction Sylvia Mall
Alfred Jarry crée Ubu roi il y a plus de cent ans. Parodie du Macbeth de Shakespeare, pied de nez au théâtre bourgeois de l’époque, Jarry renverse les codes du théâtre et crée une figure universelle de la bêtise et de la tyrannie : Père Ubu. Au cœur de cette pièce, la soif de richesses et de pouvoir, mais aussi la peur de l’autre, la barbarie. Les Ubu sont habités par une folie des grandeurs, un désir de conquête. Or, il n’y a plus de conquête de territoire à faire. Tout est en ruine. Père Ubu rêve de posséder un grand parapluie, de beaux manteaux, il rêve de faire table rase, d’être roi de Sandomir, puis roi d’Aragon, mais il n’y a plus de pays, plus de terres riches et verdoyantes. Il n’y a plus de saucisson et d’andouille. Le peuple souffre et est rachitique. Le théâtre de Jarry est une explication avec la cupidité et la bêtise. À cette fête du théâtre, il aurait été aisé de convoquer Trump, Poutine ou Javier Milei. Nous avons choisi d’inviter Shakespeare, Schwitters, Beckett et Ionesco. Pour donner à la farce initiale d’Alfred Jarry, une couleur plus sombre, plus grave.
Ce soir, vous avez devant vous des artistes bientôt arrivés au bout de leur formation, des artistes au seuil d’une nouvelle histoire et dont les mots et les pinceaux sont les armes. Du fond de mon cœur, je les accompagne. Je les remercie pour leur talent et leurs propositions sensibles, pour avoir accepté de se glisser dans la peau de ces personnages hors normes, d’avoir réalisé l’univers scénique et esthétique de ce spectacle, enfin, merci à tous les professeur.es et spécialement à Catherine Desjardins-Jolin, mais aussi aux artistes-artisan.es pédagogues, à Annemarie Maeng.
LAB2M | Théâtre les 2 Mondes Du 9 au 13 décembre 2025 Une production dirigée des cohortes finissantes 2026 en jeu, en scénographie et en études théâtrales.
Quels lieux pour s’écouter ?
« Cette vie-là, j'crois qu'au début, les premières années j'ai eu l'impression que ça se pouvait, que j'avais trouvé ce qui me fallait. »
À travers un dispositif singulier, les finissant·es de l’École supérieure de théâtre nous invitent à tendre l’oreille. Transmettant la parole de neuf personnes aux prises avec des troubles de la dépendance, iels livrent neuf récits croisés, des traumatismes de l’enfance aux conséquences sur la vie adulte, et brossent un portrait collectif des résiliences. Construite à partir d’entrevues menées par Éric Noël, l’auteur·ice tisse une toile libre de voix où se déposent fragilités, colères et espoirs. Hébergée dans un espace de partage, la parole éclot pour devenir matière sensible.
Comédien, metteur en scène et instigateur d’un laboratoire d’écriture pour adolescents, Benoît Vermeulen favorise la rencontre entre paroles et publics d’ici. Depuis la cofondation du Théâtre Le Clou en 1989, il développe un théâtre attentif à la jeunesse et aux élans qui la traversent. Comptant plus d’une trentaine de pièces à titre de metteur en scène, il crée des espaces de questionnement et d’écoute. Sa dernière mise en scène, Dommage que t’avais les yeux fermés, est présentée au Théâtre La Licorne en mars 2025. Avec Des morceaux de lumière, il mobilise le réel pour faire exister pleinement ces voix trop souvent tenues à l’écart.
« Dans l'isolement de la consommation, même dans la folie, tu finis par entendre ta voix intérieure. La mienne s'est mise à me parler. »
Comédien, metteur en scène et instigateur d’un laboratoire d’écriture pour adolescents, Benoît Vermeulen favorise la rencontre entre paroles et publics d’ici. Depuis la cofondation du Théâtre Le Clou en 1989, il développe un théâtre attentif à la jeunesse et aux élans qui la traversent. Comptant plus d’une trentaine de pièces à titre de metteur en scène, il crée des espaces de questionnement et d’écoute. Sa dernière mise en scène, Dommage que t’avais les yeux fermés, était présentée au Théâtre La Licorne en mars 2025. Avec Des morceaux de lumière, il mobilise le réel pour faire exister pleinement ces voix trop souvent tenues à l’écart.
Qui t’empêche de massacrer toute la famille et de te mettre à leur place ?
— Mère Ubu, Ubu Roi
Studio-d'essai Claude-Gauvreau Du 2 au 6 décembre 2025 Une production dirigée des cohortes finissantes 2026 en jeu, en scénographie et en études théâtrales.
Inspiré du Macbeth de Shakespeare, Alfred Jarry met en scène les Ubu, un couple assoiffé de pouvoir et déterminé à régner sur le royaume de Pologne. Ils feront tout pour s’accaparer titres et richesses. La machine est en marche et rien ne peut les arrêter.
Adapté d’Ubu Roi et de sa version raccourcie Ubu sur la butte, Isabelle Leblanc propose un objet hybride convoquant Ionesco, Shakespeare et Beckett. Et parce qu’Ubu Roi est un drame, celui de tous ceux qui gravitent autour du Père Ubu, elle a voulu s’approcher du barbare et de sa fureur. Celle d’hier. Celle d’aujourd’hui.
Diplômée de l’École nationale de théâtre du Canada en Interprétation et détentrice d’une maîtrise en études littéraires, Isabelle Leblanc est auteure, metteure en scène et comédienne. Elle fonde le Théâtre Ô Parleur en collaboration avec l’auteur et metteur en scène Wajdi Mouawad. Leur collaboration se déploie sur plus de deux décennies et fera naître de nombreuses productions. À titre d’interprète, elle sera de la création de Littoral (1997), Rêves (1999), Incendies (2003) et Le Sang des promesses, présenté à la Cour d’honneur du Palais des Papes au Festival d’Avignon (2009). Depuis 2024, elle codirige le Théâtre Ô Parleur avec la comédienne, auteure et metteure en scène Anna Sanchez.
L’an dernier, à l’invitation de Claude Poissant, elle met en scène Iphigénie de Tiago Rodrigues au Théâtre Denise-Pelletier. Elle porte aussi à la scène ses textes originaux Aube (CdA/FTA, 2001) et L’histoire de Raoul (Quat’Sous, 2003). Sa pièce Rita au désert, présentée au Théâtre de Quat’Sous en 2022 et à La Colline l’automne suivant, a été publiée chez Leméac et est lauréate du prix Marcel-Dubé 2023 de l’Académie des lettres du Québec.
Enfin, Isabelle Leblanc fait partie du corps professoral de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, de l’École nationale de théâtre du Canada, de même que des cégeps de Saint-Hyacinthe et Lionel-Groulx.
Interprétation
Kylan Berger
Mayda Jimenez
Collin Lacroix
Cloé Lahaie
Méllie Plourde
Maude Therrien
Conception et production
Annemarie Maeng Assistance mise en scène, dramaturgie et régie
Ann-Sarah Richard Décor
Camille Héloïse Fournier Costumes
Nancy Myette Costumes
Camille Brassard AccessoiresRoxanne Comtois Assistance à la direction de production
Nicole Zeidan Benavides Éclairages
Julie Breysse Son
Catherine Desjardins-Jolin Direction de production
Dans le cadre du cours 𝘐𝘯𝘵𝘳𝘰𝘥𝘶𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘮𝘦́𝘥𝘪𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘤𝘶𝘭𝘵𝘶𝘳𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘦𝘵 𝘵𝘩𝘦́𝘢̂𝘵𝘳𝘢𝘭𝘦, donné par 𝗔𝗻𝗻𝗲 𝗡𝗮𝗱𝗲𝗮𝘂 et 𝗚𝗲𝗻𝗲𝘃𝗶𝗲̀𝘃𝗲 𝗕𝗲́𝗹𝗶𝘀𝗹𝗲, des personnes étudiantes ont rencontré des artistes des productions dirigées de l’automne afin de vulgariser le processus de création et de mieux comprendre les rôles au sein d’un collectif artistique.
Conférence-discussion avec Dave Jenniss, animée par Francis Ducharme
Dans le cadre du cours Pratiques théâtrales au Québec (EST1305) et Formes et fonctions du spectacle vivant I (FAM1100), Francis Ducharme, qui enseigne à l’École supérieure de théâtre, reçoit Dave Jenniss, de la compagnie Ondinnok, en l’honneur du quarantième anniversaire de la compagnie.
Mercredi 26 novembre 2025 12:45 à 13:45 Amphithéâtre A-M050, pavillon Aquin, UQAM * Entrée libre
Ondinnok souligne ses 40 ans cette année! Cette compagnie, cofondée par Yves Sioui Durand et Catherine Joncas en 1985, a été très longtemps la seule à proposer du théâtre professionnel autochtone au Québec. Les deux cofondateurs viennent d’ailleurs de publier un ouvrage sur cette histoire. Aujourd’hui lui-même directeur artistique sortant de la compagnie, Dave Jenniss est celui qui a pris le relais de ce mandat en 2017 et qui est au centre de l’organisation des activités entourant le 40e anniversaire, notamment un colloque de deux jours, en octobre. Cet artiste d’origine wolastoqey a œuvré aussi chez Ondinnok comme acteur, auteur dramatique et metteur en scène. La conférence-discussion portera sur les défis de jouer ces rôles multiples : le passeur d’un héritage précieux, le porteur d’une démarche de création personnelle, puis l’orchestrateur ou découvreur de talents de demain, pour plus d’une communauté des Premières Nations.
Mercredi 12 novembre 2025 Au Lieu Propice (JM-500) de 12h45 à 13h45
Ambre Jabrane, finissant·e en études théâtrales et dramaturge à l’automne 2025, vous convie à un échange autour des productions Ubu Roi d’Alfred Jarry et Des morceaux de lumière d’Éric Noël, en compagnie des metteur·euses en scène Isabelle Leblanc et Benoît Vermeulen.
Dans ces univers que tout semble opposer, comment s’articulent les processus de création? Cet entretien propose un regard croisé sur les démarches artistiques, les approches et les réflexions qui animent les deux créateur·ices invité·es. Isabelle et Benoît partageront leurs intuitions, leurs méthodes, leurs vertiges, ainsi que les particularités du double rôle d’artiste-pédagogue.
Venez poser vos questions et ouvrir le dialogue. Thé et café seront servis!
« Si tu trouves pas ton Dieu, tu vas devenir ton propre Dieu… pis ça… c’est un fucking mess. » — Raphaël, Des morceaux de lumière
Thématiques : pouvoir | dépendance | cycle de la violence | parole | condition humaine
Photos par Maxime Côté, Patrice Tremblay et Jean-Philippe Lessard
5 décembre 2025 de 8 h 30 à 16 h 30 Université du Québec à Montréal, pavillon Judith-Jasmin, au Lieu Propice(J-M500) 405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2L 2C4, Canada
9h – 9h10 / 9h15 – 10h15 Ouverture de la journée d’étude L'ouverture à la rencontre : expériences croisées de la posture créative en enseignement René Bernèche et Anne-Laure Saives
10h15 – 10h30 Pause
10h30 – 11h30 Le changement au cœur de la psychothérapie : sensibiliser les psychologues aux processus créatifs Pierre Plante
11h30 – 13h00 Dîner
13h – 14h La créativité en classe d’art dramatique
Partir de l’élève — Jean-Sébastien Bernard
Soutenir une dynamique créative durable : l'art de se mettre en danger ou apprivoiser l'inconfort — Patrick Fleurant
Développer la créativité d’élèves ayant de grandes difficultés de langage — Mélanie Gravel
Créer avec des élèves d'adaptation scolaire — Hélène Marchand Lavoie
14h – 14h45 Discussion collective partie 1 : Les pratiques d’art dramatique favorisant la créativité de l’artiste pédagogue
14h45 – 15h Pause
15h – 15h45 Discussion collective partie 2 : Les pratiques d’art dramatique favorisant la créativité de l’élève
15h45 – 16h / 16h Synthèse et ouverture sur l’avenir → Début des festivités soulignant les 10 ans du GRET
À PROPOS DU GRET
Groupe de recherche sur l’enseignement du théâtre (GRET)
Fondé en décembre 2014 par des professeurs de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, le GRET s’inscrit dans les visées du mouvement actuel prônant la valorisation de l’accessibilité des arts pour tous en créant des ponts entre l’université, le milieu scolaire et la communauté.
Le GRET a pour objectifs de réunir les chercheur·e·s sur l’enseignement du théâtre (en milieu scolaire ou communautaire) dans différents projets de recherche novateurs ; de promouvoir la démocratisation de l’accès à l’enseignement du théâtre et de diffuser la production de connaissances de ce domaine.
De plus, les activités du GRET s’orientent principalement autour des axes de recherche suivants : la formation des enseignants, la formation des élèves, les fondements de l’enseignement en art dramatique, l’enseignement spécialisé et adapté, l’éducation interculturelle, la médiation culturelle et théâtrale.
BIOGRAPHIES
CONFÉRENCIER·ÈRES
RENÉ BERNÈCHE ET ANNE-LAURE SAIVES
L'ouverture à la rencontre : expériences croisées de la posture créative en enseignement
René Bernèche est professeur retraité de psychologie humaniste de la créativité, au Département de psychologie de l’UQAM. Il a introduit des cours sur la créativité et le changement dans différents programmes universitaires : psychologie, communications, théâtre, création littéraire et arts visuels. Ses domaines de recherche de prédilection : la psychologie de la créativité, du développement affectif de l’adulte et de l’apport des interventions médiatisées en psychothérapie. Impliqué au Creative Problem Solving Institute (CPSI), il fut élu administrateur de la Creative Education Foundation qui lui a décerné le Distinguished Leader Award en juin 2004 et fut intronisé au CPSI Hall of Fame en juin 2005. Il est cofondateur de Créa-Québec et fut président de son CA. Ses contributions à Crea Conference (Italie), Créa-France et Créa-Université (Paris), À Mind Camp (Toronto) et à Créa-Québec ont toujours été empreintes d’enthousiasme contagieux, de poésie, d’humour et de rigueur.
Anne-Laure Saives est professeure titulaire au Département de management de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal. Elle est détentrice d’un doctorat en sciences de gestion spécialisé en management stratégique (sur le thème des logiques de territorialisation des entreprises), d’un DESS en économie alimentaire ainsi que d’une formation d’ingénieure en agroalimentaire. Ses enseignements et recherches actuelles portent sur le management et la créativité dans une perspective humaine et lieuitaire. En témoignent, entre autres, la seconde édition de l’ouvrage coécrit Le management réhumanisé (Chenelière Éducation) et la série d’entretiens La créativité à l’œuvre (JFD Éditions). Elle explore les deux concepts de créativité et de lieuité dans son approche critique du management, dont la dimension créative et prospective des pratiques managériales, le management des idées, la créativité organisationnelle, la spatialisation du travail créatif, ainsi que les outils de gestion créatifs et médiateurs (modèle d’affaires, Vortex).
BIOGRAPHIES
PIERRE PLANTE
Le changement au cœur de la psychothérapie : sensibiliser les psychologues aux processus créatifs
Pierre Plante est art-thérapeute depuis 1997 et psychologue depuis 2005. Professeur titulaire au Département de psychologie de l'UQAM, il est l’auteur ou le coauteur de plus de 80 communications professionnelles, dont des articles scientifiques, des conférences et des ateliers. Il dispense des cours et anime des ateliers de formation au Canada et à l’étranger, notamment en Thaïlande, au Japon et en Tunisie. Il est également membre honoraire de l'Association thaïlandaise d’art-thérapie (ATHA).
Ses intérêts cliniques, pédagogiques et de recherche portent sur l'intervention par l’art, la créativité, la phénoménologie et les facteurs communs en psychothérapie. Outre l'intervention auprès des adolescents et des adultes, il s'intéresse tout particulièrement au processus dyadique parent-enfant et dirige plusieurs projets de recherche dans ces domaines avec diverses organisations montréalaises. Il a reçu le prix d’excellence en recherche de l'Association québécoise d’art-thérapie (AATQ) en 2005 et en 2023. En 2014, il a reçu le prix d'honneur de l'AATQ en reconnaissance de ses contributions, où il fut impliqué activement au conseil d’administration et en fut président.
ARTISTES PÉDAGOGUES
JEAN-SÉBASTIEN BERNARD
Partir de l’élève
Jean-Sébastien Bernard est bachelier en interprétation théâtrale à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM (2006) et détenteur d’une maîtrise en enseignement de l’art dramatique à l’UQAM (2023). Il conjugue sa pratique artistique à son travail d’enseignant en art dramatique au secondaire. Cette double posture nourrit quotidiennement sa créativité et lui permet de la partager pleinement avec ses élèves.
Sur le plan artistique, il cofonde en 2004 Les Contes de Normanville, un trio de conteurs avec lequel il propose des spectacles de contes et légendes au Québec. De plus, il intervient comme artiste à l’école, présentant des ateliers sur l’art de conter. Il enseigne depuis dix ans à l’École secondaire Marcellin-Champagnat à Saint-Jean-sur-Richelieu, où il met de l’avant la créativité et l’expressivité des élèves tout en favorisant un climat d’apprentissage où le plaisir et le respect sont au cœur du processus.
PATRICK FLEURANT
Soutenir une dynamique créative durable : l’art de se mettre en danger ou apprivoiser l’inconfort
Patrick Fleurant est spécialiste en art dramatique au primaire à l’école du Domaine-Vert-Nord à Mirabel. Titulaire d’une maîtrise en enseignement des arts et d’un baccalauréat en art dramatique (profil Jeu) de l’UQÀM, il cumule plus de vingt ans d’expérience en enseignement au primaire et au secondaire ainsi qu’une dizaine d’années comme comédien professionnel.
Il préconise l’approche de l’artiste pédagogue, plaçant la créativité, l’expression et l’authenticité au cœur de sa pratique éducative. À travers des approches sensibles et incarnées, il valorise le mouvement, le jeu et l’imaginaire comme leviers puissants de développement global chez l’enfant. La présentation sera une occasion de partager des pratiques concrètes et inspirantes qui mettent en valeur la créativité comme levier d’apprentissage et d’épanouissement en milieu scolaire.
MÉLANIE GRAVEL
Développer la créativité d’élèves ayant de grandes difficultés de langage
Mélanie Gravel est titulaire d’un baccalauréat en enseignement de l’art dramatique et d’une maîtrise à l’École supérieure de théâtre. Elle enseigne l’art dramatique au primaire depuis 201_. Mélanie travaille présentement à l’école Saint-Enfant-Jésus, un établissement de quartier accueillant aussi des enfants ayant une déficience auditive. Passionnée et polyvalente, Mélanie enseigne également les arts plastiques depuis cinq ans.
Enseigner l’art dramatique à des élèves qui s’expriment peu a été pour elle un défi stimulant. Forte de plus de dix ans d’expérience, elle vient partager ses stratégies les plus efficaces pour éveiller la créativité de ces jeunes et entretenir sa propre créativité.
HÉLÈNE MARCHAND-LAVOIE
Créer avec des élèves d’adaptation scolaire
Hélène Marchand-Lavoie enseigne l’art dramatique au secondaire depuis 2012. Titulaire d’un baccalauréat en enseignement de l’art dramatique de l’UQAM et d’une technique en conception de décors et de costumes du CÉGEP Lionel-Groulx, elle est passionnée de théâtre et de création.
Depuis treize ans, elle enseigne à toutes les clientèles : adaptation scolaire (TSA, déficience intellectuelle, déficience motrice), parcours régulier et concentration art dramatique. Hélène propose des projets dans lesquels les élèves sont au cœur de la création. En 2024, elle a participé avec ses élèves TSA à la création du spectacle professionnel Le boulevard, projet pour lequel ils ont reçu un prix Essor.
Comme quoi, créer avec des élèves d’adaptation scolaire, c’est un défi — mais c’est surtout possible.
Journée d’étude organisée par Laure Alexandre (Université Paul-Valéry), Myriam Boileau (UQAM) et Yves Jubinville (UQAM) Lieu Propice (J-M500), Pavillon Judith-Jasmin (UQAM, niveau métro) Mercredi 29 octobre 2025
Le théâtre entretient, depuis l’essor des États-nations au 19e siècle, un rapport étroit avec les collectivités nationales. Tantôt critique, tantôt propagandiste, la scène fait écho aux événements qui traversent leur histoire, met en scène les aspirations de son peuple et les forces qui, de l’intérieur ou de l’extérieur, entravent ou propulsent sa marche vers la souveraineté. Le cas du théâtre québécois est souvent cité en exemple où, depuis l’après-guerre (1945), de nombreuses œuvres racontent cette histoire aux accents parfois glorieux, parfois douloureux, parfois honteux. « Petites nations » parmi les grandes (États-Unis, France, Grande-Bretagne), le Québec s’y révèle à travers des événements et des figures emblématiques ou ordinaires, réels ou fictifs, cultivant la mémoire du spectateur ou ravivant la flamme de son engagement.
Cette journée d’étude se veut une occasion de réinvestir cette thématique dans le contexte contemporain où le lien à l’institution de la nation a changé et alors que le territoire du Québec abrite une pluralité de cultures théâtrales et nationales. Sur ce plan, la comparaison avec d’autres petites nations s’impose. En Écosse et en Catalogne, la vie du théâtre bat au rythme des soubresauts de la politique, ce qui inspire depuis quelques années des amitiés, des curiosités et des collaborations entre artistes des deux côtés de l’Atlantique.
Que comprendre de soi, de la nation et du rôle de la culture dans le miroir que nous tendent ces « autrui significatifs »? Seront présents à cette journée des spécialistes de la dramaturgie, des artistes et un expert en relations internationales qu’intéresse encore et toujours la « question nationale ».
Cet événement est rendu possible grâce au soutien du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), de l’Association internationale des études québécoises (AIEQ) et de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM.
Déroulement
13h-13h10 Accueil et présentation : Laure Alexandre et Yves Jubinville
13h15-14h Conférence d’ouverture de Stéphane Paquin (professeur titulaire à l'École nationale d'administration publique, Montréal). Animation : Yves Jubinville
À l’occasion de la Journée des Portes ouvertes, venez nous rencontrer et découvrir ce qui fait vibrer l'École supérieure de théâtre de l’UQAM.
📅 Date : Samedi 25 octobre 2025 ⏰ Horaire du kiosque d'information : 12 h à 16 h 📍 Deuxième étage du Pavillon Judith-Jasmin
Pour en savoir plus sur notre communauté artistique, quatre professeur·es et étudiant·es de chaque concentration seront sur place pour répondre à vos questions.
Programme de la journée
Visites des espaces et des installations : explorez nos studios, salles de cours et coulisses!
Départs à 13 h 30 et 14 h 45 (On se rejoint au kiosque!)
Dévoilement de la saison 2025-2026 : affiches, metteureuses en scène invité·es et textes au programme.
Tirage d’une paire de billets pour chacune des productions dirigées de la saison.
Présentation de la nouvelle ligne graphique des mémoires-créations à la maîtrise.
Pourquoi participer?
Tombez en amour avec une concentration : découvrez ce qui vous inspire entre jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement.
Choisissez une université avec une école complète de théâtre, offrant des programmes variés et adaptés aux réalités du théâtre contemporain.
Vivez des émotions fortes en explorant nos différentes salles, studios et espaces de création.
Rencontrez quatre professeur·es et étudiant·es de chaque concentration, qui partageront leurs expériences et répondront à toutes vos questions.
Que vous soyez futur·es étudiant·es ou passionné·es du monde du théâtre, venez échanger, vous inspirer et imaginer votre avenir au cœur de la création artistique.
Une rencontre-discussion avec la compagnie Portés Disparus aura lieu le mercredi 22 octobre, de 12h45 à 13h45, au Lieu propice (J-M500).
Animée par Isabelle Chrétien, chargée de cours chez nous, cette rencontre sera l’occasion de découvrir l’univers marionnettique et visuel de Kristina Dementeva et Pierre Dupont, à travers Petite galerie du déclin, une création qui explore les récits du vivant avec poésie et engagement.
Un moment privilégié pour échanger avec les artistes. Entrée libre — présence = participation automatique au tirage sur place!
Co-pilotes artistiques
Kristina Dementeva – co-pilote artistique Marionnettiste, originaire de Vitebsk (Biélorussie), née en 1988. Elle se forme à l’Académie des Arts de Minsk (Biélorussie) puis à l’ESNAM (France, diplômée en 2017). Elle a également étudié le chant choral et les arts plastiques. Après une première formation en théâtre dramatique, elle s’intéresse au théâtre figuratif et visuel, notamment au théâtre d’objet et de marionnettes. Elle a travaillé avec plusieurs compagnies en Biélorussie, Russie, France et Finlande, comme interprète-marionnettiste et metteuse en scène. Dans son travail, elle allie la nostalgie de l’enfance rurale, les paysages industriels, l’éthologie et le théâtre du mouvement.
Pierre Dupont – co-pilote artistique Il étudie aux Beaux-Arts de Tourcoing entre 2009 et 2013, puis intègre en 2014 la dixième promotion de l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette, où il explore les possibles du corps, de la voix, ainsi que la manipulation d’objets et de marionnettes. Dès 2017, il entame une collaboration enthousiaste avec Kristina Dementeva. Ensemble, ils fondent en 2023 la compagnie Portés Disparus. Interprète-marionnettiste, constructeur d’objets et de marionnettes, créateur sonore, il aime aussi dessiner avec les enfants.
La compagnie Portés Disparus
Portés Disparus est un théâtre de la dernière chance pour les créatures dérisoires. C’est un écosystème chaotique où chaque personnage, aussi secondaire soit-il, incarne un fragment du vivant. Co-pilotée par Kristina Dementeva et Pierre Dupont, la compagnie propose une aventure marionnettique, visuelle et plastique. À travers un théâtre de marionnettes, elle explore des récits inspirés des sciences naturelles et humaines, et privilégie les formes destinées à un large public.
Opus 1 : La forêt, ça n’existe pas Une histoire d’amitié entre deux compagnons d’infortune – un singe et un paresseux – enfermés dans une boîte. Que font-ils là ? Bien qu’ils aient tout oublié, ils gardent espoir et tentent de s’échapper.
Opus 2 : De plus en plus de rien Sur un petit îlot de terre désert et inhospitalier, une hyène tachetée et un lombric terrestre discutent. Derniers témoins du vivant, ils sentent la terre disparaître sous leurs pattes…
Cette diffusion de Petite galerie du déclin est présentée par Casteliers en codiffusion avec le Théâtre Outremont, avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Consulat général de France à Québec.
8 octobre de 13 à 16h L’événement se tiendra au Lieu Propice de l’UQAM (J-M400) Métro Berri-UQAM
Le Labo-Scéno organise trois tables rondes sur l’écriture scénique dans le but de déplier et de mieux comprendre la singularité des processus émergents. La parole sera donnée à des praticiennes et praticiens scéniques qui œuvrent en dialogue avec les médiums scénographiques. Trois axes structurent cette série de rencontres : le travail de la matière, les rapports de collaboration et la consolidation de la dramaturgie scénique.
Programme de la journée d'étude 13 h à 13 h 15 : Mot de bienvenue
13 h 15 à 14 h : Table ronde 1 — Le travail de la matière Anne-Marie Ouellet, Nancy Bussières et Linda Brunelle
14 h 15 à 15 h : Table ronde 2 — Les rapports de collaboration Nancy Tobin et Claire Renaud
15 h 15 à 16 h : Table ronde 3 — La consolidation de la dramaturgie scénique Odile Gamache et Martin Messier
Le Labo-Scéno a pour visée d’ouvrir des espaces de réflexion, d’expérimentation artistique et de dialogue sur la pensée et la pratique scénographique contemporaine. Le groupe de recherche est l’initiative de quatre professeur·es praticien·nes en scénographie de l’École supérieure de théâtre, dont l’intention est de fédérer le milieu universitaire et le milieu artistique professionnel autour de la recherche-création en scénographie.
Le comité d’improvisation de l’École supérieure de théâtre (EST) lance une nouvelle initiative : une classe de maître d’improvisation avec Mathieu Lepage, qui se tiendra le mercredi 24 septembre au J-2940 (sur inscription seulement). Cette activité s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent explorer ou approfondir leur pratique de l’improvisation théâtrale.
Afin de permettre au plus grand nombre d’y participer, la classe sera offerte en deux plages horaires :
→ 19h00 (15 personnes) → 20h45 (15 personnes)
Un maximum de 30 places est disponible, et les inscriptions fermeront automatiquement dès que ce nombre sera atteint.
Une activité aux multiples objectifs
La tenue de cette classe de maître poursuit trois grands objectifs :
→ Évaluer l’intérêt des étudiantes et étudiants pour une future ligue d’improvisation à l’EST → Sélectionner les 6 joueureuses qui représenteront l’EST lors du prochain Tournoi d’impro amical des écoles professionnelles en théâtre → Offrir une occasion unique d’apprentissage et de rencontre, même pour celles et ceux qui ne désirent pas s’impliquer dans le tournoi ou dans une ligue permanente
Autrement dit : cette activité est ouverte à toutes et à tous, que vous soyez simplement curieux ou curieuses de découvrir l’improvisation, ou que vous envisagiez de représenter l’EST dans un contexte compétitif.
Le Tournoi d’impro des écoles professionnelles en théâtre
Le Tournoi d’impro amical des écoles professionnelles en théâtre se déroulera les 4 et 5 octobre prochains au Cégep de Saint-Hyacinthe. Chaque école y envoie une équipe de 6 joueur·ses, idéalement issu·es de différentes cohortes.
Ce tournoi constitue un moment fort de la vie étudiante en théâtre au Québec : deux journées de rencontres, de jeux, de spectacles et de festivités, où la camaraderie et la créativité prennent toute la place.
→ Tous·tes les participant·es seront logé·es et nourri·es pendant le tournoi. → Le 4 octobre, la journée débutera par une classe de maître avec Frédéric Barbusci, suivie d’un dîner, de matchs préliminaires, d’une finale, puis d’un party et d’une remise de prix. → Le 5 octobre, la rencontre se conclura par un déjeuner d’au revoir.
Il s’agit donc d’une expérience complète, autant humaine qu’artistique, qui permet aux étudiantes et étudiants de différentes écoles de se rencontrer et de partager leur passion pour le jeu théâtral.
Une étape vers une ligue d’impro à l’EST?
L’initiative de cette classe de maître s’inscrit aussi dans une réflexion plus large : l’EST pourrait-elle accueillir sa propre ligue d’improvisation? La réponse dépendra de l’intérêt manifesté par les étudiantes et étudiants lors de cette première activité.
La création éventuelle d’une ligue sera discutée après le tournoi, mais cette classe de maître servira d’indicateur important quant à la motivation et à l’engagement des personnes intéressées.
À la télévision, vous avez vu Mathieu dans Dans ma tête, 82 jours, Contre-offre, Toute la vie, 5e Rang, District 31, Les beaux malaises et Marche à l’ombre. Sur le web, il jouait dans Le chum de ma mère est un extraterrestre (Nomination Gémeaux 2013).
Au cinéma, Mathieu incarne M. Gravel dans Pieds nus dans l'aube de Francis Leclerc, ainsi que Willie Lamothe dans Gerry d’Alain Desrochers. Il est aussi de Nelly d'Anne Émond et d’À tous ceux qui ne me lisent pas de Yan Giroux.
Sur scène, il était de Cantate de guerre, Noces de Sang et Bang Bang Love. Il a défendu les rôles de Maurice dans Sylvie aime Maurice au Théâtre La Licorne et de Rank dans la pièce Une Maison de poupée d'Henrik Ibsen à la Salle Fred-Barry.
Avec sa complice Sara Karel Chiasson, il développe plusieurs projets pour la télévision et a présenté leur pièce Jayden au Théâtre Duceppe en 2024.
Comme auteur, il collabore à l’écriture des émissions jeunesses PhiloPhilo (TFO, Tou.tv) et SIYAVEPÄ (Télé-Québec).
Joueur à la LNI et à la LIM, il est récipiendaire d’une bourse Résidence de création en improvisation théâtrale qui l’a mené à Paris en 2018.
Vous avez envie d'exposer un projet artistique et de faire découvrir vos talents cachés ? Eh bien, il est temps d'y penser et de soumettre votre candidature pour les vitrines artistiques de l'ÉST. Tout projet créatif ou artistique est le bienvenu, que ce soit sous forme de dessin, de croquis, de peintures, de photographies, ou même sous forme littéraire.
L'École offre ainsi une façon de faire rayonner les talents des étudiant.e.s dans un cadre stimulant et bienveillant. De plus, ces expositions serviront à égayer et à rendre plus dynamique les murs de l'École. Tous les projets reçus seront alors évalués, et vous recevrez un courriel pour vous dire si votre projet a été sélectionné ou non.
Nous invitons donc les participant.e.s à soumettre leur projet en suivant les consignes ci-dessous pour assurer une évaluation équitable et conforme aux standards requis, et de remplir le formulaire ci-joint:
1. Respect des contenus
Aucune vulgarité : Évitez l’utilisation de langage ou d’images vulgaires et offensants.
2. Conformité aux normes
Règles de l'art : Assurez-vous que votre projet respecte un rendu et une esthétique professionnels et artistiques. La qualité du travail et la présentation sont essentielles.
Originalité : Les projets doivent être originaux et ne pas enfreindre les droits d’auteur ou de propriété intellectuelle.
3. Présentation du projet
Format et soumission : Soumettez votre projet dans les formats spécifiés. Respectez les instructions de présentation et la date limite de soumission.
Clarté et pertinence : Veillez à ce que votre projet soit clairement présenté, pertinent par rapport à la description de l’appel à projets, et bien structuré.
4. Inclusivité et respect
Diversité : Votre projet doit promouvoir l’inclusivité et respecter la diversité culturelle, sociale et individuelle.
Respect : Évitez tout contenu qui pourrait être perçu comme discriminatoire ou offensant.
Installations : Les œuvres seront installées au courant de la semaine du 29 septembre. Vous devez vous assurer de pouvoir apporter vos œuvres en début de semaine. Les projets resteront dans les vitrines toute la session d'automne.
Article rédigé par Sylvianne Binette, apparitrice pour l'ÉST.
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 25 septembre 19h et 26 septembre 15 et 19h
Sous la forme d’une conférence-démonstration, cette étude du phrasé théâtral vise à présenter une méthode destinée aux interprètes, où la réplique n’est pas analysée d’un point de vue littéraire ou psychologique, mais du point de vue de son phrasé : l’élan musical de la phrase, la manière d’en articuler les différents segments (Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition).
La parole naît d’un besoin, d’une impulsion créative, d’un élan, avant de se structurer en mots. Au théâtre, l’auteur fixe cette parole par l’écriture afin de la transmettre aux interprètes et d’en assurer la pérennité. L’interprète doit alors remonter le fil de la pensée de l’auteur pour retrouver cet élan initial qui a engendré la parole. Il analyse les répliques pour y déceler le phrasé, alors contenu en latence dans le texte.
Pour ce faire, il dispose de la syntaxe et de la typographie qui livrent déjà les indices d’un phrasé que j’appelle le phrasé inscrit. Je le distingue du phrasé interprétatif, qui relève, lui, de l’acteur. Comment ces deux phrasés dialoguent-ils ? Comment le phrasé inscrit informe-t-il et guide-t-il le phrasé interprétatif, lequel, à son tour, vient l’enrichir ?
Cette étude vise donc à exposer comment, au fil de cette maîtrise et de ses laboratoires, mes complices et moi avons analysé des répliques de manière à faire (re)jaillir la parole naissante.
Issu d’une famille de musiciens, Emmanuel développe très tôt une sensibilité aux arts vivants. Violoniste, puis violoncelliste, c’est toutefois l’art dramatique qui l’interpelle plus que tout. Il amorce sa formation à l’Université Laval, au baccalauréat en théâtre et arts vivants, où il explore la mise en scène et l’écriture dramatique, avant de poursuivre en jeu à l’École supérieure de théâtre de l’UQÀM à Montréal.
En 2023, à la suite des auditions générales de fin de formation, il est sélectionné pour intégrer la Jeune Troupe du Théâtre de Quat’sous. Avec la troupe, il joue dans Dis-moi que tu m’aimes, un collage de textes de Catherine Chabot, mis en scène par Gabrielle Lessard et Cédric Delorme-Bouchard.
Son parcours est enrichi par plusieurs formations internationales, notamment à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA) et à l’Actors Studio UK, à Londres. Il se spécialise également en théâtre baroque auprès du Théâtre Molière Sorbonne, avec qui il a le privilège de se produire en février 2025 au Théâtre Montansier de Versailles, dans le cadre du festival La Trilogie du Grand Siècle.
Au cinéma, on pourra bientôt le voir dans Evening Yearning, un court-métrage réalisé par Simon Garez. Parallèlement à sa carrière de comédien, Emmanuel est candidat à la maîtrise en théâtre à l’UQÀM et boursier du Conseil de recherches en sciences humaines.
Remerciements
Des nains sur des épaules de géants. Nanos gigantum… Bon, je vous fais grâce de la traduction latine, mais cet adage médiéval illustre bien mon sentiment. Lorsque je me suis inscrit à la maîtrise, j’avais des intuitions d’acteur, un enthousiasme débordant, une fascination pour la linguistique, pour la musicalité de la parole. Mais ce n’est qu’au contact de ces géants et géantes – rencontrés parfois dans les livres, parfois en chair et en os – que cette recherche a pu se déployer et devenir quelque chose dont je suis fier de vous présenter aujourd’hui.
J’aimerais remercier mon directeur, Peter Batakliev, qui m’a accueilli dès le début du parcours et qui a su m’accorder l’espace nécessaire pour sortir des sentiers battus et suivre mes intuitions jusqu’au bout. Arrivée en milieu de parcours, Marie-Claude Lefebvre, par son expertise unique et sa grande rigueur, a joué un rôle crucial dans le déploiement de ce projet. Elle a su comprendre ma recherche et m’accompagner avec une finesse et une générosité exceptionnelle. Merci à vous deux !
Je tiens également à remercier les interprètes qui ont collaboré avec moi lors de mes laboratoires : Charles Boivin Groulx, Elizabeth Gravel, Julie Le Tallec, Mélopée Paquet Poisson, Amaryllis Tremblay, Nori Vaillancourt et Sebastian Reale Hernandez. Ce fut un grand bonheur de travailler avec vous.
Merci aussi à toute l’équipe de l’École supérieure de théâtre pour leur soutien indéfectible.
Enfin, j’aimerais remercier le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, dont l’appui a rendu ce projet possible.
Suppléments
Pour approfondir, j’invite à consulter le site de Michel Bernardy, Le jeu verbal : https://www.jeuverbal.fr/. Dans le souci de diffuser largement son enseignement sur l’oralité de la langue française, Bernardy met à la disposition de tous les internautes une édition numérique de son livre Le jeu verbal, qui fut une source d’inspiration majeure pour ce projet. Son site recèle également de précieuses trouvailles pour quiconque s’intéresse comme moi au passage de l’écrit à la parole.
Collaborateur·ices
Chercheur et conférencier Emmanuel Bégin
Direction de recherche Marie-Claude Lefebvre Peter Batakliev
Depuis plusieurs années, un partenariat entre les Formations linguistiques non créditées de l’UQAM et l’École supérieure de théâtre s’exerce dans le cadre du Projet Explore. Explore est un programme pancanadien offrant l’opportunité à des adultes de vivre une immersion de plusieurs semaines en anglais ou en français dans une ville canadienne.
Depuis plus de dix ans, des étudiant·es de la concentration enseignement prennent en charge l’organisation d’activités théâtrales destinées à ces adultes en apprentissage de la langue française. Ces ateliers, qui se tiennent sur trois jours, permettent aux candidat·es d’Explore d’apprivoiser une nouvelle langue tout en vivant une riche expérience théâtrale.
Chacun des huit groupes d’apprenant·es de la langue française est alors encadré par un.e enseignant.e en formation afin d'aborder un texte théâtral issu de la dramaturgie québécoise. Au terme des ateliers, une mise en lecture dynamique de ces textes est présentée.
Cette activité offre une opportunité des plus enrichissantes aux étudiant·es en enseignement de l’art dramatique, bonifiant leur parcours d’études. Cette activité inter-cohorte leur permet de mettre en pratique des notions apprises en cours de formation et d’aller à la rencontre de leur identité d’artiste-pédagogue en plus de renforcer leur sentiment d’appartenance à l’EST.
Cette année, Zophia Villeneuve (1ere année), Alexis Bussière-Camerlain (2e année), Mathieu Bélanger (2e année), Nina Legault (3e année), Adrien Belugou (3e année), Kassandra Pelletier (3e année), Maude Bériault (4e année) et Eugénie Gagnon-Sauvé (diplômée en enseignement, inscrite à la maîtrise en théâtre) constituent l’équipe d’animation.
Nous saluons leur engagement et leur souhaitons une expérience des plus riches!
Ce projet est coordonné par : Katy Boucher, Isabelle Chrétien et Elisabeth Senay, chargées de cours.
Café-bar 911 Rue Jean-Talon E, Montréal, QC H2R 1V5 🗓️ 26 juin 2025, 17h 🎟️ Entrée libre
Crédit photo de couverture de l'article : Naïmé Beauregard
Une question au cœur du projet
De quelle façon nos souvenirs façonnent-ils qui nous sommes ?
Le projet
Elisabeth Senay, chargée de cours à l’EST, et son équipe (dont plusieurs sont issu.e.s de l’UQAM) franchissent une nouvelle étape dans l’élaboration de Semer la mémoire, une création au croisement du théâtre, des neurosciences et de l'agriculture. De façon poétique, cette pièce s'inspire du récit familial de la créatrice : des origines terriennes de ses ancêtres à son humble jardin communautaire dans Villeray. Entre transmission et perte de mémoire, on interroge le rapport au territoire, le caractère identitaire de la mémoire et la part d'invention qui s'immisce dans tout récit de soi.
Une invitation à découvrir le processus
Après une semaine de travail dans les espaces de la Maison de la culture Claude-Léveillée, l’équipe de création vous invite à découvrir une étape de travail. Une lecture/performance d’une durée d’environ une heure sera suivie d’un moment d’échange avec le public. Ce moment de partage, aussi riche pour l’équipe de création que pour le public, permettra d’exposer le processus et de nourrir la démarche en cours.
L’équipe
Créatrice principale : Elisabeth Senay
Équipe de création : Laurence Castonguay Emery, Éric Noël, François-Édouard Bernier, Carolane Desmartaux, Charlie Cohen, Isabelle Chrétien.
Remerciements
Nous remercions les organismes suivants pour leur soutien au projet : – LA SERRE - arts vivants – La maison de la culture Marie-Uguay – GESÙ, centre de créativité – L’École supérieure de théâtre de l’UQAM – Le Conseil des arts de Montréal
Du 11 au 14 juin 2025 Studio-d'essai Claude-Gauvreau
Plongez dans l’univers d’À bras-le-corps, un spectacle composé de quatre courtes formes marionnettiques issues d’un processus de recherche et de création mené par les neuf artistes de la 7e cohorte du DESS en théâtre de marionnettes contemporain.
Chaque proposition témoigne de la sensibilité propre à son ou ses créateurices, tout en s’ancrant dans une réflexion sur l’art de la marionnette.
À bras-le-corps, c’est un face-à-face fascinant avec le vivant, le geste, la matière. C’est aussi le reflet d’un parcours intense, où ces artistes ont mis tout leur cœur et leur passion au service de leur art.
Avertissement : Bruits d'éclatement Flashs de lumière En raison de bruits d’éclatement, deux entrées successives seront proposées au public selon le degré d’inconfort avec ce type de stimuli sonore. ↓
Heures de présentation 19 h première entrée du public 19 h 20 deuxième entrée du public
Présentation des projets des étudiant·es finissant·es du DESS en théâtre de marionnettes contemporain, avec l’accompagnement d’Isabelle Chrétien, Myriame Larose et Patrick Martel.
Steve Day Tensions surface
Dans cette pièce onirique, ce qui est petit trouve le moyen de rester entier dans une tempête tonitruante, ridicule, joyeuse, hurlante et venteuse. Explorations en latex. Avertissement : Non recommandé aux gens fortement allergiques au latex. Bruits soudains (des bouchons d'oreille seront fournis).
Chann Delisle
Elisabeth Coulon-Lafleur
Lori Pifko
Histoire de fil
Lucie vit dans un immeuble, entourée de voisins. Ils se côtoient sans se voir et doivent composer avec leurs Fil, tantôt intérieur, tantôt extérieur, dont certain plus apprivoisés que d'autres.
Thomas-Charles Jacquet
Elena Sennéchael
Sommeil sans pareil inc.
Depuis son enfance, Elno a parfois la sensation d'être en lévitation au-dessus de son corps lorsqu'il rêve. Souvent, cela lui arrive lorsque la vie le malmène, comme si elle lui donnait une occasion de prendre du recul…
Maxime Côté
Marie-Hélène Grisé
Claudie Legault
Ce qui reste debout
Serge entretient une relation fusionnelle avec son sofa inclinable. Sûrement la seule relation dans sa vie dernièrement. Serge est seul, terriblement seul. Qui viendra le sauver et lui tendre la main ?
Mot des enseignant·es
Chères finissantes, Chers finissants,
C’est avec grand bonheur que nous vous avons accompagné tout au long des deux dernières sessions. Nous avons été témoins privilégié·es de l’évolution et de la mise en œuvre des courtes formes que vous nous présentez ce soir. Cette représentation marque à la fois la fin de votre parcours académique de deux ans, mais, surtout, le début d’un itinéraire artistique que nous savons d’emblée, que vous saurez prendre À bras le corps! Merci pour votre créativité, votre engagement, les échanges et l’ouverture ! Bon et grand succès!
L’École supérieure de théâtre tient à souligner l'obtention d’une subvention du Fonds de recherche du Québec (FRQ), dans le cadre du programme Soutien à la recherche pour la relève professorale, par trois membres de son corps professoral. Ce programme soutient les projets à hauteur de 45 000 $ sur trois ans (15 000 $ par année).
Ces projets mettent en lumière la diversité des approches développées à l’ÉST, que ce soit en recherche-création, en recherche-développement ou en pratique critique.
Camille Renarhd
Projet : Corps-Rebozo : fécondité du repos et création interculturelle de chorégraphies du soin
Ce projet de recherche-création se déroulera entre le Québec et le Mexique et impliquera plusieurs étudiant·es de l’ÉST et de la UNAM (MX), ainsi qu'une collaboration avec deux praticiennes et doulas mexicaines : Andrea de Keijzer et Angie Yañez.
Anne Nadeau
Projet : Apprécier des œuvres théâtrales en tenant compte de l’expérience sensible vécue par l’élève : développement de stratégies actives d’enseignement en art dramatique
Ce projet de recherche-développement vise à explorer la manière dont l’expérience sensible des élèves peut être intégrée à l’appréciation des œuvres théâtrales. Il s’agit de développer des stratégies pédagogiques actives en art dramatique permettant de mieux accompagner cette expérience.
Hugo Dalphond-Laporte
Projet : Pratique critique en scénographie : dégager les enjeux somatiques, performatifs et numériques d’un dispositif scénographique qui agit sur les régimes d’attention
Cette recherche-création propose d’examiner comment un dispositif scénographique peut agir sur les régimes d’attention en mobilisant des enjeux somatiques, performatifs et numériques.
Ces trois projets témoignent de la vitalité de la recherche et de la recherche-création à l’École supérieure de théâtre. Ils démontrent aussi l’engagement des professeur·es dans des pratiques innovantes, critiques et sensibles qui nourrissent à la fois la création artistique, la pédagogie et la réflexion contemporaine sur les arts vivants.
Lab2M | Théâtre les 2 Mondes Du 17 au 21 juin 2025
Dans un décor qui rappelle une maison parfaite mais artificielle, une famille répète inlassablement les gestes et dialogues d’une vie dictée par la conformité et la productivité. Dans la balance rassurante de la routine familiale, Papa commence à perdre pied. Plus que cent treize jours avant la promotion… du moins, il le croit. Pourtant, tout semble se déconstruire autour de lui. Tandis que son univers se fissure, il remet en question le sens de son rôle, le caractère tangible de son environnement et les attentes imposées par une société obsédée par le progrès.
L’œuvre interroge la frontière entre réalité et illusion, plaçant le spectateur et la spectatrice au cœur d’un univers familier et pourtant étrangement désincarné. Nous faisons le pari que la force de l’espace imaginaire nous permettra de mettre en jeu ces qualités du théâtre et du réel, et d’en rendre plus flous les contours.
Finissant·e au baccalauréat en Études théâtrales à l’École supérieure de théâtre (EST) de l’UQAM, Emz Narbonne se destine à la dramaturgie, à l’écriture dramatique et à la mise en scène. À travers une approche sensible, iel explore les questions de l’identité et de l’intime au sein de sa création.
Parmi ses projets professionnels, Emz occupe, en 2025, le rôle de dramaturge sur Les Troyennes d’Euripide, mis en scène par Véronique Côté et produit par l’EST, présenté au Théâtre des Deux Mondes.
Cette même année, iel présentera pour la première fois le fruit de son travail de mise en scène avec Titre de travail (titre de travail), une création originale d’Alexis Tisseur, dans le cadre de la production libre de l’EST.
Texte et co-mise en scène
Alexis Tisseur
Artiste de Tiohtiá:ke / Mooniyang / Montréal dans l’âme, Alexis termine mon parcours à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Passionné par l’improvisation, le mouvement et la voix, il est un touche-à-tout qui ne dit jamais non à un nouveau projet. Il essaie, à travers son art, de brouiller les frontières entre le drame et la comédie pour faire rire autant que pleurer (les deux seules choses qui valent la peine)… Et l’amour, direz-vous ? Oui, l’amour aussi, toujours l’amour.
Alexis est aussi poussé par son besoin insatiable d’attention, qui accompagne un profond désir de connecter avec les gens et de leur procurer un sentiment de béatitude cathartique — autant comme interprète qu’à travers l’écriture, la mise en scène, le mouvement et la performance.
Interprétation
Joanie Champagne Grand-mamanAlexis Tisseur Papa
Jacob Girard Enfant 2Nathan Vialleton-Ratio Réparateur
Chloé Lahaie Enfant 1
Kellyanne Lahaie Maman
Conception et production
Roxanne Comtois Assistance à la mise en scène, dramaturgie et régie
Studio-théâtre Alfred-Laliberté Du 5 au 7 juin 2025
Un laboratoire-création issu d’une production libre, réunissant les finissant·es de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM en jeu, en scénographie et en études théâtrales.
Vous êtes invité·es. À franchir un seuil. À entrer dans un espace où les conventions sont à redéfinir, où les corps se frôlent, où tout s’accumule — sons, regards, matières, silences. Une fête ? Peut-être. Une expérience? Certainement. Ce que vous ressentirez : le vertige, la densité, la surprise.
Ici, rien n’est tout à fait sûr. Tout vacille, doucement ou brutalement. On ne sait plus très bien qui regarde qui, qui mène le jeu.
Laissez vos attentes à l’entrée. Il se pourrait qu’elles ne vous servent à rien.
Qui deviendra l’acteur·ice de cet événement où le temps perd ses repères, où fiction et réalité s’entremêlent, et où personnages et individus se confondent?
Que reste-t-il derrière les masques de notre quotidien? Qui sommes-nous une fois qu’ils sont tombés?
TITRE DE TRAVAIL (titre de travail), c’est l’histoire d’un père à la recherche de son rôle, mais aussi celle d’une famille qui tente de rester unie à travers la déconstruction de Papa. Ce dernier s’éloigne, la routine s’effondre et Maman lutte pour garder un semblant de vie normale.
Comment rester unis dans la crise? Comment se (re)découvrir quand tout est déjà décidé d’avance? Sommes-nous réellement dotés du libre arbitre?
Créer TITRE DE TRAVAIL (titre de travail), c’est parler de nos angoisses de devenir adulte, de se trouver une place dans la complexité de notre société, de la peur de laisser nos rêves s’échapper. Nous rêvons tous de devenir qui l’on souhaite être, mais se pourrait-il que l’on n’y arrive jamais?
Jouer avec la routine est un enjeu de taille, autant dans la vie personnelle que dans la création. Il faut se créer des habitudes, apprendre les codes pour mieux les déconstruire ensuite. Commencer à se piéger soi-même avant de trouver comment se libérer. Certains y trouvent un cadre, un réconfort. D’autres, au contraire, se sentent prisonniers dans ce contrôle imposé. Certains sont Maman, d’autres Papa... puis il y a les Enfants qui naviguent entre les deux.
Et vous, qui seriez-vous? - Emz Narbonne, co-mise en scène
Biographie d'Emz Narbonne
Emz Narbonne
Finissant·e au baccalauréat en Études théâtrales à l’École supérieure de théâtre (EST) de l’UQAM, Emz Narbonne se destine à la dramaturgie, à l’écriture dramatique et à la mise en scène. À travers une approche sensible, iel explore les questions de l’identité et de l’intime au sein de sa création.
Parmi ses projets professionnels, Emz occupe, en 2025, le rôle de dramaturge sur Les Troyennes d’Euripide, mis en scène par Véronique Côté et produit par l’EST, présenté au Théâtre des Deux Mondes.
Cette même année, iel présentera pour la première fois le fruit de son travail de mise en scène avec Titre de travail (titre de travail), une création originale d’Alexis Tisseur, dans le cadre de la production libre de l’EST.
Je me suis longtemps demandé quelles sont mes émotions et lesquelles sont celles des autres. Lorsque j’entre dans une pièce, je ressens l’entièreté, comme si tout me traversait sans m’appartenir. Pour fonctionner en société, j’ai dû créer des murs, des masques. Ils sont beaux, et parfois j’en suis fier. J’ai ri fort, j’ai ri souvent, les gens y croient. Je me suis toujours dit que je réussissais ça, au moins : faire croire. Et moi aussi, j’y ai cru... Parfois, cependant, l’illusion n’est pas assez forte et les choses semblent fausses. Elles ont un goût de plastique et de mensonge. Ces fois-là, c’est plus difficile de ne pas vouloir arracher les masques que j’ai fabriqués, mais il faut faire attention : certains masques sont difficiles à arracher sans partir avec la peau.
Cette pièce est pour moi honteuse à présenter; pour toutes les bonnes raisons. C’est une marche à travers mes pires moments, ma dépression et ce qu’il y a encore de brisé en moi. C’est, je crois, une honnête et vulnérable représentation de qui je suis. C’est un plaisir d’explorer cette honte avec vous et j’espère que vous y trouverez un peu de vous aussi.
- Alexis Tisseur, texte, co-mise en scène, interprétation et accessoires.
Biographie d'Alexis Tisseur
Alexis Tisseur
Artiste de Tiohtiá:ke / Mooniyang / Montréal dans l’âme, Alexis termine son parcours à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Passionné par l’improvisation, le mouvement et la voix, il est un touche-à-tout qui ne dit jamais non à un nouveau projet. Il essaie, à travers son art, de brouiller les frontières entre le drame et la comédie pour faire rire autant que pleurer (les deux seules choses qui valent la peine)… Et l’amour, direz-vous ? Oui, l’amour aussi, toujours l’amour.
Alexis est aussi poussé par son besoin insatiable d’attention, qui accompagne un profond désir de connecter avec les gens et de leur procurer un sentiment de béatitude cathartique — autant comme interprète qu’à travers l’écriture, la mise en scène, le mouvement et la performance.
Mot de la personne à la dramaturgie
De fausses informations circulent présentement concernant la CorporationTM. En effet, des propos diffamatoires voudraient que la compagnie ait caché un incident grave qui serait survenu il y a plusieurs mois dans les murs de son usine.Les faits doivent cependant être rectifiés : aucune plainte n’a été déposée à l’encontre de la CorporationTM et en absence de toute preuve
corroborant des faits aussi absurdes, les autorités ont réitéré leur soutien envers la société d’affaires. La CorporationTM est irréprochable et quiconque à l’origine de ces accusations sans fondement doit être mené à l’hôpital afin de faire évaluer son état de santé. De telles allégations menacent le progrès et sont criminelles.
Heureusement, grâce à l’efficacité de son personnel et à la
grande qualité de ses produits, la réputation de la CorporationTM n’a pas souffert de ces médisances.
« Toute la population peut être assurée de la bonne poursuite des activités de la CorporationTM » déclare le Patron. Ainsi, l’ordre et le progrès doivent être respectés et maintenus.
- Roxanne Comtois, Dramaturge sénior
Biographie de Roxanne Comtois
Roxanne Comtois
Née à Montréal en 2002, Roxanne observe le monde avec anxiété. Elle tombe dans la dramaturgie lors de son passage à l’université, où elle apprend à tout déconstruire par/avec amour.
En 2025, elle a la chance d’accompagner le projet Paysages en filiation de la compagnie Système Kangourou (Claudine Robillard et Anne-Marie Guilmaine) en tant que régisseuse de (vie de) plateau. Elle apprend ainsi comment le verbe prendre soin peut s’accorder dans un processus de création.
Interprétation
Joanie Champagne Grand-mamanAlexis Tisseur Papa
Jacob Girard Enfant 2Nathan Vialleton-Ratio Réparateur
Chloé Lahaie Enfant 1
Kellyanne Lahaie Maman
Conception et production
Roxanne Comtois Assistance à la mise en scène, dramaturgie et régie
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 21 au 23 mai 2025
Percevoir l’espace, c’est déjà choisir une manière d’être au monde
L’insistance d’exister est une recherche chorégraphique dans laquelle cinq interprètes investissent trois structures scénographiques. Les corps prennent l’espace en persistant, en habitant, en ressentant.
Il se pose, insiste, écoute, se transforme et laisse advenir une rencontre.
Cette présentation, pensée comme une étape de recherche, se conclura par un moment d’échange entre le public et les artistes autour de ce qui aura été traversé et observé.
Le travail chorégraphique s'appuie sur des laboratoires où le corps et le dispositif se rencontrent, s'observent et se répondent. Le mouvement naît de l’écoute, de la perception de l’espace, des possibilités mais aussi des limites des matières et des structures.
Le dispositif agit ici comme un véritable partenaire : il influence, contraint, suggère.
Cette recherche s’intéresse à la manière dont ces dialogues façonnent la corporéité et les états de corps des interprètes. Elle vise à faire émerger une dramaturgie de l’interinfluence, construite à même cette relation sensible.
Ayant pratiqué rigoureusement le violon et la danse classique dès son jeune âge, Oksanna poursuit ses études en danse contemporaine à Montréal. Elle étudie d’abord au Cégep de Saint-Laurent, puis à l’Université du Québec à Montréal, où elle obtient son diplôme en 2022.
À sa sortie de l’université, elle participe à différents projets en tant qu’interprète, notamment pour le Cirque du Soleil, Jobel Art pour la Terre, les Ballets Zemmour et l’Orchestre symphonique de Longueuil. Elle collabore également avec des chorégraphes indépendants tels que Maria P. Mantia, Mélia Boivin, Noël Vézina et Malina Fürhoff.
Soucieuse d’approfondir sa pratique et animée par une curiosité constante pour le mouvement et l’effort, elle prend part à plusieurs stages, notamment avec Rubberband Dance Company (Montréal) et Jacob Jonas The Company à Orsolina 28 (Italie).
Sa démarche artistique personnelle interroge les relations entre le corps et l’espace dans une perspective sensible. Cette réflexion l’amène à amorcer une recherche-création en chorégraphie et en scénographie, dans le cadre d’une maîtrise à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM.
Collaborateur·ices
De et par Oksanna Caufriez
Conseil et assistance à la scénographie et à la conception Eliane Cordeau
Conseil et assistance dramaturgique Cam Gendron
Collaboration et interprétation à la recherche-création Estelle Beaulieu Sonik Boom Noémie Calderon Tremblay Maéva Cochin Julianne Decerf Jacynthe Desjardins Clémence Dinard Alexandre Leblanc Marianne Murphy Frédérique Perron Marie-Maxime Ross Lou-Anne Rousseau Lucca Bella Stothers Catherine Wilson
Collaboration et interprétation au projet de création Jacynthe Desjardins Clémence Dinard Marianne Murphy Marie-Maxime Ross Maéva Cochin
Conception musicale et sonore Jean-Philippe Jullin
Conception de l’affiche et du visuel Meihan Carrier-Brisson
Le D.E.S.S. en théâtre de marionnettes contemporain est l’unique programme au Canada entièrement dédié à former des artistes aux différents procédés et compétences spécifiques aux figures marionnettiques. Étalés sur 4 sessions (automne et hiver) pendant deux années, les dix cours du programme ont pour objectifs d’outiller les étudiant·es à la fois à la conception et fabrication, et à l’interprétation et la mise en scène. Des ateliers de création à contenu variable sont également offerts par des artistes du Québec, du Canada et de l’international, et peuvent porter sur le théâtre d’ombre, d’objet ou de papier, la marionnettisation du costume, etc.
Si vous souhaitez des informations complémentaires sur le programme ou voulez postuler (dossier à envoyer avant le 15 juin 2025 pour la cohorte 25-27), écrivez à Dinaïg Stall (stall.dinaig@uqam.ca).
Maîtrise en théâtre
La maîtrise en théâtre est un programme de deux ans à temps plein (et de 4 ans à temps partiel) qui favorise le dialogue entre la théorie et la pratique, la recherche et la création. Elle se destine à ceux et celles qui veulent pousser plus loin leur démarche artistique, leur réflexion conceptuelle et leur pensée critique à travers un projet de recherche personnel ancré dans ses intérêts et sa pratique artistique, théorique ou d’enseignement.
Atelier d'écriture de l'avant-projet
Un atelier est prévu le 20 février de 12h45 à 13h45 pour aider les candidat·es à rédiger l’avant-projet nécessaire à leur dossier d’admission. Merci de vous inscrire en envoyant un courriel à Hugo Dalphond-Laporte : Merci de vous inscrire à l’atelier en écrivant à : dalphond-laporte.hugo@uqam.ca.
Arts et santé : perspectives et apports multiples en recherche interdisciplinaire
7 mai, 2025
12h 15 à 14 h 15 - conférence (un repas est offert) 14h 30 à 16h - plénière avec membres de la faculté des arts
En co-modal En personne : A-3316 (pavillon Hubert-Aquin) ou en ligne INSCRIPTION>>
Comment la recherche en arts et santé se déploie-t-elle sur le terrain? Qu’en est-il des modalités de collaborations entre chercheur.es d’univers disciplinaires dont les finalités peuvent paraître éloignées? Quelles peuvent être les tensions vécues? Les bons coups? Empruntant des postures et des méthodologies de recherche différentes et œuvrant dans des contextes diversifiés, les conférencières exploreront les apports des arts visuels, de la danse et du théâtre au sein d’équipes de recherche interdisciplinaires. Elles s’appuieront sur des recherches récentes impliquant des co-chercheurs et des partenaires de milieux de soins, communautaires et culturels. Les conférencières traiteront des liens qu’elles ont tissés entre leurs recherches respectives offrant ainsi une vision singulière du rôle que peut jouer l’art en réadaptation, en santé mentale et toxicomanie, de même que sur la transition vers les soins de fin de vie. Ces projets sont notamment le tremplin de conversations, d’espoir, de répit et de moments de beauté.
Avec
Lucie Beaudry, département de danse, UQAM Maud Gendron-Langevin, École supérieur de théâtre, UQAM Mona Trudel, Arts visuels et médiatiques, UQAM
Après les présentations, les professeurs·es et chercheur·euses sont invités·es à mener une réflexion en groupe (en mode plénière) quant à la place des arts dans le développement des sciences de la santé à l'UQAM.
Questions pour plénière art et santé : 14 h 30 à 16 h 00
Comment les arts peuvent-ils contribuer à la formation des futur.es travailleur.euses de la santé à l’UQAM? Comment pourraient-ils distinguer (donner une couleur à?) la formation en santé offerte à l’UQAM?
Comment pourrait-elle prendre forme (Quels types de cours, d’activités, d’expérimentations?)
Comment les arts pourraient-ils percoler dans la formation en santé?
Quels bénéfices pourrait-on anticiper?Quelles en seraient de potentielles retombées?
Comment les arts peuvent-ils contribuer à la recherche en santé à l’UQAM?
Comment faire valoir la recherche actuelle qui se développe à la Faculté des arts en lien avec la santé? (Comment faire se rencontrer « arts et santé »? Comment favoriser la recherche interfacultaire?)
Quels sont les partenariats existants et à développer pour favoriser son déploiement?
Au regard des deux questions précédentes :
Quelles expertises existent au sein de la Faculté des arts qui pourraient contribuer à la formation et à la recherche en santé?
Comment se mobiliser et quoi proposer au Vice-rectorat au développement de la Faculté des sciences de la santé?
Comment convaincre les décideurs dans le domaine de la santé afin qu'il devienne inconcevable que les cliniques en psychiatrie et en toxicomanie ne dispose pas d'emblée d'un budget leur permettant d'offrir des activités artistiques de qualité?
Comment assurer la pérennité de projets art/santé en dehors du contexte de la recherche?
Exposition de scénographie Du8 au 10 mai Lieu Propice (J-M500)
La cohorte de deuxième année en scénographie vous invite à découvrir Matière à réflexion, une exposition d’œuvres scénographiques en cours de création, en constante évolution. Cette exposition englobera six projets différents usant de médiums variés, comme le tissu ou la lumière, ainsi que de différentes approches artistiques, allant d’une exploration sensible de la matière à des dénonciations sociales. L’objectif est de mettre en valeur la diversité des pratiques scénographiques et de susciter des réflexions sur des enjeux contemporains.
Heures d’ouverture de l’exposition 📅 Jeudi 8 mai - 18 h à 22 h (vernissage dès 17 h 30) 📅 Vendredi 9 mai - 11 h à 20 h 📅 Samedi 10 mai - 11 h à 17 h 30
— De toute la cohorte de deuxième année en scénographie —
Laurelou Purcell
Ce projet est l’aboutissement d’un parcours personnel à la recherche de mon identité artistique. J’avais envie d’explorer le mouvement en intégrant des éléments de scénographie suspendus et éclairés, afin de créer un univers vivant et complet en utilisant la force de l’éclairage. Les éléments suspendus sont composés de coton fromage, de bourrure, de laine et de corde. Au fil du parcours, ils se décomposent peu à peu, perdant leur enveloppe extérieure pour ne laisser apparaître que leur cœur.
Pour moi, le théâtre est un art vivant, capable de créer une véritable magie sur scène. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est m’y plonger entièrement et oublier le quotidien, ne serait-ce qu’un instant. À travers cette installation, j’espère transmettre un peu de cette sensation et vous inviter à une traversée sensible et poétique du mouvement et de la matière.
Ann-Sarah Richard – Derrière la façade
J’ai voulu aborder le thème de l’anxiété, cette réalité souvent invisible, dissimulée derrière les apparences. L’anxiété ne se perçoit pas toujours au premier regard. Elle se découvre avec le temps, à travers les gestes, les silences, les regards. En apprenant à connaître une personne, on comprend davantage sa réalité.
Cette installation architecturale invite à une traversée en deux temps. Elle s’articule autour de murs, de lumière, de son et d’éléments scénographiques qui enveloppent le corps et les sens. J’ai travaillé principalement le décor, l’éclairage et le paysage sonore pour provoquer une expérience immersive.
Maude Lessard
Je me questionne à propos de l’utilité que nous attribuons à chaque objet que nous possédons. En voulant donner un sens à chacune de nos possessions, nous en venons à tenter de camoufler notre surconsommation de biens matériels.
Afin de questionner ce rapport aux objets, j’ai choisi d’altérer la fonction d’un objet du quotidien : la tasse.
Dotées d’un inconfort ou d’une inutilité nouvelle, les tasses nous font sourire ; nous leur trouvons, malgré leur incongruité, une personnalité, une histoire, une nouvelle fonction. La boucle de la consommation se poursuit; nous apprivoisons ces étranges œuvres-objets et finissons par y trouver un attachement rassurant.
Julie Breysse – Éclosion
Éclosion est une installation sculpturale qui célèbre la diversité des corps féminins à travers une composition organique et engagée. Des fragments de corps, moulés en plâtre, émergent d’un paysage de tissus disposé en spirale, à l’image d’une fougère en pleine ouverture. Chaque fragment est unique, porteur d’une histoire, d’une différence, d’une identité. Ensemble, ils forment une constellation de formes qui affirment la richesse des singularités féminines.
Le choix du plâtre, matériau brut et fragile, renforce l’idée de vulnérabilité autant que de résistance. Le tissu, quant à lui, enveloppe et relie, créant un écosystème symbolique où les corps prennent racine, s’élèvent et se dévoilent.
Féministe et revendicateur, ce projet interroge les normes de représentation du corps dans l’espace public et artistique. Il offre un espace de réappropriation, un territoire où chaque corps a sa place, sa voix, sa lumière.
Isabelle Blondeau
Camille Brassard
Notre processus a débuté par la question suivante : pourquoi évitons-nous les miroirs dans les pièces de théâtre?
À partir de cette réflexion, nous avons voulu explorer la lumière, les miroirs et les reflets qu’ils peuvent produire. Nous avons donc décidé de créer un espace où les miroirs sont mis de l’avant, afin que leurs reflets révèlent une image lumineuse insoupçonnée.
Dans cette exposition, nous invitons le public à briser cette image, pour susciter une réflexion sur la fragilité de notre installation, ainsi que sur la nature éphémère de la vie humaine.
Nicole Zeidan Benavides
Ce projet a été pour moi l’occasion de parler d’un sujet qui me tient énormément à cœur: la Palestine.
Depuis le 7 octobre 2023, le monde entier s’est enfin réveillé sur ce sujet. On a commencé à s’informer davantage, à en parler davantage, à s’indigner. Mais avant cette journée fatidique, qui a marqué les médias entiers comme l’une des pires attaques terroristes des dernières années, on ne mentionnait jamais les atrocités que les Palestinien·nes vivent depuis plus de 70 ans.
J’ai saisi cette opportunité pour mettre en avant la complicité des instances gouvernementales dans ce génocide, sans oublier la résistance du peuple palestinien, qui désire simplement vivre librement sur sa terre ancestrale.
Vendredi 25 avril 2025, à 18 h (ouverture des portes à 17h45) Au Lieu Propice (local J-M500) 1400 rue Berri, Montréal
Admission générale Sous la direction de Benoît Graton etd’Elisabeth Senay
OUVERT À TOUTES ET À TOUS / 60 PERSONNES MAXIMUM
Les étudiant·e·s du programme en enseignement de l’art dramatique complètent leur parcours de quatre ans au baccalauréat avec le « Séminaire synthèse du stage 4 : projet personnel en milieu scolaire ». Le 25 avril prochain, chaque finissant·e présentera son projet éducatif en théâtre développé dans une école primaire ou secondaire de Montréal ou de la région. Ces futur·e·s enseignant·e·s partageront alors avec le public les retombées artistiques et pédagogiques de leur projet avec les élèves, les défis relevés et les connaissances acquises. L’École supérieure de théâtre de l’UQAM est fière d’ouvrir cet espace de rencontre, de valoriser la diversité des expériences en enseignement et la grande qualité de son programme d’éducation artistique au Québec.
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 9 et 10 mai 2025
Nous n'avons jamais été des individus - S. F. Gilbert
C'est ce que les microbiologistes nous disent aujourd'hui. Nous sommes des holobiontes, des assemblages d'entités en relation. Mais qu'est-ce que cela signifie ?
Cette performance tente de représenter ce nouvel être-au-monde, en l'explorant sur la scène. Pendant 30 minutes, les spectateurs sont invités à venir observer de drôles de créatures interagir ensemble. Dans ce zoo artificiel, on découvre une « collectivité écologique » composée notamment de petits robots. La présence humaine dans cet environnement est à la fois partout et nulle part, dissimulée pour être mieux révélée symboliquement.
Cela me meut est né d’une envie de mettre en scène des relations symbiotiques (telle celle que nous vivons avec le microbiote de nos intestins). Je l'ai développé en écriture de plateau avec des « marionnettes costumes gonflables » et des « robots marionnettistes », en cherchant à maintenir, tout au long du processus et dans la performance finale, une équité d’agentivité entre les présences humaines et non humaines, dans une dynamique d’interdépendance. J’essaye de me placer au niveau de ce que Baptiste Morizot nomme une « alterpolitique du vivant ». Ce philosophe s’applique à penser comment renouveler nos rapports avec les vivants non humains, en ne les considérant plus, ni comme des ressources à exploiter, ni comme des artefacts à sanctuariser. Il s’agit alors de se positionner « en réciprocité avec des altérités qui nous dépassent, qui nous fondent, qui nous résistent ».
Cela me meut se veut une tentative de créer une représentation irrévérencieuse de ce nouvel être-au-monde ; en se moquant des illusions de grandeur, des volontés de domination et des fantasmes d’unicité, caractéristiques de l’humanisme moderne, dont nous héritons.
Un mémoire-création d'Iris Richert, présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre.
Après une formation théâtrale à l’université, Iris Richert se spécialise en manipulation de marionnettes au sein de l’école du Théâtre aux Mains Nues (Paris). Par la suite, elle crée un premier spectacle solo, intitulé Bêtes (porté par la Cie Parallaxe), qui fut présenté dans plusieurs festivals en France.
Finissante du DESS en théâtre de marionnettes contemporain de l’UQAM en 2019, elle consolide depuis son savoir-faire en travaillant comme interprète avec plusieurs compagnies montréalaises. En 2020, elle cofonde le collectif Les Tables Tournantes au sein duquel elle est co-metteuse en scène, interprète et dramaturge pour les spectacles Disgraceland (2024) et Croyez-vous aux fées (2026). Elle est co-directrice du Festival OUF! Off Casteliers pour les éditions 2023 et 2024. Elle entre à la maîtrise de l’École Supérieure de Théâtre de l’UQAM en 2023.
Collaborateur·ices
De et par Iris Richert
Avec Sphero, Coco 1, 2, 3 et 4.
Technicien robotique Thomas-Charles Jacquet
Complices Ariane Dubé-Lavigne et Cléa Minaker
Sous la direction de Dinaïg Stall et Philippe-Aubert Gauthier
Je suis marionnettiste de formation et je m'intéresse depuis longtemps aux potentiels dramaturgiques des automates et des robots. Mon travail est toujours centré sur la relation. Je développe une dramaturgie où les niveaux plastique, symbolique, somatique et performatif s'interpénètrent, pour créer des images polysémiques qui donnent une grande liberté au spectateur.
Mon champ de réflexion et de création se veut une mise en relation avec le « non-humain ». Ce terme, qui encapsule aussi bien les animaux, les objets, les forces biophysiques, et les entités spirituelles, me permet d’expliciter un malaise qui est présent dans ma vie, et sans doute dans d’autres. Il s’agit de cette ambiguïté occidentale de l’Anthropocène, de vivre enchevêtrés dans le vivant mais aussi dans une société dépendante des énergies fossiles et avec tous les objets technologiques, gourmands en ressources minières, qui nous entourent et nous prolongent.
Finalement, je suis compost-humaniste, à la suite de Donna J. Haraway :
Critters are at stake in each other in every mixing and turning of the terran compost pile. We are compost, not posthuman; we inhabit the humusities, not the humanities. Philosophically and materially, I am a compostist, not a post-humanist. Beings — human and not — become with each other, in every scale and register of time and stuff in sympoietic tangling, in earthly worlding and unworlding.
Collaborateur·ices
De et par Iris Richert
Avec Sphero, Coco 1, 2, 3 et 4.
Technicien robotique Thomas-Charles Jacquet
Complices Ariane Dubé-Lavigne et Cléa Minaker
Sous la direction de Dinaïg Stall et Philippe-Aubert Gauthier
Direction de l’École supérieure de théâtre
Directeur Yves Jubinville
Directrice des programmes de 1er cycle Maud Gendron-Langevin
Directeur des programmes de 2e cycle Hugo Dalphond-Laporte
Équipe de soutien de l’École supérieure de théâtre
Assistante administrative Marie Chartré
Assistante gestion des études – programmes de 1er cycle Ariane Renaud
Chargée de projet – direction technique Azraëlle Fiset
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) 30 avril et 1er mai 2025
Une femme se barricade dans une pièce pour se protéger d’une menace qui gronde à l’extérieur. Une épidémie? Une invasion? Une catastrophe naturelle? Pour tenter de résister à la peur et à l’angoisse qui l’envahissent, elle s’accroche aux objets qu’elle découvre autour d’elle : une table, quatre chaises, un nécessaire à thé. Depuis, comme elle dit, que « quelque chose est arrivé », elle a été propulsée dans une aventure à la fois déstabilisante et fascinante. Qu’y a-t-elle vu? Vécu? Qui est-elle, maintenant que l’irréversible est arrivé? Elle a besoin de parler, de nommer les choses, de se souvenir. Mais la menace gronde à toujours à l’extérieur. Aura-t-elle le temps de tout nous raconter et surtout, de trouver une brèche d’espoir, une porte de sortie, avant d’être engloutie à son tour?
Avec cette performance solo, Marika Lhoumeau pousse plus loin les questionnements amorcés dans ses œuvres précédentes sur notre rapport à la maladie d’Alzheimer. Dans un texte de fiction, elle brouille cette fois les frontières entre le réel et le rêve, et nous invite à plonger avec elle dans les pensées/mémoires/identités fragmentées pour voir s’il est possible de réimaginer nos récits autour de nos esprits transformés par la vieillesse, la fragilité et la maladie.
Un mémoire-création de Marika Lhoumeau, présenté dans le cadre de la maîtrise en théâtre.
Marika Lhoumeau est comédienne, scénariste et metteuse en scène.
Elle a créé les balados Devenir Margot (2021), lauréat du prix Numix 2022 dans la catégorie balado – enjeu de société, et Devenir Roger (2022), produits par Babel Films en collaboration avec Télé-Québec.
Son premier livre, Devenir Margot : fragments d’un faux souvenir, paru en 2024, s’inscrit dans une réflexion sur notre rapport à la maladie d’Alzheimer qu’elle poursuit dans le cadre d’un mémoire-création à la maîtrise en théâtre à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM.
Collaborateur·ices
Texte Marika Lhoumeau
Sur scène Marika Lhoumeau, accompagnée de Nicolas Gendron ou Isabelle Vincent
Mise en lumière Marie-Hélène Grisé
Direction de recherche Maud Gendron-Langevin et Stéphanie Jasmin
Le souffle est un inspir-expir de l’être et le poème n’en est qu’une de ses traductions verbales. Et le poème performé, qu’un de ses recyclages vibratoires et aériens.
— José Acquelin, La transparole
Mettre en scène de la poésie demeureest une aventure artistique périlleuse mais passionnante. Passer de la page à l’espace de la scène avec le poème, alors que l’on n’en est pas l’auteur.trice, demande de se laisser surprendre par le sens inédit. Le poète Jean-Pierre Siméon, s’adressant aux comédiens dans son magnifique Algues, sable, coquillages et crevettes, nous propose des pistes de réflexion pour aborder le poème au théâtre. Pour lui:
(…) toute lecture étant mise en scène mentale et tout lecteur un interprète du poème, l’élection arbitraire du sens est donc non seulement légitime, mais c’est la raison même de la lecture (…) Oui, le sens du poème est solitaire, arbitraire et ingouvernable.
Mais alors ? Comment faire lorsqu’il n’y a pas de personnages, pas de situation, mais un sens qui plus est « ingouvernable » à transmettre, à traduire, à incarner ? Défi de jeu et d’interprétation pour l’interprète qui doit être au service du texte sans le surjouer, le sacraliser ou pire, le rendre lyrique, loin du réel. Vocaliser le poème demande de s’ancrer dans le concret du verbe, de son rythme, des images et de l’univers qui sont proposés. Siméon donne ce judicieux conseil :
Que le comédien donc commence par jouir du poème à son propre profit, sans égards pour personne. Qu’il ne cherche pas le sens lisible, mais la lisibilité du sens.
Pour cette mise en scène des poèmes, j’ai choisi de les faire dialoguer avec le corps. Parce que l’acte d’écrire est d’abord une expérience physique et sensorielle, et que le corps est ce lien empathique entre celui ou celle qui a vécu le poème et celui ou celle qui le reçoit ou le transmet. Les muscles traduisent peut-être ce que sous-tendent les mots. Le dialogue des muscles et des mots, en rythme et en voix, incarne et investit sans doute le (les) sens possible(s) du poème.
Ce sens qui vous reconnaîtra peut-être, qui fera, je l’espère, résonner en vous quelques cordes sensibles et imaginaires, grâce à la présence et la voix des interprètes.
Remerciements Pour conclure, je tiens à remercier les étudiant.es de la cohorte de 2e année, les Inattendu.es, qui portent bien leur nom, pour avoir accepté de me suivre dans les sentes vertigineuses et risquées de cette création. Merci pour leur apport incroyable sur tous les aspects de la production.
Merci à Mélissa, assistante dévouée et attentive, qui m’a guidée dans cette jungle dramaturgique inextricable. Avec doigté, elle a su tresser les lianes de sens auxquelles j’ai pu m’accrocher comme metteuse en scène.
Merci aussi à Patrice, Steave, Camille, Maud, Catherine, Yves, Anne et Antoine pour leur soutien et leur confiance indéfectibles.
Finalement merci à Joséphine Bacon, José Acquelin et Lula Carballo, des allié·es formidables dans notre recherche et création.
Mot de l'assistante artistique
Ce n’est pas la manière dont les gens bougent qui m’intéresse, mais ce qui les fait bouger
- Pina Bausch
Cette idée de Pina Bausch résonne, avec IN VIVO : Poésies en scène. Le corps est au cœur de ce spectacle, et son moteur est la poésie. C’est la langue poétique, ainsi que les émotions qu’elle suscite, qui mettent le corps en mouvement. Sur scène, le corps n’est pas neutre ; il possède une morphologie, une histoire, une identité propres. Il est porteur de sens. Le corps est un poème en soi. Dans IN VIVO, le corps-poème incarne l’expérience humaine dans sa diversité, sa complexité et son universalité. Il y a le corps qui tente de s’exprimer, le corps qui vient au monde, le corps qui meurt, le corps qui subit des violences, le corps intime, le corps social, le corps comme instrument de révolte, le corps en tant que territoire identitaire et le corps comme façon de connecter avec l’Autre. Pour reprendre les mots du poète Jonathan Lamy : « [l]a peau unit/les êtres humains/jamais trop humains ».
Mélissa Béchard Pelletier
Interprétation
Ricardo B. Beaubrun
Kylan Berger
Paul Bertaud
Maxim Bouclin
Émilie Brunet
Aurélie Clair
Meyranie Corriveau-Lacroix
Cassille Franche-Karsenti
Audrey Gendron-Paiement
Jag
Mayda Jimenez
Collin Lacroix
Cloé Lahaie
Méli Plourde
Maude Therrien
Simon Thibaud-Ceccarello
Nathan Vialleton-Ratio
Conception et production
Directions de production Aurélie Clair, Audrey Gendron Paiement, Paul Bertaud
Dans le cadre du cours « Atelier public », les Inattendu.es (la cohorte étudiante de 2e année en jeu) présentent IN VIVO, poésies en scène, une création mise en scène par Francine Alepin. Il s’agit de la première représentation publique ayant lieu au sein du baccalauréat en jeu.
IN VIVO est une traversée de la poésie actuelle du Québec. Les acteur·ices incarnent les mots et prêtent leur voix à un collage de poèmes d’auteur·ices d’origines multiples. Par la poésie vivante, Les inattendu.es voyagent à travers les thèmes de l’identité, de la guérison, du féminisme, et du territoire qu’on habite. Les voix se soulèvent pour donner corps au message. Et c’est par le corps en mouvance, littéralement porté et projeté dans l’espace, que prennent sens les poèmes d'IN VIVO .
La poésie, c’est la voix intime qui s’adresse à la collectivité.
– José Acquelin
Pendant tout le trimestre, passer de la page à la scène a représenté un défi collectif pour comprendre, « prendre avec soi » le corpus d’œuvres abordées. L’analyse fouillée des poèmes, l’exploration par le corps, la recherche de vocabulaire gestuel ainsi que les discussions autour des questionnements mentionnés ont permis de percer (parfois!) le mystère de certains vers. C’est ainsi que les 17 acteur.ices, avec leur audace gestuelle, viennent donner chair aux mots.
Un atelier public de la cohorte de 2e année en jeu.
Comédienne, mime, metteuse en scène, Francine Alepin se consacre au théâtre corporel depuis plus de quarante ans. Son parcours artistique l’amène à défendre plus de soixante-dix rôles aux esthétiques variées, allant du répertoire classique aux œuvres actuelles, en passant par des créations iconoclastes.
Son passage de trois décennies chez Omnibus l’a entraînée à la création et à la prise de risque artistique. Elle signe des mises en scène et des créations gestuelles qui voyagent tant au Québec qu’à l’étranger :
Fouiller les décombres, avec et de la poète Flavia Garcia
La baronne et la truie, de Michael Mackenzie
Plusieurs textes de Larry Tremblay, dont Le problème avec moi et Mensajes (au Mexique)
Parallèlement à sa carrière d’interprète-créatrice et de metteuse en scène, elle poursuit des études universitaires avancées en théâtre (UQÀM) et en analyse de mouvement (Bartenieff Institute of Movement Studies de New York).
À l'École supérieure de théâtre, elle a occupé la direction des cycles supérieurs et la direction artistique. En tant que professeure associée, elle participe à des projets de recherche interdisciplinaire, dont :
Poésie en scène : corporéités et métaphorisation du texte avec Marc André Brouillette (poète) et Manon Levac (danseuse)
Caravane : Quête des gestes des Amériques, un projet interculturel la menant au Chili et au Mexique
Sous la direction de Nicole Harbonnier (département de danse), elle contribue à la consolidation d’un nouveau cadre d’analyse de mouvement (OAM). À l’été 2025, en compagnie de Claire Heggen, elle donnera une formation à l’Académie des arts du mime et du geste (France).
Francine Alepin reste fondamentalement une artiste nomade, portée par sa passion confirmée pour l’anthropologie du geste et les arts vivants.
Mélissa Béchard Pelletier est née sur la Côte-Nord, où elle a également grandi. La forêt et le fleuve peuplent son territoire intérieur. Elle enseigne la littérature au Cégep de Baie-Comeau depuis 2009. Elle a aussi été metteuse en scène de la troupe de théâtre étudiant du collège pendant cinq ans. En 2023, elle quitte cette région qu’elle chérit pour se consacrer à sa passion de toujours : le théâtre. Elle complète présentement un baccalauréat en études théâtrales à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Son objectif : développer une pratique professionnelle de la mise en scène et du conseil dramaturgique.
Le 27 mars, à l'occasion de la Journée Mondiale du Théâtre, l'École Supérieure de Théâtre de l'UQAM et ses étudiant·es vous invitent à une après-midi et une soirée riches en découvertes théâtrales.
Des professeur·es et chargé·es de cours animeront plusieurs activités afin de vous permettre d'explorer différents enseignements et de rencontrer de nouvelles personnes au sein de votre programme. Cette journée est une belle occasion d'échanger, de découvrir et de partager ensemble la passion du théâtreé
L'après-midi se conclura avec un 5 à 7 organisé par l'AEMAD et l'ADEMAT, suivi d'un Cabaret d'Essai.
Ne tardez pas à vous inscrire aux activités de votre choix, les places sont limitées ↓
Programme des activités
Bloc 1 : 13h00 – 13h45
1 - Keep Performing
Un atelier d'improvisation qui combine mouvement, méditation, écriture créative et improvisation libre sur de la musique dansante.
Animé par : Camille Renarhd, professeure de mouvement, et les étudiant.e.s de 2e année de la concentration jeu
Les participants travailleront en petites équipes à la création de courtes scènes à partir d'extraits de textes proposés. Une présentation informelle de leurs explorations aura lieu à la fin.
Animé par : Geneviève Bélisle, professeure d’étude théâtrale
3 - Introduction à l'action de penser à voix haute
Cet atelier explore une technique actorale qui permet de donner une impression de première fois et d'augmenter sa présence scénique à travers des improvisations et exercices ludiques.
4 - It’s Alive! – Principes fondamentaux d’animation d’une forme marionnettique
Comment donner vie à un simple objet sur scène ? Cet atelier explore les principes fondamentaux de l'animation d'une marionnette et l'interaction entre l'objet et le personnage.
Animé par : Dinaïg Stall, professeure de marionnette
S'inspirant de This Situation de Tino Seghal, présenté à la Galerie de l’UQAM, cet atelier propose d'explorer, par la conversation et le jeu collectif, la place du théâtre dans notre société.
Animé par : Émilie Martz-Kuhn, professeure d’étude théâtrale
Que signifie perdre? Que perd-on, vraiment, quand on perd?
Dans Les Troyennes, les femmes en scène sont en deuil de leurs maris, de leurs frères, de leurs pères (tous les hommes de la ville sont morts). Leurs familles sont décimées, et elles seront bientôt séparées les unes des autres. Andromaque se verra même arracher son enfant, que l’armée adverse tue, de peur qu’il ne se venge une fois adulte. À ces douleurs s’ajoute celle de l’exil à venir - Troie est dévastée, et on les contraindra à quitter la terre qui était la leur.
Qu’est-ce que la défaite? Que défait-elle au juste, dans le corps, dans le groupe, dans la parole? Qu’est-ce que cette pièce peut nous apprendre, à nous qui vivons ici dans un pays en paix?
Jouer Les Troyennes dans le présent qui est le nôtre, c’est sans doute une façon, oui, de se confronter à tout ce que nous pourrions perdre. À toutes ces choses que nous aimons, qui se fondent avec la trame de nos vies, et qui sont en train d’être brisées.
Alors que tout bouge autour de nous, que le paysage géo-politique mondial est en train de se renverser en ce moment même, Les Troyennes nous placent face à la fragilité de ce que nous tenons pour acquis.
Prenons ensemble le temps sacré du théâtre pour nous asseoir autour de cette douleur, en sa compagnie; dans la lumière tenace de notre humanité partagée.
Enfin est venu le temps de chanter à nouveau tes mots.
Car oui, Cassandre, des siècles après tes prédictions, ton histoire est toujours racontée à travers le monde. Toi qui as tout vu, tout su, qui as tenté de nous avertir, mais que l’on n’a pas crue à cause d’une malédiction. Encore aujourd’hui, j’ai l’impression que nous refusons de voir le pire arriver, jusqu’à ce qu’il nous saute aux yeux.
J’espère que ce soir, Cassandre, on te croira. Pas nécessairement sur l’issue de la guerre de Troie, car, au fil des siècles, nous avons fini par comprendre ce qui s’était passé. Non, je te souhaite surtout que l’on reconnaisse que tu savais, que tu n’étais pas folle et que, toujours, tu as été authentique et n’as fait que dire la vérité.
Tu sais pourquoi tu nous inspires Cassandre ?
Car tu es une victime que l’on a refusé de croire. Et puisque nous savons désormais que tu avais raison, tu portes en toi la voix de toutes les victimes que l’on ne croit pas. D’une façon, tu portes aussi ma voix, belle Cassandre. Et malgré ça, tu as trouvé ta résilience dans l’amour, l’amour de ta ville, de ta famille, de tes consœurs. Même si on ne te croyait pas, tu as toujours gardé l’amour en toi.
Alors ce soir, ce n’est pas la parole que je te donne, tu la possèdes déjà amplement.
Ce soir, je t’offre mon oreille, mon écoute et je te crois.
Je sais déjà que tes mots continueront à traverser les époques. J’espère qu’ils seront écoutés, compris et qu’ils continueront à en inspirer beaucoup d’autres.
C’est avec tout mon amour que je lève mon flambeau pour toi, ma chère Cassandre. En espérant qu’il éclaire les esprits comme le tien a éclairé le mien.
Emz Narbonne Dramaturge
Mot du chorégraphe et conseiller au mouvement
Dans un Québec ou un Canada où la guerre ne fait pas rage, mais existe toujours quelque part dans le monde, comment la tragédie peut-elle encore se faire sentir, se transmettre, s’incarner ? C’est la question que je pose à ces jeunes interprètes d’ici.
Mon travail part toujours de cette relation fondamentale : le corps et le sol. C’est à travers elle que nous sommes tous égaux, tous reliés, sur cette planète. Les corps présents sur scène peuvent ainsi refléter tous les corps — d’ici et d’ailleurs, de maintenant et d’avant.
Et c’est là, dans cette exploration physique et poétique, que naît pour moi la nécessité de ce travail : nourrir une présence vraie, ancrée, éveillée, qui permet de rencontrer la douleur des autres, et de l’habiter un instant, par l’art.
Ce n’est pas un spectacle sur la douleur, mais un appel à la conscience. À travers le souffle, le poids, la lenteur, à travers l’écoute du sol et des autres, je cherche à faire émerger une présence qui rende la tragédie vivante, actuelle, et profondément humaine.
Jadson Caldeira Chorégraphe et conseiller au mouvement
Interprétation
Laurie Baudart Hélène
Joanie Champagne Hécube
Jacob Chenay Ménélas
Brian Gazemar Talthybios
Julian Guttierrez Brito Poséidon
Victoria Kalacheva Suivante 2
Lou Lafortune Athéna Suivante 3
Kellyanne Lahaie Coryphée
Gabrielle Lamarche Andromaque
Julie Le Tallec Cassandre
Aïcha Tremblay Suivante 1
Conception et production
Jadson Caldeira Mouvement et chorégraphie
Emz Narbonne Dramaturgie
Joshua Abud-Auguste Assistance à la mise en scène et régie
Alec Arsenault Direction de production
Marie-Mai Heins Costumes
Loïc Vaillancourt Espace et lumières
Mikel Ibarrola Environnement sonore et musical
Nancy Myette Accessoires
Direction de l’École supérieure de théâtre
Directeur Yves Jubinville
Directrice des programmes de 1er cycle Maud Gendron-Langevin
Directeur des programmes de 2e cycle Hugo Dalphond-Laporte
Équipe de soutien de l’École supérieure de théâtre
Assistante administrative Marie Chartré
Assistante gestion des études – programmes de 1er cycle Ariane Renaud
Chargée de projet – direction technique Azraëlle Fiset
Notre reine a raison. La fin de Troie a tout changé. Faisons comme elle, souvenons-nous avec précision des faits qui ont précipité notre ville, et avec elle nos vies, dans l’anéantissement, afin que, dans l'avenir, nul n’ignore comment Troie est tombée. N’oublions jamais…
— La Coryphée, Les Troyennes
Lab2M | Théâtre les 2 Mondes Du 8 au 12 avril 2025
Les murs de Troie se sont effondrés, et avec eux, tout un monde. Dans les cendres encore fumantes de la cité, les survivantes attendent. Mères, filles, reines et servantes, elles sont les vestiges d’un empire détruit, les captives d’une guerre gagnée ailleurs. Bientôt, elles seront dispersées, offertes en trophées à leurs vainqueurs, arrachées à leur terre et à leur mémoire.
Dans une relecture contemporaine du chef-d’œuvre d’Euripide, Les Troyennes donne voix à celles qui portent le poids des guerres qu’elles n’ont pas choisies. Entre chant funèbre et cri de révolte, ce spectacle chorégraphique explore la perte et la résilience avec une intensité brute.
Une production dirigée des cohortes finissantes 2025 en jeu, en scénographie, en études théâtrales et en stratégies de production culturelle et médiatique.
Véronique Côté est comédienne, autrice et metteure en scène. Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2002, elle a joué dans près d’une trentaine de productions théâtrales, dirigée notamment par Édith Patenaude, Wajdi Mouawad, Frédéric Dubois et Steve Gagnon. Elle a fait partie des distributions de 1984 (Théâtre du Trident / Théâtre Denise-Pelletier), Fendre les lacs (Théâtre aux Écuries / Théâtre Périscope), Attentat et La fête sauvage (Théâtre de Quat’sous), ces deux dernières en tant que co-auteure et metteure en scène.
Comme metteure en scène, elle a signé Faire l’amour, Scalpée et Venir au monde d’Anne-Marie Olivier, ainsi que plusieurs pièces pour enfants, présentées au Québec et en France. Elle est également autrice de nombreuses œuvres, dont Chaque automne j’ai envie de mourir (Hamac) et Tout ce qui tombe, finaliste aux Prix du Gouverneur général.
Avec la pièce Je me soulève, une œuvre collective qu’elle codirige avec Gabrielle Côté, elle explore une vision poétique et politique pour réinventer le monde. Elle contribue aussi à des chroniques au Devoir et à ICI Première.
Chorégraphe et conseil au mouvement
Jadson Caldeira est chorégraphe, interprète et professeur de mouvement. Canadien d’origine brésilienne établi à Montréal, et fort de plus de 30 ans d’expérience, il développe une approche singulière du corps et de la scène, croisant danse, théâtre, méditation et conscience somatique. Il enseigne actuellement au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, où il accompagne de nombreux acteurs et metteurs en scène dans leur recherche artistique.
Spécialisé dans le travail du corps en contexte théâtral, Jadson collabore régulièrement à des créations scéniques au Québec, notamment comme chorégraphe et conseiller en présence scénique. Il a également travaillé auprès de plusieurs institutions et compagnies prestigieuses de danse contemporaine et de théâtre, tant au Canada, aux États-Unis qu’en Europe, dans des contextes professionnels variés — toujours avec la même rigueur artistique et une profonde sensibilité aux corps des interprètes.
Interprétation
Laurie Baudart Hélène
Joanie Champagne Hécube
Jacob Chenay Ménélas
Brian Gazemar Talthybios
Julian Guttierrez Brito Poséidon
Victoria Kalacheva Suivante 2
Lou Lafortune Athéna Suivante 3
Kellyanne Lahaie Coryphée
Gabrielle Lamarche Andromaque
Julie Le Tallec Cassandre
Aïcha Tremblay Suivante 1
Conception et production
Jadson Caldeira Chorégraphie
Emz Narbonne Dramaturgie
Joshua Abud-Auguste Assistance à la mise en scène et régie
Toi qui es né déjà avec toutes tes dents afin de déchiqueter le Monde, puisse ta rage t’embraser et te consumer au complet avant qu’elle ne se répande.
— Harry Lancaster, Les Grandes familles
Studio-d’essai Claude-Gauvreau Du 15 au 19 avril 2025
Héritiers et héritières d’un empire construit au fil des siècles par le pouvoir et les affaires, ces magnats portent leur nom comme une couronne accablante. Ils se succèdent, s’affrontent, se trahissent, espérant, en vain, préserver leur dynastie au sommet. Mais dans ces tours de verre où se jouent les grandes décisions économiques, la chute arrive toujours plus vite que l’ascension.
Dans une fresque théâtrale inspirée des rivalités familiales chez Shakespeare, Les Grandes familles transpose les luttes impitoyables des rois d’hier dans l’arène du capitalisme moderne. Entre héritage et renversement, stratégie et effondrement, cette tragédie contemporaine explore l’ambition, le pouvoir et la chute avec une précision tranchante.
Une production dirigée des cohortes finissantes 2025 en jeu, en scénographie, en études théâtrales et en stratégies de production culturelle et médiatique.
Olivier Kemeid est écrivain, metteur en scène, comédien et directeur artistique de la compagnie de théâtre Trois Tristes Tigres. Figure marquante du paysage théâtral québécois, directeur artistique d’Espace Libre de 2006 à 2010 et du Théâtre de Quat’Sous de 2016 à 2023, il a signé une quinzaine de pièces de théâtre, dont plusieurs ont été traduites à l’étranger. Trois de ses textes ont été finalistes aux Prix littéraires du Gouverneur Général : L’Énéide (Lansman, 2008 / Leméac, 2019) ; Moi, dans les ruines rouges du siècle (Leméac, 2013) ; Five Kings (Leméac, 2015). Les traductions de son Énéide ont été jouées sur plusieurs grandes scènes du monde, que ce soit à Potsdam (Hans Otto Teater), à Rome (Teatro di Roma), au Canada (Festival de Stratford), ou à New York (Theater at St Clement’s). Sa pièce Moi, dans les ruines rouges du siècle, a remporté le Prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre pour le meilleur spectacle de 2012. Son plus récent roman, Le vieux monde derrière nous (Leméac, 2022), est sorti chez Arthaud en France en 2024, où il a reçu un accueil critique chaleureux.
Interprétation
Zoé Arnold-Trottier Kate Mortimer Marguerite Valois Anne Warwick
Shakespeare écrit en poète, non en historien. La chair même de son œuvre, ce n’est ni l’Histoire, ni la politique, mais les tourments sinueux de l’âme des humains, dans les larmes, le rire et le sang. Les déchirements familiaux qui sont la véritable grande toile de fond de ses pièces historiques, j’ai tenu à les préserver dans Les Grandes familles, mieux: à tout faire pour les mettre à l’avant-plan. Ces rois et reines, j’ai tenté de les rapprocher, de les amener au plus près de nous, et avant de les juger, j’ai voulu les comprendre. C’est un défi pour notre regard moderne d’accepter une telle proximité avec des monstres.
La forêt shakespearienne n’offrant aucun sentier, il fallait se tailler un chemin à la hache, accepter de se perdre, revenir sur nos pas, peut-être même sortir par l’orée, là même où nous étions entrés. Nous nous serions perdu·es cent fois dans cette forêt obscure si ce n’avait été de la présence bienveillante de ma chère équipe d’interprètes, de concepteurices, de collègues. Qu’elles et ils en soient remercié·es! Longue vie à ces rois et reines? Non, plutôt longue vie au théâtre!
Dans Les Grandes familles, le pouvoir se transmet autant qu’il se subit. Là où certain.es voient un trône, d'autres trouvent une cage. Que se passe-t-il lorsque la couronne dévore ceux qui sont censés la porter? Quand l’héritage empoisonne et que l’envie de briser le cycle de la fatalité devient une question de survie? Et si la survie exige la trahison, comment naviguer entre l’amour, le devoir et le pouvoir?La porte close des maisons élisabéthaines s’est transformée en baie vitrée. Les dynamiques de pouvoir intrafamiliales sont aujourd’hui exposées, parfois retransmises en temps réel à l’échelle internationale. Les puissants de père en fils semblent pourtant encore intouchables, jouissant d’une impunité opaque que rien ni personne ne pourrait percer.
Le 5 novembre 2024, lors d’un événement politique aux États-Unis, un père demande à son fils, devant un micro, s’il soutient l’élection du président actuel. La réponse de l’enfant jaillit, enthousiaste et sans filtre:
« Nous faisons tranquillement tout ce que nous voulons. »
- X AE Musk, sur les genoux de son père Elon Musk
Cette phrase simple, lancée par un enfant, résonne pour moi comme une confession brutale ; celle de la liberté d’agir sans entrave, sans peur des conséquences. Derrière ces mots se cache une vérité sombre : un héritage familial où les enfants, sans le savoir vraiment, sont dépositaires d’un pouvoir monstrueux. Un pouvoir qu'ils répètent, qu’ils absorbent, comme une vérité inscrite dans leur ADN. C’est ce rire quinous plonge dans les coulisses des grandes dynasties au sein desquelles vous êtes invité.es ce soir.
Quand cette dégradation de l'Homme a-t-elle commencé, et comment briser ces chaînes qui persistent depuis des générations?
Peut-être que la réponse se trouve dans la place des femmes dans cette histoire. Si le cycle de la violence semble inévitable, elles portent peut-être la clé d’un chemin vers une certaine rédemption. Celles qui, en brisant la chaîne de filiation, peuvent rêver d’un autre avenir. Elles deviennent des figures de rupture, de liberté à conquérir et à protéger. Nous n’avons pas de solution simple pour vous. Mais nous créons un espace où le doute et la réflexion peuvent grandir, où vous êtes invité.es à vous requestionner sur la signification et l’impact que prend occuper ce « siège » aujourd’hui. Peut-être qu’en sortant de notre ennéagone de rencontre, nous pourrons entrevoir une nouvelle manière d’être au monde.
Noor Maghraoui Dramaturge
Interprétation
Zoé Arnold-Trottier Kate Mortimer Marguerite Valois Anne Warwick
Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020) Jeudi 13 mars, de 14h à 17h
Atelier sur le théâtre de l’Opprimé (Boal) avec Antonia Judith Hayward, fondatrice de La Collective, théâtre de l'Opprimé de Montréal Vous êtes chaleureusement inviter à venir prendre part à un atelier de 3 heures sur les techniques du Théâtre de l’Opprimé développées par Augusto Boal.
Augusto Boal et le Théâtre de l'Opprimé : Introduction expérientielle aux techniques de base du théâtre de l'Opprimé à travers des jeux, des mises en situation et des apports théoriques.
La rencontre sera animée par Maude B. Lafrance, chargée de cours à l'École supérieure de théâtre UQAM.
À propos de l'artiste invité
Antonia est une artiste multidisciplinaire aux origines multiples. C'est en 2007, parallèlement à ces études en art dramatique dans un conservatoire à Paris, qu'elle découvre et se forme aux techniques du Théâtre de l’Opprimé avec la Compagnie du Théâtre de l’Opprimé de Paris.
Elle est tout de suite passionnée par cette méthode qui allie parfaitement sa passion artistique et son engagement social. Elle intègre la compagnie immédiatement et prend part à tout son travail : créations artistiques, spectacles de théâtre forum, prise en charge d'ateliers de théâtre de l'Opprimé et formations professionnelles.
En arrivant à Montréal, elle crée La Collective, théâtre de l'Opprimé de Montréal. C'est donc depuis plus de 15 ans qu'Antonia utilise ces techniques avec des publics très divers et sur des problématiques très différentes à travers le monde, tout en travaillant en parallèle sur des projets artistiques dans le théâtre et la musique.
Mercredi 19 mars 2025 de 12h45 à 13h45 Lieu Propice (J-M500)
Ce siège Ton siège Garde-le aussi longtemps que possible Je sais qu’il est en grande partie responsable de tes souffrances Je sais que si un jour j’en hérite J’aurai à en souffrir tout autant C’est un siège qui dévore ses enfants Si je pouvais lui ôter tout ce qui t’infecte Je m’assoirais dessus et te ferais vivre encore cent ans
— Harry Lancaster, Les Grandes familles
Noor Maghraoui et Emz Narbonne, finissant.e.s en Études théâtrales et dramaturges des productions de l’hiver 2025, vous invitent à un échange captivant autour des œuvres Les Grandes familles d’Olivier Kemeid et Les Troyennes d’Euripide, en présence des metteur.euses en scène respectif.ve.s, Olivier Kemeid et Véronique Côté.
Venez partager café, thé et viennoiseries et plonger dans une discussion où tragédies antiques et drames contemporains se rencontrent. Cet entretien vous permettra de découvrir le processus de création des productions à travers le regard des dramaturges, qui ouvriront le dialogue entre les metteur·euses en scène. Ces dernier·ères partageront leur approche de la mise en scène, mais aussi leur réflexion sur leur double rôle de créateur et de pédagogue.
Thématiques :Effondrement | Deuil | Destin | Conflit | Pouvoir
Pourtant, s’ils nous haïssaient tant, ils auraient pu nous exterminer tous, qu’il ne reste rien, absolument rien de Troie. Pour eux, c’était facile. Alors pourquoi épargner les femmes ? Pourquoi disséminer les Troyennes partout dans l’univers, sachant que nous allons, chacune de notre côté, chanter notre ville, nos héros, nos richesses, notre histoire ?
Les écoles d’art, comme les établissements publics d’enseignement (collèges et universités), font partie intégrante de l’écologie culturelle québécoise. Leur mission est étroitement liée au développement des organismes producteurs dans divers secteurs d’activité (danse, musique, théâtre, cirque, cinéma) et à l’évolution des pratiques et des formes artistiques. À cet égard, ces institutions ont la responsabilité de préserver et de transmettre des savoirs-faires, mais elles doivent également pouvoir s’adapter aux circonstances changeantes de la création pour bien préparer la relève. Comment accomplir cette mission dans une période de crise? À celle du financement des arts, cause de la précarité des artistes, s’ajoute une crise de leur statut qui, mesuré à l’aune du taux de fréquentation à la baise dans les programmes en arts et lettres, signale une perte d’attractivité des métiers et des vocations artistiques. La journée d’étude organisée par l’École supérieure du théâtre aborde ces questions, et plusieurs autres, du point de vue des collèges et des universités offrant des formations dans le domaine des arts vivants. Le réseau post-secondaire opère en effet dans un environnement différent de celui des écoles et conservatoires. Quels sont les avantages et les défis dans ce contexte? Comment concilier les objectifs d’accessibilité du réseau public avec les exigences de la pratique artistique ? Y a-t-il une pédagogie spécifique à développer dans ces lieux où les savoirs et les personnes de tous horizons cohabitent?
Trois panels ont été constitués
Un premier réunit des représentant.es du collégial (enseignants, coordination de programme, direction d’études) afin de mieux comprendre les formations que suivent les étudiant.es qui choisissent le domaine des arts et lettres à l’entrée de l’âge adulte.
Le deuxième panel porte sur les réalités spécifiques de la formation théâtrale en milieu universitaire et rassemble des professeur.es (Laval, Concordia, Moncton) investi.es dans l’enseignement, la recherche et la création.
Un troisième s’intéresse à la pédagogie artistique et proposera un échange entre praticien.nes, issu.es de différents milieux (musique, théâtre, danse) pour discuter des ponts possibles entre la pratique artistique et l’enseignement.
Déroulement
Accueil et présentation de la journée Michel-Maxime Legault et Yves Jubinville
Table 1 Animation Maud Gendron-Langevin Intervenant·es Éric St-Jean (St-Laurent), Maya Gobeil (St-Laurent), Maxime Allen (Marie-Victorin)
En collaboration avec le Festival international de Casteliers et l’Association québécoise des marionnettistes qui accueillent l’artiste pour un spectacle et une formation, nous avons le plaisir d’accueillir slovène Matija Solce. Metteur en scène et interprète reconnu pour l’impeccable rythmicité de ses spectacles et leur capacité à toucher le public au-delà des mots, il viendra nous partager sa façon d’envisager l’animation de marionnettes et d’objets comme une pratique musicale.
À propos de l'artiste invité
Musicien, marionnettiste, acteur, metteur en scène, professeur en arts de la marionnette, programmateur de festivals et activiste, Matija Solce est détenteur d’un doctorat de la célèbre Académie théâtrale DAMU, consacré à « La perspective musicale du théâtre de marionnettes ». Dans ses travaux, il établit un lien étroit entre la musique et le théâtre, et c’est pour cette raison que ses concerts se transforment régulièrement en représentations théâtrales interactives et ses spectacles de marionnettes, en compositions musicales. Habitué à jouer aussi bien dans les grands festivals internationaux que dans des lieux plus singuliers tels que des prisons, des ashrams ou des chambres à coucher, Matija a reçu plus de trente nominations et dirigé une quarantaine de spectacles.
Émilie Martz-Kuhn, professeure à l’École supérieure de théâtre (UQAM) Yves Jubinville, Directeur de l’École supérieure de théâtre (UQAM)
Les artistes sont d’abord nos collègues.
Leur présence s’est imposée depuis longtemps dans les établissements post-secondaires où ils et elles jouent un rôle crucial dans les programmes de formation en arts et lettres. La Commission Rioux, qui a donné la première impulsion au développement de la formation artistique au Québec et plaidé en faveur de sa démocratisation, reconnaissait déjà leur apport à la fin des années soixante dans l’effort de modernisation des institutions et d’adaptation à un monde où la création s’imposait comme moteur de transformation sociale. Le phénomène n’a fait que s’accentuer depuis.
Les artistes enseignent, transmettent, partagent leurs expertises et leurs visions avec les étudiant.es qui les considèrent comme un lien vital entre les bancs d’école et les professions auxquelles plusieurs aspirent. Dans certains programmes, les créateur.rices forment le contingent le plus nombreux des enseignant.es. Engagé.es à la leçon, ils et elles interviennent sur une base régulière ou ponctuelle, à titre de chargé.es de cours, de conférenciers.ières ou encore de professeur.es invité.es. L’enseignement est pour plusieurs une vocation qui cohabite avec les activités de création mais permet également de prendre du recul vis-à-vis du métier à divers moments de la carrière. Dans le contexte de crise actuel, ce travail constitue un revenu non négligeable.
Au sein des universités, les artistes insufflent une dynamique intellectuelle et créative primordiale. Leur engagement ne se réduit pas à garantir la qualité des formations en art ; il contribue également de manière décisive à l’essor de la recherche. De nombreuses approches développées en littérature, théâtre, musique, arts visuels, design, cirque et danse offrent plus que jamais l’occasion de maillages féconds entre les milieux de la création et ceux de la recherche. Nombreux sont les outils mobilisés par les chercheur.euses pour comprendre, aux côtés des créateur.rices, les dimensions esthétiques, sociales et politiques de leurs œuvres, ainsi que la manière dont elles nous permettent sans doute d’habiter un peu mieux le monde.
Depuis près de vingt ans, le développement de la recherche-création, qui allie pratique artistique et réflexion théorique, contribue à la reconnaissance de la création comme véritable vecteur de savoir. À travers leurs expérimentations, les artistes participent donc pleinement à la production des connaissances et ouvrent des perspectives inédites sur des enjeux d’importance. Leurs contributions dépassent d’ailleurs largement le champ des arts : elles sont mobilisées et rayonnent dans plusieurs disciplines, aussi bien dans les humanités que dans les sciences naturelles et de la santé.
Les institutions dédiées à la production et à la diffusion des savoirs ont besoin que les artistes bénéficient de conditions de travail favorables pour continuer à développer des démarches fortes, ambitieuses et résolument exploratoires. De même, l’université doit pouvoir développer des collaborations avec les milieux artistiques en leur offrant un environnement où les rythmes de travail sont propices à l’expérimentation, le questionnement et à l’esprit de découverte. C’est dans un tel contexte que la création continuera à enrichir le paysage académique tout en participant à renforcer la mission de l’université et son rôle dans la société.
Car l’université ne saurait être un refuge, un lieu où l’on se met à l’abri tandis que la forêt brûle.
Sa vitalité dépend du maintien et de l’évolution des structures sociales qui l’entourent. À cet égard, des signes de déstructuration sont bien visibles. Ses conséquences sont ressenties, au premier chef, par les artistes et travailleur.euses culturels d’aujourd’hui. Mais il y a fort à parier, alors que l’État fait la sourde oreille à leurs revendications légitimes, que les plus jeunes écoutent et interprètent ce silence comme un désengagement face à la culture et aux arts en même temps qu’une invitation à regarder dans d’autres directions.
La situation n’est rien de moins qu’alarmante quand on observe la baisse des inscriptions dans les programmes de formation au niveau postsecondaire. La chute a suivi, en cela, une tendance démographique, notamment dans les universités qui ont vu leurs effectifs en arts et lettres diminuer au-delà des statistiques nationales dans les autres secteurs. Avec ce qui se passe actuellement, le pire est à craindre pour la survie de certains cursus et leur capacité à stimuler et inspirer le milieu culturel de demain.
Pour tout dire, le portrait qui se dégage des témoignages et informations circulant dans les médias donne l’impression que l’édifice craque de toutes parts. Les causes sont multiples et dépassent la seule compétence de l’État en matière de financement. Néanmoins, sa responsabilité nous apparaît incontournable afin de réinjecter un peu d’air et permettre aux artistes, dans l’immédiat, de minimalement pouvoir respirer. Le but est d’éviter une rupture tranquille, reléguée aux marges du débat public, mais qui aurait des répercussions désastreuses à plus long terme sur toute la société québécoise.
Dans cet élan de mobilisation qui milite plus largement en faveur d’une nouvelle politique culturelle adaptée à ces temps troublés, nous invitons également nos institutions respectives à reconnaître la contribution des artistes à notre mission de recherche et d’enseignement et à prendre une part active dans l’entreprise de revalorisation des arts qui s’impose de toute urgence.
Cosignataires : Catherine Cyr (UQAM), Robert Faguy (Université Laval), Hervé Guay (UQTR), Erin Hurley (Université McGill), Michel Lacroix (UQAM), Joanne Lalonde (UQAM), Marie-Christine Lesage (UQAM), Carole Lévesque (UQAM), Carole Nadeau (Université Laval), Anne-Marie Ninacs (UQAM), Jean-Paul Quiénnec (UQAC), Caroline Raymond, Robert Reid (Concordia), Itay Sapir (UQAM), Marie-Eve Skelling-Desmeules (UQAC), Robert Schwartzwald (Université de Montréal), Danick Trottier (UQAM), Louise Vignault (Université de Montréal)
Présentation le lundi 3 mars dès 9h30 au Studio-d'essai Claude-Gauvreau (J-2020)
Réunissant les étudiant·es des cohortes de première et deuxième année en scénographie, la charrette est une activité de création intensive qui se déroule sur une période de quatre jours à la session d’hiver de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Divisé·es en équipes d’une dizaine de personnes, les étudiant·es doivent concevoir le décor, les costumes, les éclairages et le son d’une œuvre théâtrale qui leur est révélée quelques jours avant le lancement.
Des maquettes à l’échelle sont donc fabriquées, de même qu’un costume en papier en vraie grandeur et un élément scénographique en carton qui seront présentés sous des éclairages et au son d’une trame sonore choisis.
Au terme des trois jours de création, les œuvres sont présentées devant un jury de professionnel·les du métier qui désigne une équipe gagnante pour la cohérence du projet scénographique dans son ensemble.
L’événement est ouvert à toutes et tous. Entrée libre, il suffit de se présenter sur place. Notez la date à votre agenda et venez découvrir les différentes propositions!
Foyer du STAL (Studio Alfred-Laliberté) 18 février, 13h
Le 18 février à 13h, nous aurons l'opportunité de rencontrer un acteur incontournable de la scène artistique contemporaine: Guy Régis Jr. Écrivain, metteur en scène et réalisateur, il est l'une des figures majeures du théâtre et de la culture haïtienne. Cette rencontre promet d'être un moment privilégié pour découvrir l'univers créatif de l'artiste, qui a profondément influencé le paysage théâtral avec ses œuvres, telles que Les Cinq Fois où j’ai vu mon père et Trilogie des Dépeuplés.
Animée par Maude B. Lafrance, chargée de cours à l'École supérieure de théâtre de l'UQAM, cette rencontre offrira un espace de discussion autour de la vision artistique de Guy Régis Jr., de son parcours, de ses projets de création et de son engagement pour le développement des arts vivants en Haïti. Ce sera aussi l’occasion d’échanger sur ses diverses collaborations et de découvrir ses réflexions sur le théâtre contemporain, l'écriture et la mise en scène.
Ce moment enrichissant, ouvert à toutes et tous, permettra non seulement d'approfondir notre compréhension de l’œuvre de l'artiste, mais aussi de tisser des liens entre les différentes pratiques artistiques, locales et internationales. Que vous soyez étudiant·e, professionnel·le ou simplement passionné·e par le théâtre et le cinéma, cette rencontre saura nourrir votre imaginaire et stimuler votre réflexion.
À propos de l'artiste invité
Guy Régis Jr est écrivain, metteur en scène et réalisateur. Plusieurs de ses textes qui rassemblent de la poésie, de la prose et en grande partie du théâtre, sont traduits en plusieurs langues. Il a récemment publié Les Cinq Fois où j’ai vu mon père (2020, Gallimard) et les pièces Goebbels, juif et footballeur en 2020 et Trilogie des Dépeuplés en 2022 aux éditions Les Solitaires Intempestifs – où paraissent ses œuvres théâtrales. Traducteur en créole d'Albert Camus, Maurice Maeterlinck, Marcel Proust et Bernard-Marie Koltès, Guy Régis Jr. a aussi réalisé des courts métrages expérimentaux.
En 2001, il fonde la compagnie NOUS Théâtre qui va bousculer les codes du théâtre contemporain. En plus de ses créations, il travaille activement au développement des arts vivants en Haïti. Guy Régis Jr est directeur artistique du Festival 4 Chemins depuis 2014. Moment phare de la vie culturelle de Port-au-Prince, ce festival vivifiant est devenu l’un des événements artistiques les plus en vue de la Caraïbe francophone.
À l’occasion de la Journée des Portes ouvertes, venez nous rencontrer et découvrir ce qui fait vibrer l'École supérieure de théâtre de l'UQAM.
📅 Date : Samedi 8 février 2025 ⏰ Horaire du kiosque d'information : 12 h à 16 h 📍 Lieu : J-2000, Pavillon Judith-Jasmin
Pour explorer nos concentrations — jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement — ou pour en savoir plus sur notre communauté artistique, cet événement est une opportunité à ne pas manquer. Un représentant de chaque concentration sera sur place pour répondre à vos questions.
Pourquoi participer?
▪️ Tombez en amour avec une concentration : découvrez ce qui vous inspire entre jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement.
▪️ Choisissez une université avec une école complète de théâtre, offrant des programmes variés et adaptés aux réalités du théâtre contemporain.
▪️ Vivez des émotions fortes en explorant nos différentes salles, studios et espaces de création.
▪️ Obtenez un aperçu enrichissant de l’expérience étudiante grâce à des témoignages authentiques.
Programme de la journée
▪️ Visites des espaces et des installations : explorez nos studios, salles de cours et coulisses! (Départs à 14 h et à 14 h 45)
Que vous soyez futur·es étudiant·es ou passionné·es du monde du théâtre, venez échanger, vous inspirer et imaginer votre avenir au cœur de la création artistique.
Nous avons hâte de vous rencontrer!
L'École supérieure de théâtre
L'École supérieure de théâtre de l’UQAM se classe parmi les hauts lieux de formation, de recherche et de création en théâtre au Québec et au Canada. À travers ses multiples programmes de premier cycle (jeu, scénographie, études théâtrales et enseignement de l’art dramatique) et de cycles supérieurs (théâtre de marionnettes contemporain, maîtrise et doctorat), elle forme des artistes, des interprètes, des concepteur·trice·s, des penseur·euse·s et des pédagogues, dont le talent, le travail et l'expérience sont fortement ancrés et recherchés dans le milieu professionnel.